Vaise

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Vaise
Église Saint-Pierre de Vaise
Église Saint-Pierre de Vaise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Canton Canton de Lyon-IV
Arrondissement municipal 9e arrondissement
Maire délégué Hubert Julien-Laferrière
Code postal 69009
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 31″ nord, 4° 48′ 19″ est
Site(s) touristique(s) Fort de Vaise
Église Saint-Pierre de Vaise
Transport
Gare Lyon-Vaise
Métro Métro de Lyon Ligne D : Stations Valmy et Gare de Vaise
Localisation

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Vaise

Vaise est un quartier de la ville de Lyon, situé en bord de Saône, au pied du plateau de la Duchère, au nord-ouest de la ville. Ancienne commune du département du Rhône, Vaise a été rattachée à Lyon le , formant une partie du 5e arrondissement avant de s'en détacher pour appartenir au 9e arrondissement lors de sa création, le .

Par sa topographie, par une localisation qui lui donne des atouts multiples, dans un espace qui s'est modifié dans le temps, Vaise a une histoire originale qui s'inscrit dans la longue durée et dont certains vestiges témoignent encore. L'amélioration des moyens de communication et des équipements, l'entrée dans l'ère technologique en font aujourd'hui un des secteurs attractifs de la métropole lyonnaise.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le site de Vaise a un relief contrasté et présente un morcellement topographique : plateaux à l'ouest et au Nord, La Duchère (259 m d'altitude) et Saint Rambert (230 m) terminés par des rebords marqués en forte pente et entaillés des vallées étroites des ruisseaux des Gorges ou de Rochecardon ; dépression centrale, "la cuvette de Vaise", peu élevée, inondable et riche en sources ; plaine alluviale de la vallée de la Saône, basse jusqu'au défilé de Pierre Scize[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Vaise a trois origines possibles[2] :

  • Vesia était le patronyme d'une famille romaine patricienne, propriétaire d'un domaine près de Champvert ;
  • la zone étant facilement inondable [N 1], elle aurait pris le surnom de Vase ;
  • le quartier (plus particulièrement la partie la plus humide, le long de la Saône en remontant vers Saint-Rambert) étant resté inoccupé pendant longtemps, il aurait pris le surnom de Vacua, signifiant « zone vide », et plus tard "plaine de Vacque"[3].

Limites de Vaise au cours du temps[modifier | modifier le code]

Le statut et le périmètre de Vaise ont changé au fil des temps. Sous l’Ancien Régime, les limites territoriales de cette entrée nord-ouest de la ville ont subi de nombreuses fluctuations. Le pourtour des anciennes paroisse et juridiction ont parfois fait l'objet de contestations avec les voisins. La commune, créée au moment de la Révolution, les fixe : la séparation s'établit au nord avec Saint-Rambert, devenue, elle aussi, commune indépendante, au niveau de l'actuelle rue Antonin Laborde ; au sud avec Lyon, la démarcation est moins rectiligne, démarrant au débouché du pont Maréchal Kœnig (ancien pont Serin) et se poursuivant vers la voie ferrée au sud de l’actuelle rue de la pépinière royale. De même, sont alors précisées les limites avec Écully, Saint-Cyr, Saint-Didier et Tassin[4].

Entre 1852, année de son rattachement à Lyon, et 1964, l'appartenance de Vaise au 5e arrondissement l'unit au centre historique de Lyon. Quand la commune de Saint-Rambert-l'Île-Barbe est annexée à la ville, la création d'un nouvel arrondissement et un rééquilibrage s'imposent : Vaise, partie septentrionale du 5e arrondissement s'en détache pour faire désormais partie du 9e arrondissement [N 2].

Celui-ci regroupe donc des territoires historiques différents et une division est établie aujourd'hui en quatre quartiers : Vaise-Industrie-Rochecardon, Saint-Rambert/L'Ile Barbe, La Duchère et Champvert-Gorge de Loup[N 3]. À Vaise même, on introduit parfois des distinctions : défilé de Pierre-Scize et pentes de l'Observance, Vaise-centre, Saint-Pierre, Pont-Mouton, quartier de la gare, quartier de l'industrie[N 4], etc. Les limites territoriales et administratives actuelles ne correspondent ni au faubourg initial, ni à l'ancienne paroisse, ni à la commune indépendante disparue en 1852. Cependant, le riche et lointain passé de Vaise lui forge une identité propre non encore disparue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et époque romaine : l'atout d'une position clé[modifier | modifier le code]

Collier du trésor de Vaise

Située sur un replat entre les Monts d'Or et les collines de l'Ouest lyonnais (voir Fourvière), juste à l'entrée d'un défilé en bord de la Saône, Vaise est habitée depuis l'époque préhistorique. Des découvertes, issues le plus souvent des fouilles d'archéologie préventive[5], l'attestent : silex taillés du Paléolithique ; vestiges (amphores et éléments de construction trouvés dans les bordures de la dépression et dans le quartier de l'Industrie en bord de la rivière) indiquant une occupation plus dense au début du Néolithique ; objets de l'âge du bronze, enfin, sur les sites de Gorge de Loup ou de la rue Mouillard.

