La Part-Dieu

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La Part-Dieu
La Part-Dieu et ses gratte-ciels en 2016 : de gauche à droite, la Tour Swiss Life, la Tour Incity, la Tour Oxygen et la Tour Part-Dieu
La Part-Dieu et ses gratte-ciels en 2016 : de gauche à droite, la Tour Swiss Life, la Tour Incity, la Tour Oxygen et la Tour Part-Dieu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Ville Lyon
Arrondissement municipal 3e arrondissement
Fonctions urbaines Quartier tertiaire et résidentiel, Pole d'échange multimodal
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 40″ Nord 4° 51′ 26″ Est / 45.7610114, 4.8571587
Site(s) touristique(s) Centre commercial, Auditorium, Fort Montluc, Halles Paul Bocuse
Transport
Gare Gare de Lyon-Part-Dieu
Métro Métro de Lyon Ligne B
Tramway Tramway de Lyon Ligne T1 Ligne T3 Ligne T4 Ligne Rhônexpress
Bus Bus en mode C Ligne C1 Ligne C2 Ligne C3 Ligne C6
Bus en mode C Ligne C7 Ligne C9 Ligne C13 Ligne C25
Bus TCL Ligne 25 Ligne 37 Ligne 38 Ligne 70
Bus TCL Ligne 296
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lyon

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La Part-Dieu

Géolocalisation sur la carte : Lyon

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La Part-Dieu

Le quartier de la Part-Dieu, situé dans le 3e arrondissement de la ville de Lyon, est considéré comme le deuxième centre-ville de Lyon (après la Presqu'île). Conçu initialement comme une alternative au centre ville ancien, ce quartier est devenu le quartier central des affaires de Lyon et le premier quartier d'affaires de France hors Île de France avec 1 150 000 m2 de tertiaire (surface hors œuvre nette) et 56 000 emplois. Il est essentiellement composé d'immeubles bas (low-rise buildings) et de tours.

Situé sur la rive gauche (à l'est) du Rhône, ce quartier abrite notamment le centre commercial de La Part Dieu et la gare de Lyon-Part-Dieu. Il est délimité à l'ouest par la rue Garibaldi, au sud par le quartier de la Buire, à l'est par la rue de la Villette et au nord par le cours La Fayette.

Histoire[modifier | modifier le code]

Casernes de la Part-Dieu dans la première moitié du XXe siècle.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les archives de l’Hôtel-Dieu possèdent un acte de cession datant de 1203 évoquant un domaine situé au-delà du Rhône et appelé « la Pardeu », orthographe ancienne pour l’actuelle « Part-Dieu », que l’on peut comprendre comme la « propriété de Dieu » ou le « don de Dieu ». L’hypothèse la plus probable semble renvoyer à la nature marécageuse de la zone qui s’étend du quartier des Brotteaux (le « brotiau » est une terre basse et inondable) à l’axe actuel du cours Lafayette : un homme pieux du XIIe siècle aurait vu, dans la partie sud épargnée par les eaux et rendue fertile, un don du Ciel.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et de terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. Ils appartiennent au début du XVIIIe siècle à Catherine de Servient (née Mazenod). Le domaine possède son château et ses bâtiments agricoles, situés à proximité de l'angle des rues actuelles Boileau et Chaponnay[1]. Elle les vend en viager aux Hospices civils de Lyon qui les récupèrent en 1737. Ils sont vendus en 1844 pour construire les casernes de la Part-Dieu, qui resteront en activité pendant plus d'un siècle.

En 1852 le quartier, alors dépendant de la Guillotière, est annexé à la ville de Lyon. Jusqu'alors, 4/5 du territoire de la rive gauche du Rhône sont encore occupés par les grandes fermes toujours en activité. L'évolution vers les pépinières et le maraîchage s'accentue, par exemple, autour de la place Danton actuelle, et son domaine de Champfleury[2]. En 1926, la municipalité de Lyon qui souhaite récupérer les terrains pour y construire un nouveau quartier, organise un concours d'architecture, dont le projet lauréat prévoit l'édification de deux tours. Ce projet ne voit cependant pas le jour, du fait de l'opposition de l'administration militaire.

