Saint-Martin-Valmeroux

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Saint-Martin-Valmeroux
Saint-Martin-Valmeroux
Centre-ville en 2009.
Blason de Saint-Martin-Valmeroux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
Christian Fournier
2020-2026
Code postal 15140
Code commune 15202
Démographie
Population
municipale
727 hab. (2018 en diminution de 11,34 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 06″ nord, 2° 25′ 33″ est
Altitude Min. 609 m
Max. 963 m
Superficie 25,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mauriac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-Valmeroux

Saint-Martin-Valmeroux est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Valmeroux est un village situé dans la vallée de la Maronne. Cette vallée qui s'ouvre au pied ouest du Puy Mary, est orientée environ est-ouest. Elle est creusée dans les dépôts volcaniques : brèches pyroclastiques, coulées pouvant parfois prendre un faciès d'orgues basaltiques notamment sur les plateaux environnants comme celui de Salers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Martin-Valmeroux
Ally Drugeac Saint-Bonnet-de-Salers
Sainte-Eulalie Saint-Martin-Valmeroux Salers
Besse Saint-Chamant Fontanges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La vallée est essentiellement couverte d'herbages où paissent les célèbres salers rousses aux cornes en forme de lyre, les forêts s'accrochant sur les flancs escarpés comme le bois d'Auzeral au sud du village.

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Valmeroux est à l'intersection de la route D 38 reliant les villes d'Aurillac (au sud) et Mauriac (au nord) et la D 37 reliant les villages de Sainte-Eulalie (à l'ouest) et Fontanges (à l'est).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Valmeroux est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Les maisons sont construites en basalte et couvertes de lauzes.

Comme le montre le cadastre napoléonien[6], le village était cantonné sur la rive droite de la Maronne. Il ne s'est étendu significativement au-delà du pont qu'au début du XXe siècle.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,2 %), zones agricoles hétérogènes (28,1 %), forêts (10,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), zones urbanisées (2,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries de la Tour d'Auvergne.

Le village faisait partie du domaine des La Tour d'Auvergne. C'est sur la commune que se trouvait le château de Crèvecœur, siège du bailliage des montagnes d'Auvergne entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Le village s'est ensuite endormi lorsque cette fonction a été déplacée à Salers[9].

Les bâtiments qui se blottissant au pied de l'église paroissiale, comme le bailliage et la halle, se souviennent encore de cette époque glorieuse.

En 1972, la commune a fusionné avec Saint-Rémy-de-Salers sous le régime de la fusion-association[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1929 Émile Calsac    
mars 2001 avril 2014 Christian Fournier PS  
avril 2014 juin 2015 Frédéric Roure[11] DVD Cadre
juin 2015 mai 2020 Martial Meydieu DVD  
juin 2020   Christian Fournier LREM  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 727 habitants[Note 2], en diminution de 11,34 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3061 1021 2101 2431 4461 5061 5401 5521 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3631 3311 2821 2171 2951 2341 2031 3121 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2831 3221 2601 0249771 0751 0761 015969
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9819921 0991 0091 012911872866826
2017 2018 - - - - - - -
734727-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Ganterie.

Dans l'ancienne ganterie Chanut établie à Saint-Martin-Valmeroux depuis 1894 [15] est installé le siège social d'Isotoner connue pour ses chaussons de danse[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La halle.

La commune possède trois monuments historiques classés ou inscrits et deux châteaux d'intérêt historique régional.

  • La halle du marché est édifiée en 1838. Un marché s'y tenait chaque vendredi. Une pierre qui servait de mesure pour les grains est enchâssée dans sa base. Cette « pierre mesure » d'un seul bloc a pour dimensions 1,75 m de long, 0,50 m de haut et 0,85 m de profondeur. Elle est percée de trois trous en forme de cuvettes, chacune représentant une mesure : la première une quarte, la seconde une demi-quarte et la troisième un quart. Des bouchons en bois fermaient les orifices. Elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1947[18].
  • Le manoir de Saint Pol est construit au XVe et XVIe siècles mais subit des modifications au XIXe siècle. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1971[19].
  • Le château de Bezou est cédé par la famille del Peuch au sieur Marion, puis aux Saint-Martial, seigneurs de Drugeac, comme coseigneurs de Saint-Martin, qui le conservent jusqu'en 1765. À cette date, le Puech est racheté par le sieur André de La Ronade qui est déclaré émigré pendant la Révolution, tandis que sa mère âgée est arrêtée. Le domaine est saisi et vendu comme bien national.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-Valmeroux Blason
Écartelé : au 1er d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au 2e d'argent au lion de gueules, au 3e d'or au gonfanon de gueules frangé de sinople, au 4e d'azur au flanchis fourché de huit pointes d'argent et chargé en abîme d'une croix de sable[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. cadastre napoléonien, sur le site des archives départementales du Cantal.
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Histoire et Patrimoine », sur www.saint-martin-valmeroux.fr (consulté le 20 décembre 2018)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Yveline David, « La ganterie de Saint-Martin-Valmeroux a été créée en 1894 par Jean-Marie Chanut », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  16. Yveline David, « L'usine de Saint-Martin-Valmeroux est devenue le siège du groupe Isotoner », sur www.lamontagne.fr, (consulté le 20 décembre 2018)
  17. « Église Saint-Martin », notice no PA00093650, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Halle », notice no PA00093651, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Château de Saint-Pol », notice no PA00093649, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « 15202 Saint-Martin-Valmeroux (Cantal) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 24 mars 2020)