Afro-Américains

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Afro-Américains
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Afro-Américains au carnaval de La Nouvelle-Orléans.

Populations significatives par région
Sud 23 105 082 (2010)[1]
Midwest 7 594 486 (2010)[1]
Nord-Est 7 187 488 (2010)[1]
Ouest 4 133 687 (2010)[1]
Population totale 42 020 743 (dont 3 091 424 de métis afro-américains) (2010)[1]
Autres
Régions d’origine Afrique de l'Ouest et Afrique centrale
Langues Anglais (minorités avec l'espagnol et le français)
Religions Protestantisme (71 %)
Catholicisme (5 %)
Islam (2 %)[2]
Ethnies liées Divers peuples d'Afrique noire (principalement d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale)

Les Afro-Américains[note 1] ou Noirs américains sont les citoyens des États-Unis ayant des ancêtres originaires d'Afrique noire. La grande majorité des Afro-Américains est descendante des esclaves déportés entre le début du XVIIe et le début du XIXe siècle.

Longtemps victimes de l'esclavage, de la ségrégation raciale et de la discrimination (en), la reconstruction après la guerre de Sécession, la déségrégation et le Mouvement des droits civiques constituent autant d'étapes vers la reconnaissance des droits des Afro-Américains. L’accession de Barack Obama à la tête des États-Unis en 2009 constitue bien d’un certain point de vue la fin de ce long cheminement mais n'empêche pas que les classes sociales afro-Américaines les plus démunies soient toujours confrontées au racisme et à la discrimination, notamment par certains membres des forces de police américaine.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Bien que l'usage du terme « Afro-Américains » (en anglais : African American ou African-American) remonte à 1782[3], il n'est néanmoins popularisée par Malcolm X que dans les années 1960, avant de devenir une expression commune à la fin des années 1980. Son but était de définir les Américains de couleur de peau noire par une origine, comme le sont les citoyens qui ont une origine italienne ou irlandaise, et non plus uniquement par leur couleur. Cette catégorie est utilisée par le bureau du recensement des États-Unis aux côtés du terme « Black » (en français : « Noir »)[4] pour élaborer les formulaires officiels destinés à préparer des statistiques ou à accompagner des politiques de discrimination positive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Afro-Américains.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Benjamin Banneker (1731-1806), astronome et éditeur américain, fils d'esclave

Les premiers esclaves africains débarquent au début du XVIIe siècle dans les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord. Dès cette époque, on peut observer des métissages avec les Blancs. Pendant la guerre d'indépendance américaine, des soldats noirs, qu'ils soient esclaves ou libres, ont participé au conflit dans les deux camps, loyalistes et insurgés. On estime que 5 000 Africains ont combattu aux côtés des Américains[5] et plusieurs d'entre eux furent affranchis[6]. En 1779, environ 10 000 Noirs ont rejoint les rangs de l’armée britannique[7].

La Révolution américaine plaça au cœur des débats politiques la place et le statut des Noirs dans la société. Les Noirs ont obtenu une émancipation relative dans les états du centre (Philadelphie) et en Nouvelle-Angleterre[7]. L'esclavage est aboli en 1777 dans le Vermont[8],[9], en 1780 en Pennsylvanie[9],[10], en 1783 dans le Massachusetts[11].

Le Congrès continental discuta intensément de l'esclavage. Thomas Jefferson, dans la Déclaration d'indépendance américaine, préféra ignorer le sujet, afin de ne pas mécontenter les régions du Sud qui vivaient de l'économie de plantation. Si la Constitution américaine fondait les bases démocratiques de la nouvelle République, elle excluait les Noirs du droit de vote, de même que les femmes, les Amérindiens et les pauvres.

États-Unis esclavagistes[modifier | modifier le code]

Abolition de l'esclavage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abolition de l'esclavage.
Égrenage du coton en 1869

Dès 1770, les sociétés quakers de Nouvelle-Angleterre s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. Seuls quelques États du Nord s'engagent rapidement dans la voie de l'abolition de l'esclavage : le Vermont l'interdit dès 1777[8],[6]. En 1807, la traite des noirs est officiellement abolie aux États-Unis. Dans les années 1820, la Female Anti-slavery Society dénonce l'esclavage. En 1863 en pleine guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln signe la Proclamation d'émancipation déclarant libre tout esclave résidant sur le territoire de la Confédération sudiste qui n'est pas sous contrôle de l'Union. En 1865 est promulgué le 13e amendement interdisant l'esclavage après cette guerre[12].

