Détroit (Michigan)

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Détroit
Blason de Détroit
Héraldique.
Drapeau de Détroit
Drapeau.
Détroit (Michigan)
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau du Michigan Michigan
Comté Wayne
Type de localité City
Maire
Mandat
Mike Duggan (D)
Depuis 2014
Code FIPS 26-22000
GNIS 1617959
Démographie
Population 673 104 hab.[1] (2017 en diminution)
Densité 1 818 hab./km2
Population aire urbaine 4 292 060 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 42° 19′ 54″ nord, 83° 02′ 51″ ouest
Superficie 37 020 ha = 370,2 km2
· dont terre 359,4 km2 (97,08 %)
· dont eau 10,8 km2 (2,92 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1701
Municipalité depuis 1806
Devise « Speramus Meliora ; Resurget Cineribus »[2]
Surnom « Motor City » (la ville du moteur)[3]
« Motown » (contraction de Motor Town)[3]
« Hockeytown » (la ville du hockey sur glace)
« The 313 (en) »[4]
Localisation
Localisation de Détroit
Carte du comté de Wayne.

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Détroit

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Détroit

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Détroit
Liens
Site web detroitmi.gov
Carte des Grands Lacs et du « détroit » par Guillaume Delisle en 1718.

Détroit [de.tʁwa][5] Écouter (en anglais : Detroit [dɪˈtrɔɪt][6]) est la principale ville de l'État du Michigan aux États-Unis, largement plus connue que sa capitale Lansing, et siège du comté de Wayne. Cité portuaire importante, située sur la rivière Détroit dans le Midwest américain, la ville a été fondée en 1701 par un Français : Antoine de Lamothe-Cadillac. Son nom provient d'ailleurs du mot français « détroit », en référence à la rivière reliant les deux lacs Sainte-Claire et Érié.

Entre 1900 et 1930, l'industrie automobile lui a donné son surnom : « the Motor City » ou « Motown » et a été à l'origine de son développement considérable, sa population passant de 265 000 à plus de 1,5 million d'habitants.

Entre 1950 et 1960, le développement du système de l'Interstate highway permet à ses habitants de se déplacer en banlieue et d'aller au travail en voiture.

À partir de 1950, la population (de 1 850 000 habitants) a commencé à baisser. La population blanche a alors diminué, tandis que des Noirs pauvres du Sud y ont immigré. Le , de violentes émeutes ont éclaté dans les quartiers est, qui restent les plus sanglantes de l'histoire des États-Unis. La réputation de la ville s'en est ressentie, la population blanche la quittant massivement. En 1973, le premier maire noir (Coleman Young) a été élu. À partir du début des années 1980, les Afro-Américains ont constitué la majorité de la population.

En 2017, avec ses 673 104 habitants[1], Détroit n'était plus que la dix-huitième ville du pays par sa population, son agglomération (Metro Detroit, 4 467 592 habitants[7]) étant la onzième du pays. En 2013, elle a été la première grande ville américaine à demander une mise en faillite[8], ayant cumulé depuis des années une dette, devenue impayable, d'environ 18,5 milliards de dollars américains. En 2017, Détroit essaie de conjurer ce déclin, montrant des signes de renaissance dans quelques quartiers tandis que les relations avec les milieux d'affaires sont peu à peu rétablies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Détroit.

Période française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fort Pontchartrain du Détroit.

La ville est fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. La colonie est baptisée « Fort Pontchartrain du Détroit » en l'honneur de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain, ministre de la Marine de Louis XIV, et selon la configuration des lacs Sainte-Claire et Érié dont elle occupe les rives occidentales. La colonie se développe à Détroit, mais sa présence ne consolide pas les liens entre les tribus de l'ouest et les Français, presque toutes les fourrures prenant la route de New York.

En 1710, Cadillac est envoyé en Louisiane. Laissée à elle-même, la colonie survit difficilement. La situation s'améliore en 1728 avec l'arrivée de Henri-Louis Deschamps de Boishébert qui favorise l'arrivée de nouveaux colons. En 1740, environ 100 familles occupent les lieux[9].

En 1749, afin d'augmenter l'influence française dans la région, la couronne offre des terres gratuitement aux familles désireuses de s'y installer[10], notamment sur la rive sud.

