Jean Lacroix (philosophe)

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Jean Lacroix
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Plaque Ici a vécu le phliosophe Jean Lacroix - 125 rue Garibaldi à Lyon.jpg
Plaque au 125 rue Garibaldi à Lyon.

Jean Lacroix, né le à Lyon (Rhône) et mort le dans la même ville[1], est un philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean Lacroix est issu de la bourgeoisie catholique lyonnaise[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Il est étudiant en droit et en lettres aux Facultés catholiques de Lyon puis en philosophie à Grenoble où il est l'élève de Jacques Chevalier et à la Sorbonne où il est l'élève de Léon Brunschvicg[2].

il passe sous la direction de Jacques Chevalier son mémoire de diplôme d'études supérieures sur la conception chrétienne de l'autorité en 1920 puis participe au « groupe de travail en commun » de celui-ci, avec Jean Guitton comme secrétaire[3].

En 1927, il est agrégé de philosophie et licencié en droit[4].

Carrière d'enseignant[modifier | modifier le code]

À partir de 1927, Jean Lacroix commence sa carrière de professeur de philosophie à Chalon-sur-Saône, puis enseigne à Lons-le-Saunier, Bourg-en-Bresse et Dijon avant d'être nommé en 1937 au lycée du Parc à Lyon où il occupera la chaire de première supérieure jusqu'en 1968[4].

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

En 1932, il fonde avec Emmanuel Mounier la revue Esprit. De 1945 à 1980, il est chroniqueur philosophique au journal Le Monde[4].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

À partir de 1977, il est membre correspondant de l'Institut[4]. À Lyon, en étroite collaboration avec ses amis jésuites, universitaires et autres, il participe à la vie culturelle et anime avec chaleur et humour pendant plus de trente ans, le plus vivant des groupes Esprit de province.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Auteur de vingt ouvrages brefs et denses, de nombreux articles et conférences, notamment en Pologne, il entretient un dialogue constant avec ses amis et philosophes - Francis Jeanson, Louis Althusser, les universitaires, ses anciens élèves, à la Société européenne de culture - et avec les intellectuels communistes qui éprouvent sa patience.

Ami proche et collaborateur de François Perroux, lié à Hubert Beuve-Méry et au père Dabosville, aumônier de la paroisse universitaire, il fait le lien entre Emmanuel Mounier et les catholiques sociaux.

Il allie la pleine adhésion à l'Église catholique et au culte de la liberté de l'esprit qui l'amène à dénoncer cléricalismes et conformismes. Poursuivant l'élan révolutionnaire des années 1930 et soucieux de comprendre « l'homme marxiste » pour relever son défi, il est un des artisans de l'évolution à gauche du monde catholique.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 2016, une plaque à sa mémoire est installée sur la façade de l'immeuble situé au numéro 125 de la rue Garibaldi à Lyon, où il vécut de 1937 à 1954[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Timidité et adolescence, Aubier, 1936, 173 p.
  • Itinéraire spirituel, Bloud & Gay (La Nouvelle Journée, 35), 1937, 158 p.
  • Mystique et politique, dans l'ouvrage collectif Options sur demain, Bloud & Gay (La Nouvelle Journée, 6), 1939, p. 63-92.
  • L'adolescence scolaire, éditions de l'École nationale des cadres d'Uriage, 1941, 45 p.
  • Personne et amour, Lyon, éditions du Livre français (Construire), 1942, 128 p. ; nouvelle édition augmentée, Seuil, 1955, 146 p.
  • Vocation personnelle et tradition nationale, Bloud & Gay (La Nouvelle Journée, 10), 1942, 192 p.
  • Le sens du dialogue, Neuchâtel, La Baconnière, 1944, 149 p. ; 2 édition, 153 p.
  • Socialisme ?, éditions du Livre français, 1945, 96 p.
  • Force et faiblesse de la famille, Seuil, 1948, 156 p. ; 4e édition, 1957, 190 p.
  • Marxisme, existentialisme, personnalisme. Présence de l'éternité dans le temps, PUF, 1949, 124 p. ; 7e édition, 1971.
  • Les sentiments et la vie morale, PUF (Initiation philosophique), 1953, 94 p. ; 7e édition, 1968, 108 p.
  • La sociologie d'Auguste Comte, PUF (Initiation philosophique), 1956, 114 p. ; 3e édition, 1967.
  • Le sens de l'athéisme moderne, Casterman (L'actualité religieuse, 8), 1958, 125 p. ; 6e édition augmentée, 1970, 166 p.
  • Histoire et mystère, Casterman (L'actualité religieuse, 18), 1962, 134 p.
  • Maurice Blondel. Sa vie, son œuvre, avec un exposé de sa philosophie, PUF (Philosophes), 1963, 139 p.
  • L'échec, PUF (Initiation philosophique, 69), 1964, 116 p.
  • Crise de la démocratie, crise de la civilisation. Lyon, Chronique sociale de France, 1965, 131 p.
  • Kant et le kantisme, PUF (Que sais-je ?), 1966, 127 p. ; 6e édition mise à jour, 1981.
  • Panorama de la philosophie française contemporaine, PUF, 1966, 248 p. ; 2e édition augmentée, 1968, VIII-287 p.
  • Spinoza et le problème du salut, PUF (Initiation philosophique, 91), 1970, 127 p.
  • La crise intellectuelle du catholicisme français, Fayard (Points chauds), 1970, 57 p.
  • Le personnalisme comme anti-idéologie, PUF (SUP, Le philosophe), 1972, 163 p.
  • Le désir et les désirs, PUF (SUP, Le philosophe), 1975, 181 p.
  • Philosophie de la culpabilité, PUF (Philosophie d'aujourd'hui), 1977, 175 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean LACROIX | Antenne sociale de Lyon », sur www.antennesocialelyon.org (consulté le 28 mars 2017)
  2. a et b « Portrait de Jean Lacroix », sur Esprit (consulté le 28 mars 2017)
  3. Jean-Dominique Durand et Bernard Comte, Cent ans de catholicisme social à Lyon et en Rhône-Alpes : la postérité de Rerum novarum, Éditions de l'Atelier, , 566 p. (lire en ligne), p. 497
  4. a b c et d « Cinquante heures », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. Justin Boche, « Lyon 3e : une plaque en l’honneur de Jean Lacroix dévoilée ce lundi », Lyon Capitale, 20 juin 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]