Hôtel de ville de Lyon

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Hôtel de ville de Lyon
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L'hôtel de ville de Lyon, un des plus imposants bâtiments historiques de la ville, se situe entre la place des Terreaux et la place de la Comédie où il fait face à l'Opéra.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Aujourd'hui, il accueille le conseil municipal dix fois dans l'année[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La construction de l’Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la Presqu'île devient centre-ville, la place des Terreaux va devenir le cœur de la ville, elle va être pavée et s'embellir de l'hôtel de ville bâti entre 1646 et 1672 par Simon Maupin et Girard Desargues[3].

Avant l'actuel hôtel de ville, la commune avait l'hôtel de la Couronne (actuel musée de l'Imprimerie) , situé rue de la Poulaillerie[4],[5]. Cette maison commune n'était pas adaptée à la politique et à l'administration d'une ville telle que Lyon[4]. Le 6 février 1646, l'hôtel de la Couronne fut vendu aux enchères publiques pour 52 000 livres ; cet argent servira à financer la construction de l’actuel hôtel de ville[4].

Les plans de cet édifice sont confiés par les consuls de Lyon à Simon Maupin, le 8 mars 1646[5]. Il est conseillé par l’architecte du roi[5] et surtout par Girard Desargues[4],[5]. Il est aujourd'hui difficile de savoir quelle part a pris chacun des trois hommes, bien que la part de Maupin soit considérable[4].

Plan de l'hôtel de ville de Lyon (ce plan n'est pas de Maupin)

Le 8 mai 1646, le roi donne son accord par lettre de cachet[4]. Les travaux débutent officiellement le 5 septembre de la même année, en l'honneur et le jour de l'anniversaire du roi Louis XIV. Le 10 décembre 1661 Simon Maupin démissionne de sa charge de voyer de la ville de Lyon ; c'est son fils, Ennemond qui lui succédera[4]. Ce dernier démissionnera aussi le 3 janvier suivant[4]. Les travaux rencontrent des problèmes de malfaçon peut-être dus au manque de financement[4]. Les travaux se termineront en 1672 et auront duré 26 ans[5].

La pierre de construction provient de quatre origines différentes : la « pierre de Villebois » (Ain) pour les soubassements, les pierres de Seyssel, de Cleyssy et de Saint-Cyr pour l'édifice[4].

Après la construction[modifier | modifier le code]

Incendie de 1674.

L'hôtel de ville fut victime d'un incendie le 13 septembre 1674[5],[6]. L'incendie détruisit la Grande Salle et détériora le beffroi, les combles et la toiture. L'escalier d'honneur, les archives et le Salon d'Henri IV furent aussi endommagés[5]. La Ville de Lyon demanda à Thomas Blanchet de restaurer l'Hôtel de ville, mais les fonds nécessaires manquaient[5].

Finalement, le 3 octobre 1699 la décision fut prise de restaurer l'Hôtel de ville. Les travaux débutèrent en 1701 et finirent en 1703[5]. Les travaux, destinés à restaurer les bâtiments endommagés et à les moderniser[5], suivent les plans de Jules Hardouin-Mansart et de son élève Robert de Cotte[7] (informations Ville de Lyon).

En 1793 au cours de la Révolution, il est bombardé par les troupes de la Convention. Le demi-relief représentant Louis XIV à cheval au milieu de la façade est supprimé puis remplacé par le Bon Roi Henri dans la même posture[6]. Il est l'œuvre du sculpteur Jean-François Legendre-Héral et date de 1829, pendant la Restauration. L'édifice est rénové seulement à partir de 1850 (information Ville de Lyon), suite à un second incendie le 14 juillet 1803 ("Le 14 juillet 1803, les lampions utilisés pour illuminer la façade déclenchent un nouvel incendie. La Grande Salle est une seconde fois entièrement détruite, tout comme (de part et d'autre) les salons Henri IV (Pavillon nord-ouest) et Louis XIII (Pavillon sud-ouest) qui venaient, justement de faire l’objet de travaux"[8], sous le Second Empire[2], notamment lors de travaux effectués par Louis Cécile Flacheron alors architecte de la ville. Tony Desjardins, architecte en chef de la ville de Lyon à une période d'intenses constructions, dirigea également la restauration générale de l'Hôtel de Ville de 1854 à 1866.