Période britannique[modifier | modifier le code]

Après la capitulation de Montréal en 1760, le major Rogers et ses 200 Rangers sont envoyés pour prendre possession de Détroit, alors sous le commandement français de François-Marie Picoté. Ils rencontrent le chef amérindien Pontiac en chemin et ce dernier se montre pacifique avec ces hommes, qui tout récemment encore étaient ses ennemis. Les Britanniques ont promis aux Indiens de l'ouest des échanges commerciaux plus avantageux dans le but d'acquérir leur loyauté. Cependant, les intentions des Britanniques sont bien différentes de leurs promesses. Les Français ont l'habitude d'approvisionner leurs alliés indiens en fusils et en munitions ainsi que de leur assurer certains services gratuitement. Le général Amherst décide que, dorénavant, s'ils désirent des armes, les Indiens doivent les obtenir grâce à des échanges commerciaux. De plus, les tribus doivent maintenant se rendre elles-mêmes aux postes de traite britanniques pour commercer et il est interdit en outre aux commerçants britanniques d'acheter leurs biens avec du rhum. Les Indiens sont furieux et ne manquent pas de protester. En , selon le nouveau commandant de Détroit Donald Campbell, les Outaouais incitent « toutes les nations de la Nouvelle-Écosse jusqu'à l'Illinois à prendre la hache de guerre contre les Anglais ».

Lorsque les troupes britanniques arrivent à Détroit, elles ont en leur possession le texte du traité de Paris par lequel la France renonce à ses possessions en Nouvelle-France. Les Nations amérindiennes alliées des Français refusent cette situation et continuent la guerre contre les Britanniques.

Le , le chef Pontiac parlemente lors d'un conseil des chefs des différentes Nations amérindiennes, à environ une quinzaine de kilomètres au sud du fort de Détroit. Il rappelle les enseignements du sage prophète Neolin qui prônait l'unité des Nations amérindiennes. Pontiac convainc un certain nombre de Nations, telles que les Outaouais, Ojibwés, Potéouatamis et Hurons-Wendat à se joindre à lui dans une tentative de s'emparer du fort de Détroit. Commence en mai 1763 le siège de Fort Détroit pour en chasser les Britanniques.

Finalement, les Potowatomis et les Hurons se dissocient alors de Pontiac et brisent l'alliance. Le 25 juillet, Jacques Godfroy revient du fort de Chartres en Louisiane française avec une mauvaise nouvelle : la France n'enverra aucun renfort pour venir en aide à Pontiac. Le moral est au plus bas lorsque, le 29 juillet, les Britanniques organisent une contre-attaque et 247 soldats surgissent du fort Détroit. Pontiac et ses hommes ont été informés de l'attaque par des Canadiens français et attendent les soldats britanniques, qui sont mis en pièces.

Pontiac entreprend alors de se rendre lui-même en Louisiane pour demander des renforts au commandant Neyon. Il arrive sur les lieux en et Neyon lui explique qu'il ne peut se battre puisque la France et la Grande-Bretagne sont à nouveau en paix. Pendant son absence, un rival de Pontiac nommé Manitou entreprend de mettre fin aux hostilités et de pacifier les derniers partisans de Pontiac.

Depuis l'indépendance[modifier | modifier le code]

Selon les termes du traité de Paris, en 1783, Détroit est cédée au nouveau pays indépendant, les États-Unis d'Amérique. Les Britanniques, cependant, refusent de se plier à cette clause du traité. Les Américains ne peuvent prendre possession de Détroit qu'en 1796, au terme du traité de Londres[10].

En 1805, Détroit subit un incendie dévastateur, qui détruit la majeure partie de l'architecture coloniale française de la ville. Seuls un ancien entrepôt près de la rivière ainsi que les cheminées en briques subsistent[11]. Peu après, le père Gabriel Richard prononce la fameuse sentence latine, Speramus Meliora ; Resurget Cineribus (« Nous espérons des temps meilleurs ; elle renaîtra de ses cendres. ») qui est devenu la devise officielle de la ville. Le juge Augustus B. Woodward dessine un plan, semblable à la conception de Pierre Charles L'Enfant pour la ville de Washington. Celui-ci organise un quadrillage de rues perpendiculaires autour d'une artère principale, nommée Woodward, elle-même perpendiculaire à la rivière. Ce plan crée également les quartiers de Grand Circus Park et Campus Martius[12].

De 1805 à 1847, Détroit est la capitale du Territoire, puis de l'État du Michigan. La ville tombe aux mains des Britanniques durant la guerre anglo-américaine de 1812, puis est reconquise par les Américains en 1813.

