Bruno Bonnell

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Bruno Bonnell
Description de cette image, également commentée ci-après
A l'Assemblée, juin 2017
Naissance (59 ans)
Alger, Département d'Alger, Algérie
Nationalité Drapeau de la France Française
Diplôme
Profession
Cofondateur d'Infogrames
ex-PDG de Atari
Cofondateur d'Infonie
Cofondateur de Game One TV
Fondateur de Robopolis
Président-fondateur d'Awabot
Partenaire du fonds d'investissement Robolution Capital
Activité principale

Multi-entrepreneur spécialisé dans l’industrie du numérique

Député LREM de la 6ème circonscription du Rhône
Distinctions
1995 : élu « Entrepreneur de l’année » par Le Nouvel Économiste
1997 : Chevalier de l’Ordre National du Mérite
2015 : Capitaine de réserve de l'Armée de l'Air[réf. nécessaire]

Bruno Bonnell, né le à Alger, est un entrepreneur et homme politique français.

Cofondateur de la société Infogrames et ex-président des sociétés Infogrames puis Atari, il est depuis 2007 à la tête de Robopolis, société spécialisée dans la robotique personnelle. Spécialisé dans le domaine des technologies numériques, il a fondé deux sociétés spécialisées dans la robotique de service et un fonds d'investissement entièrement dédié à la robotique, Robolution Capital. Il est également président du conseil d'administration d'EMLYON Business School.

En 2015, il incarne le rôle du « patron » dans l’émission de téléréalité The Apprentice: qui décrochera le job ? diffusée sur M6.

Proche de Gérard Collomb de longue date, il est élu député en 2017, dans la sixième circonscription du Rhône, sous l'étiquette de La République en marche !

Formations et débuts de carrière[modifier | modifier le code]

Né en 1958 à Alger[1], Bruno Bonnell y vit jusqu'à l'âge de huit ans lorsque sa famille d’origine catalane s'installe à Lyon. Il obtient son baccalauréat à l'âge de seize ans et entame des études de mathématiques supérieures quelque temps au lycée La Martinière Monplaisir[2] avant de poursuivre une formation d'ingénieur chimiste à l'ESCIL (promotion 1981) devenue l'ESCPE Lyon en 1994. Il se tourne alors vers l'économie et devient titulaire d'une maîtrise d'économie appliquée à l'université Paris-Dauphine en 1982. Après son service militaire, il travaille dans une entreprise grenobloise Assistance Industrielle Dauphinoise[1] spécialisée dans les machines spéciales (irradiateurs et capteurs) pendant six mois. En 1983, il entre chez Thomson en tant qu'ingénieur d'affaires chargé du lancement et de la commercialisation dans l'Est, le Sud-Est et le Nord de la France du premier ordinateur du groupe, le TO7. Parallèlement il écrit en compagnie de son ami Christophe Sapet un livre Pratique de l’ordinateur familial[3] qui leur permet de constituer un capital de départ pour créer une société d'édition de logiciels.

Entrepreneuriat dans l’industrie du numérique[modifier | modifier le code]

De 1983 à 2000 : l’industrie vidéoludique[modifier | modifier le code]

Ainsi il crée avec Christophe Sapet la société Infogrames, l'une des premières sociétés d’édition de logiciels de loisirs, en juin 1983[4]. Thomas Schmider les rejoint en 1984. Infogrames sera cotée dès 1993[5] au second marché de la Bourse de Paris. Entre 1984 et 1999, la société rachète de nombreuses entreprises du secteur : CobraSoft[6], ERE Informatique, Philips Média Interactive, Accolade Inc, Gremlin Software, GT Interactive, devenant ainsi un des plus gros acteurs du secteur des jeux vidéo présent sur trois continents. En 2000 il rachète Hasbro Interactive[4] propriétaire de la marque Atari. Fin 2006, la cotation du titre Infogrames est suspendue quelques jours en raison d’une perte de valeur de 65 % par rapport au début d’année[1]. Le , le conseil d'administration d'Infogrames décide du départ de Bruno Bonnell en tant que PDG[7]. Patrick Leleu le remplace à ce poste pendant huit mois, avant de céder sa place à l'américain David Gardner. En 2008, la société est condamnée à verser 40 000 euros à l'Autorité des marchés financiers pour avoir « artificiellement fait varier le cours de son titre en achetant et revendant des paquets d’actions » entre 2002 et 2003, quand elle était sous la gestion de Bruno Bonnell[8].

De 1995 à 1997 : Internet[modifier | modifier le code]

Avec la même équipe, il crée en 1995, l'un des premiers fournisseurs d'accès Internet, Infonie[4], qui est la première introduction en bourse du nouveau marché.

De 2007 à nos jours : la robotique[modifier | modifier le code]

En 2007, il rachète la société Robopolis[9], spécialisée dans la distribution de robotique de service et localisée à Villeurbanne. Il serait propriétaire depuis 2007 de deux sociétés situées dans des paradis fiscaux[10]. En 2011, il fonde AWAbot[11], entreprise spécialisée dans les robots de téléprésence. En 2013, il crée le premier fonds d’investissement européen dédié à la robotique de service, Robolution Capital[12].

