Condat (Cantal)

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Condat
Condat vue depuis le belvédère.
Condat vue depuis le belvédère.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Riom-ès-Montagnes
Intercommunalité Hautes Terres Communauté
Maire
Mandat
Jean Mage
2014-2020
Code postal 15190
Code commune 15054
Démographie
Gentilé Condatais
Population
municipale
1 017 hab. (2015 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 30″ nord, 2° 45′ 27″ est
Altitude Min. 672 m
Max. 1 266 m
Superficie 40,24 km2
Localisation

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Condat

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Condat

Condat est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le nom populaire est Condat-en-Féniers.

Ses habitants s'appellent les Condatais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Condat, commune du parc naturel régional des volcans d'Auvergne, est située aux confluents de trois cours d'eau : la Rhue et deux de ses affluents, la Santoire et le Bonjon. Le bourg, à 700 m d'altitude, est construit dans la vallée séparant les plateaux de l'Artense et du Cézallier. Condat est à mi-chemin entre les monts du Sancy au nord et les monts du Cantal, au sud.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Quartiers du bourg et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Quartiers du bourg : la Place basse, la Borie de Pourtou, le Vernet, la Borie basse, le Moulin, la Planoune, Prat des Clercs…
  • Lieux dits et hameaux : Auliac, Bonnenuit, Buffiers, Laborie de Buffiers, Caillogue, Charreyre, Courtilles, Coussou, Englares, Espinassouse, Feniers, Fontarelle, la Montagne d'Espinassouse, Garrey, Lacoste, la Barthe, Laborie d'Estaules, la Chapelle, la Chèvre Blanche, la Croix Neuve, la Furée, la Giraude, la Grangeoune de la Furée, la Missonie, la Loudeau, la Soucheyre, Lastauve, l'Estrade, le Baquet, le Breuil, le Danty, le Marlou, le Petit Jolon, le Pradou de Buffiers, le Veysset, Margnat, Montagne de Margnat, Marvaud, Passayrou, Recourtel, Rochebec, Roucoules, Sautevedelle, Tremizeaux, Védrines

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Condat sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du terme pré-celtique Condate utilisé pour désigner un confluent. Le suffixe est devenu -at après amuïssement du -e final.

Confluent Rhue-Boujan.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1865, Montboudif est érigée en commune par démembrement de Condat. En 1847, Chanterelle est érigée en commune.

L'histoire contemporaine de Condat est liée au commerce itinérant de la toile, qui s'est développé à partir du milieu du XIXe siècle pour culminer dans l'entre-deux guerres. À la recherche de sources de revenus complémentaires aux activités agricoles, de nombreux Condatais ont entrepris d'exercer le métier de toilier, c'est-à-dire de marchand ambulant de toile. Cette activité a été particulièrement développée à Condat et dans le secteur couvrant Riom-es-Montagne, Espinchal, Allanche et Egliseneuve d'Entraigues. Elle a entraîné les toiliers parfois assez loin sur les routes, pour acheter puis vendre leurs toiles dans de nombreux départements français et parfois jusqu'en Algérie[1]. Les recettes de leurs ventes ont permis aux toiliers de réhabiliter et de construire des maisons avec des matériaux de qualité[2]. La physionomie de Condat, avec ses nombreuses maisons aux toits d'ardoise, reste marquée par cette période.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Condat fut marquée par la mort de monsieur Papon, ancien combattant de la Première Guerre mondiale abattu par les soldats allemands. En effet l'homme, sourd, n'entendit pas les sommations qui lui ordonnaient de s'arrêter, il fut abattu non loin du quartier du Vernet. Aujourd'hui est visible sur la route menant à Montgreleix une stèle érigée à cet endroit en souvenir de ce tragique événement. Création corps sapeurs pompiers 1946 R Bourgeois maire Jabiol.[Quoi ?]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Condat Blason De gueules à la crosse contournée d’argent accostée de deux trèfles d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, le maire sortant s'est représenté. Avec une seule liste, il est logiquement réélu. Le taux de participation est de 74,09 %. Quinze sièges sont pourvus au conseil municipal dont trois au conseil communautaire[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Bernard Rigaudère   Prêtre
1791 1822 François Solignat    
1822 1826 Jean-François Chomette    
1826 1827 Antoine Dalmas    
1827 1828 François Solignac    
1828 1848 Antoine Savignac    
1848 1849 Chomette    
1849 1856 Boyer    
1856 1861 Savignac    
1861 1872 Jean-Baptiste Auguste Chomette    
1872 1876 Georges Vigier    
1876 1877 Jean-Baptiste Auguste Chomette    
1877 1879 Jean Servaire    
1879 1881 Jean-Pierre Robert    
1881 1888 Boyer    
1888 1913 Alexis Baduel    
1913 décembre 1919 Fernand Baduel    
décembre 1919 1920 Jean Victor Déchambre    
1920 mai 1925 Élie Jalenques    
mai 1925 1929 Pierre Déchambre    
1929 mai 1929 Élie Jalenques    
mai 1929 1933 Henri Robert    
1933 mai 1935 Élie Jalenques    
mai 1935 1941 Maurice Jabiol    
1941 1941 Marie-Joseph Vendeix   Maire désigné
1941 mai 1945 Louis Fournier   Maire désigné
mai 1945 1969 Maurice Jabiol    
1969 juin 1995 Germain Monteil    
juin 1995 mars 2001 Jean-Claude Wälchli RPR Chef d'entreprise, conseiller général
mars 2001 mars 2008 René Dief dvg  
mars 2008 en cours Jean Mage[4] DVD Retraité Fonction publique
Ancien conseiller général du canton de Condat

