Malbo

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Malbo
Malbo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Louis Pechaud
2020-2026
Code postal 15230
Code commune 15112
Démographie
Population
municipale
94 hab. (2018 en diminution de 11,32 % par rapport à 2013)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 27″ nord, 2° 45′ 25″ est
Altitude Min. 995 m
Max. 1 612 m
Superficie 29,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Malbo

Malbo est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Malbo, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Commune de montagne possédant beaucoup de biens sectionnaires à dominante pastorale, la vallée du Siniq s'écoule vers le nord Aveyron tout proche (4 km).

Le bourg de Malbo est situé à 1143 m, sur le flanc sud du Plomb du Cantal. La commune est composée de 7 villages : Malbo, Roupons, le Bousquet, Polverelle, Chatour, Lagarrigue, Labro et de 3 hameaux : la Francio, le Capat et Sarrus.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Malbo est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Malbo signifie « mauvais bois » car il est construit à la limite de forêts peuplées autrefois de loups, d’où le nom de « Cassalouts » donné à ses habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des recherches archéologiques sont en cours dans la commune (et les communes environnantes). Elles ont permis de déceler la présence de très nombreux sites attestant la présence des hommes depuis la préhistoire (Néolithique ancien) (Surmely et al., 2008 ; Nicolas et al., 2012). Un hameau médiéval, sis au lieu-dit Rissergues, à 1285 m d'altitude, a été inscrit au titre des monuments historiques en raison de son intérêt exceptionnel. Il est daté des environs de l'an mil. Au XIIIe, l’église Saint-Jean-Basptiste de Malbo était le siège d’un prieuré qui fut donné en 1367 à l’archidiacre de la cathédrale de Saint-Flour. La seigneurie de Malbo dépendait du Carladès appartenant aux Armagnac, elle fut donnée en 1643 à Honoré Grimaldi, prince de Monaco.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Louis Pechaud    
mars 2008 mars 2014 Jean-Louis Rouches   Menuisier
mars 2014 En cours
(au 18 juillet 2014)
Louis Pechaud[5] DVD Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2018, la commune comptait 94 habitants[Note 2], en diminution de 11,32 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
742739746710787705714780685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
631654627630639646729660668
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
552517529524368366361389368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
341273203186148121123124124
2013 2018 - - - - - - -
10694-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cascade du Capat située au fond de la vallée du Siniq
  • La tombe du professeur Jayle : ce célèbre gynécologue dont la famille est originaire de Malbo est enterré sur la butte entre Malbo et Roupon, le puy de la Garde, d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle sur le sud Cantal et le nord Aveyron. Il possédait une résidence secondaire, "le Château", à Malbo.
  • Église Saint-Jean-Baptiste : gothique sauf le chœur et l’abside plus anciens, à l’intérieur statue de chevalier sans tête en pierre du XVe, retable fin XVIIIe, vitrail très rare représentant une Vierge aux raisins ; à l’extérieur chevet plus ancien avec deux baies de style roman, cinq modillons attestant de la présence romane dont un représentant une tête de loup.

Animations[modifier | modifier le code]

Feu de la Saint-Jean, Festival de l'insolite (fin juillet)

Trois associations : Association des Chasseurs de Malbo, Club des Ainés du Puy Lagarde, Chemins de la Découverte Berceau de l’Amicale du Pé d’Andel fondée en 1902 par M. AMEILHAUD.

L' acca de chasse de Malbo :

Président : M. Delcher Damien.

. 60 cartes sociétaires

. Une chasse diversifiée du petit au grand gibier.

. Organisation du Field Trial au mois de septembre.

. Territoire riche en faune sauvage et en flore.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Raymond Léopold Bruckberger, dominicain, auteur de nombreux ouvrages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 18 juillet 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Boissonnade, Pierrefort et son canton dans les années 1920
  • M. Deribier du Châtelet, Département du Cantal
  • Pierre Moulier, Églises romanes de Hte Auvergne région Aurillac

SURMELY (F.), MIRAS (Y.), GUENET (P.), NICOLAS (V.), SAVIGNAT (A.), WALTER-SIMMONET (A.-V.) et VANNIERE (B.) - 2008 - Occupation and land-use history of a medium mountain from the Mid-Holocene: A multidisciplinary study performed in the South Cantal (French Massif Central). Palévol, 8, p. 737-748

NICOLAS (V), SURMELY (F.) et MIRAS (Y.) - 2012 - L’évolution des paysages et des architectures sur la planèze sud du Plomb du Cantal du XIe au XIXe siècle. Apport des données archéologiques, archivistiques et paléoenvironnementales. In GUILLERE (Ch.) (dir.) - Le paysage rural au Moyen Âge, ed. du CTHS, p. 79-106.

Liens externes[modifier | modifier le code]