Avant la guerre de Sécession, la proximité de la frontière canadienne fait de Détroit un arrêt stratégique le long du chemin de fer clandestin[13].

Au cours du XIXe siècle, les urbanistes, suivant la philosophie de City Beautiful construisent un certain nombre de bâtiments des styles Beaux-Arts et baroque. Vers la fin du siècle, Détroit est alors surnommée le « Paris du Midwest » pour son architecture élégante et ses espaces publics ouverts[14].

Cadillac Motor Co. (1910).

La situation stratégique de Détroit au cœur des voies navigables des Grands Lacs en fait un centre logistique. La ville a continuellement grandi à partir de 1830 autour du transport lacustre, des chantiers navals et des industries manufacturières. En 1896, Henry Ford y construit sa première fabrique automobile dans un atelier situé sur Mack Avenue. En 1904, il fonde la Ford Motor Company. Ford, ainsi que d'autres pionniers de l'automobile comme William Crapo Durant, les frères Dodge, Packard, et Walter Chrysler contribuent au statut de capitale mondiale de l'automobile attribué à Détroit. Gourmande en espace, l'industrie automobile se déplace cependant rapidement en banlieue, à Hamtramck et Highland Park.

Entre 1900 et 1930, la ville se développe énormément, sa population augmente de 265 000 à plus de 1,5 million d'habitants. La croissance explosive de la cité ne se fait pas sans dommages. L'air et l'eau de la région sont pollués, et les rives du lac sont outrancièrement industrialisées et interdites aux résidents. Les taudis se sont développés dans plusieurs quartiers, en particulier la partie est, de plus en plus peuplée par les Afro-Américains, dès 1920. La tension raciale entre les résidents noirs et blancs mène à des émeutes, en 1943[15]. En 1950, Détroit affiche une population de 1 850 000 habitants.

Déclin de la ville[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du Park Avenue Hotel en état de délabrement, 2008.

Tandis que la population blanche de la ville diminue après 1950, sa population noire continue à se développer. Les noirs pauvres du Sud ont émigré en ville. Le , des émeutes éclatèrent dans le nord-ouest de la ville. Ce sont les émeutes les plus sanglantes et les plus destructrices de l'histoire des États-Unis, avec 43 morts, 467 blessés et plus de 2 000 bâtiments détruits.

La réputation de la ville s'en est ressentie et la population blanche quitte massivement la ville au début des années 1970, les Afro-Américains constituent désormais la majorité de la population et en 1973 le premier maire noir de la ville, Coleman Young, est élu. Young, membre de la gauche du Parti démocrate, est un homme controversé. Tandis qu'il est apprécié d'une grande partie des habitants noirs de la ville, il est impopulaire parmi les blancs et les hommes d'affaires. La tendance démographique et le déclin économique de la ville continuent sous son mandat, qui s'achève en 1993.

Passant de 1,5 millions d’habitants en 1970 à 713 000 habitants en 2010 selon le bureau du recensement des États-Unis, Détroit, l’ancienne capitale de l’industrie automobile est devenue aujourd’hui la capitale des “shrinking cities”[16].

Un des premiers signes du déclin économique de la ville a lieu en 1958 avec la fermeture de l'usine automobile Packard. Depuis les années 1970, de nombreux centres commerciaux, bibliothèques, hôtels et banques du centre ville sont désertés et laissés à l'abandon, laissant un paysage post-apocalyptique[17]. De nombreux quartier de la ville sont tombés en désuétude. Les commerces alimentaires ferment un à un laissant les habitants de ces quartiers dans des déserts alimentaires. Capitale américaine de la production automobile jusque dans les années 1970, la ville de Détroit est devenue le symbole de la déshérence urbaine[16]. Détroit s'illustre également par son taux de criminalité record, la classant comme la ville la plus dangereuse des États-Unis et parmi les dix premières au monde pour le taux d'homicide (43.7 crimes pour 100 000 habitants par an)[18].

En mars 2013, le gouverneur de l'État du Michigan, Rick Snyder, entame une procédure de mise sous tutelle de la ville qui fait face à un passif de plus de 14 milliards de dollars américains[19]. Le , la ville de Détroit se déclare en faillite alors que sa dette atteint 18,5 milliards de dollars[20]. En septembre 2013, la Maison-Blanche offre 320 millions de dollars à la ville pour qu'elle puisse détruire ou réparer les maisons abandonnées et améliorer son réseau de transport public.

En décembre 2014, la ville connaît une grave panne d'électricité montrant la vétusté des infrastructures[21].