Ségrégation raciale[modifier | modifier le code]

Après 1865, un grand nombre d'anciens esclaves se retrouvent sans travail et de nombreux planteurs font faillite. Commence alors un exode massif des Afro-américains vers les villes industrielles du Nord du pays. La Guerre de Sécession laissa des rancœurs dans les États du Sud : après la fin de l'occupation militaire est mise en place la ségrégation par peur du métissage et par la psychose du viol des femmes blanches par les hommes africains[13]. Les lois Jim Crow instaurent le développement séparé mais égal, c'est-à-dire la ségrégation dans les lieux publics. Les Noirs sont également victimes de violences, de lynchages et de la haine du Ku Klux Klan.

Grande migration (1916-1930)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Renaissance de Harlem.

Durant la première moitié du vingtième siècle, plusieurs millions d’Afro-Américains quittent le Sud des États-Unis pour rejoindre le Nord, le Midwest et l’Ouest du pays dans un mouvement connu sous le nom de Grande migration (1916-1930)[14]. Ils espèrent échapper à la ségrégation et aux violences dont ils sont toujours victimes dans le Sud, accéder au droit de vote ainsi qu’à de meilleures conditions de vie. Le dynamisme industriel du Nord, les besoins en main d’œuvre consécutifs à l’intensification de la production militaire durant la Première Guerre mondiale offrent les conditions de cette vague migratoire.

De 1910 à 1930, la population noire des seules villes de Chicago, New York et Philadelphie passe de 226 000 à 902 000 individus[15]. La concentration des Noirs dans les grandes villes du Nord conduit à la formation de quartiers à forte majorité afro-américaine comme le South Side de Chicago ou Harlem à New York.

La Grande migration s’accompagne d’un important transfert culturel : des formes musicales spécifiques au Sud du pays, comme le boogie-woogie ou le blues, se répandent dans le Nord. Le centre de gravité de la musique jazz se déplace de La Nouvelle-Orléans à Chicago et New York. Le quartier de Harlem à New York est le berceau d’un mouvement culturel, connu sous le nom de Renaissance de Harlem, dont la renommée dépasse les frontières du pays. Les écrivains Zora Neale Hurston, Langston Hughes, Claude McKay, Richard Wright et les artistes Lois Mailou Jones, William H. Johnson, Romare Bearden et Jacob Lawrence en sont les principaux représentants.

Droits civiques et marche vers l'égalité[modifier | modifier le code]

Au niveau politique, les premiers membres noirs du Congrès des États-Unis ont été élus sous l'étiquette Républicaine en novembre 1868, soit trois ans après l'abolition de l'esclavage. Il a fallu attendre 1934 pour que le parti démocrate présente ses premiers candidats noirs.

Pendant la Grande Dépression des années 1930, les Afro-américains sont particulièrement touchés par le chômage et la pauvreté. Si le New Deal lancé par le président Franklin Delano Roosevelt ne prévoyait aucune disposition particulière à leur égard, les Noirs américains profitèrent des différents programmes et des aides fédérales[16] : ils bénéficièrent par exemple d'un tiers des aides au logement[17]. C'est à partir de cette époque qu'ils changent leur appartenance politique, se tournant davantage vers le parti de Roosevelt, le parti démocrate[17].

La situation des Afro-Américains s'améliore lentement : leur intégration sociale progresse grâce à l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale (700 000 Noirs dans l'Armée en 1944[18]. Le conflit contre les forces de l'Axe a plutôt tendance à souder la nation[19], même si des émeutes raciales éclatent en 1943. Roosevelt prend des mesures pour limiter les discriminations dans l'administration fédérale (Executive Order 8802[18]). En 1942, le Congress of Racial Equality est fondé pour lutter contre la discrimination dans les bâtiments publics du Nord du pays[18]. La Grande migration commencée dans l'Entre-Deux Guerres se poursuit : plusieurs milliers de Noirs quittent le Sud pour travailler dans les métropoles californiennes.

