Pierrefort

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Pierrefort
Pierrefort
Vue générale de Pierrefort.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Saint-Flour-2
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Louis Galtier
2014-2020
Code postal 15230
Code commune 15152
Démographie
Gentilé Pierrefortais, Pierrefortaises
Population
municipale
903 hab. (2016 en diminution de 0,22 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 21″ nord, 2° 50′ 19″ est
Altitude 950 m
Min. 730 m
Max. 1 115 m
Superficie 24,59 km2
Localisation

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Liens
Site web pierrefort.fr

Pierrefort (Pèirafòrt en occitan) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central sur le Vezou, elle fait partie du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le pays de Pierrefort se situe dans la partie méridionale du département, à la limite des départements du Cantal et de l'Aveyron. Une grande partie du territoire est compris dans le parc des Volcans d'Auvergne au sud. L'activité volcanique est visible un peu partout sur le territoire. Situé entre le Plomb du Cantal (1855 m) et la vallée de la Truyère (650 m), le pays de Pierrefort présente un fort dénivelé (1855 m - 650 m) pour une altitude moyenne de 1000 m. Cette situation offre donc une grande variation de paysages alternant montagnes, rivières, forêts de hêtres ou de conifères, de plateaux volcaniques ou de schiste. Le territoire communal est bordé à l'ouest à deux reprises par le Brezons, un affluent de la Truyère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brezons Cézens Rose des vents
Saint-Martin-sous-Vigouroux N Gourdièges
O    Pierrefort    E
S
Paulhenc Sainte-Marie

Climat[modifier | modifier le code]

La neige est présente en abondance la plupart des hivers. Pendant la période estivale, il peut y faire très chaud.

Pierrefort bénéficie d'un bel ensoleillement tout au long de l'année.

Les communes du Cantal, dont Pierrefort, sont régulièrement soumises à de violents orages d'été. Selon les spécialistes, les observations d'éclairs y sont parmi les plus spectaculaires de France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient d'un château qui autrefois surveillait la vallée de la Truyère. Il a été démantelé.

La toponymie de certains lieux du canton (Boussac, Paulhenc, Trénac) indique qu'il y a eu une occupation à l'époque gallo-romaine dans le secteur. En effet, la majorité des noms se terminant en ac signifie: "la villa de ...". par exemple, Boussac était la villa de Buccius ou Buttius [1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous Charlemagne, il est nécessaire de mettre un peu d'ordre dans l'immense empire qu'est la France. On institue donc des organes réguliers du pouvoir central appelés "comtés". Le canton de Pierrefort est rattaché au grand comté d'Auvergne. Ce grand comté est lui-même divisé en cinq comtés mineurs. Le canton de Pierrefort est situé sur la vicomté de Carlat à l'ouest et sur le comté de Tallende à l'est. Les comtés sont eux aussi divisés en vicairies. Pour Pierrefort, à l'est la vicairie de la Planèze et à l'ouest, la vicairie de Barrès.

La naissance de Pierrefort (XIIe – XIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

À l'origine, la terre de Pierrefort appartient à Astorg de Curiole et Bernard Jurquet, qui est de la famille d'Oradour (tous deux sont de redoutables seigneurs).

En 1050, l'héritière des Jurquet épouse Astorg de Peyre. La terre passe ainsi dans les mains des seigneurs de Peyre, originaires du Gévaudan. C'est à ce moment-là que naît le Fort des Peyre, donc le village de Pierrefort.

La présence de la famille de Peyre sur les terres de Pierrefort est confirmée en 1177 par la donation de plusieurs droits sur le hameau de Fraissinet (près d'Oradour) au monastère de Bonneval par Guibert de Peyre.

C'est entre 1200 et 1250 exactement, que la famille de Pierrefort, qui est une branche de la famille de Peyre, apparaît. Désormais, le prénom sera suivi de "Peyre de Pierrefort" puis uniquement de "Pierrefort". Guillaume de Peyre de Pierrefort est le premier à s'appeler ainsi. Il est cité en 1250.

Cela se passe en parallèle de la construction du château. Sa situation privilégiée sur un éperon basaltique et entouré de grosses murailles, le rend imprenable jusqu'au XVIIe siècle.

À la même période Marc de Peyre de Pierrefort prétend le titre de premier baron d'Auvergne en raison de sa participation à la Croisade des Albigeois. Ce titre est revendiqué par les barons d'Apchon, grands rivaux des Peyre. L'affaire n'est réglée que 150 ans plus tard (le 3 juillet 1369) et donne avantage aux barons de Peyre. Ce titre leur procure plusieurs avantages financiers, terriens et juridiques ainsi qu'une reconnaissance de supériorité sur les autres baronnies. (cet acte est mis en doute par les historiens, mais la noblesse de ce temps accepte le document et le prend pour véritable).