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Rez-de-chaussée

  • La Cour basse qui se présente après avoir franchi la galerie corps de passage d'entrée. Ensuite se situe la Cour Haute (ou Cour d'honneur) séparée de la première par une arcade.
  • L'Escalier d'honneur, situé en Cour haute en encoignure Sud-Ouest, décoré par Thomas Blanchet entre 1658 et 1667. Il est remarquable par sa décoration tapissée du sol jusqu'au plafond et évoquant le Grand Incendie de Lugdunum sous la période de règne de l'Empereur Néron, en l'an 64. Des peintures historiques recouvrent les parois. La lumière qui passe par de larges baies vitrées incite à la contemplation.
  • Les passerelles.

1er étage

  • Le Bureau du Maire : il est situé sur la façade Est de l'Hôtel de Ville dans l'aileron au Nord, face à l'Opéra. La pièce est recouverte de soierie lyonnaise, de panneaux, de boiseries, d'emblèmes impériaux. Deux grandes œuvres picturales recouvrent le plafond (œuvre de Louis Janmot) et le dessus de la cheminée ("Allégorie du Suffrage universel" de Paul Doumer).
  • La Salle des anciennes archives : la seule salle voûtée du 1er étage, elle comporte des lustres hollandais en cuivre, des peintures du Second Empire.
  • Le Salon de la Conservation : on y trouve une œuvre peinte au plafond (1668-1669) de Thomas Blanchet.
  • La Salle des armoiries : autrefois recouverte des portraits des échevins de Lyon tous malheureusement détruits par l'incendie, ils furent remplacés par les armoiries de ces échevins (les cadres datent du XVIIIe siècle).
  • Le Salon du Consulat : on remarque une cheminée excentrée.
  • Le Salon Henri IV : il comporte une décoration qui date de 1670 à 1675. Une peinture au plafond illustre la gloire du Roi Soleil.
  • Le Salon du Conseil : l'une des plus belles salles et principal salon de l'Hôtel de Ville, desservi par l'Escalier d'honneur. D'une surface de 325 m2 il fut détruit lors de l'incendie de 1674. La restauration après 1717 a été entreprise par J. Hardoin-Mansart et réalisée en menuiserie et en toile peinte alors qu'il avait souhaité du marbre et de la pierre. On note aussi la présence d'un bas-relief en bronze représentant la fondation de Lyon par Lucius Munatius Plancus. Il est nommé désormais Salon Justin Godart, ancien Maire de Lyon, déclaré "Juste Parmi les Nations" après la seconde guerre mondiale.
  • Les Salons rouges : on y trouve des médaillons représentant les étapes successives de la production de la soie et sur la cheminée on remarque une copie de taille réduite de la statue de Marie Leczinzska en Junon de Guillaume Coustou du Musée du Louvre.

2e étage

  • Vues sur les tours.
  • Accès au beffroi de l'Hôtel de Ville qui abrite un des plus grands carillons d'Europe, composé de 64 cloches (information Ville de Lyon).

Galerie[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville de Lyon au cinéma[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Hôtel de Ville - Louis Pradel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00117820, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b « Hôtel de Ville de Lyon », sur lyon.fr (consulté le 14 avril 2016)
  3. Le rôle de Girard Desargue, longtemps méconnu, est aujourd'hui établi.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Tony Desjardins, Histoire de l'Hôtel-de-Ville de Lyon depuis l'époque de sa construction jusqu'à nos jours, Perrin, (lire en ligne)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « L'Hôtel de Ville », sur Patrimoine Lyon.org (consulté le 14 avril 2016)
  6. a et b Debidour,Laferrere, Lyon et ses environs, Éd. Arthaud, 02/10/1990 (ISBN 978-2700301151)
  7. Jacques Louis Delpal, Merveille du Lyonnais et du Beaujolais, Éditions de la Martinière, 02/01/1996 (ISBN 978-2732420813)
  8. source : Patrimoine Lyon)