Réorganisation autonome des habitants[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la ville tente de conjurer ce déclin. Ainsi montre-t-elle certains signes de renaissance dans quelques quartiers, notamment dans le centre-ville et le long de la rivière, et les relations avec le milieu des affaires sont rétablies. Néanmoins, la population municipale continue sa chute : Détroit a perdu un quart de ses habitants entre 2000 et 2010.

Le mouvement Farm-A-Lot lancé dans les années 1970 se poursuit cependant, et « L’agriculture urbaine permet d’offrir une nourriture plus saine aux habitants, notamment à l’Eastern Market, un grand marché couvert qui écoule les produits « Grown in Detroit », ou via le camion Peaches and Greens qui sillonne les quartiers pour distribuer fruits et légumes produits localement. En 2010, Michelle Obama en personne a visité le fameux truck lors de sa tournée nationale de lutte contre l’obésité[22]. »

D'autre part, des mouvements autonomes d'autogestion, reprenant en grande partie le mouvement des Piqueteros, en Argentine, dans les années 1990, apparaissent à la suite de la crise économique. Leur mode de vie est basé sur[23] :

  • Le « Do it ourselves » (« faisons-le nous-mêmes » en anglais), reprenant le mouvement international du « Do it yourself » (« fais-le toi-même » en anglais), dont l'un des grands principes est la réappropriation de la production par des moyens simples, permettant de s'affranchir des industriels ayant délocalisé.
  • La consommation collaborative: jardins communautaires improvisés, entraide collaborative pour l'isolation des maisons, réutilisation des technologies pour la fabrication à la manière des fab lab et débrouille en tout genre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Southfield Oak Park, Royal Oak Charter Township, Ferndale, Hazel Park, Warren Eastpointe Rose des vents
Redford Township, Dearborn Heights, Dearborn N Harper Woods, Grosse Pointe Woods, Grosse Pointe Farms
O    Détroit    E
S
Melvindale Lincoln Park, Ecorse, River Rouge, Windsor (Canada) Grosse Pointe Park, Grosse Pointe, Rivière Détroit
Enclave : Hamtramck, Highland Park

Topographie[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'agglomération de Détroit.

Selon le Bureau du recensement des États-Unis, la superficie de la ville est de 370,2 km², dont 10,8 km² sont des surfaces lacustres ou fluviales. Le point le plus élevé de Détroit est au nord de la ville, à 204 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas est au bord de la rivière Détroit, à 176 m d'altitude. Les villes d'Highland Park et Hamtramck sont complètement entourées par Détroit ; les cinq communautés favorisées de Grosse Pointe sont à l'est de la ville, sur la rive du lac Sainte-Claire. À l'ouest de Détroit se trouvent Redford Township et la ville de Dearborn. Au nord, la ville et les comtés d'Oakland et de Macomb sont séparées par l'Eight Mile Road, une ligne historique de la démarcation raciale. Alter Road sépare la ville et la banlieue de Grosse Pointe Park, et est aussi connue comme une ligne de partage ; certains des quartiers les plus pauvres de Détroit sont situées d'un côté alors que ceux de l'autre sont riches.

Trois systèmes routiers y sont enchevêtrés : le système original français, le système d'avenues radiales organisé par Woodward et le système Nord-Sud issu de l'ordonnance du Nord-Ouest.

Détroit est située au nord de la ville de Windsor en Ontario. Elle est la seule ville majeure le long de la frontière entre le Canada et les États-Unis où l'on doive aller vers le sud afin d'entrer au Canada. La cité possède quatre passages de frontière : le pont Ambassadeur et le tunnel de Détroit-Windsor, pour le trafic routier ; le tunnel Michigan Central Railway, pour le chemin de fer et le Détroit-Windsor Truck Ferry, qui permet aux camions de traverser la rivière. La frontière Détroit-Windsor étant le point de passage entre les États-Unis et la Canada le plus emprunté, la construction d'un deuxième pont routier est à l'étude. La ville est à mi-chemin entre Chicago et Toronto.

Climat[modifier | modifier le code]

Détroit a un climat continental, qui est influencé par les Grands Lacs. Les hivers sont généralement froids, avec les températures minimales pouvant descendre sous −10 °C, alors que les étés peuvent être chauds et humides, avec les températures qui souvent excèdent 32 °C. Les précipitations mensuelles varient entre 40 et 100 millimètres selon le mois de l'année, l'été étant la saison la plus arrosée. Les chutes de neiges se produisent typiquement de novembre à début avril. Leur hauteur est comprise en moyenne entre 3 et 25 centimètres par mois.