Commerces
Tour
Palatine
Grand
Lyon
Imm.
B.Pop.
Imm.
Le Britannia
Imm. Caisse
d'Epargne
Cité administrative
d'État

Le Quartier de la Part-Dieu

Il faut attendre 1957 pour que le ministère de la Défense se résolve à vendre ces terrains. En 1967, une fois le déménagement achevé, la Mairie de Lyon rachète la caserne pour la revendre à la SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon), aménageur de l'opération. À l'origine, les différents projets prévoient de réaliser un nouveau quartier central, qui comprendrait un pôle culturel (comprenant une bibliothèque, une salle de concert…), un pôle commercial, un pôle de bureaux privés (à la condition que les bureaux soient destinés à l'accueil du public), un pôle administratif (dont une annexe de la mairie de Lyon) et des logements. Le projet change de nature en 1967. L'Oream (Organisme régional d'étude et d'aménagement d'aire métropolitaine) décide de doter la métropole d'équilibre (autrement dit Lyon-Saint-Étienne-Grenoble) d'un centre décisionnel à même de contrebalancer l'importance de Paris[réf. nécessaire]. Ce centre sera la Part-Dieu. Un nouveau projet, structuré autour d'un axe est-ouest (rue Servient) est présenté. Ce projet prévoit la création d'une gare, éventualité rejetée par la SNCF. Peu à peu le projet s'éloigne de ce qui devait faire son essence. Le pôle culturel ardemment défendu par l'architecte en chef de la Part-Dieu Charles Delfante ainsi que par André Malraux ne survit pas au départ du ministre. Il n'en reste que la Bibliothèque et l'Auditorium, chacun à une extrémité du site. L'axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui enjambe la rue Servient. Quant à la gare, très proche de l'ancienne gare des Brotteaux, il faut attendre 1983 pour qu'elle ouvre ses portes, deux ans après l'inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981.

Vue sur le quartier depuis la Croix-Rousse, avec la Tour Incity en construction (2014).

Toutefois la Part-Dieu voit le jour[3], lentement. Un gigantesque centre commercial (120 000 m², alors qu'il était prévu 50 000 m²) voit le jour. Des immeubles se construisent péniblement jusqu'en 1972, puis rapidement l'ensemble des îlots trouvent preneur. Seuls les lots « R » et « J » restent vides. Le lot « R » accueille la tour Oxygène[4] en mars 2010.

Achevée en 2015, la Tour Incity devient à son tour la plus haute tour de Lyon, et le plus haut gratte-ciel de France hors Paris (3e plus haut en comptant Paris)[5].

À noter ces chiffres-clefs[réf. nécessaire] :

  • Près de 1 600 000 m2 d’activités tertiaires dans une ville qui en compte 4,3 millions de m²
  • 56 000 emplois et 2500 établissements.
  • 78 sièges sociaux de plus de 1 000 salariés.
  • 730 sièges sociaux de moins de 1 000 salariés.
  • Plus de 50 000 emplois et près du double en comptant sa proche périphérie
  • 1 125 chambres d’hôtel
  • 7 000 places de stationnement public
  • 100 000 personnes par jour en moyenne au centre commercial
  • 34 millions de visiteurs par an au centre commercial
  • 1,2 million de visiteurs aux Halles Paul Bocuse
  • 100 000 personnes par jour transitant à la gare, 28 millions de voyageurs par an
  • 500 000 déplacements quotidiens dans le quartier
  • 20 600 habitants et 13 500 logements

Urbanisme[modifier | modifier le code]

gaucheLe quartier de la Part-Dieu et ses gratte-ciel, de nuit.

Ce quartier voué au tertiaire possède peu de logements et est caractéristique de l'urbanisme sur dalle, en vogue durant les Trente Glorieuses. Les architectes en sont Jacques Perrin-Fayolle, Jean Sillan et Jean Zumbrunnen sous la direction de Charles Delfante[6]. L'un des objectifs de cet emploi d'une dalle consiste notamment à créer une nette séparation des flux motorisés et de leur stationnement par rapport aux autres modes de déplacement. Cette technique est aujourd'hui considérée comme la source de nombreuses difficultés de fonctionnement et de perception de la ville : création en sous-sol et en terrasse de zones désertées et peu sûres, déconnexion de la ville de la réalité du terrain, de son histoire, de son relief, transition souvent ratée avec les quartiers voisins.

Quoi qu'il en soit, la réalisation du niveau piétons ne put être menée à terme, la Cité Administrative d'État s'autorisant d'emblée à déroger aux règles devant permettre leur circulation.

