Marc Lambron

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Marc Lambron
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Nom de naissance Marc Pierre Robert Lambron
Naissance (59 ans)
6e arrondissement de Lyon
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Marc Lambron, né le dans le 6e arrondissement de Lyon, est un haut fonctionnaire, critique littéraire et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Lambron est le fils de Paul Lambron, « industriel lyonnais de la construction électrique[1] », et Jacqueline Denis, institutrice.

Élève au lycée du Parc à Lyon puis au Henri-IV à Paris, il anime pendant un trimestre une émission télévisée : Des enfants sur la 3. En 1974, il est en khâgne au lycée du Parc. Il entre ensuite à l'École normale supérieure (ENS) en 1977 et réussit le concours de l'agrégation de lettres, où il est reçu premier, en 1981. Diplômé en lettres de l'université Paris IV en 1980, il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1982 et de l'École nationale d'administration (ENA), en 1985 (promotion Léonard-de-Vinci). A la sortie de l'ENA, il choisit le Conseil d'Etat[2], où il est nommé auditeur en 1985, maître des requêtes en 1988, puis conseiller d'Etat en 2006[3],[4].

En 1983, dans le cadre de sa scolarité à l'ENA, il effectue un stage à l'ambassade de France en Espagne où il écrit son premier livre, L'Impromptu de Madrid[5]. La mort de son frère Philippe, emporté par le sida en 1995, lui a inspiré un récit autobiographique, Tu n'as pas tellement changé, publié en 2014[6].

Journaliste au Point et au Figaro Madame, il est inspiré par l'époque de Vichy, dans son roman 1941, et les années 1960, dans son roman Étrangers dans la nuit, et reste passionné par le rock. En 1993, il obtient le prix Femina pour L'Œil du silence, un roman consacré à la photographe Lee Miller. En témoin de sa génération, Marc Lambron est revenu sur ses espoirs et ses impasses dans deux livres doux-amers, Les Menteurs et Une saison sur la terre. Réunissant ses chroniques dans plusieurs volumes intitulés Carnet de bal, il a également consacré des essais ironiques à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Il est aussi conseiller d'État[5].

Académie[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2014, il est élu à l'Académie française au fauteuil de François Jacob au troisième tour de scrutin, obtenant treize voix sur vingt-quatre suffrages exprimés[5]. Il y est reçu le 14 avril 2016 par Erik Orsenna[7].

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Marié en 1983 à Sophie Missoffe, petite-fille de l'amiral Jacques Missoffe et du sénateur Ludovic Tron[1], il a un fils et deux filles. Il est membre du club Le Siècle[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Impromptu de Madrid, Flammarion, 1988
  • La Nuit des masques, Flammarion, 1990
  • Carnet de bal, Gallimard, 1992
  • L'Œil du silence, Flammarion, Prix Femina, 1993
  • 1941, Grasset, 1997
  • Étrangers dans la nuit, Grasset, 2001
  • Carnet de bal : chroniques 2, Grasset, 2002
  • Les Menteurs, Grasset, 2004
  • Une saison sur la terre, Grasset, prix Maurice Genevoix, 2006
  • Mignonne, allons voir..., Grasset, 2006
  • Eh bien, dansez maintenant..., Grasset, 2008
  • Théorie du chiffon : sotie, Grasset, 2010
  • Carnet de bal : chroniques 3, Grasset, 2011
  • Nus vénitiens, sur des photographies de Lucien Clergue, Seghers, 2012
  • Tu n'as pas tellement changé, Grasset, 2014
  • Trésors du Quai d'Orsay, Flammarion, 2014

Préface[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ratier 2005.
  2. « Fac-similé JO du 01/06/1985, page 06089 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 29 mai 2016)
  3. « Marc LAMBRON | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 11 mai 2016)
  4. Décret du 23 mars 2006 portant nomination de conseillers d'Etat en service ordinaire (lire en ligne)
  5. a, b et c Mohammed Aïssaoui et Étienne de Montety, « Marc Lambron, un jeune homme vert », Le Figaro, encart « Culture », vendredi 27 juin 2014, page 34.
  6. Article de Violaine Morin sur lefigaro.fr du 26 juin 2014.
  7. « Réception de M. Marc Lambron (F38) », Académie française.