Dans le vallon de Gorge de Loup entre la fin du VIe siècle av. J.-C. et le milieu du Ve siècle av. J.-C., l'implantation humaine est déjà développée : des amphores d'origine marseillaise, des céramiques grecques ont été trouvées. Vers 120 av. J.C, un port sur la Saône, avec peut-être un comptoir de marchands, existe déjà à Vaise avant donc la fondation de la colonie romaine de Lugdunum sur la colline de Fourvière en 43 av. J.C.

Avec la présence romaine, Vaise devient le faubourg de Lyon. La zone est en partie asséchée dans le cadre des travaux d'Agrippa et une activité artisanale s'y développe avec potiers, verriers, céramistes et orfèvres : les très belles pièces du trésor de Vaise, issues du site de la Grande rue de Vaise jusqu'à la ZAC de Charavay sont exposées au musée gallo-romain de Fourvière. Une activité agricole se développe également, une villa de grande dimension a été découverte à Gorge-de-Loup. Les romains tracent une voie militaire longeant la Saône. Pour ce faire, ils éliminent une partie du rocher barrant la vallée au niveau de Pierre Scize. Pour évacuer leurs légions, la voie se divise au niveau de l'actuelle place de Valmy en deux axes ; ce seront les futures routes royales reliant Lyon à Paris, l'une par la Bourgogne, l'autre par le Bourbonnais. Ils construisent également, pour amener l'eau à la colline de Fourvière, l'aqueduc des Monts d'Or qui contourne la dépression de Vaise du côté d'Écully et dont les piliers sont arrimés aux contreforts de la Duchère. Enfin des stèles funéraires et des sarcophages attestent l'importance sociale des personnages inhumés.

L'époque du déclin de l'Empire romain d'Occident et des invasions barbares « génère un grand silence dans les archives comme sur le terrain »[6]

Moyen Âge : des terres enviées et disputées[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, Vaise est une étape de la navigation fluviale sur la Saône et son port restera actif jusqu'au début du XXe siècle. Un autre atout est sa vocation de carrefour : c’est un lieu de passage obligé car y convergent les deux routes royales bordées de tilleuls venant de Paris, celle par le Morvan et la Bourgogne (aujourd'hui route nationale no 6) et celle par le Bourbonnais aujourd'hui (aujourd'hui route nationale no 7). On trouve les traces de ces grands axes au travers des rues du quartier : les rues de Bourgogne et du Bourbonnais qui aboutissent place Valmy, point de raccordement de ces anciennes routes.

Surtout, le bourg devient de plus en plus un avant poste de Lyon sur lequel l'Église s'implante. Les exemples sont nombreux : l'abbaye de l'Île Barbe, « l'île sauvage » où un premier monastère, attesté au Ve siècle, est restauré à la période carolingienne, abritant plus de cent moines et la bibliothèque de Charlemagne ; construction en 878 d'un sanctuaire dédié à Baudile de Nîmes avec monastère (transformé plus tard en château, dit château de Vaise), vite remplacé par un nouvel édifice, Saint-Pierre-aux-Liens, que l'archevêque de Lyon attribue à l'abbé d'Ainay avec un territoire important ; tradition de la fête des Merveilles à la Saint-Jean qui réunit tout le clergé de Lyon à Vaise avant qu'il ne rejoigne l'abbaye d'Ainay par une procession nautique accompagnée de jeux populaires et de rites païens (bœufs égorgés et poussés dans la Saône)[7].

La limite du bourg avec Lyon se concrétise au début du XIIIe siècle : l'archevêque et comte de Lyon[N 5], pour défendre l'entrée nord de sa ville, fait bâtir sur le promontoire rocheux qui dominait la voie romaine, une forteresse, le château de Pierre Scize ; au pied de cette place forte, la porte de la ville est placée sur l'étroit défilé de Pierre Scize[8]. À partir de 1312 et l'intégration de Lyon dans le royaume de France, c'est là que les souverains sont le plus souvent accueillis et les simples sujets contrôlés. Sur la Saône, des chaînes limitent le passage des embarcations. Louis XI s'appropriera la forteresse et en fera une prison d'État.

Vaise devient un faubourg qui se peuple lentement : quelques maisons forment une petite agglomération, mais les activités agricoles dominent encore et les demeures de campagne semblent rares. À peu près à la même époque, le château de la Duchère est construit par une famille du patriarcat lyonnais, les Varey. Malgré la limitation mise par le pouvoir royal en 1317 aux prétentions de l'archevêque de Lyon sur la juridiction de Vaise au profit de l'abbé d'Ainay, la ville de Lyon gagne peu à peu sur le territoire de Vaise : au milieu du XIVe siècle, la porte de Vaise est déplacée plus au nord ; désormais la porte de Bourgneuf la remplace et, dans l'espace ainsi approprié, des Lyonnais y construisent des résidences secondaires[9].