La guerre de Cent Ans (1337 - 1453)[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, Pierrefort est la ville principale d'une baronnie et cela n'échappe pas aux Anglais. En 1337, la frontière anglaise se trouve au Pont de Tréboul. En 1360, Pierrefort est attaqué mais les murailles résistent un certain temps aux assauts britanniques. Finalement, Pierrefort est occupé et incendié deux fois avant 1363 et une fois partiellement avant 1373. L'édifice le plus endommagé est l'église Saint-Jean-Baptiste construite à l'extérieur de l'enceinte. Peu après, Pierrefort est choisi comme point de réunion avec les Anglais. Mais la guerre n'est pas terminée ; de nombreuses bandes armées sont encore sur le territoire. Et point de Jeanne d'Arc à Pierrefort.

C'est Bernard d'Armagnac (comte de Padirac, vicomte de Carlat et de Murat, et par mariage, comte de la Marche, de Castres et duc de Nemours) qui "boute" les Anglais hors du territoire de Pierrefort en 1427.

Les guerres de Religion (2de moitié du XVIe)[modifier | modifier le code]

En 1562, la France est secouée par les guerres de Religion.

Dans un rapport au Roi Henri IV, le président de Vernyes (Président du Parlement de Paris au XVIe siècle) décrit le château de Pierrefort comme incommode et ses chemins impraticables pour les canons. On ne peut pas y tenir un siège. Le château de Pierrefort est donc choisi comme magasin d'approvisionnement pour les armées du Roi.

Pierrefort du XVIe au XVIIe, la fin de la baronnie[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle Bertrand de Pierrefort meurt sans postérité. Sa veuve donne la baronnie à René d'Hérail, son neveu. En échange, celui-ci prend le nom et les armes des Pierrefort. Cette coutume est très répandue. Lors d'un legs l'héritier doit obligatoirement ajouter à son propre nom et à ses armes, ceux du défunt. L'héritier devient également vassal des personnes (roi, seigneurs plus puissants, monastère...) dont le défunt était lui-même vassal.

Dès lors, le château n'est plus habité et seul un gardien y est maintenu. Ce dernier habite la maison située près de la mairie actuelle.

Après la destruction du château, Pierrefort sombre lentement dans le désintéressement de ses propriétaires. Cette tendance s'accélère en 1748 lorsque Marthe d'Hérail de Pierrefort, dernière héritière des Pierrefort, épouse Hyacinthe de Saint-Martin d'Aglié, marquis de Rivarol en Piémont. Leur fille a épousé le 27 juin 1700 François-Ignace de Lavaissière de Cantoinet. Sa galanterie et ses singularités défrayèrent longtemps la chronique scandaleuse du pays. Elle avait su persuader l'intendant du pays pour obtenir la construction d'un chemin partant d'Entraygues-sur-Truyère où elle possédait le château de Candèze, pour se rendre au château de Cantoinet où elle demeurait, près de Sainte-Geneviève-sur-Argence.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, l'église de Pierrefort sert de temple de la raison (temple ou l'on célèbre la nouvelle religion et le culte de l'Être suprême). Plusieurs croix sont également arrachées.

Malgré l'abandon du château par ses propriétaires et les destructions de la Révolution, Pierrefort est encore décrit au XIXe siècle, comme "l'endroit le plus considérable du Cantal et le centre de cette contrée"[3].

En février 1790, la Foraine de Pierrefort est érigée en commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Louis Galtier[4] UMP-LR Fonctionnaire
Ancien conseiller général du canton de Pierrefort

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 903 habitants[Note 1], en diminution de 0,22 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2171 2661 3551 3421 3751 3781 2751 1681 218
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1011 1221 1341 2381 1101 0921 1911 2311 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2131 2601 2071 1511 1581 1231 1241 0881 067
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0671 0901 1311 0911 0171 002932921911
2013 2016 - - - - - - -
914903-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture et élevage (bovins essentiellement)
  • Artisans : menuiserie, plomberie, couvreurs, travaux publics, électriciens, maçons,
  • Commerces : boulangerie, boucheries, cafés, hôtels, restaurants, fleurs et décoration, fromageries, supérettes, librairie-papeterie, salons de coiffure
  • Services : maison des services, médiathèque, office de tourisme, banques, médecins, pharmacies, vétérinaires, kinésithérapeute, dentiste, infirmières, maison de retraite, centre pour handicapés, assurances, école primaire, collège, taxis, transporteur, la Poste

