Lascelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lascelle
Lascelle
L'église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Jean-Michel Faubladier
2020-2026
Code postal 15590
Code commune 15096
Démographie
Population
municipale
292 hab. (2018 en diminution de 4,89 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 25″ nord, 2° 34′ 34″ est
Altitude Min. 708 m
Max. 1 337 m
Superficie 19,1 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Lascelle
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Voir sur la carte topographique du Cantal
City locator 14.svg
Lascelle
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lascelle
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lascelle

Lascelle (Las Celas en occitan) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département du Cantal, dans le nord du Massif central, à une douzaine de kilomètres au nord-est d'Aurillac, sur la route du puy Mary. Elle est traversée par la Jordanne dont la commune marque le commencement du vallon inférieur, et brièvement bordée au nord par la Doire. Un autre affluent de la Cère, l'Authre, prend sa source dans le nord de la commune.

La commune a une superficie de 19,1 km2 (1910 hectares)[1]. Elle une altitude maximale de 1337 mètres[1] et minimale de 708 mètres[1]. Le village (mairie) est à une altitude de 749 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lascelle est limitrophe de sept autres communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lascelle est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,3 %), forêts (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (1,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En raison de l'étymologie du nom de la commune (las cellas, les cellules), elle pourrait prendre un « s » final : Lascelles. Pourtant le nom officiel définit dans le Code officiel géographique de l'Insee est bien Lascelle sans « s »[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme Mandailles, les communes de Lascelle et Saint-Cirgues-de-Jordanne sont l'exemple d'une population du XIXe siècle ayant émigré pour exercer les professions de tôlier, poêlier ou fumiste. Par exemple, Guillaume Philip, né en 1815, fils de cultivateur, qui s'est expatrié à Lyon pour exercer la profession de poêlier et revenir au pays pour reprendre et embellir les terres de son père Michel mort en 1834. Son caveau au cimetière de Saint-Cirgues-de-Jordanne marque sa réussite sociale[10]. Comme le cimetière de Saint-Cirgues-de-Jordanne, celui de Lascelle frappe par sa physionomie religieuse : presque tous les tombes ont une dalle distinctive. Cet usage tient sans doute à ce que ces deux communes comptaient un grand nombre d'émigrants, qui, après être devenus riches, ont voulu revenir mourir dans leur village. « Pour l'Auvergnat, rien n'est sacré comme le pays natal. Son pays ! »[11].

On peut également voir au village de Mazieux la richesse de quelques constructions magnifiques et imposantes réalisées par un originaire du village.

Pendant très longtemps, Lascelle était une des bourgades les plus importantes de la vallée de la Jordanne de par son importante population pour le canton, la présence d'une laiterie, d'un poste à essence et cafés ; mais également par l'implantation des institutions républicaines, comme le bureau de poste distributeur et la brigade de gendarmerie.

Au fil des ans, la majeure partie des commerces ont disparu de la commune. Sont encore présentes aujourd'hui l'école communale et la brigade de gendarmerie. L'école regroupe le contingent d'enfants de trois communes, Lascelle, Saint-Cirgues-de-Jordanne et Mandailles-Saint-Julien.

À noter, qu'au moins jusqu'en 1874, le village de Velzic était commune de Lascelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Xavier Dall'Agnol SE  
mars 2008 mars 2014 Jean Bazelle    
mars 2014 En cours
(au 17 juillet 2014)
Xavier Dall'Agnol[12] DVG Professeur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2018, la commune comptait 292 habitants[Note 3], en diminution de 4,89 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6101 7881 7991 9082 0431 8201 8041 6161 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5171 4781 3861 329759761706656630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607602572521489481460471406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
380391335335325317316306300
2018 - - - - - - - -
292--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Lascelle.
Quelques objets conservés dans l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Lascelle sur le site du Conseil général du Cantal.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. D'après la page dédiée à Lascelle sur le site de l'Insee
  10. Registres de l'état-civil.
  11. Henri Durif, Guide du voyageur dans le département du Cantal - Publié en 1874.
  12. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 juillet 2014, ligne « Lascelles »).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Base de données Mérimée du ministère de la Culture
  18. Base de données Palissy du ministère de la Culture
  19. Le centre UCPA sur le site de la CABA
  20. La Vallée des Légendes sur le site de l'UCPA