Les premières mesures contre la ségrégation sont prises dans les États du Sud après la Seconde Guerre mondiale, compte tenu de l'effort de guerre soutenu par les Afro-américains dans l'armée du pays. En 1949, l'armée entre dans une phase de déségrégation totale[20].

Grâce aux efforts de l'avocat afro-américain Thurgood Marshall et du NAACP, la ségrégation scolaire est déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres lois Jim Crow ont été abolies par le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act.

Les années 1960 sont marquées par la figure de Martin Luther King (1929-1968) qui organisa et dirigea des marches pour le droit de vote, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Afro-américains. Il est surtout connu pour son discours « I have a dream » (J'ai un rêve), prononcé le devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale. La déségrégation prend une tournure violente avec de nombreux assassinats, des émeutes dans certaines villes et dans les ghettos : entre 1965 et 1968, les violences font 250 morts et 8 000 blessés dans tout le pays. En 1968, un rapport de la commission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et représente le point de départ de la politique de discrimination positive.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Discrimination positive (affirmative action)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discrimination positive.

Le premier à utiliser l'expression Affirmative action est le président américain John Fitzgerald Kennedy[21] ; il fut ensuite reprise par son successeur à la Maison-Blanche, Lyndon B. Johnson. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs resteraient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés, les universités, les médias, etc. Dès les années 1960, des emplois préférentiels sont mis en place. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une politique de quotas : en 2003, la Cour Suprême a condamné le principe des quotas comme étant contraire à l'égalité devant la loi et à la libre concurrence[22]. Les résultats sont jugés convaincants aux États-Unis : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000[23]. Le nombre de Noirs appartenant à la classe moyenne a été multiplié par quatre et le nombre de Noirs pauvres a diminué de moitié[24]. Les disparités ethniques sont d'ailleurs beaucoup plus fortes en Amérique latine qui a pourtant une réputation de métissage.

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Les premiers élus noirs apparaissent pendant la période dite de la Reconstruction, juste après la guerre de Sécession, avec entre autres deux élus afro-américains au Sénat des États-Unis : Hiram Rhodes Revels et Blanche Bruce, tous deux élus du Mississippi. Mais la reprise en main des États sudistes par les démocrates conservateurs (les redeemers ), le compromis de 1877 et la fin de l'occupation militaire, les violences, les intimidations pour dissuader les Noirs de voter et les fraudes électorales marquent la fin de cette période. Les débuts de la ségrégation voient disparaître toute représentations électives des Afro-américains.

Il faut attendre le combat pour les droits civiques et la fin de la ségrégation dans les États du Sud pour voir de nouveau des Afro-américains en politique, à la fin des années 1960. Ainsi, en 1968, Shirley Chisholm est la première Afro-Américaine élue au Congrès. En 1972, elle se présente à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle[25], mais elle est battue par George McGovern. En 2009, Barack Obama devient le premier président afro-américain des États-Unis, après avoir été le cinquième afro-américain élu au Sénat[26].

