Jesse Jackson

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Jesse Jackson
Jesse Jackson 2013.jpg
Jesse Jackson en 2013.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Jesse Louis Burns
Surnom
Jesse Jackson
Nationalité
Formation
Activité
Militant des droits de l'homme
Homme politique (candidat aux primaires démocrates pour les élections présidentielles de 1984 et 1988)
Enfants
Jonathan Jackson (en)
Jesse JacksonVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Parti politique
Spécialité
Équipes
Aggies de North Carolina A&T
Illinois Fighting Illini football (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personne liée
Lucius Hall (d) (ami (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Jesse Louis Burns, connu sous le nom de Jesse Louis Jackson Sr., dit Jesse Jackson, né le à Greenville (Caroline du Sud), est un pasteur baptiste américain. Militant politique pour les droits civiques, et notamment ceux des Noirs américains, il a été candidat, avec un programme très progressiste, à l'investiture du parti démocrate pour les élections présidentielles, en 1984 et en 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Jesse Jakson[1] naît dans une maison pauvre de Greenville en Caroline du Sud. Il est le fils d'Helen Burns[2], une coiffeuse âgée de seize ans quand elle le met au monde. Son père, Noah Louis Robinson, est le voisin d'Helen, il est marié et âgé de 33 ans, c'est un ouvrier de cotonnerie et un ancien boxeur professionnel[3] connu dans la communauté noire locale[4].

Un an après la naissance de Jesse, sa mère épouse Charles Henry Jackson, un ouvrier des services postaux, qui, plus tard, reconnaîtra l'enfant, lui donnant ainsi son nom[5]. Pendant son enfance, il est harcelé par d'autres enfants en raison de sa naissance hors mariage.

Jusqu'au boycott des bus de Montgomery, en 1955, il subit les lois de ségrégation raciale. Il fait ses études secondaires à Greenville à la Sterling High School, établissement destiné aux enfants noirs. Il est délégué de sa classe, il finit ses études à la place de 10e et obtient de nombreuses distinctions dans le domaine du sport, baseball, football et basketball.

En 1959, après ses études secondaires, il est accepté à l'université d'Illinois[6] où il bénéfice d'une bourse sportive et joue dans l'équipe de football américain. Après une première année dans cette université essentiellement blanche, il poursuit ses études à l'université agricole et technique d'État de Caroline du Nord à Greensboro[7], majoritairement noire[8]. Ce changement fut motivé, selon Jesse Jackson, par le racisme régnant à l'université d'Illinois qui l'empêchait de jouer à la place stratégique de quarterback et limitait ainsi ses chances de participer à une équipe de football de premier plan[9]. Il y obtient en 1964 un Bachelor of Science en sociologie[10].

Ensuite il suit des études de théologie au Chicago Theological Seminary[11] (Séminaire de théologie de Chicago), où il ne termine pas son cursus (en 2000 néanmoins on lui décerne un Master of Divinity (maîtrise en théologie) en raison de ses études faites et de son expérience personnelle). Il entre dans la Conférence du leadership chrétien du Sud[12] sous l'influence de Martin Luther King

Le il est aux côtés du pasteur Martin Luther King à Memphis lors de son assassinat[13],[14].

Il est ordonné pasteur baptiste à la fin de cette même année. Trois ans plus tard, en 1971, il crée une association à but non lucratif, le People United to Serve Humanity[15],[16](le PUSH, Peuple uni pour servir l'humanité). En 1984, il en crée une seconde, la Rainbow Coalition (Coalition Arc-en-ciel)[17] pour réclamer l'égalité des droits civiques pour les femmes et les homosexuels afro-américains. Elles fusionnent en 1996 sous le nom de Rainbow/PUSH[18]. C'est une association politique et caritative qui défend la minorité noire (et les catégories les plus pauvres) auprès des partis politiques et des entreprises par différents moyens (boycotts, etc.).

Années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

Au parti démocrate, il appartient au courant progressiste, le plus à gauche (comme, par exemple, Bernie Sanders, dans les années 2015). Trop à gauche sans doute pour être un jour élu président, estime-t-on à la direction du parti [19]. Son programme propose entre autres une augmentation des impôts pour les 10% les plus riches de la population américaine afin, notamment, de créer un système de remboursement universel des frais médicaux. Il souhaite aussi réduire drastiquement le budget de l'armée, ne serait-ce que pour réduire ses capacités d'intervention néo-coloniale de par le monde.

Après la candidature symbolique de Shirley Chisholm et avant celle de Barack Obama, il est le premier Afro-Américain à obtenir suffisamment de soutiens pour avoir une chance de remporter la primaire du Parti démocrate.

En 1984, lors des primaires du Parti démocrate pour l'élection présidentielle, il est en 3e position avec 3 282 431 voix (18,09 % des suffrages[20]), arrivant derrière Walter Mondale et Gary Hart. En 1988, il arrive en deuxième position derrière Michael Dukakis et obtient 6 788 991 (29,12 % des suffrages[21]). Il remporte ses victoires essentiellement dans le sud des États-Unis, l'Alabama, la Caroline du Sud, la Géorgie, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, la Virginie et le district de Columbia (c'est-à-dire Washington, la capitale fédérale)

Depuis 2000[modifier | modifier le code]

Le , face à l'imminence d'une deuxième guerre contre l'Irak accusé à tort de posséder des armes de destruction massive, il prend la parole à Londres devant plus d'un million de personnes pour exhorter les citoyens anglais et américains à s'y opposer. D'une façon plus générale, ses prises de position sur les questions géo-politiques, sont très anti-impérialistes. Il est favorable à la création d'un vrai État palestinien et à la destruction concertée de toutes les armes nucléaires.