Renaissance et Temps modernes : des transformations importantes[modifier | modifier le code]

À la Renaissance, les transformations se multiplient. L'hôpital des Deux-Amants qui existait depuis le XIIe siècle est attribué en 1492 à l'Ordre des Cordeliers : Charles VIII et son épouse Anne de Bretagne y installent un couvent de Franciscains[10],[N 6]. Derrière ce sont les religieuses de Sainte Élisabeth qui ont une propriété où a été retrouvé en 1408 le tombeau romain dit « des Deux-Amants »[N 7]

Peu après, des fortifications sont construites en arrière de la forteresse de Pierre-Scize. À la fin du XVIe siècle, un nouveau déplacement de la porte de Vaise s'effectue jusqu'à la porte du Lion située au niveau du débouché de l'actuel pont Kœnig sur le quai Chauveau. Le bourg, autour de l'église Saint-Pierre et de l'actuelle place du Chapeau-Rouge, se développe. En bordure de Saône, mariniers et artisans s'installent peu à peu.

Villa Gorge de Loup, dite Villa Bini.

De grandes propriétés ou maisons de campagnes s'élèvent, souvent construites par de riches italiens venus en grand nombre à Lyon. Les plus réputées sont la villa de Gorge de Loup (actuellement rue Sergent Michel Berthet) avec fontaine et nymphée, qui appartenait probablement au banquier florentin Jean-François Bini ; et surtout la très célèbre Grande Claire, disparue aujourd'hui, villa florentine du marchand de draps d'or, d'argent et de soie, Clarissimo Cionacci. La famille Cionacci, propriétaire, dès 1545, d'une terre, d'un pré et d'une saulaie à Vaise, s'y installe avant 1581. Cette propriété possédait une très belle orangerie, une fontaine artificielle installée dans une grotte décorée de coquillages et des jardins[11]. C'est à la Grande Claire qu'Henri IV séjourne dès le 21 août 1595 avant son entrée solennelle dans la ville le 4 septembre. Elle s'étendait sur plusieurs hectares et recouvrait au moins l'espace entre la Saône (actuel quai Jayr), la route royale de Paris par la Bourgogne, la rue de la Corderie et la rue du Pont de la Gare (actuellement rue Masaryk). Les bâtiments sont encore visibles en 1869, dessinés par Paul Saint-Olive[12]. L'entrée de la grotte et la vasque qu'elle contenait ont été déplacés et réinstallés à Écully en 1880[13].

Au cours du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, Vaise garde sa vocation agricole, que la création en 1786 de la pépinière royale, à l'emplacement de l'actuelle ZAC Saint-Pierre, ne fait que renforcer[14]. Les grandes propriétés persistent, elles sont souvent entre les mains de familles du patriarcat lyonnais. Par exemple, les Béraud, Dubois, Gayot possèdent successivement la Claire et une tradition dit que ces derniers font redessiner les jardins Renaissance par André Le Nôtre[15]. La Duchère se développe sur une surface de 671 hectares, recouvrant toute la colline et ce sont les Riverieux de Varax qui s'y installent. La circulation sur la Saône s'intensifie malgré les crues hivernales et les basses eaux de l'été. Le trafic routier se développe également : sous l'impulsion de l'intendant de la généralité de Lyon, Jacques de Flesselles, à partir de 1781, les voiries sont améliorées, plus particulièrement les deux routes royales : celle par la Bourgogne est élargie et un nouveau tracé permet d'éviter la montée de Balmont ; celle par le Bourbonnais emprunte ce qui devient plus tard la rue Marietton. À leur point de départ, une place circulaire, baptisée place de la Pyramide (place Valmy depuis 1944) en référence à l'obélisque en pierre érigée au centre de la place en 1783[16] en l'honneur de Louis XVI. Parallèlement la population augmente, atteignant près de 1 800 habitants à la fin du XVIIIe siècle, l'église Saint-Pierre-aux-Liens est remplacée par une plus grande. Les activités commencent à se diversifier : auberges, blanchisseries, fours à chaux, manufacture d'indiennes et surtout la grande fonderie de canons. Le peuple de Vaise est majoritairement en situation précaire.

De la révolution à l'intégration à Lyon de 1852[modifier | modifier le code]

Le mouvement révolutionnaire est bien accueilli à Vaise : défilé en 1790 jusqu'à la place de la Pyramide où les gardes nationaux prêtent serment sur l'autel de la patrie, Te Deum à l'église Saint-Pierre aux Liens et, un peu plus tard, plantation d'un arbre de la Liberté. En septembre 1792, l'obélisque de la place Valmy est détruit. Lors du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale en juin 1793, Vaise ne bouge pas ; mais lors du siège de Lyon, d'août à octobre de la même année, le faubourg devient une zone tampon entre les deux camps. Les assiégeants installent leur camp de Limonest dans la plaine de Tronchon, non loin de la route de Paris à Lyon par la Bourgogne. Les assiégés commandés par le général Perrin de Précy élèvent une redoute près du château de la Duchère pour arrêter l'avance des troupes ennemies, mais elle est emportée dès le 19 septembre 1793 et ses canons sont retournés vers Vaise et la rive gauche de la Saône. Le 9 octobre, malgré une dernière tentative de sortie[N 8] par Vaise et de regroupement des troupes dans l'enclos de La Claire, les soldats de Précy ne peuvent empêcher l'entrée des soldats de la Convention dans Lyon. La répression montagnarde touche peu de Vaisois à l'exception des membres de la famille Riverieux de Varax. Dès le 18 octobre 1793, les bâtiments de l'Île-Barbe sont vendus comme biens nationaux mais une partie avait déjà été détruite. Un décret du 12 décembre 1793 ordonne la destruction du château de Pierre-Scize et les vieilles fortifications de Louis XII et la porte de Vaise sont supprimées. Les biens royaux comme la Pépinière, la fonderie, mais également le château de Vaise et celui de la Duchère[17], ainsi que les couvents des Cordeliers de l'Observance et de Sainte-Élizabeth-des-Deux-Amants sont eux aussi inscrits sur le catalogue des biens nationaux et vendus[18]. Le clos des Deux-Amants reste propriété de l'État qui y implante en 1796 l’école vétérinaire de Lyon qui avait besoin de nouveaux locaux[19].