Relevé météorologique de Détroit (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −9,1 −8 −2,8 2,7 8,4 13,5 16,3 15,3 11,4 4,9 0,1 −5,9 3,9
Température moyenne (°C) −5,1 −3,7 2,1 8,5 14,7 19,8 22,4 21,4 17,3 10,7 4,6 −2,1 9,2
Température maximale moyenne (°C) −0,9 0,7 6,9 14,3 20,9 26,1 28,5 27,4 23,3 16,4 8,9 1,8 14,5
Précipitations (mm) 44,7 44,2 64,8 74,9 74,2 91,7 80,8 87,1 73,4 53,3 67,8 71,6 828,5
Nombre de jours avec précipitations 7,7 7,3 9,4 9,6 8,3 8,5 7,7 7,3 7,8 7 8,6 9,9
Source : Le climat à Détroit (en °C et mm, moyennes mensuelles)climate zone.com


Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des quartiers de Détroit.

Population[modifier | modifier le code]

Évolution et répartition[modifier | modifier le code]

Historique des recensements
Ann. Pop.
18201 422
18302 222 +56,26 %
18409 102 +309,63 %
185021 019 +130,93 %
186045 619 +117,04 %
187079 577 +74,44 %
1880116 340 +46,2 %
1890205 876 +76,96 %
1900285 704 +38,77 %
1910465 766 +63,02 %
1920993 078 +113,21 %
19301 568 662 +57,96 %
19401 623 452 +3,49 %
19501 849 568 +13,93 %
19601 670 144 -9,7 %
19701 511 482 -9,5 %
19801 203 339 -20,39 %
19901 027 974 -14,57 %
2000951 270 -7,46 %
2010713 777 -24,97 %
Est. 2017673 104 -5,7 %
Bureau du recensement des États-Unis[24],[1]

Au cours du XIXe siècle, la population de Détroit croît rapidement. La ville n'est cependant pas l'une des plus grandes du pays ; elle reste beaucoup plus petite que les villes de New York et Chicago. Cependant lors de la première moitié du XXe siècle, la population s'accroit de manière soutenue, surtout du fait du développement de l'industrie automobile, grâce à l'immigration européenne et aussi à la migration des populations (blanches et noires) du Sud des États-Unis. En 1930, Détroit est ainsi devenue la quatrième ville du pays, derrière New York, Chicago et Philadelphie. En 1950, la population atteint son maximum, avec 1 849 568 habitants.

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, la ville connait une évolution exactement inverse : entre 1950 et 2000, Détroit perd plus d'un million d'habitants[25], passant de 1 849 568 habitants en 1950 à 689 000 habitants en 2013[26]. À cela s’ajoute l’impossibilité, pour des milliers de particuliers ayant emprunté, de rembourser leur dette en raison de la hausse des intérêts de leur prêt : selon la municipalité, 67 000 habitations auraient été saisies en trois ans. Malgré la politique de revitalisation de certains quartiers et la gentrification en cours, la tendance à la baisse continue à un rythme élevé : - 25 % entre 2000 et 2010[27].

Caractéristiques ethniques et sociales[modifier | modifier le code]

Distribution des groupes ethniques en 2010. Chaque point représente 25 personnes : Blancs non hispaniques, Noirs, Asiatiques, Latinos et Autres (jaune)
Composition de la population en % (2010)[28],[29]
Groupe Détroit Drapeau du Michigan Michigan Drapeau des États-Unis États-Unis
Afro-Américains 82,7 14,2 12,6
Blancs 10,6 79,0 72,4
Autres 3,0 1,5 6,4
Métis 2,2 2,3 2,9
Asiatiques 1,1 2,4 4,8
Amérindiens 0,4 0,6 0,9
Total 100 100 100
Latino-Américains 6,8 4,4 16,7

La répartition ethnique de la ville de Détroit se caractérise par une importante population afro-américaine, et une population blanche qui tend à diminuer ; la vaste majorité de la population blanche de la région métropolitaine vit dans la banlieue. En 2000, la population de la ville elle-même représentait 23 % de la population métropolitaine mais concentrait 75 % des Afro-Américains de l'agglomération[30].