Vue des tours à partir du pied de la tour Part-Dieu et de l'arrêt de tramway Tramway de Lyon Ligne T1 Part-Dieu-Servient

Le toit du « Crayon » illuminé, la devanture du centre commercial et les enseignes publicitaires sur la gare soulignent la modernité du quartier. Les éclairages du boulevard Vivier-Merle (néons bleus sur les bâtiments, lampadaires de même couleur) et de la bibliothèque (illuminée par un faisceau dirigé vers le ciel), sont particulièrement remarquables. Mais on peut souligner également le sommet de la Tour Oxygène éclairé par un défilement de plusieurs couleurs.

Depuis 2010, la Métropole de Lyon a initié un projet urbain destiné à renouveler le quartier et faire de Lyon Part-Dieu une référence internationale en matière d'innovation urbaine et de performance économique d'ici 2030. Il repose sur la coproduction entre acteurs privés et publics. Depuis 2015, le projet est conduit par une Société Publique Locale (SPL), outil d'aménagement de la Métropole et de la Ville de Lyon sur un périmètre de 177 hectares.

Déplacements urbains[modifier | modifier le code]

Les déplacements urbains sont facilités sur le site de la Part-Dieu par le maillage du réseau des TCL : de nombreuses ligne de bus ont un terminus à la Part-Dieu ; la ligne B du métro et les tramways T1, T3 et T4 y passent ; le quartier est aussi desservi par les lignes de trolleybus C1, C2 et C3..

Depuis le 9 août 201, le tramway-train Rhônexpress, géré par le département et exploité par une filiale de Véolia transport, relie la Part-Dieu à l'aéroport St Exupéry.

Détail des constructions[modifier | modifier le code]

Les principales tours[modifier | modifier le code]

Les cinq tours actuellement construites à la Part-Dieu de plus de 80 mètres sont, la Tour Part-Dieu, la tour Incity, la Tour Swiss Life, la Tour Oxygène, et la Tour EDF Lyon. Les constructions futures de tours tendent à composer une skyline et à s'inscrire dans un panorama urbain qui s'inspire de la Chaîne des Alpes[7].

Nom Date de livraison Hauteur Étages État
Tour Incity 2015 +202  m 39 Construite
Tour Two Lyon 2021 +170  m 42 En cours d'étude
Tour Part-Dieu 1977 +164  m 36 Construite
Tour Silex 2 2018 +128  m 22 En cours de commercialisation
Tour Oxygène 2010 +116  m 28 Construite
Tour Swiss Life 1990 +082  m 21 Construite
Tour EDF 1975 +080  m 20 Construite
Tour Caisse d’Épargne 1976 +063  m 14 Construite
Tour M+M 1972 +056  m 13 Construite
Sky 56 2018 +056  m 14 En construction

Tour Part-Dieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Part-Dieu.

La tour Part-Dieu, encore couramment appelée « tour du Crédit lyonnais » (ancienne dénomination avant 2008) ou « le Crayon » en raison de sa forme, se situe aux abords du centre commercial (esplanade) et a constitué pendant de nombreuses année l'unique gratte-ciel de Lyon (165 mètres pour 42 étages). Bâtie de 1972 à 1977, c'est l'ouvrage du cabinet américain Araldo Cossutta & Associates, avec un hôtel et un restaurant panoramique au 32e étage de la tour.

Tour Swiss Life[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Swiss Life.
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La Tour Swiss Life, toute vitrée, rectangulaire et d'une largeur imposante, surplombe le boulevard Marius Vivier-Merle. Il s'agit de la quatrième tour la plus haute du quartier depuis l'édification de la tour Oxygène et la tour Incity. Le projet était prévu pour une tour d'environ 120 mètres, mais le conseil municipal, hostile à l'époque aux IGH, a limité sa hauteur. Les architectes ont dû plafonner la tour à 82 mètres. Elle accueille notamment la société Swiss Life.

Tour Incity[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Incity.

La ville de Lyon s'est dotée en 2015 d'une troisième tour: Incity. La tour, qui culmine à 200 mètres grâce à son antenne et dont le toit s’élève à 170 mètres de haut, est devenue la première tour BBC (Bâtiment Basse Consommation) de centre-ville. Avec 39 étages, Incity offrira une surface de 42 000 m2de bureaux. Les architectes Denis Valode et Albert Constantin ont conçu ce projet, dirigé par Sogelym Dixence. Incity est la plus grande en taille et chronologiquement la 6e tour de Lyon, après la tour Part-Dieu (165 m), la tour Oxygène (115 m), la tour Panoramique (90 m, 1972, immeuble d'habitation), la tour Swiss Life (82 m) et la Tour EDF Lyon(80 m).

