Saint-Saturnin (Cantal)

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Saint-Saturnin
Saint-Saturnin (Cantal)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Hautes Terres Communauté
Maire
Mandat
Claire Janetta
2020-2026
Code postal 15190
Code commune 15213
Démographie
Population
municipale
204 hab. (2018 en diminution de 2,39 % par rapport à 2013)
Densité 5,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 21″ nord, 2° 47′ 45″ est
Altitude Min. 911 m
Max. 1 380 m
Superficie 38,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Murat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Saturnin

Saint-Saturnin (Sant Sadornin en occitan) est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Santoire et son affluent le Lemmet traversent le territoire communal.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Saturnin est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1789, Saint-Saturnin était le siège d'une justice seigneuriale ressortissant à la sénéchaussée d'Auvergne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2008 Lucien Cornet    
2008 2020 Erik Frosio DVD Retraité
2020 En cours Claire Janetta    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2018, la commune comptait 204 habitants[Note 2], en diminution de 2,39 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3211 2061 3031 3631 2711 3171 2571 2831 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3071 2951 2561 3051 2201 2181 2131 2321 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2631 3521 1039659511 0311 011901797
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
706621557427320248229226210
2017 2018 - - - - - - -
205204-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Saturnin fait partie des communes ayant reçu l'étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La pierre de Belvezin.png

"Après des siècles d'oubli, la pierre gravée de Belvezin sort du silence…" Contribution de MICHEL DELPUECH Le Fayet 15100 Mentières - Janv. 2021-

En , au nord du plateau du Limon, sur la commune de Saint Saturnin et au sud-est du buron de Belvezin, Annie Cornet découvre une pierre habillée de mystérieuses gravures. Inséré dans un muret et faisant face à un étang qui s'est transformé en narse, ce monolithe d'origine volcanique mesure 1,50 m de long, 1,20 m de haut et pèse environ 5 tonnes. En , il sera transféré en bordure de la route départementale D3, à hauteur d'un chemin qui conduit au buron de Belvezin.

        Le message énigmatique, ciselé sur ce bas relief, interroge : Qui en est l'auteur ? ; De quelle époque date-t-il ? Parmi les hypothèses qui circulent, un faisceau d'indices converge pour dater cet artefact de la période Celte qui a commencé vers 450 av. J.C. Avant la conquête romaine, Les Arvernes aménagent des lieux de culte pour honorer leurs dieux : Ce mégalithe est un autel à la gloire de BELENOS, divinité de premier plan au panthéon gaulois. Il est le "dieu-étincelant" associé à la lumière solaire. Il protège les sources sacrées, accordant des guérisons en échange d'offrandes votives ou libations.  Plusieurs attributs attestant cette identité sillonnent la sculpture :

      Dans l'iconographie gauloise, BELENOS est représenté par une couleuvre à tête de bélier dite criocéphale. Ces deux animaux, l'un au sang froid, l'autre au sang chaud, mobilisent sous une même entité les énergies telluriques et cosmiques.  

 - La couleuvre :

       Lové sous la pierre, notre serpent à tête de bélier quitte sa cachette, rampe sur la face Nord, dessine une immense esse ("S"), enveloppe un blason central, enlace la totalité du sommet de l'édifice pour y poser bien au soleil son museau réincarné. La couleuvre de Belvezin mesure 5,67 mètres. En abandonnant sa mue, elle est porteuse de vie nouvelle, de renaissance. Elle participe aux cycles des saisons et de l'univers. Ses ondulations évoquent la courbure du ventre de la femme enceinte. Les Celtes l'appellent aussi "fleuve de vie".

-Le bélier :

Tête de bélier.jpg

Des volutes dessinent une tête de bélier aux grands yeux bien symétriques. Que fixe ce regard ? Seule l'orientation de l'autel, sur son site d'origine, répond à cette question. De l'axe du crâne s'échappe la corne gauche parfaitement circulaire. Le corps du reptile vient se greffer en lieu et place du pivot de la corne droite. L'absence de cette dernière confirme la nature chimérique de cette créature, à savoir : moitié- serpent et moitié-bélier. Le bélier est connu pour son courage au combat. Ses cornes en spirales simulent le jaillissement de la vie, la fécondité, la rotation du soleil et de la lune. Comme des antennes, elles captent la lumière et la chaleur du soleil.

-Le blason central : L'antependium de cet oratoire est timbré d'un blason en forme de " t ". Il affiche la dague à garde du druide-sacrificateur. Cet accessoire de cérémonie, glissé dans un fourreau d'apparat fait office de dédicace en façade de l'autel sur lequel des rituels célébraient la toute-puissance de Belenos. Les lignes en forme de croix incisées à l'intérieur du blason ont peut-être pour auteur les moines de Graules, chargés de christianiser cette contrée et ses lieux de cultes dits païens.