Tourisme : aire d'accueil pour camping cars, D 990 - côte de Chabridet - nord du bourg, route de Saint-Flour, devant le collège.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque du Pays de Pierrefort
  • Théâtre : tous les deux ans a lieu une pièce de théâtre jouée par des comédiens amateurs (les Amis de théâtre de Pierrefort). Leur répertoire est varié.
    • "Les enfants d'Edouard" de M.G Sauvajon
    • "Le bal des voleurs" de J.Anouilh
    • "La poudre aux yeux" de E.Labiche
    • "Dix petits Nègres" d'après A.Christie
    • "La savetière prodigieuse" de F.G Lorca
    • "Treize à table" de M.G Sauvajon
    • "Dormez je le veux"
    • "Feu la mère de Madame" de G.Feydeau
    • "La barque sans pêcheur" d'Alejandro Casona
    • "Les rustres" de C.Goldoni
    • "La perruche et le poulet" de R.Thomas
    • "La Sauvage" de J.Anouilh
    • "À propos de pattes" de E.-J.Sorson
    • "Franches lippées" de T.Bernard
    • "La dame de l'aube" d'Alejandro Casona(2009)
  • La Galerie d'art : « les Éléphants d’Armand », est située au cœur même du village de Pierrefort (place de la Fontaine). Lorsque l'on pénètre à l'intérieur, on ne peut qu'être surpris de voir un tel objet en terre auvergnate. C'est un réel dépaysement, nous quittons momentanément le Cantal pour nous introduire dans le continent africain.

Nous découvrons ainsi des tableaux provenant d'Afrique du Sud (notamment du peintre Matondo) mais aussi des sculptures d'éléphants du célèbre sculpteur Van Den Bergue.

  • La Ballade culturelle propose des spectacles tout au long de l'année dans différentes communes du Pays de Pierrefort.

Associations et manifestations[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sont présentes à Pierrefort.

  • Association les Tersons avec sa Fête des Tersons Aubrac ( 15 jours avant Pâques)
  • Eruptions de couleurs avec sa Fête de la Peinture ( 2e samedi de juillet)
  • La Petite Boule Montagnarde avec son Championnat d'Europe de Boules carrées
  • l’Association Familiale et rurale ( CLSH en été, nombreuses activités durant les vacances scolaires pour enfants et adultes)
  • Association Mémoire
  • Associations sportives:
    • Family Footbal,
    • Etoile Sportive Pierrefortaise (club de foot)
    • Association basket Pierrefort (pour enfants et adultes)
  • Amicale des Sapeurs-pompiers
  • Association des vieux tracteurs rouges
  • Association des donneurs de sang
  • Montrozier-club (club des aînés ruraux)
  • Association chrétienne d'entraide et d'animations des personnes âgées
  • Association pour l'Animation du Pays de Pierrefort (randonnées accompagnées, VTT, tir à l'arc, orientation...)
  • Société de pêche
  • Association de chasse
  • Comice agricole
  • Pierrefort détente (cours de gym)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Todt : président de la Fédération internationale de l'automobile. Une rue à son nom a été inaugurée à Pierrefort le 5 janvier 2001.
  • Jean-Baptiste Devillas, député à l'Assemblée nationale de 1789 à 1791, président du Conseil général du Cantal en 1804 et 1807.
  • Sylvie Pullès, accordéoniste, médaillée de la ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne ville fortifiée
  • Église paroissiale Saint Jean-Baptiste
  • Monument aux morts érigé en 1927, œuvre du sculpteur Grandet
  • Chapelle et moulin de Planchis

Héraldique[modifier | modifier le code]

Pierrefort

Le blasonnement de Pierrefort est : D'or à la bordure de gueules

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des Noms de Lieux en France, Librairie Guénégaud, réédition 1984, p. 99-100, à Bossay
  2. Bénédicte Boyrie-Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie des Pays Occitans, Édicions Sud-Ouest, 2007, p. 147
  3. Revue de la Haute Auvergne, Cahier de doléances, Jean Hannequin, 1996
  4. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les différents ouvrages notés ci-dessous parlent de Pierrefort. Ils sont disponibles à la médiathèque du Pays de Pierrefort.

Villes et Villages du Cantal ; Louis Taurant

  • Louis Taurant, Le Cantal, c’était hier,
  • Le Cantal, Les éditions du bastion
  • Marie-Claire Ricard, Hervé Monestier, Villages d'Auvergne,
  • Cantal, le Guide
  • Monique Roque, Pierre Soissons, Vaches rouges, montagne à vaches
  • Christian Marchi, Le Cantal, Paris, Encyclopédie Bonneton
  • Henri Vincenot, Les étoiles de Compostelle;
  • Patrick Süskind, Le parfum
  • Paul Bélard,
    • Moissons d’enfance ,
    • La Rivière aux écrevisses,
  • Musée d'Orsay, Un ensemble art nouveau ; la donation Rispal.

Liens externes[modifier | modifier le code]