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Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Pourcentage d'Afro-Américains par État en 2010 :
  •      - de 2 %
  •      de 2 à 5 %
  •      de 5 à 10 %
  •      de 10 à 15 %
  •      de 15 à 20 %
  •      de 20 à 25 %
  •      de 25 à 30 %
  •      de 30 à 35 %
  •      de 35 à 40 %
Pourcentage d'Afro-Américains par comté en 2000.
Population afro-américaine lors du recensement[27],[1]
Année Seulement afro-américains Métis afro-américains Esclavage
Nombre % de la
population
Nombre % de la
population
Esclaves Libres
Nombre % Nombre %
1790 757 208 19,3 % 697 681 92,1 59 727 7,9
1800 1 002 037 18,9 % 893 602 89,2 108 435 10,8
1810 1 377 808 19,0 % 1 191 362 86,5 186 446 13,5
1820 1 771 656 18,4 % 1 538 022 86,8 233 634 13,2
1830 2 328 642 18,1 % 2 009 043 86,3 319 599 13,7
1840 2 873 648 16,8 % 2 487 355 86,6 386 293 13,4
1850 3 638 808 15,7 % 3 204 313 88,1 434 495 11,9
1860 4 441 830 14,1 % 3 953 760 89,0 488 070 11,0
1870 4 880 009 12,7 %
1880 6 580 793 13,1 %
1890 7 488 788 11,9 %
1900 8 833 994 11,6 %
1910 9 827 763 10,7 %
1920 10 463 131 9,9 %
1930 11 891 143 9,7 %
1940 12 865 518 9,8 %
1950 15 042 286 10,0 %
1960 18 871 831 10,5 %
1970 22 580 289 11,1 %
1980 26 495 025 11,7 %
1990 29 986 060 12,1 %
2000 34 658 190 12,3 % 1 761 244 0,6 %
2010 38 929 319 12,6 % 3 091 424 1,0 %

Le recensement de la population n'est pas obligatoire aux États-Unis[28]. La mention de la « race » est basée, depuis 1960, sur le principe de l'auto-identification[4]. D'ailleurs, la « race » n'est indiquée sur aucun document d'identité (permis de conduire, carte de sécurité sociale ou passeport). Il est également possible de choisir plusieurs « race » pour représenter son métissage depuis le recensement 2000[29].

Ceux dont les ancêtres ont été amenés en qualité d’esclaves d’Afrique aux Caraïbes ou en Amérique latine, mais qui sont venus aux États-Unis en personnes libres, se classent eux-mêmes dans la catégorie Afro-américains ou dans une autre catégorie qui peut être latino-américain, haïtiano-américain ou caraïbéen-américain.

Selon l'estimation officielle de 2005, environ 39,9 millions d'Afro-Américains vivent aux États-Unis soit 12,9 % de la population totale. 54,8 % résident dans les États du Sud, 17,6 % dans le Nord-Est, 18,7 % dans le Midwest et seulement 8,9 % dans les États de l'Ouest. 88 % vivent dans des aires urbaines. Avec plus de trois millions de résidents noirs, New York a la plus importante population noire urbaine des États-Unis. Parmi les villes de plus de 100 000 habitants, Gary dans l'Indiana a le plus fort pourcentage d'habitants noirs (84 %), suivi de peu par Détroit dans le Michigan (82 %). La Nouvelle-Orléans en Louisiane (67 %), Baltimore dans le Maryland (64 %), Atlanta en Géorgie (61 %) et Washington (60 %) sont aussi des centres importants de population noire.

Religions[modifier | modifier le code]

Composition religieuse en % en 2014[2]
Religion Afro-Américains Drapeau des États-Unis États-Unis
Églises historiques noires 53 6,5
Protestantisme évangélique 14 25,4
Non affiliés 16 15,8
Catholicisme 5 20,8
Protestantisme traditionnel 4 14,7
Témoins de Jéhovah 2 0,8
Islam 2 0,9
Agnosticisme 1 4,0
Athéisme 1 3,1
Autres 2 8,0

Selon le Pew Research Center, les Afro-Américains font preuve d'une plus forte religiosité que l'ensemble de la population, bien que celle-ci tende à diminuer, suivant la tendance générale aux États-Unis. Ainsi, la part d'entre eux à croire en Dieu passe de 97 % en 2007 à 93 % en 2014, contre 91 % en 2007 et 88 % en 2014 pour l'ensemble de la population[30]). La part d'entre eux à considérer que la religion est « très importante » dans leur vie, bien que plus forte que la moyenne (75 %[2] contre 53 % en 2014[31]), tend elle aussi à diminuer (79 % pour les Afro-Américains[2] et 56 % pour l'ensemble de la population[31]). Enfin, tout en étant proportionnellement plus nombreux à assister au moins une fois par semaine à un service religieux et à prier quotidiennement (respectivement 47 % et 75 %[2] contre 36 %[32] et 55 % pour l’ensemble de la population[33]). De plus 75 % d'entre eux déclarent prier quotidiennement[2], ces pratiques tendent elles aussi à diminuer puisque 53 % déclaraient assister au moins une fois par semaine à un service religieux en 2007 et 76 % affirmaient prier au moins une fois par jour[2].