- Deux rouelles : (13 cm de Ø) à huit rayons. Elles matérialisent le soleil (astre du jour) et la lune (astre de la nuit)

- La corne d'abondance : Elle synthétise les deux sexes et évoque la féc

En forme d'œuf, quel meilleur profil pour une pierre de fécondité sollicitant la fertilité végétale, animale et humaine.
En forme d'œuf, quel meilleur profil pour une "pierre de fécondité" sollicitant la fertilité végétale, animale et humaine...

ondité : le côté creux = la femelle et le côté pointu = le mâle.

- Des inscriptions lapidaires ou pétroglyphes : Elles accompagnent sur deux lignes le parcours sinueux du reptile – à élucider –

- Autres glyphes : Ils s'affichent dans le premier méandre du serpent (en bas-à gauche) – à élucider –  

     le 1° Mai de chaque année,  les Arvernes du Limon se rassemblaient pour fêter le début d'un nouveau cycle. Autour de leur "pierre de fécondité", ils célébraient des offices en l'honneur de Belenos, dieu et maître de l'émergence de la vie, pour stimuler la fertilité humaine, animale et végétale.

La toponymie : Appelée en renfort, la toponymie nous apprend que

BELVEZIN = "BELENOS + VEZ + ENSIS" Soit "QUI HABITE PRES D'UN GUE DEDIE A BELENOS

Pm : autres sites du Cantal consacrés à Belénos

-Belair (le) à Saint Flour Béliche (montagne de la) -Belinay à Paulhac
-Belvezet à Tiviers -Belvezin à Landeyrat -Belmont à Narnhac
-Bellot à Antignac -Belouse (puy de) à St Saury -Blaud (moulin) à Roffiac
-Emblaud (cirque d') -Gerbel (puy) à Brezons -Imbiquerou (croix d')
-Vauclair à Molompize

In situ :

photomontage installant la pierre de Belvezin sur son site d'origine

Revenons à présent à l'emplacement initial de notre chef d'œuvre. Près du buron de Belvezin, il y a 2400 ans environ, des Arvernes de Haute Auvergne ont acheminé puis gravé cette pierre face à un étang de 3 ha.La topographie a mémorisé pour nous les vestiges d'un aménagement inattendu  Une levée d'eau chargée d'acheminer l'eau de l'étang jusqu'à un réservoir construit au pied du mégalithe. Cette pièce d'eau, creusée de mains d'homme, est peu profonde. Elle a une forme rectangulaire de 20 m par 12. Les pierres des angles sud affleurent le sol encore aujourd'hui. Quelle était la fonction de ce bassin, dont le niveau de l'eau léchait la base de la "Pierre Sacrée" ? : ablutions pour la purification des fidèles ou bains des troupeaux pour les protéger des maladies ; regroupés sur un terrain sain et porteur, se préparaient-ils au grand bain en franchissant cette "piscine" ?

Un jour – espérons – des fouilles sur ces 240 m² dévoileront la nature des cultes célébrés ici par les Arvernes de Belvezin.

En attendant, appel est lancé à nos druides contemporains pour remettre en scène cet événement !

Fascinante : Gravée par un Michel Ange gaulois puis longtemps vénérée, cette pierre d'autel renvoie une énergie intemporelle ; elle fascine :

Par la vue : vous êtes émerveillés par l'harmonie entre un mégalithe brut et les motifs gravés. La pierre a-t-elle été sélectionnée en fonction des gravures préconçues ou l'inverse ?

Par le toucher : vous êtes en contact avec un ascendant arverne de 2400 ans votre aîné.

érosion due aux sel de déneigement

Par l'imagination : quel type de cultes célébraient les druides de Belenos autour de cet autel et en présence de quel public.

Par la géolocalisation : Pourquoi toutes ces pierres estampillées de rouelles autour du site ? Les cheminants pratiquaient-ils des processions circumambulatoires d'une station à l'autre avant les solennités près de l'étang ?

"…et si la pierre de Belvezin était l'œuvre d'art la plus ancienne du Cantal..."

N.B. : urgent : chaque hiver, les projections de sel de déneigement érodent la sculpture. Si rien n'est fait, dans quelques années la millénaire pierre gravée de Belvezin ne sera plus qu'un "gros galet"...

*************************************

Personnalités liées à la commune

  • Marie-Hélène Lafon, écrivain, a vécu son enfance dans une ferme isolée du village. Elle situe la majeure partie de son œuvre romanesque dans sa région natale (Les derniers indiens, Les pays, L'annonce, Joseph).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  9. « église Saint-Saturnin », notice no PA00093657, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « château de Peyrelade », notice no PA00093656, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « château de Combes », notice no PA00093655, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Accueil », sur Observatoire d'Astrophysique Cézallier Cantal (OACC) (consulté le 30 septembre 2020).