Elle a remplacé la Tour UAP inoccupée depuis 1994 et déconstruite en 2012.

Tour EDF[modifier | modifier le code]

D'une hauteur de 80 mètres, la Tour EDF Lyon de la Part-Dieu accueille le siège régional d'EDF. Construite en 1975 selon les plans de l'architecte Jean Zumbrunnen.

Cette tour devrait être vidée de ses occupants à l'horizon 2013.

Le cours Oxygène et la tour Oxygène[modifier | modifier le code]

Le cours Oxygène prolonge, en fait, le centre commercial de la Part-Dieu.
Article détaillé : Tour Oxygène.

L'année 2006 a marqué le coup d'envoi de la réalisation d'une nouvelle tour lyonnaise, la tour Oxygène, à proximité de l'actuelle tour Part-Dieu (en place du "Lot R", à l'angle du Centre Commercial et de la rue de Bonnel) et de la gare TGV. Conçue par le cabinet Arte Charpentier & Associés, la tour Oxygène, haute de 117 mètres, comprend un ensemble commercial (le "Cours Oxygène") de 11 000 m² de surface de vente relié au centre commercial existant (près de 100 magasins supplémentaires), ainsi que 28 000 m² de bureaux dans la tour. La SNCF a installé ses directions nationales de l'informatique et des télécommunications dans ce nouveau bâtiment, ainsi que l'ADERLy (l'Agence de Développement Économique de la Région Lyonnaise), considérée comme étant le "world trade center" de Lyon, auparavant installée à la Chambre de Commerce de Lyon. La construction a démarré au premier semestre 2007, et l'inauguration a eu lieu le .

Le centre commercial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Part-Dieu (centre commercial).

Face à la gare, le centre commercial de la Part-Dieu est un immense complexe (127 300 m2) de plus de 260 boutiques. Accueillant près de 100 000 visiteurs chaque jour, il était le plus grand centre commercial de centre-ville d'Europe à sa création en 1975[8]. En 2011, l'intérieur du Centre Commercial fut entièrement rénové. Le groupe UNIBAIL-RODAMCO, co-propriétaire et gestionnaire du centre a confié à l'agence hollandaise MVRDV un vaste projet de rénovation et d'ouverture du centre sur la ville.[9]

La gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Lyon-Part-Dieu.

l'Hôtel du Grand-Lyon, siège de la métropole de Lyon[modifier | modifier le code]

Auparavant appelée la CoUrLy, la Communauté Urbaine du Grand Lyon fut équipé, dans et dès l'origine de ce quartier, d'un siège où se rassemblent les conseillers communautaires, aujourd'hui nommé Hôtel du Grand-Lyon depuis la loi de décentralisation de Gaston Defferre en 1983, la dénomination "Grand-Lyon" ayant été décidée par l'assemblée sous le mandat de Raymond Barre (1995 - 2001).

En 2015, la Communauté Urbaine devenant métropole Européenne, l'Hôtel du Grand Lyon devient, de fait, le siège de la métropole de Lyon.

L'auditorium Maurice-Ravel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Auditorium Maurice-Ravel.

Construit en 1975, l'auditorium Maurice-Ravel est une salle de concert qui compte 2 120 places. Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts. Il est le siège de l’Orchestre national de Lyon. Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique. L'auditorium est également dépositaire de l'orgue historique du palais du Trocadéro (1878), un Cavaillé-Coll dont la rénovation totale est prévue pour 2009 et qui, après une éclipse, est largement utilisé depuis la saison 2006-2007.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Ouverte au public en 1972, la bibliothèque de la Part-Dieu, conçue sous la direction d'Henri-Jean Martin, alors directeur de la bibliothèque, est la plus grande bibliothèque municipale de France (27 290 m²)[10]. Son élément architectural le plus visible est son silo à livres, de couleur noire, qui contient 1,8 million de documents, du Moyen Âge à nos jours. En 2007, une entrée principale a été ouverte face à la gare, plus visible que l'entrée d'origine, cachée par le centre commercial.

