Beaulieu (Cantal)

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Beaulieu
Beaulieu (Cantal)
Ruines du château de Thynières sur la commune de Beaulieu.
Blason de Beaulieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes Sumène Artense
Maire
Mandat
Fabien Husser
2020-2026
Code postal 15270
Code commune 15020
Démographie
Population
municipale
95 hab. (2018 en augmentation de 9,2 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 27″ nord, 2° 30′ 46″ est
Altitude Min. 531 m
Max. 748 m
Superficie 7,64 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bort-les-Orgues
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ydes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web beaulieu15.fr

Beaulieu est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune, autrefois habitée, se trouve sous les eaux du lac de barrage de Bort-les-Orgues. La commune est bordée à l'ouest par la Dordogne, au sud par son affluent la Tialle et à l'est par la Panouille, principal affluent de la Tialle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Beaulieu est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bort-les-Orgues, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Bort-les-Orgues, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,9 %), forêts (34,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,1 %), eaux continentales[Note 3] (13,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 118, alors qu'il était de 112 en 2013 et de 121 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 37,6 % étaient des résidences principales, 55,6 % des résidences secondaires et 6,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,9 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Beaulieu en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (55,6 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (80 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Beaulieu en 2018.
Typologie Beaulieu[I 1] Cantal[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 37,6 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 55,6 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 6,8 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beaulieu vient du latin bellus locu, « lieu beau, endroit agréable à habiter ».

Nom dialectal dans les communes voisines : ['bejo], en orthographe normalisée : Bel Luoc. (De nombreuses communes portent ce nom unique. Pour éviter les confusions , on indique le département entre parenthèses : ce sont Beaulieu (Cantal), Beaulieu (Ardèche), Beaulieu (Côte-d'Or), Beaulieu (Hérault), Beaulieu (Indre), Beaulieu (Isère), Beaulieu (Haute-Loire), Beaulieu (Nièvre), Beaulieu (Orne), Beaulieu (Puy-de-Dôme). Certaines communes ont adjoint, pour se différencier, un mot indiquant leur situation : Beaulieu-sur-Dordogne, Beaulieu-sur-Mer, Beaulieu-sur-Loire, Beaulieu-sur-Layon, Beaulieu-sous-la-Roche, Beaulieu-les-Fontaines, Beaulieu-sur-Sonnette, Beaulieu-sur-Oudon, Beaulieu-en-Argonne, Beaulieu-lès-Loches, Beaulieu-sous-Parthenay.

Le gentilé des habitants de Beaulieu est très varié : Beaulieusard, Beaulieurois, Bellilocien, Bellieurain, Bellilocois, Belliloquois, Belliloqueteux, Belliquière, Berlugan, Beloudonien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de l'incorporation des communes au département du Cantal, en février 1790, Beaulieu est oubliée. Elle le rejoint finalement en l'an II de la République.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Beaulieu est membre de la communauté de communes Sumène Artense[11], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Champs-sur-Tarentaine-Marchal. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Mauriac, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[11].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Ydes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[11], et de la deuxième circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1952 juin 2006 Henri Fabre RPR Conseiller général
septembre 2006 2020 Gérard Tournadre DVD Retraité
2020 En cours Fabien Husser    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2018, la commune comptait 95 habitants[Note 4], en augmentation de 9,2 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420328377364338346344326314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351309291318302270270310310
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294285283222208200184161134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1451371391501321371189392
2018 - - - - - - - -
95--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Madeleine et Saint-Sébastien de Beaulieu' de style Roman ;
  • Les ruines du château de Thynière XVe siècle (sentier balisé - vue panoramique sur le lac) ;
  • Les jardins de Thynière (ensemble pittoresque de chalets implantés sur les rives du lac du barrage de Bort-les-Orgues) ;
  • Les « haies de Beaulieu » (ensemble de haies basses soigneusement entretenues typiques de la région qui séparent les champs sur des kilomètres, offrant un abri à la faune locale. Promenades).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Beaulieu est classé dans le parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Langue[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, la langue du village est l'auvergnat du centre, aussi nommé auvergnat médian, plus proche de celui parlé dans le Puy-de-Dôme que celui du Cantal. En 2007, il semble que plus personne ne pouvait le parler dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu Blason
D'or à la croix ancrée d'azur[18].
Détails
Blason de la famille de Thynières.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Beaulieu », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. « communauté de communes Sumène Artense - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  13. « Découpage électoral du Cantal (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « 15020 Beaulieu (Cantal) », sur armorialdefrance.fr (consulté le )