Cussac (Cantal)

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Cussac
Cussac (Cantal)
Église Saint-Amand de Cussac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Guy Michaud
2020-2026
Code postal 15430
Code commune 15059
Démographie
Gentilé Cussacois, Cussacoises
Population
municipale
124 hab. (2018 en diminution de 7,46 % par rapport à 2013)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 05″ nord, 2° 56′ 00″ est
Altitude 1 070 m
Min. 880 m
Max. 1 079 m
Superficie 13,68 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cussac
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Cussac

Cussac est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cussac, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Commune du Massif central sur le ruisseau des Ternes, à 1 070 m d'altitude, sur la Planèze de Saint-Flour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cussac est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,5 %), zones agricoles hétérogènes (31 %), zones humides intérieures (8,7 %), forêts (8 %), zones urbanisées (1,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 107, alors qu'il était de 103 en 2013 et de 95 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 56,7 % étaient des résidences principales, 34,4 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,6 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Cussac en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (34,4 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 94,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (96,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Cussac en 2018.
Typologie Cussac[I 1] Cantal[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 56,7 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 34,4 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 8,8 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Brun    
mars 2008 En cours
(au 14 août 2020)
Guy Michaud[8] DVG Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 124 habitants[Note 3], en diminution de 7,46 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
667691705678727670694683547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544467439425520529504446440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431425356313308308277264285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
282236203175160135123136132
2018 - - - - - - - -
124--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Amand[13].
  • Narse de Lascols.

Elle doit son origine au barrage créé par l'épanchement d'une coulée basaltique et constitue actuellement une tourbière dont le rôle dans l'équilibre écologique régional et l'intérêt biologique sont indéniables. Ce marécage se compose de deux parties essentielles : la première correspond à la zone inondée (côté route et village). Le plan d'eau est surtout visible au printemps (avril - mai). La hauteur d'eau est de 1 mètre au maximum à cette époque. L'été, la végétation, composée de joncs et de carex, étouffe totalement l'eau libre profonde de 50 cm environ. La deuxième partie comprend toute la lande située en direction de Cussac. De nombreuses mares de 100 m² chacune environ, ponctuent cette lande composée de molinie et de bruyère herbacée.

La Narse de Lascols constitue un régulateur hydrologique important, captant à la fonte des neiges une énorme quantité d'eau grâce à la tourbe et aux sphaignes, eau qu'elle restitue régulièrement pendant la saison sèche. C'est aussi et surtout un réservoir biologique de qualité : dans l'eau, une vie intense se développe : grenouilles, poissons, libellules, phryganes, plancton, tous ces éléments servant de nourriture à de nombreux animaux : canards colvert, pilets, souchets, sarcelles d'été, d'hiver, poules d'eau, bécassines, râles, pluviers, courlis cendrés, vanneaux, busard Saint-Martin, goélands, mouettes, milans royaux, hérons, aigrettes, butors et renards, putois, hermines qui tous, ou presque, se reproduisent dans le périmètre même du marais. De plus, ce marais constitue une zone de transit unique dans tout le Massif Central pour une foule d'oiseaux aquatiques migrateurs. Source « Découverte d'une région naturelle : la Planèze – Cantal » fascicule réalisé par La Maison des Volcans (Centre Permanent d'Initiative à l'Environnement) d'Aurillac en 1979.

Et enfin, il constitue aussi une richesse floristique incroyable. On peut y dénombrer plus d'une centaine de fleurs, uniquement du mois de mars au mois de juin. Depuis 30 ans, le Marais de Lascols s'assèche irrémédiablement et cet état de chose entraîne la disparition de sa faune et de sa flore.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le , deux jeunes frère et sœur - François, 13 ans et Anne-Marie, 9 ans - auraient fait l'expérience de ce que l'on appelle aujourd'hui la rencontre de Cussac. Il s'agirait d'une rencontre du 3e type avec un OVNI et ses occupants. L'affaire n'a jamais pu être expliquée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Annuaire des maires du Cantal, site de l'AMF15 (consulté le 10 mai 2018).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Église Saint-Amand », notice no PA00093504, base Mérimée, ministère français de la Culture