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 1 017 habitants[Note 1], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010 (Cantal : -1,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 889 2 153 3 062 3 123 3 270 3 582 3 630 4 009 3 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 096 3 150 2 404 2 247 2 321 2 517 2 604 2 579 2 596
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 678 2 673 2 699 2 516 2 611 2 524 2 571 2 218 2 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 657 1 592 1 481 1 438 1 262 1 121 1 025 1 010 1 025
2015 - - - - - - - -
1 017 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments patrimoniaux[modifier | modifier le code]

  • Sur la place de la Mairie, devant l'Office de Tourisme, se trouve le Monument aux morts. Il fut inauguré le . Travaillé dans un bloc de pierre de Volvic, c'est une œuvre de M. Chevalier. Il représente un poilu qui tombe une main crispée sur le cœur. 95 noms sont inscrits. Derrière le monument, la maison est remarquable par la qualité du faîtage du toit, les portes encadrées de pierre de Volvic, la présence d’œil de bœuf et deux crochets placés en haut du mur, sous la toiture à l'utilité énigmatique.
  • L'ancien foirail (champ de foire) était utilisé pour le marché aux bestiaux ; les barres servant à attacher les vaches sont toujours présentes. Il est surplombé par la croix du jubilé qui était garante de l'honnêteté des marchés passés. Par tradition, le prêtre du village montait ici le jour des rameaux, il bénissait les quatre points cardinaux, en prononçant en latin la phrase suivante : « de la foudre et de la tempête, délivre-nous Seigneur ». La direction du vent ce jour-là indique celle du vent dominant de l'année.
  • La maison Poulainville a appartenu au professeur Chabrol, hépatologue parisien. Il planta diverses espèces d'arbres, qui constituent aujourd'hui le parc ludique de Poulainville. Devant la maison, possibilité de départ pour une balade à partir du panneau.
  • L'école Saint-Joseph, ancienne demeure de la famille Boyer, rachetée en 1842, pour devenir une école catholique en remplacement de l'ancienne école qui se trouvait place basse. On peut voir la statue de saint Joseph et un clocheton. C'est aujourd'hui une école privée mixte.
  • Le cimetière et sa lanterne des morts qui a été inaugurée en 1935. Il n'y avait auparavant pas de croix pour veiller sur le champ des morts. Le cimetière a été ouvert officiellement en 1835. La vente des concessions a démarré en 1842.
  • Le pont des Prades a été construit de 1833 à 1869. Auparavant, des passerelles permettaient le franchissement de la Rhue : elles étaient régulièrement emportées par les crues. Le pont a été rénové en 1995.
  • Le Moulin : la maison à gauche avant le pont du Bonjon est un ancien moulin de farine et de lin. On peut y remarquer la roue encastrée à quartier de silex et la croix au-dessus du toit.
  • Croix :
    • la croix du champ de foire est une croix de Jubilé de 1886.
    • la croix de la Poste : autrefois pour la procession de la Fête de Dieu (fête populaire 60 jours après Pâques, marquée par l'adoration et la procession du Saint-Sacrement, placé dans l'ostensoir), les fillettes jetaient des pétales de fleurs tout autour de la croix.
    • la croix de la Giraude est relativement récente. C'est une croix dans un cercle comme les croix celtes. C'est une croix de pèlerinage pour les Rogations.
    • la croix de la Planoune
    • la croix des Bories
  • Les ruines de l'abbaye de Féniers inscrite aux monuments historiques[9].
  • L'église Saint-Nazaire

Équipements sportifs et de loisirs[modifier | modifier le code]

Musées et expositions[modifier | modifier le code]

  • Le musée Servaire : il se présente comme un parcours chronologique composé de vitrines murales organisées autour d'un espace central composé d'ammonites géantes. Il s'adresse à tous les publics, spécialistes de paléontologie mais aussi aux amateurs et aux enfants. Vertébrés, dinosaures, tigre à dents de sabre, crâne de mammouth retracent la longue évolution des vertébrés, des premiers chordés aux mammifères.
  • Le musée de la Préhistoire : il se présente comme un parcours progressif à travers les différentes époques de la préhistoire et se divise en 6 unités : l'Australopithèque, l'Homo habilis, l'Homo erectus, l'Homo neandertalis, l'Homo sapiens et la grotte.
  • Le musée d'Art : la première salle présente des collections permanentes : un ancien intérieur auvergnat et l'atelier du fromage, les anciens métiers, des tableaux, des sculptures, des maquettes. La seconde salle accueille des expositions temporaires dédiée aux artistes de préférence locaux.
  • L'exposition permanente consacrée à Albert Monier, photographe avec notamment un film retraçant sa vie. Une salle d'exposition est à disposition des peintres et photographes locaux pendant la saison estivale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Prival, Les Migrants de travail d'Auvergne et du Limousin au XXe siècle, Clermont-Ferrand, Presses de l'Université Blaise Pascal, , 320 p. (ISBN 978-2-87741-018-2, lire en ligne)
  2. « Condat vous accueille », sur Site officiel de la commune de Condat (Cantal) (consulté le 22 novembre 2014)
  3. Résultats des élections municipales de 2014
  4. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 16 juillet 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Abbaye de Féniers », notice no PA00093502, base Mérimée, ministère français de la Culture consultée le 6 octobre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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