Cheylade

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Cheylade
Église Saint-Léger
Église Saint-Léger
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Murat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gentiane
Maire
Mandat
Christophe Raynal
2014-2020
Code postal 15400
Code commune 15049
Démographie
Gentilé Cheyladais, Cheyladaise
Population
municipale
229 hab. (2014)
Densité 7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 37″ nord, 2° 43′ 00″ est
Altitude Min. 914 m – Max. 1 490 m
Superficie 32,81 km2
Localisation

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Cheylade

Cheylade est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La petite Rhue à Cheylade.

Cheylade se situe sur les plateaux du versant nord des monts du Cantal. C'est un village balcon qui surplombe la vallée de la Petite Rhue, bordée à l'est par la planèze du Limon et à l'ouest par celle du Trizac. Le territoire communal est également arrosé par deux affluents de la Petite Rhue : la Petite Rhue d'Eybes et la Véronne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge Cheylade qui s'appelait Chaszlada était une possession des seigneurs de Nonette, (près d'Issoire). Une église y fut construite et donnée à l'abbaye de Sauxillanges par Étienne I de Cheylade en l'an 1029. Cette église était dédiée à saint Léger, mais laissa place à une nouvelle construction à partir du XIIe siècle.

Au XIIe siècle les descendants des seigneurs de Cheylade prirent le titre de Comtour de Valrus.

La peste noire décima une partie de la population ; la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion firent aussi payer un lourd tribut aux population locales.

La seigneurie et les terres resteront sous la juridiction des évêques de Clermont jusqu'en 1592. Elles furent saisies comme bien nationaux sous la Révolution française, le château de Cheylade fut complètement rasé en 1884.

En 1835, une partie du territoire de la commune devint la commune de Le Claux[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 François Juillard    
mars 2008 en cours Christophe Raynal[2] DVD Agent technique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 229 habitants, en diminution de -17,33 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 784 1 784 2 047 1 996 2 127 1 211 1 267 1 311 1 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 228 1 234 1 284 1 262 1 273 1 353 1 471 1 469 1 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 367 1 439 1 379 1 145 1 144 1 082 1 094 886 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
723 610 505 424 360 336 280 231 229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger de Cheylade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Léger de Cheylade.
Chœur
plafond de l'église Saint-Léger
Détail du plafond de l'église Saint-Léger

Église romane construite au XIIe siècle, remaniée aux XVe siècle et XVIIe siècle. Elle est construite en rhyolite (pierre volcanique du pays) et recouverte de lauzes de phonolite (une lave volcanique qui émet un son presque cristallin quand on la frappe). Le chevet et l'abside sont les parties les plus anciennes, le chevet s'ouvre par un arc triomphal qui s'appuie sur des colonnes sumontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe. La statue de saint Léger date du XVe siècle On peut aussi admirer devant l'autel une croix de granit datant du Moyen Âge et au fond un bénitier et des fonts baptismaux du XVe siècle

Le plafond[modifier | modifier le code]

C'est le plafond qui est surtout remarquable, il date de la fin du XVIe siècle et est composé de 1386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve. On y trouve :

  • Des animaux : le chien, symbole de fidélité et de loyauté ; l'âne et le cheval, indispensables à la vie de tous les jours ; des poules et un renard, le renard représentant le démon ; la colombe, symbole de paix ; l'aigle ...
  • Des animaux fantastiques : la méduse gorgone, qui représente les dangers de l'inconnu ; le basilic né d'un œuf de coq couvé par un dragon.
  • Des fleurs et fruits : rosacées, œillets, tulipes, tournesols, campanules, fruits de la vigne ...
  • d'autres motifs : cœurs, anges, cloches, fleurs de lys, et écussons d'armoiries.
  • Un seul humain est représenté ; il s'agit d'un berger qui tient un bâton. Il est la seule figure qui ne soit pas présente en double dans l’église et se situe dans la partie gauche de l'édifice.

Château du Puech[modifier | modifier le code]

Le château du Puech est attesté dès le Xe siècle, agrandi au XIIe siècle, il est détruit au XVIe siècle. Son nom vient du Puech ("podium"), un dyke basaltique, sur lequel il a été établi. Il a donné son nom à une ancienne famille noble, puis par mariage à une branche de celle de Dienne, connue d'abord sous le nom de Del Puech ou Delpuech de Cheylade, puis à partir du XVIIIe siècle Du Puy de Dienne. Sur ses remparts restants, la famille de Henry Loubeyre a reconstruit une maison qui domine la vallée de Cheylade et qui fait face au château d'Apchon. Elle appartient toujours à un de ses descendants, le docteur Brunet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Charles d'Estaing (vers 1595-1661), seigneur de Cheylade, chevalier profès de Saint-Jean-de-Jérusalem. Violent, débauché et cupide, il tente de rétablir des impôts tombés en désuétude depuis plus d'un siècle et provoque une révolte des habitants excédés. Jugé par contumace et condamné par la Cour des Grands jours d'Auvergne à la peine capitale, à la confiscation de ses biens, et à déchéance de sa noblesse. Sa peine est commuée en un engagement dans un régiment servant en Allemagne où il se distingue par son courage et meurt réhabilité en 1661[7]. Bien qu'il n'ait reconnu aucun enfant, les Giscard d'Estaing disent descendre de lui.
  • Pierre Besson (Cheylade 1872 - Angoulême 1945), instituteur puis écrivain, est l'auteur du livre Un Pâtre du Cantal, dans lequel il raconte ses souvenirs d'enfance dans la vallée de la Petite Rhue[8].
  • Eugène Pagès (Vic-sur-Cère 1870 - Cheylade 1961), auteur de poèmes et de pièces de théâtre, il quitta Vic pour aller demeurer à Escorolles de Cheylade.
  • Louis Chavignier, sculpteur

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le Comité des fêtes et l'association Valrhue animent le village de Cheylade. Les principaux rendez-vous festifs de l'année :

  • Carnaval (avec embrasement de l'homme de paille), février, Comité des fêtes
  • Exposition d'artistes et artisans régionaux, avril, association Valrhue
  • Foire aux cloches et aux sonnailles, mai, association Valrhue
  • Exposition d'été (thématique patrimoniale), juillet/août, association Valrhue
  • Cyclosportive "l'Antonin Magne", juillet, Comité d'organisation de l'Antonin Magne
  • Fête du Poulacre (spécialité à base de porc et d'agneau), juillet, Comité des fêtes
  • Semi-marathon La Valrhue, août, association Valrhue
  • Fête patronale, août, Comité des fêtes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Baritou, Cheylade, Une communauté rurale en Haute-Auvergne à travers les âges., 1979, Aurillac.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice communale - Cheylade - Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, consulté le 20 septembre 2015
  2. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 16 juillet 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Deribier du Châtelet, Dictionnaire statistique du Cantal
  8. Nécrologie, par Raymond Cortat Revue La Haute-Auvergne XXXXII

Liens externes[modifier | modifier le code]