Divorcé en 2011, le jugement de divorce conclut que Bruno Bonnell a « entièrement restructuré son patrimoine, y compris en utilisant judicieusement un endettement qui pourrait être qualifié de colossal, afin d'éluder l'impôt de solidarité sur la fortune d'abord et l'impôt sur le revenu », malgré un passif de plus de vingt millions d'euros de salaire[8].

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en janvier 2017[13].

Relations avec les médias[modifier | modifier le code]

Bruno Bonnell est le créateur de la première chaîne de télévision consacrée aux jeux vidéo et aux arts numériques, Game One TV[4], lancée en 1998 en partenariat avec le groupe Canal+.

L’entrepreneur a également été choisi pour incarner « le patron » de l’émission The Apprentice : Qui décrochera le job ?[14], produite par Endemol et diffusée à la rentrée 2015 sur M6. C'est notamment Donald Trump ou Alan Sugar qui tiennent ce rôle dans les versions américaine et britannique. L'émission a été déprogrammée par M6 après seulement deux[15] épisodes aux audiences catastrophiques. Nicolas Copperman (le président d'Endemol), invité par l'Association des Journalistes Média, parlait d'un « rejet du concept » et admettait un échec[16]

En février 2018, lors de la diffusion controversée des propos tenus par Laurent Wauquiez à l'EM Lyon Business School, dont Bruno Bonnell est le président, il déclare qu'il « regrette profondément qu'un engagement de faire un cours apolitique et inspirant soit devenu une tribune politique et désespérante »[17].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Bruno Bonnell
Fonctions
Député de la 6e circonscription du Rhône
En fonction depuis le
(1 an et 3 mois)
Élection 17 juin 2017
Législature XVe législature
Prédécesseur Pascale Crozon
Biographie
Parti politique La République en marche !

Avant de rejoindre En marche !, Bruno Bonnell indique avoir toujours voté à gauche[18],[19]. Il est proche de Gérard Collomb de longue date[20].

Missions gouvernementales sous la présidence de François Hollande[modifier | modifier le code]

En 2012, Nicole Bricq, ministre du Commerce Extérieur dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le nomme en tant que fédérateur à l’export de la famille de produits « Mieux communiquer »[21]. Sa mission consiste alors à coordonner les opérations commerciales internationales englobant différentes sociétés françaises des filières du numérique, de l’image et des télécommunications. Il a été reconduit dans cette fonction par les ministres successifs Fleur Pellerin et Matthias Fekl.

Un an plus tard, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à qui il a été présenté par Gérard Collomb[20], puis Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, le chargent de l’élaboration et de la mise en place du plan « France Robot Initiative »[22], visant à définir la robotique comme un secteur de développement économique stratégique pour la France et faisant partie des 34 plans pour la Nouvelle France Industrielle

Fin 2016, il prend position publiquement pour Emmanuel Macron à l'élection présidentielle[23], le seul qui soit « libéral, protecteur et progressiste », estime-t-il, et devient le référent de son mouvement En marche ! dans le Rhône. 

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Poussé par Gérard Collomb[20], il se porte candidat dans la 6e circonscription du Rhône pour le parti La République en marche, où il est notamment opposé au candidat de La France insoumise Laurent Legendre et à la candidate du PS et ancienne ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem[24]. Il l'emporte très largement à l'issue du second tour[25].

Au bout de six mois, il est le 3e député le moins actif selon le classement établi par Capital[26]. Le Monde relève en mars 2018 que « pendant des mois, il n'a pas ouvert la bouche, ni en commission, ni dans l'hémicycle » ; il a alors rédigé une seule question écrite, aucun amendement, et n'a été cosignataire que de 6 propositions de loi ou résolutions. Bruno Bonnell justifie cette attitude par la volonté de ne pas offrir « un temps d'expression équivalent à l'opposition »[27]. Se qualifiant d'« élu de la nation », il revendique le fait de ne pas se mobiliser dans sa circonscription, considérant qu'« il faut sevrer la population des vieilles pratiques »[27].

Il qualifie de « connerie » la volonté du gouvernement de limiter la vitesse à 80 km/h[27].

En février 2018, l'un de ses collaborateurs parlementaires le quitte, assurant avoir travaillé pendant plusieurs mois sans contrat de travail ni salaire[28],[29].

En septembre 2018, après l'élection de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale, il se porte candidat pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[30] avant de se retirer et de soutenir Gilles Le Gendre[31].