Le pont Masaryk construit en 1827.

Durant la première moitié du XIXe siècle, deux communes coexistent : Vaise et, plus au nord, Saint-Rambert-l'Île-Barbe qui garde ses activités rurales et agrandit légèrement son territoire par l'annexion en 1826 de quelques hectares près de Saint-Didier-au-Mont-d'Or. On construit en 1827 le pont de l'Île Barbe et, en remplacement de l'ancienne abbaye, une nouvelle église entre 1841 et 1845. Les mutations sont beaucoup plus importantes pour Vaise qui devient un pôle de l'extension lyonnaise et de son industrialisation. Les équipements de transports se multiplient : le pont de Serin, disparu en 1789, est remplacé par un nouveau entre 1811 et 1815 (actuel pont Kœnig) ; la gare d'eau est aménagée en 1827 avec juste en aval, le pont de la Gare (actuelle Passerelle Masaryk) édifié en 1831, cette opération étant menée par une société capitaliste qui loue ou vend les terrains autour à des industriels. Un troisième pont, le pont Port-Mouton[N 9] complète, en 1847, les liaisons avec la rive gauche de la Saône. De plus, après la terrible crue de 1840 dont est victime une grande partie de Vaise - toutes les parties basses sont sous les eaux pendant plusieurs semaines : 2,80 m d'eau place Valmy pendant quatorze jours et 3,60 m d'eau au carrefour des rues de la Claire et de Saint-Cyr pendant vingt-six jours[20] - des projets de maîtrise du fleuve sont amorcés. Enfin, le choix du tracé de la ligne de chemin de fer de Paris à Lyon par la vallée de la Saône pris en 1845, fixe son aboutissement à Vaise.

Fort de Vaise

Dans ces mêmes années, la question de la sécurité territoriale de Vaise et donc de Lyon se pose. La disparition en 1793 de l'ancienne enceinte fortifiée avait facilité l'invasion autrichienne pendant la campagne de France en 1814. Un projet se développe pour restaurer la protection de la ville. Le fort de Vaise, accessible par une nouvelle voie, la montée de l'Observance, est construit entre 1834 et 1848[21]. Il abrite pendant longtemps une garnison de secours. De forme triangulaire, il comprend neuf bastions[21],[N 10]. Il couvre l'entrée de la ville et veille sur Vaise ; ses feux croisent ceux du fort Saint-Jean sur la rive gauche de la Saône. Plus au nord, le fort de la Duchère (ou de Balmont) est construit entre 1844 et 1851 afin de défendre Lyon au cas où l'ennemi arrivait à infiltrer Limonest par la route Paris-Lyon, et plus particulièrement par les routes royales de la Bourgogne et du Bourbonnais[22]. Cet ensemble défensif, avec le fort de Loyasse auquel le fort de Vaise est relié par un souterrain[21], perdra vite une partie de sa valeur à cause des progrès de l'armement[23],[21].

Le développement industriel de Vaise s’accélère : les activités traditionnelles s'enrichissent des dernières techniques. En 1831, on compte 406 métiers[24] et, en 1834, la révolte des canuts et sa terrible répression touche Vaise tragiquement. Si l'installation de métiers à tisser la soie est freinée par l'inondation de 1840, des activités nouvelles s'implantent, localisées dans le vieux centre et aux abords de la gare d'eau : fonderie, chantiers de construction navale pour les bateaux à vapeur, manufacture d'aiguilles et d'épingles (Neuss), etc. Ce développement prépare la grande décision du 24 mars 1852 : la commune de Vaise est rattachée à Lyon comme la Croix-Rousse et la Guillotière.