Métissage avec les populations européennes et amérindiennes[modifier | modifier le code]

Des tests génétiques ont montré que la population afro-américaine pouvait attribuer en moyenne son héritage ancestral à 22 % d'Européens, 3 % d’Amérindiens et 75 % d'Africains d'origine Sub-saharienne[réf. nécessaire].

Inégalités sociales[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, les Noirs et les Amérindiens (natives) occupent encore le bas de l'échelle sociale. Il reste de nombreux ghettos, où 50 % des enfants grandissent sans père. Souvent encore les Afro-américains restent incompris, méprisés ou isolés. Les discriminations judiciaires sont nombreuses (13 % de la population et 44 % de la population en prison[réf. nécessaire]) et les mariages mixtes rares.

Culture[modifier | modifier le code]

Le terme « Afro-Américain » est utilisé pour désigner la culture noire américaine. Cette culture ne se résume pas à la musique ou aux sports que l'actualité met en avant, elle comprend également des artistes plasticiens, des écrivains, des scientifiques, des politiciens, etc., autant de personnalités riches, complexes et parfois surprenantes qui émergent sur le sol américain dès le début du XIXe siècle.

Artiste[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique afro-américaine.

La musique afro-américaine est de fait issue du croisement d'un ensemble de cultures, mélange des influences africaines, européennes et américaines. Le jazz est une musique afro-américaine, tout comme d'autres musiques d'Amérique latine, notamment celles de Cuba et du Brésil, où les descendants des esclaves déportés d'Afrique ont inventé des folklores originaux, des pas de danse et des mélodies populaires.

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Littérature et sciences[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature noire américaine.

Phillis Wheatley est considérée comme la première poétesse afro-américaine des États-Unis. En 1770, elle écrivit un hommage poétique au calviniste George Whitefield, qui obtint une large audience à Boston, où elle vivait.

Écrivains et scientifiques :

Cinéma[modifier | modifier le code]

La série La Famille Ewans, en 1974, avec Esther Rolle et John Amos.
Will Smith, un des acteurs Afro-Américains les plus célèbres.
Sidney Poitier, un des acteurs Afro-Américains les plus célèbres.
Cicely Tyson lors des Emmy Awards 1992.
Wesley Snipes en 2009.

Films[modifier | modifier le code]

Le film Glory de Edward Zwick (1989) raconte l'histoire des volontaires du 54e régiment du Massachusetts pendant la guerre de Sécession, un régiment constitué uniquement d'enrôlés noir-américains[40].

Parmi les autres films qui racontent la vie afro-américaine :

Acteurs et actrices[modifier | modifier le code]

Acteurs et actrices célèbres :

etc.

Bibliographie et documentaire[modifier | modifier le code]

L'auteur et documentariste français Régis Dubois s'est penché sur les Noirs américains et le cinéma :

  • avec les ouvrages :
    • Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995) - L'Harmattan, 1997.
    • Dictionnaire du cinéma afro-américain (acteurs, réalisateurs, techniciens) - Séguier, 2001.
    • Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation - Le Cerf/Corlet 2005.
    • Le Cinéma noir américain des années Obama (2009-2016) - Lettmotif, 2017.
  • et le documentaire :
    • À l'ombre d'Hollywood : le cinéma noir indépendant (1910-1950) - Cinéfilms13, 40 minutes, 2014.

Sport[modifier | modifier le code]

Mohamed Ali en 1967.

