Francisque Collomb

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 Ne doit pas être confondu avec Gérard Collomb, maire de Lyon depuis 2001.
Francisque Collomb
Image illustrative de l'article Francisque Collomb
Fonctions
Maire de Lyon

(13 ans)
Prédécesseur Louis Pradel
Successeur Michel Noir
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Rambert-en-Bugey
Date de décès (à 98 ans)

Francisque Collomb, né à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain) le et mort le , est un homme politique français, de centre-droit, qui a été maire de Lyon de 1976 à 1989.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francisque Collomb est né à Saint-Rambert-en-Bugey, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Lyon, dernier d'une famille nombreuse et pauvre[1],[2], et connait bientôt Charles Béraudier. Dans les années 1920, il suit ses études dans le collège Lamartine à Belley[1]. À 17 ans, il part pour Lyon où il va exercer divers petits boulots. Il rachète une petite entreprise, Chimicolor[1],[2].

En 1963 il devient vice président de la Foire de Lyon, puis président en 1970.

En 1976, il est vice-président de l'Association des maires des grandes villes de France

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 1959, il est élu conseiller puis devient en 1965 adjoint au maire du 6e arrondissement de Lyon[1],[2]. En 1968, il est élu sénateur et siège à la Communauté urbaine de Lyon qui vient d'être créée[1],[2]. En 1971, il est nommé adjoint aux affaires économiques à la mairie de Lyon. En 1976, à la suite du décès de Louis Pradel, il est élu maire de Lyon par le conseil municipal. La même année il devient président du Grand Lyon, la communauté urbaine de Lyon. Il gagne les élections municipales en 1977 et va rester maire de Lyon pendant treize ans. On lui doit pendant cette période à la tête de la ville : la construction du pont Winston Churchill, de la gare de Lyon-Part-Dieu, le développement du métro, le lancement d'Eurexpo, de la cité internationale et du palais des Congrès, l'installation dans la ville du siège d'Interpol et du service achat de la SNCF, ainsi que le lancement de la construction de la grande mosquée de Lyon[1],[2].

En 1979, il devient député européen mais ne se représente pas en 1984. En 1983, il se rallie aux Comités d'action républicaine (CAR) de Bruno Mégret. Il est battu aux élections municipales françaises de 1989 par Michel Noir. Celui-ci le fait néanmoins nommer maire honoraire[1]. En 1995, après trois mandats consécutifs depuis 1968, il ne se représente pas aux élections sénatoriales[3].

Il est mort en 2009, à l'âge de 98 ans

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Francisque Collomb est décédé », sur leprogres.fr, .
  2. a, b, c, d et e « L'ancien maire de Lyon Francisque Collomb est mort », sur Lyon Capitale, .
  3. Biographie de Francisque Collomb, Senat.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Butin, Francisque Collomb: Une echarpe de maire, éd. Horvath, 1988 (ISBN 978-2717106039)

Liens externes[modifier | modifier le code]