De 1852 à la fin du XIXe siècle : l'ère industrielle[modifier | modifier le code]

La gare d'eau de Vaise en 1902
Station des tramways de la place du Pont-Mouton
La place du Pont-Mouton, vers 1916

Aussitôt l'annexion décidée, on entreprend la construction de la gare de Vaise qui devient la gare terminus et origine des trains de Chalon-sur-Saône, puis de Paris, d'où son nom de Gare de Paris. Elle garde ce rôle de première gare de Lyon en liaison avec Paris très peu de temps : du 10 juillet 1854 jusqu'au 10 octobre 1856, date où le creusement puis la mise en service du tunnel ferroviaire de Saint-Irénée permet aux trains d'atteindre la gare de Perrache[N 11]. Malgré la concurrence de celle-ci, la gare de Vaise accueille vers 1900 encore 300 000 voyageurs par an et son trafic de marchandises atteint 355 000 tonnes[N 12]. De nouvelles rues sont alors ouvertes, ainsi la rue de Paris (actuellement rue Salengro) à l'emplacement de la diagonale qui traversait les jardins de la Claire[N 13]. Le ruisseau d'Écully est recouvert, il devient la rue du Ruisseau-d'Écully (actuellement rue de la Corderie). La grande œuvre de la seconde moitié du XIXe siècle est l'aménagement des quais entre le pont de Serin et la gare d'eau par étapes successives, le dernier tronçon (du pont Masaryk à la gare d'eau) étant décidé en 1882.

Le développement des transports en commun permet de relier le faubourg au centre de Lyon : omnibus et, à partir de 1862, bateaux-mouches sur la Saône . Mais la vocation de carrefour de Vaise est surtout renforcée par la mise en place d'un réseau de tramways. La Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (OTL) ouvre trois lignes à traction animale :

Ces lignes sont électrifiées en 1898-1899. La compagnie construit également un dépôt à proximité de la gare d'eau sur le quai Arloing. La Société anonyme du tramway d'Écully établit au tournant du siècle un réseau dont la tête est la place du Pont-Mouton :

Vaise voit en conséquence ses activités commerciales prospérer, particulièrement pour la gare d'eau et le marché aux bestiaux près duquel un nouvel et immense abattoir est construit, assurant l'approvisionnement en viande de la ville. Mais l'immense friche qu'était une partie de Vaise attire de plus en plus les industriels. Le long de la rue Saint-Pierre-de-Vaise et en arrière de la rue Marietton, des industries alimentaires ou métallurgiques succèdent aux anciennes tanneries qui disparaissent[32]. Sur certains des terrains de La Claire[N 14], devenu le quartier dit de la gare, la société Teste prend la succession de l'entreprise Neuss et développe la fabrication de tréfilerie et de câblerie. En 1897, devenue la société Teste et Moret, elle ouvre un département de construction automobile et sort une petite voiture baptisée La Mouche. Le modèle au châssis léger tubulaire est produit entre 1898 et 1902 et permet à la société de figurer parmi les participants à l’exposition universelle de 1900. On estime la production à environ 400 véhicules. Teste et Moret se maintient jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale avant d'être intégrée dans le groupe Tissmétal[33]. L'usine emploie 600 ouvriers et chaque mois elle transforme 300 tonnes d'acier. Autre exemple installé également sur des terrains de la Claire, l'entreprise Piguet. À la suite d'Alphonse Duvergier, inventeur d'une machine à vapeur et constructeur de machines-outils[N 15], son élève Piguet développe et diversifie l'activité au point d'employer 200 personnes, de faire de son établissement l'un des plus grands de France en la matière et d'être présent sur les marchés étrangers. La production des machines à vapeur se fait essentiellement à Rive-de-Gier et à Anzin, Vaise garde les travaux plus légers d'assemblage et d'usinage. À partir de 1879, les établissements Piguet construisent en particulier des locomotives. Cette entreprise est dotée d'un bureau de recherche et développement, elle adopte dans sa gestion des principes proches du fordisme : ses ouvriers sont mieux payés que la plupart, tous ont droit à une participation aux bénéfices réalisés, la redistribution annuelle totale est fixée à 15 % des bénéfices, elle leur est reversée directement[34].

Ces établissements côtoient des immeubles d'habitation qui peu à peu s'élèvent. Plus au nord, une véritable zone industrielle, le quartier de l'industrie, se développe entre Saône et voie ferrée, choisie par de grandes entreprises comme Rivoire et Carret (pâtes alimentaires), brasseries de la Méditerranée, Pinguely-Satre-et-Lyonnet (bateaux fluviaux et remorqueurs), Gillet (teintures et tannins) ou de moyennes, ainsi l'usine Falcot et fils, située rue des Vacques (actuellement fragment de la rue Joannès-Carret), qui fabrique des ponts à bascule, des instruments de pesage et des machines outils destinées à l'industrie textile[35].

La croissance de la population amène dès la fin du XIXe siècle la construction d'écoles d'abord rue d'Écully (devenue rue Tissot), puis rue du Chapeau-Rouge et quai Jayr. La nouvelle paroisse de l'Annonciation, créée dès 1860 par Mgr de Bonald, peut enfin avoir son église : la première pierre de l'église Notre-Dame-de-l'Annonciation est posée en 1891 et celle-ci est consacrée en 1899.

Les évolutions du XXe siècle et leurs conséquences : mutation des activités économiques et transformation du paysage urbain[modifier | modifier le code]

Comme annonciateur des changements qui vont bouleverser Vaise, le premier immeuble d'habitation en béton armé de Lyon, appelé « la maison moderne » ou « le premier gratte-ciel de Lyon »[36], est érigé en 1910 au no 2 de la rue de Saint-Cyr. Construit sur une étroite parcelle, issue du lotissement des jardins de la Claire, avec une façade sur le rond-point du Mont d'Or, l'immeuble Cateland, dessiné par l'architecte éponyme[N 16], a des dimensions alors peu habituelles avec ses sept étages et sa hauteur de 30 m[37]. Ses façades et toitures font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [36].