Sportifs célèbres :

Intellectuels militants du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ou plus rarement « Africain-Américain ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) Sonya Rastogi, Tallese D. Johnson, Elizabeth M. Hoeffel et Malcolm P. Drewery, Jr, The Black Population: 2010 : 2010 Census Briefs, (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) « Religious Landscape Study - Blacks », sur pewforum.org (consulté le 21 mars 201).
  3. (en) Jennifer Schessler, « The earlier use of "African American" recently found », International New York Times,‎ .)
  4. a et b (en) « What Census Calls Us: A Historical Timeline », Pew Research Center’s Social & Demographic Trends Project,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Sidney Kaplan et Emma Nogrady Kaplan, The Black Presence in the Era of the American Revolution, Univ of Massachusetts Press, (ISBN 0870236636), p. 64-69.
  6. a et b Bacharan 2005, p. 117.
  7. a et b Elise Marienstras et Naomi Wulf, Révoltes et révolutions en Amérique, Atlande, (ISBN 978-2350300153), p. 94.
  8. a et b Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, Ellipses, (ISBN 9782729814519, lire en ligne), p. 103.
  9. a et b Bernard Cottret, La Révolution américaine: la quête du bonheur, 1763-1787, Perrin, (ISBN 9782262022426), p. 485.
  10. Vincent 1985, p. 11.
  11. Vincent 1985, p. 12.
  12. (en) « 13th Amendment to the U.S. Constitution », sur loc.gov (consulté le 19 mars 2017).
  13. Bacharan 2005, p. 128.
  14. Loïc Wacquant, « De la « terre promise » au ghetto. La grande migration noire américaine. 1916-1930 », Actes de la recherche en sciences sociales, no 99,‎ , p. 43-51 (lire en ligne).
  15. Francis Newton, Une sociologie du jazz, Paris, , p. 49.
  16. Lagayette 2008, p. 65.
  17. a et b Lagayette 2008, p. 66.
  18. a, b et c Mélandri 2008, p. 290.
  19. Mélandri 2008, p. 291.
  20. Bacharan 2005, p. 131.
  21. Bacharan 2005, p. 137.
  22. Bacharan 2005, p. 138.
  23. Bacharan 2005, p. 140.
  24. Mathilde Gérard, « L'expérience de la discrimination positive aux États-Unis », sur Le Monde, (consulté le 20 janvier 2010).
  25. Pap Ndiaye, « Amérique, année zéro ? », Géo, no 356,‎ , p. 50.
  26. (en) « U.S. Senate: African American Senators », sur www.senate.gov (consulté le 19 mars 2017).
  27. a et b (en) Campbell Gibson et Kay Jung, « Historical Census Statistics on Population Totals by Race, 1790 to 1990, and by Hispanic Origin, 1970 to 1990, for the United States, Regions Divisions, and States » [PDF], .
  28. Bacharan 2005, p. 144.
  29. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  30. (en) « Religious Landscape Study - Belief in God », pewforum.org,‎ (lire en ligne).
  31. a et b (en) « Religious Landscape Study - Importance of religion in one's life », pewforum.org,‎ (lire en ligne).
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  37. (en) « Michael Jackson: 100 facts about the king of pop », Telegraph.co.uk,‎ (lire en ligne).
  38. (en) « 2015 American music award nominee statistics », American Music Awards,‎ (lire en ligne).
  39. (en) « Beyoncé Named Highest-Earning Black Artist Of All Time », mtv.co.uk,‎ (lire en ligne).
  40. Samuel Blumenfeld, « Morgan Freeman, le rôle d'une vie », Le Monde, (consulté le 11 janvier 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre Lagayette (dir.), L'empire de l'exécutif (1933-2006): la présidence des États-Unis de Franklin D. Roosevelt à George W. Bush, Presses Paris Sorbonne, (ISBN 9782840505341) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Mélandri, Histoire des États-Unis contemporains, André Versaille éditeur, , 992 p. (ISBN 978-2-87495-009-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicole Bacharan, Histoire des noirs américains, Éd. Complexe, , 335 p.
  • Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l'Amérique?, Seuil, (ISBN 9782020799508) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicole Bacharan, Les Noirs américains. Des champs de coton à la Maison Blanche, Éd.du Panama, , 618 p.
  • Régis Dubois, Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation, Le Cerf/Corlet, 2005, 287 p.
  • M. Fabre, Les Noirs Américains, PUF,
  • Bernard Vincent, La Révolution Américaine (1775-1783), t. 2, Presses universitaires de Nancy, (ISBN 9782864802112) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]