Par ailleurs, il lui arrive de soutenir publiquement des personnalités afro-américaines confrontées à la justice, comme, en 2005, le chanteur Michael Jackson ou encore le condamné à mort Stanley Williams.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à Jacqueline Lavinia Brown et a cinq enfants [22].

Son fils Jesse Jackson, Jr. a été représentant du 2e district de l'Illinois à la Chambre des représentants de 1995 à 2012 pour le Parti démocrate.

En , un diagnostic médical révèle qu'il est atteint de la maladie de Parkinson[23].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 1984, Jackson a été l’objet de controverses pour avoir utilisé les termes "Hymie" et "Hymietown", en faisant référence aux Juifs de New York dans une conversation privée qui a été publiée par le Washington Post[24]. Quelques jours après l’affaire, il a dit qu’il était surpris qu’un journaliste ait pu entendre cette remarque et a présenté ses excuses dans une synagogue [24].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1979, il a reçu le prix Jefferson pour le plus grand service public au profit des défavorisés[25].

En 1989, il a reçu la médaille Spingarn de la National Association for the Advancement of Colored People défavorisés[26].

En 2000, il a reçu la médaille présidentielle de la Liberté, par le président américain Bill Clinton [27].

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Il fait une apparition dans la série télévisée américaine South Park, saison 11, épisode 1 (Avec nos excuses à Jesse Jackson) ainsi que dans l'épisode 13 de la saison 4 (à 21:57).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jesse Jackson | Biography, Accomplishments, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 8 juillet 2019)
  2. (en-US) « Jesse Louis Jackson | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 8 juillet 2019)
  3. (en) History com Editors, « Jesse Jackson », sur HISTORY (consulté le 8 juillet 2019)
  4. (en-US) « Jesse Jackson- Civil Rights Activist », sur www.myblackhistory.net (consulté le 8 juillet 2019)
  5. (en-US) « Jackson, Jesse Louis », sur South Carolina Encyclopedia (consulté le 8 juillet 2019)
  6. (en-US) « Jesse Jackson Biography - life, childhood, children, wife, school, young, son, old, information, born », sur www.notablebiographies.com (consulté le 8 juillet 2019)
  7. (en-US) « Jessie Louis Jackson Sr. (1941-) • BlackPast », sur BlackPast, (consulté le 8 juillet 2019)
  8. (en) « Jesse Louis Jackson Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le 8 juillet 2019)
  9. (en) Edwards Harry, « The man who would be King in the Sports Arena », sur Espn.go.com, (consulté le 1er octobre 2012)
  10. (en) « Reverend Jesse L. Jackson's Biography », sur The HistoryMakers (consulté le 8 juillet 2019)
  11. (en) « Jesse Jackson born », sur African American Registry (consulté le 8 juillet 2019)
  12. (en-US) © Stanford University et Stanford, « Jackson, Jesse Louis », sur The Martin Luther King, Jr., Research and Education Institute, (consulté le 8 juillet 2019)
  13. Sylvain Cypel, « Jesse Jackson, patriarche de la cause des Noirs américains », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 24 septembre 2017)
  14. Prisma Média, « Jesse Jackson bouleversé par la victoire d’Obama - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 septembre 2017)
  15. (en) « Jackson, Jesse Louis », sur InfoPlease (consulté le 8 juillet 2019)
  16. (en-US) « Operation PUSH », sur www.encyclopedia.chicagohistory.org (consulté le 8 juillet 2019)
  17. (en-US) « Who is Jesse Jackson? Everything You Need to Know », sur www.thefamouspeople.com (consulté le 8 juillet 2019)
  18. (en-US) « Operation PUSH (People United to Serve Humanity) | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 8 juillet 2019)
  19. « Jesse Jackson aims for the mainstream », sur The New York Times magazine en ligne,
  20. (en) « US President - Democrat Primaries - February 20, 1984 », sur ourcampaigns.com (consulté le 19 mai 2014)
  21. (en) « US President - Democrat Primaries - 1 February 1988 », sur ourcampaigns.com (consulté le 19 mai 2014)
  22. Omari L. Dyson, Judson L. Jeffries Ph.D., Kevin L. Brooks, African American Culture: An Encyclopedia of People, Traditions, and Customs [3 volumes], ABC-CLIO, USA, 2020, p. 487
  23. (en-US) « Jesse Jackson », sur Biography (consulté le 8 juillet 2019)
  24. a et b James R. Dickenson et Kathy Sawyer, Jackson Admits to Ethnic Slur, washingtonpost.com, USA, 27 février 1984
  25. Robert Friedman, The Spiritual Electricity of Jesse Jackson, classic.esquire.com, USA,
  26. Julie Jonhson, N.A.A.C.P., Long at Odds With Jackson, Is Giving Him Award, nytimes.com, USA, 14 juillet 1989
  27. Cnn, President Clinton Awards 15 Presidential Medals of Freedom at White House Today, cnn.com, USA, 9 août 2000

Liens externes[modifier | modifier le code]

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