Le Fort et la prison Montluc[modifier | modifier le code]

Haut-lieux de mémoire et d'histoire, le Fort Montluc et la prison Montluc, respectivement construits en 1831 et en 1921, constituent l'extrémité Sud-Est du quartier de la Part-Dieu. La prison Montluc a notamment servi pendant la seconde guerre mondiale de lieu de détention pour les résistants et les juifs. Jean Moulin, Marc Bloch, les enfants d'Izieu et plus de 8000 juifs y ont été incarcérés.

Les Archives départementales et métropolitaines[modifier | modifier le code]

Située dans le secteur Part-Dieu Sud, les archives départementales et métropolitaines occupent depuis 2014 un nouveau bâtiment d'une surface utile de 13 783 m² dont le projet a été créé à l'agence lyonnaise Bruno Dumetier. Le bâtiment est composé d'un socle en basalte, d'un corps principal en métal (alliage d'aluminium et de cuivre) pour les magasins et d'un couronnement en verre pour les bureaux dégage une impression de solidité et de transparence.

L'Esplanade Nelson Mandela[modifier | modifier le code]

Situé de part et d'autres de l'avenue Félix Faure, entre les rues Général Mouton-Duvernet et Jeanne Hachette, cet espace public verdoyant était anciennement appelé Esplanade du Dauphiné. Il est renommé en 2014 en hommage à l'homme d'état sud-africain, prix Nobel de la Paix.

La Cité administrative d'État[modifier | modifier le code]

Un ensemble d'immeubles de bureaux abritent différents services administratifs : centre des impôts, direction régionale de l'INSEE, direction régionale de l'équipement, etc.

Les halles Paul Bocuse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Halles de Lyon-Paul Bocuse.

Après leur déménagement du quartier des Cordeliers, les nouvelles halles, destinées au commerce de bouche et de produits fins, sont inaugurées en 1971. Rénovées en 2006, elles ont été baptisées du nom du célèbre cuisinier de Collonges-au-Mont-d'Or, Paul Bocuse. Elles accueillent environ 1,2 million de visiteurs par an.

L'association Habitat Jeune[modifier | modifier le code]

L'association Habitat Jeune est une association gestionnaire de foyers de jeunes travailleurs. Elle propose des logements et des services pour des jeunes de 16 à 32 ans. Ces locations sont accessibles aux jeunes actifs (étudiants, jeunes en formation, stagiaires, apprentis, jeunes en alternance, salariés…). La résidence Habitat Jeune Part Dieu, où se situe également le siège social de l'association, est ouverte depuis le 9 mai 2011. Elle propose 193 logements (logement individuel ou en colocation) tout équipés, une salle informatique, un restaurant…

L'avenir[modifier | modifier le code]

Part-Dieu d'ici 2020/2025.

Le projet urbain Lyon Part-Dieu[modifier | modifier le code]

De 2010 à 2014, la Métropole de Lyon a initié un projet urbain sur le quartier de la Part-Dieu, au sein de la Mission Part-Dieu. Conçu par l'équipe d'urbanistes-architectes de l'AUC, ce projet se développe autour des questions de mobilités, de performance économique et de qualité de vie dans un quartier situé en centralité métropolitaine.

Sans faire table rase du passé et du style architectural de la Part-Dieu, le projet renouvelle le quartier en articulant réhabilitations et constructions neuves, pour "reconstruire la ville sur elle-même" dans le respect de l'identité des lieux.

Depuis 2015, le projet est conduit par une Société Publique Locale (SPL), outil d'aménagement de la Ville et de la Métropole de Lyon sur un périmètre de 177 hectares, et co-produit par un grand nombre d'acteurs privés et publics.

Les objectifs du projet à l'horizon 2030:

  • Faire de la Part-Dieu un quartier plus agréable à vivre : aménagement des espaces publics selon le concept de "sol facile", construction de logements, développement de services et de commerces (socles actifs), rénovation du centre commercial, meilleure intégration à la ville
  • Réaliser un quartier tertiaire de référence en Europe : développement de l'immobilier pour les grandes entreprises, TPE et PME, stratégie d'innovation urbaine et architecturale, création d'emplois
  • Repenser les mobilités durables : pôle d'échange multimodal intégrant le redimensionnement de la gare, meilleur partage de l'espace public en faveur des piétons et des cycles, augmentation de l'offre de transport en commun