Un évènement politique marque également le début de ce siècle : à la veille de l'entrée en guerre, Vaise procède à une élection partielle et pour soutenir le candidat socialiste Marius Moutet, Jean Jaurès se déplace le 25 juillet 1914. Il saisit l'occasion pour dénoncer une fois de plus le danger de la guerre : «  jamais depuis quarante ans l'Europe n'a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes… ». Il est assassiné une semaine plus tard. La guerre ralentit l'activité des usines ou les oblige à fermer. Un atelier de munitions est cependant installé rue de la Pyramide.

Volant de machine à vapeur symbolisant l'activité de 1924 à 1987 de la société Rhodiacéta.

Après la Grande Guerre, Vaise est toujours l'un des faubourgs ouvriers et industriels de Lyon. Le centre de Vaise évolue peu. Les principaux changements concernent d'autres quartiers. Celui du marché à bestiaux où la fermeture des abattoirs, est décidée en 1924 quand ceux de Gerland deviennent opérationnels. Dans cet espace resté relativement vide et agreste et vers les rues Gorge-de-Loup et Joannès-Masset, s'installe, en 1927, un nouvel établissement, Rhodiacéta, créé par le groupe Gillet déjà implanté à Vaise, devenu Rhône-Poulenc, et se lançant dans la fabrication des textiles artificiels. L'activité de Rhodiacéta de Vaise prend un nouvel élan en 1970 quand on y implante la filature de la nouvelle fibre artificielle mise au point par la firme DuPont, le nylon, activité qui occupe près de 500 personnes[38]. En 1930, l'usine d'embouteillage Sté Guichard-Perrachon-Casino dite les Chais Beaucairois prend la place des établissements Falcot rue Johannès Carret.

Les quartiers de la gare et de l'Industrie subissent quant à eux des changements encore plus importants suite aux bombardements américains du 26 mai 1944. Leur population est durement touchée puisqu'on compte de nombreux morts civils [N 17]. Les tirs, qui visaient les installations ferroviaires, touchent en premier lieu la gare de Lyon-Vaise, l'église Notre-Dame-de-l'Annonciation[N 18], de nombreuses maisons, usines et ateliers autour et un grand nombre d'entreprises du quartier de l'Industrie dont beaucoup ne se relevèrent pas du bombardement[39].

Dans la seconde moitié du XXe siècle, la question de l'extension de l'habitat est à l'ordre du jour. Des logements sont construits en grand nombre et se localisent sur les hauteurs et les pentes. La cité de la Duchère avec ses immeubles en barre marque désormais le paysage urbain. En 1970, elle compte 30 000 habitants, dont parmi eux beaucoup de rapatriés d'Algérie. Mais l'activité industrielle de Vaise décline puis disparait. Des activités tertiaires et de haute technologie prennent le relais et de grands projets s'élaborent pour favoriser cette mutation.

Vaise est aujourd'hui relié au centre-ville par les voies des quais de Saône, par le tunnel routier sous la Croix-Rousse, par deux tunnels ferroviaires, et, depuis 1991, par la ligne D du métro. Deux pôles multimodaux sont créés :

La nouvelle architecture du quartier de l'industrie.

La Duchère est en 2002 l'objet d'un grand projet de ville. La démolition des "barres" commence en 2003, les nouveaux logements et les équipements publics commencent à être livrés en 2006. La zone d'aménagement concerté, dite ZAC Saint-Pierre, amorcée en 1987 est désormais bien desservie par le métro et les aménagements routiers et accueille de plus en plus d'immeubles de bureaux et d'équipements publics. La société Bayer Crop Science y a implanté son siège européen en 2002. Au Nord, le quartier de l'industrie, après la fermeture de la quasi-totalité de ses sites industriels, connait un nouveau souffle au milieu des années 90. Par exemple, à l'emplacement des usines Rivoire-et-Carret, le centre européen du textile et un organisme de prévoyance et de retraite se sont installés. Ils s'ajoutent à Infogrames (devenu Atari) et à la Cegid dont l'architecture des bâtiments rappellent, par leur forme et leur structure (navires et ancienne halle de fabrication de bateaux) les activités du passé[40]. Cette constitution d'un pôle numérique s'inscrit au sein de deux ZAC, dont la seconde a été lancée en mars 2012[41]. Depuis 2008, le cinéma Pathé est installé dans le chais beaucairois. On prévoit la création de grands espaces verts. Dans le centre de ce quartier, un grand projet consiste en la réalisation d'un axe structurant entre Saint Rambert et Gorge de Loup, l'axe dit des deux Joannès, qui reliera la rue Joannès Carret à l'avenue Joannès Masset, via la rue du 24 mars 1852[42]. Vaise voit tout son paysage urbain se métamorphoser en profondeur.

