Marc Lambron

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Marc Lambron
Marc Lambron 2.png
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Conseiller d'État
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Œuvres principales

Marc Lambron, né le dans le 6e arrondissement de Lyon[1], est un haut fonctionnaire, critique littéraire et écrivain français.

Il est élu à l'Académie française en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Marc Pierre Robert Lambron est le fils de Paul Lambron, cadre de l'industrie, et Jacqueline Denis, institutrice[2],[1].

Élève au lycée du Parc à Lyon puis au lycée Henri-IV à Paris, il anime pendant un trimestre une émission télévisée : Des enfants sur la 3. Lauréat du concours général en composition française (1973)[3], il entre en 1974 en khâgne au lycée du Parc. Il entre ensuite à l'École normale supérieure (promotion L1977) et réussit le concours de l'agrégation de lettres, où il est reçu premier, en 1981[1]. Diplômé en lettres de l'université Paris IV en 1980, il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1982 et de l'École nationale d'administration (ENA), en 1985 (promotion Léonard-de-Vinci).

Carrière[modifier | modifier le code]

À la sortie de l'ENA, il choisit le Conseil d'État[4], où il est nommé auditeur en 1985, maître des requêtes en 1988, puis conseiller d'État en 2006[5],[6],[7].

En 1983, dans le cadre de sa scolarité à l'ENA, il effectue un stage à l'ambassade de France en Espagne où il écrit son premier livre, L'Impromptu de Madrid[7]. La mort de son frère Philippe, emporté par le sida en 1995, lui a inspiré un récit autobiographique, Tu n'as pas tellement changé, publié en 2014[8].

Journaliste au Point et au Figaro Madame, il est inspiré par l'époque de Vichy, dans son roman 1941, et les années 1960, dans son roman Étrangers dans la nuit, et reste passionné par le rock. En 1993, il obtient le prix Femina pour L'Œil du silence, un roman consacré à la photographe Lee Miller[1]. En témoin de sa génération, Marc Lambron est revenu sur ses espoirs et ses impasses dans deux livres doux-amers, Les Menteurs et Une saison sur la terre. Réunissant ses chroniques dans plusieurs volumes intitulés Carnet de bal, il a signé des essais ironiques sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ainsi qu'une étude sur Michael Jackson. Il s'est également illustré comme diariste avec Quarante ans, son journal de l'année 1997.

Académie[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2014, il est élu à l'Académie française au fauteuil (no 38) de François Jacob au troisième tour de scrutin, obtenant treize voix sur vingt-quatre suffrages exprimés[7]. Il y est reçu[9] le 14 avril 2016 par Erik Orsenna[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en 1983 à Sophie Missoffe[2], il a un fils et deux filles[1]. Séparé, il a ensuite pour compagne la journaliste et écrivaine Delphine Marang-Alexandre[réf. nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Impromptu de Madrid, Flammarion, 1988.
  • La Nuit des masques, Flammarion, 1990.
  • Carnet de bal, Gallimard, 1992.
  • L'Œil du silence, Flammarion, Prix Femina, 1993.
  • 1941, Grasset, 1997.
  • Étrangers dans la nuit, Grasset, 2001.
  • Carnet de bal : chroniques 2, Grasset, 2002.
  • Les Menteurs, Grasset, 2004.
  • Une saison sur la terre, Grasset, prix Maurice Genevoix, 2006.
  • Mignonne, allons voir..., Grasset, 2006.
  • Eh bien, dansez maintenant..., Grasset, 2008.
  • Théorie du chiffon : sotie, Grasset, 2010.
  • Carnet de bal : chroniques 3, Grasset, 2011.
  • Nus vénitiens, sur des photographies de Lucien Clergue, Seghers, 2012.
  • Tu n'as pas tellement changé, Grasset, 2014.
  • Avec Jean-Philippe Dumas, Trésors du Quai d'Orsay, Flammarion, 2014.
  • Quarante ans, Grasset, 2017.
  • Discours de réception à l'Académie française et réponse de M. Erik Orsenna, Grasset, 2017.
  • Vie et mort de Michael Jackson, 2018, Cartels-RMN

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Luc Le Vaillant, « Marc Lambron, au fil de l'épée » sur Libération, 8 janvier 2017.
  2. a et b « Marc Lambron », sur whoswho.fr, .
  3. http://concoursgeneral.free.fr/assoc/activites/rencontres/rencontres.html.
  4. « Fac-similé JO du 01/06/1985, page 06089 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 29 mai 2016).
  5. « Marc LAMBRON | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 11 mai 2016).
  6. Décret du 23 mars 2006 portant nomination de conseillers d'Etat en service ordinaire (lire en ligne).
  7. a b et c Mohammed Aïssaoui et Étienne de Montety, « Marc Lambron, un jeune homme vert », Le Figaro, encart « Culture », vendredi 27 juin 2014, page 34.
  8. Article de Violaine Morin sur lefigaro.fr du 26 juin 2014.
  9. Une semaine avant son intronisation, son épée d'académicien, forgée autour de 1800, pour un membre de l'Institut d'Égypte et retravaillée par le restaurateur en objet d'art Michel Renonciat, lui est remise au ministère des Affaires étrangères par son collègue du Figaro, Jean d'Ormesson. Le pommeau d'origine a été remplacé par une tête de lion, hommage à Lyon, berceau de la famille Lambron. Sur le revers de la fusée, en bronze ciselé et doré, figurent les symboles du théâtre (un masque), de la musique (une double croche) et de la justice (une balance). Sur la chape en bronze doré du fourreau, est gravé un discret ruban (symbole de la lutte contre le sida, rappelant la mort de son frère cadet Philippe, emporté par cette maladie en 1995) surmonté des initiales de ses enfants (les lettres gravées M J P), le revers comportant les gravures du nom et de la date d’élection du récipiendaire. À l'arrière du fourreau, une des devises des anarchistes espagnols « Nadie sabe lo que somos » (Personne ne sait qui nous sommes). Cf « Marc Lambron, un amoureux du rock à l'Académie française », sur lepoint.fr, , « L’habit vert et l’épée », sur academie-francaise.fr (consulté le 6 janvier 2019).
  10. « Réception de M. Marc Lambron (F38) », Académie française.

Liens externes[modifier | modifier le code]