Le 15 septembre 2018, il vote contre le projet d'interdiction du glyphosate[32].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Publications (en français)[modifier | modifier le code]

  • Pratique de l’ordinateur familial, Éditions Radio, co-écrit avec Christophe Sapet, 1983
  • Viva la Robolution ! : Une nouvelle étape pour l’humanité, Paris, Éditions JC Lattes, coll. « Essais et documents », , 297 p. (ISBN 9782709635370)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Hassen Haddouche, « Bruno Bonnell : le marchand de rêves », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 29 juillet 2015)
  2. « La Martinière accueille un élève robotisé - Lyon Info », sur www.lyon-info.fr (consulté le 19 avril 2018)
  3. « Bruno Bonnell : le patron qui ne se rend pas », sur lemonde.fr, (consulté le 27 juillet 2015)
  4. a, b, c, d, e et f « Bruno Bonnell : Tout savoir sur Bruno Bonnell, Co-fondateur d'Infogrames Entertainment et président-directeur-général de Robopolis », sur www.lsa-conso.fr (consulté le 29 juillet 2015)
  5. « La Financière Dassault entre au capital d'Infogrames Entertainment », sur lesechos.fr (consulté le 29 juillet 2015)
  6. « Infogrames (06-1983 - 05-2003) - Organisation - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 29 juillet 2015)
  7. « Bonnell quitte Infogrames » (consulté le 29 juillet 2015)
  8. a et b « Bruno Bonnell, candidat d'En marche ! dans le Rhône, accusé d'optimisation fiscale par Mediapart », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  9. Prisma Media, « Bruno Bonnell, Pdg de Robopolis : le retour gagnant de l’ami des robots », sur Capital.fr (consulté le 29 juillet 2015)
  10. « Paradis fiscal : pas une mais deux sociétés de Bruno Bonnell au Delaware », Mediacités,‎ (lire en ligne)
  11. « Les robots de téléprésence : stars d'Innorobo 2014 ? - H+ Magazine » (consulté le 29 juillet 2015)
  12. « Bruno Bonnell dégaine - enfin - son fonds robotique de service » (consulté le 29 juillet 2015)
  13. « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », legifrance.gouv.fr, (consulté le 2 janvier 2017)
  14. « Bruno Bonnell, figure de The Apprentice, télé-réalité de M6 » [archive du ] (consulté le 11 août 2015).
  15. « The Apprentice: "On s'est planté sur le concept" », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « The Apprentice: "On s'est planté sur le concept" » (consulté le 24 septembre 2015).
  17. « L'EM Lyon ne mènera pas d'enquête interne après l'enregistrement de Laurent Wauquiez à son insu », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  18. Vanessa Schneider, « Bruno Bonnell, l’indompté de la macronie », sur lemonde.fr, (consulté le 2 avril 2018).
  19. Catherine Lagrange, « Législatives : Bruno Bonnell en marche contre Najat Vallaud-Belkacem », sur lepoint.fr, (consulté le 2 avril 2018).
  20. a, b et c « Deux candidats élevés en politique par Gérard Collomb », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 2 avril 2018).
  21. « Filières porteuses à l’export : Bruno Bonnell fédère d’abord la famille « robotique » » (consulté le 11 août 2015)
  22. « La robotique, « un marché mondial très prometteur » », sur lemonde.fr,
  23. Loïc Besson, « Bruno Bonnell invité de Face à Face », TLM.tv,‎ (lire en ligne)
  24. Catherine Lagrande, « Législatives : Bruno Bonnell en marche contre Najat Vallaud-Belkacem », lepoint.fr, 11 mai 2017.
  25. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  26. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le 22 décembre 2017).
  27. a, b et c « "Ce qui se dit en circo, j'en ai rien à foutre" : Bruno Bonnell, le député LREM très "nouveau monde" », sur marianne.net, (consulté le 1er avril 2018).
  28. « L'entrepreneur et député LREM Bruno Bonnell aurait fait travailler gratuitement un assistant », RT en Français,‎ (lire en ligne)
  29. Antton Rouget, « «Sans contrat ni salaire», un assistant du député Bonnell claque la porte », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  30. « Présidence des députés LREM : 10 candidats sont en lice pour remplacer Ferrand », sur leparisien.fr, (consulté le 13 septembre 2018).
  31. « Présidence du groupe LaREM à l'Assemblée : Attal et Bonnell jettent l'éponge », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  32. « Quel député a voté pour ou contre l'interdiction du glyphosate ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  33. « M. Bruno BONNELL, Administrateur de APRIL sur DIRIGEANT.COM », sur dirigeant.societe.com (consulté le 29 juillet 2015)
  34. « Bruno Bonnell prend la présidence du Conseil d'Administration d'EM Lyon », sur lyon-entreprises.com,
  35. http://www.em-lyon.com/fr/emlyon-enseignement-entrepreneuriat/business-school/actualites-grande-ecole-management/Manuel/Bruno-Bonnell-elu-President-du-Conseil-d-Administration-d-EMLYON-Business-School « Copie archivée » (version du 6 août 2018 sur l'Internet Archive)
  36. « Bruno Bonnell, la tête dans les robots » (consulté le 29 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]