Principaux lieux publics et monuments[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chais Beaucairois 54 rue des Docks
26 rue Johannès-Carret
45° 47′ 15″ nord, 4° 48′ 43″ est « PA69000017 » Inscrit 2003
Chais Beaucairois
Couvent des Dames de Sainte-Élisabeth (actuel Conservatoire national supérieur musique et danse) 2 quai Chauveau 45° 46′ 09″ nord, 4° 48′ 45″ est « PA00117791 » Inscrit 1978
Couvent des Dames de Sainte-Élisabeth (actuel Conservatoire national supérieur musique et danse)
Immeuble Cateland, dit le « Gratte-ciel de Lyon » 2 rue de Saint-Cyr
24 quai Jaÿr
45° 46′ 39″ nord, 4° 48′ 27″ est « PA00118140 » Inscrit 1991
Immeuble Cateland, dit le « Gratte-ciel de Lyon »
Villa Gorge de Loup 55 rue Sergent-Michel-Berthet 45° 45′ 59″ nord, 4° 48′ 21″ est « PA00118110 » Inscrit 1989
Villa Gorge de Loup

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Bourg d'eau" est un des noms qui lui a été donné.
  2. La limite entre ces deux arrondissements est tracée le long de l’avenue Barthélémy-Buyer, de la rue Pierre-Audry, du cimetière de Loyasse et de la montée de la Sarra.
  3. C'est la division donnée sur site de la ville de Lyon pour le 9e arrondissement.
  4. D'abord localisé autour de la gare d'eau, il s'est étendu vers le nord le long du quai Paul Sedaillan jusqu'à la rue Joannès Carret et le boulevard périphérique nord donc sur l'ancienne commune de Saint-Rambert.
  5. Le titre de comte de Lyon appartient, après la mort de Guigues III de Forez en 1203, au chapitre de la primatiale Saint-Jean de Lyon, ses membres étant chanoines-comtes de Lyon.
  6. Ce couvent des Cordeliers de l'Observance est vendu à la Révolution, l'école nationale vétérinaire de Lyon s'y installe.
  7. Ce tombeau est détruit en 1707. Le domaine des religieuses correspond à la partie sud de l'actuel conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon.
  8. Un débat existe : Précy a-t-il voulu faire une sortie pour attaquer les troupes conventionnelles ou est-ce une tentative de fuite face à la défaite inéluctable ?
  9. Endommagé par les bombardements de mai 1944, il a été remplacé par le pont Clemenceau construit en 1952.
  10. L'armée en reste propriétaire jusqu'en 1927. Acquis par Serge et Jacques Renaud en 1970, il reste longtemps en mauvais état avant d'être restauré à partir de 1982. La sauvegarde de ce patrimoine est l'une des actions des frères Renaud et de la Fondation qui a été créée en 1994. Aujourd'hui, ce fort est un lieu de rencontres et d'expositions artistiques.
  11. D'une longueur de 2 109 mètres, il permet à la ligne de chemin de fer en provenance de Paris de passer sous la colline de Fourvière. La jonction est ainsi faite avec la ligne Lyon-Marseille. La compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon (P.L.) peut désormais s'appeler la compagnie Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (P.L.M.).
  12. Elle deviendra par la suite une simple annexe de Perrache, une gare surtout de marchandises équipée de nombreux garages.
  13. Le terrain est cédé gratuitement à la ville de Lyon par la propriétaire de La Claire.
  14. L'ensemble fut divisé en une cinquantaine de parcelles vendues progressivement entre 1852 et le début du XIXe siècle.
  15. À sa mort en 1879, 300 machines à vapeur sorties de son atelier de Vaise, ont été livrées en France et à l'étranger.
  16. Emmanuel Cateland (1876 - 1948) était le propriétaire du terrain et le promoteur de l'opération. Cet immeuble est la première œuvre de cet architecte.
  17. L'estimation d'environ 1 200 morts, parfois donnée, semble concerner l'ensemble de Lyon, le quartier de la gare de triage de Lyon-Mouche et l'avenue Berthelot où l'école de santé militaire, alors installée dans l'actuel Centre Berthelot, était le siège de la Gestapo, ont également été visés par l'aviation américaine.
  18. Elle sera remplacée par un nouvel édifice à l'architecture originale, œuvre de Paul Erasme Koch, construit entre 1953 et 1957.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 9e arrondissement, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2007, (ISBN 978-2-84147-140-9), p. 7-13.
  2. Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thevenon, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1504 p. (ISBN 978-2-915266-65-8), p. 1340
  3. Guetty Long, Sylvie Mayon-Feyeux, Vaise, l'étonnante Histoire d'un quartier lyonnais, Éditions Bellier, 2009, (ISBN 2-84631-234-6), p. 12- 13. Il y est noté que le professeur Louis-Paul Fisher retient également la racine commune avec Vaison-la-Romaine.
  4. Cela est fait par un arrêté du 15 décembre 1791 du Conseil général de Rhône-et-Loire.