Le projet en quelques chiffres :

  • création de 650 000 m2 de bureaux supplémentaires
  • accueil de 40 000 nouveaux emplois
  • construction de 2200 logements, soit environ 150 000 m² de logement
  • 200 000 m² d’équipements dédiés aux services, aux commerces, aux loisirs et à l’hôtellerie
  • aménagement de 30 hectares d'espaces publics (places urbaines et voiries)
  • superficie de la gare multipliée par 2
  • 2000 places de vélo supplémentaires
  • un investissement estimé à 2,5 milliards d'euros de la part de l'ensemble des opérateurs, privés et publics

Quatre secteurs de projet[modifier | modifier le code]

Le projet urbain identifie quatre secteurs de projets aux enjeux différenciés :

  • Secteur de la gare / Pôle d’Échange Multimodal (PEM) : ce secteur où convergent de nombreux flux locaux, régionaux, nationaux et internationaux est repensé pour s'adapter aux déplacements et mieux intégrer les mobilités durables. Le projet prévoit un agrandissement qualitatif de la gare à l'Est et à l'Ouest avec la création d'un 3e accès avenue Pompidou. La gare sera plus ouverte sur le quartier et sur la ville, avec l'aménagement des deux places situées de part et d'autre du bâtiment : places Charles Béraudier et place de Francfort. Le projet de PEM vise à rééquilibrer les accès en gaveur des modes doux (piétons, cycles) et des transports en communs : gare routière réaménagée, stations taxis, nouveaux parkings, vélostations...
  • Secteur cœur Part-Dieu : ce secteur regroupe les principaux équipements et espaces publics du quartier. Il intègre le centre commercial qui doit être agrandi, rénové et plus ouvert sur le quartier : nouvelle façade, aménagement d'un toit-terrasse, nouvelle entrée côté Vivier Merle, aménagement d'une traversée piétonne connectant la gare à la rue Garibaldi. Le secteur intègre également plusieurs projets immobiliers d'envergure (dont la Tour Incity) et la rue Garibaldi.
  • Secteur Part-Dieu Sud : ce secteur en fort développement doit être structuré pour être mieux intégré dans son contexte urbain. Il accueille plusieurs projets d'immobilier d'entreprises avec socles actifs et des logements.
  • Secteur Lac Cuirassiers : ce secteur est le plus favorable au développement de l'habitat, il accueillera aussi divers projets d'immobilier d'entreprise.

Deux grands principes d'aménagement : "sol facile" & "socles actifs"[modifier | modifier le code]

L'un des éléments de dysfonctionnement actuel du quartier de la Part-Dieu tient à son urbanisme de dalle qui fragmente l'espace public en plusieurs niveaux et rend les circulations piétonnes contraintes. Pour y remédier, le projet urbain repose sur l'aménagement d'un "sol facile" : les espaces publics sont redessinés à partir des flux et ses usages, pour tisser du lien entre les immeubles et le sol, entre les espaces en hauteurs et les terrasses.

La multi-fonctionnalité est encouragée par l'obligation de créer des "socles actifs" (rez-de-chaussée de commerces et/ou services) dans chaque nouveau programme, dans l'objectif de dessiner à termes un quartier plus vivant et des espaces publics mieux connectés aux bâtiments.

De nouvelles tours en préparation[modifier | modifier le code]

Un cluster de bureaux/hôtels mentionné au MIPIM 2012 & 2013, nommé TwoLyon (Dominique Perrault Architecture (DPA), sera construit en 2020 sur la place Charles Béraudier. Sur les 92 000 m2 du programme, 62 000 m² seront consacrés à des bureaux, qui prendront place dans la grande tour (170m), la tour basse sera occupée par deux hôtels.

Aussi mentionné au MIPIM 2012, le réaménagement du site de la tour EDF, avec la construction d'une tour (Silex 2) d'un peu plus d'une centaine de mètres, ainsi que d'un autre bâtiment plus petit lui, d'une dizaine d'étages[11].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Vauzeilles, "La Part-Dieu, l'art urbain de l'aménageur" éditions l'Harmattan, 2016 ISBN 978-2-343-08187-8
  • Charles Delfante, La Part-Dieu, le succès d'un échec (autobiographie), éditions Libel, 2009.
  • Guillaume Tanhia et Claude Kovatchevitch, La Part-Dieu a-t-elle une âme ?, éditions EMCC, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]