  5. Ces découvertes ont été faites à l'occasion des chantiers des constructions de la ligne D du métro, de la station [[Gorge de Loup (métro de Lyon)|]] et du périphérique Nord mais aussi près de l'église Saint-Pierre, rue du Chapeau-Rouge et place Valmy.
  6. Guetty Long, Sylvie Mayon-Feyeux, ouvrage cité, p. 13.
  7. Guetty Long, Sylvie Mayon-Feyeux, ouvrage cité, p. 14.
  8. Vaise, « Veeze », en bord de Saône et au pied de Pierre Scize, entrée nord de la ville de Lyon
  9. Guetty Long, Sylvie Mayon-Feyeux, ouvrage cité, p. 18.
  10. Théodore Godefroy, Histoire du chevalier Bayard, ... et de plusieurs choses memorables advenues en France, Italie, Espagne et Pays-Bas (1489-1524), Paris, A. Pacard, , 488 p., p. 16-17: "(...) et après marchèrent jusques au logis du roy, qui desja estoit prest pour aller à la messe en un couvent de cordeliers qu'il avoit faict construire à la resqueste d'un devot religieux appellé frère Jean Bourgeois, au bout d'un faulbourg de Lyon appellé Veize, et y avoit ledict seigneur beaucoup donné du sien, aussi avoit faict sa bonne et loyale espouse Anne duchesse de Bretagne."
  11. Voir en particulier, Mathieu Méras, La villa, la fontaine et les jardins de la Grande Claire, dans Écully et sa région, Union des Sociétés historiques du Rhône, XI, pp. 24-30. Du même auteur, Le Faubourg de Vaise au temps de la renaissance, Bulletin Municipal de Lyon, 7 juin 1998.
  12. Estampe no 8018 p. 134, no 257, BML. La parcelle où ils se trouvaient est vendue par les derniers propriétaires de la Claire en 1903 à l'un des entrepreneurs déjà installé sur plusieurs autres parcelles : Piguet (le nom de Teste, parfois donné, est une erreur). Voir l'image
  13. Se reporter à la liste des monuments historiques du Rhône, Écully, édicule Renaissance.
  14. J. Pelletier, ouvrage cité, p. 22.
  15. Un plan des Jardins de la Claire, dessinés par Le Nôtre à son retour d'Italie est reproduit par Antoine Séon dans La Revue du Lyonnais, 3e série tome X, 1870. Il illustre l'article écrit par Paul Saint-Olive sur La Grande Claire, pp. 361-390.
  16. Maurice Vanario, Rues de lyon à travers les siècles, ELAH, Lyon, 2002, p. 240.
  17. Château de la Duchère
  18. Voir Brefs de vente de bien national, AD Rhône, cote Q322, 323 et 330
  19. J. Pelletier, ouvrage cité, p. 28
  20. Jean Pelletier, ouvrage cité, p. 12.
  21. a, b, c et d François Dallemagne, Les défenses de Lyon : Enceintes et fortifications, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2006, pp. 114-117
  22. Ibid., p. 94
  23. Guetty Long, Sylvie Marion-Feyeux, ouvrage cité, p. 60.
  24. Guetty Long, Sylvie Mayon-Feyeux, ouvrage cité, p. 48.
  25. « Ligne 5 (Bellecour – Pont d’Écully) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  26. « Ligne 6 (Terreaux – Gare de Vaise) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  27. « Ligne 9 (Bellecour – Gare de Vaise) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  28. « Ligne 19 (Pont Mouton – Pont d'Écully) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  29. « Ligne 20 (Pont Mouton – Saint-Cyr-au-Mont-d’Or) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  30. « Ligne 21 (Pont Mouton – Champagne-au-Mont-d’Or) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  31. « Ligne 22 (Pont Mouton – Saint-Didier-au-Mont-d’Or) », Ferro-Lyon, (consulté le 26 octobre 2011)
  32. Jean Pelletier, ouvrage cité, p. 51.
  33. Tréfilerie Teste et usine de construction automobile Teste et Moret actuellement Tissmétal et École du Service Social du Sud-Est, notice des dossiers électroniques de l'inventaire général du patrimoine culturel de Rhône-Alpes
  34. D'après Turgan, Les grandes usines de France, tableau de l'industrie française au XIXe siècle, Librairie des dictionnaires, 1885, tome 17, ch 12.
  35. Voir historique et photographies.
  36. a et b « Immeuble Cateland », notice no PA00118140, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Voir photographie
  38. J. Pelletier, ouvrage cité, p. 59-60.
  39. Photographie de l'église de l'Annonciation en septembre 1944.
  40. Les réalisations récentes du quartier de l'Industrie
  41. Lyon Vaise: l’Industrie, ou la reconquête de l’ouest, lyonpoleimmo.com le 30 mars 2012, consulté le 10 juin 2012.
  42. Les « deux Joannès », grand projet structurant de Lyon Vaise, lyonpoleimmo.com le 5 juin 2012, consulté le 10 juin 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Guillemain, Histoire de la commune de Vaise : faubourg de Lyon, 1815-1852, t. 2, Lyon, Éditions de la Guillotière, coll. « Albums du crocodile », , 54 p. (OCLC 799307252)
  • Jean Pelletier, Lyon : le 9e, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, coll. « Connaître son arrondissement », , 96 p. (ISBN 978-2-84147-140-9)
  • Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2-84147-126-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]