Aujourd'hui les Afro-Américains forment une communauté très importante et en augmentation. Ce groupe se trouve dans tous les secteurs de la ville. La part des Blancs est beaucoup plus faible que la moyenne nationale ; elle se concentre dans quelques quartiers du nord-ouest (comme Palmer Woods) et de l'est (Indian Village). La proportion des Latinos est plus faible que dans le reste du pays, mais leur effectif augmente. Cette population se concentre au sud-ouest de la ville, notamment dans le quartier de Mexicantown.

Selon l'American Community Survey, pour la période 2011-2015, 89,55 % de la population âgée de plus de 5 ans déclare parler anglais à la maison, alors que 6,62 % déclare parler l'espagnol, 1,35 % l'arabe et 2,48 % une autre langue[31].

Principaux indicateurs démographiques (2017)[32]
Indicateur Détroit États-Unis
Personnes de moins de 5 ans 7,2 % 6,1 %
Personnes de moins de 18 ans 25,2 % 22,6 %
Personnes de plus de 65 ans 12,6 % 15,6 %
Femmes 52,7 % 50,8 %
Personnes par foyer 2,61 2,64
Vétérans 4,5 % 8,0 %
Personnes nées étrangères à l'étranger 5,5 % 13,2 %
Personnes sans assurance maladie 16,4 % 10,2 %
Personnes avec un handicap 16,3 % 8,6 %
Revenus annuels 15 562 $ 29 829 $
Personnes sous le seuil de pauvreté 39,4 % 12,3 %
Diplômés du lycée 79,0 % 87,0 %
Diplômés de l'université 13,8 % 30,3 %

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration de Détroit.

Économie[modifier | modifier le code]

The Renaissance Center siège social Mondial de General Motors.

Industries[modifier | modifier le code]

Détroit est la capitale de l'automobile américaine : les trois grandes firmes américaines (General Motors, Ford et Chrysler) y sont implantées. Le secteur automobile est représenté aussi par des entreprises françaises comme Renault, PSA, Michelin, Plastic Omnium, Faurecia et Valeo. Au total, les entreprises françaises y emploient 22 000 personnes selon le Figaro, édition du 1er juillet 2005.

Une ville en faillite[modifier | modifier le code]

En 2011, la ville de Détroit est dans une situation de faillite économique[33],[34],[35],[36], doublée d’une désertification industrielle et d’une chute démographique.

Au niveau industriel, les trois grands constructeurs automobiles implantés à Détroit (General Motors, Ford et Chrysler), en plus d’une délocalisation de leur production depuis 1950, connaissent une crise sans précédent : en tout, ce sont 400 000 emplois qui ont été perdus depuis 2008[37]. Dans certains quartiers, le taux de chômage à Détroit atteint ainsi les 50 %[38].

En 2013, avec une dette de 18,5 milliards, la ville demande sa mise en faillite.

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Durant les années fastes d'avant la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de gratte-ciel de style Art déco ont été construits. Avec son agglomération Detroit compte en 2014, 33 immeubles d'au moins 100 mètres de hauteur.

Durant les années 1970 a été construit le Renaissance Center qui comprend l'immeuble le plus haut de la ville.

Du fait de la baisse du nombre d'habitants beaucoup de maisons ont été rasées. Detroit est une des villes des États-Unis où l'immobilier est le moins cher[réf. nécessaire].

Sociologie[modifier | modifier le code]

Vitres de Détroit[modifier | modifier le code]

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Centre-ville de Détroit.

Des chercheurs du Georgia Institute of Technology ont mené une étude sur le nombre moyen de vitres dans le champ de vision d’un habitant, pour les 15 plus grandes villes des États-Unis. Et si l'on compte l’agglomération, c’est Détroit qui arrive largement en tête, avec 3 200 vitres en moyenne dans le champ de vision d’un habitant. Loin devant l'agglomération de Chicago (1 200) et l’immense agglomération de New York (moins de 1 000).

Pour Détroit, ce résultat s’explique par le fait que 3 des 7 hautes tours de General Motors donnent directement sur un environnement urbain aplati par les nombreux parkings, ce qui fait que la vision d’un citadin, même banlieusard, peut toujours s’épanouir sur ces 3 tours. Et dans une moindre mesure par le fait que certains bâtiments de banlieue sont relativement hauts ; on compte 5 gratte-ciels au-dessus de 100 mètres dans la région « Metro Detroit ». Les habitants qui regardent ailleurs qu’au centre-ville n’abaissent donc pas la moyenne, ou très peu, alors qu’ils l’abaissent fortement à Chicago ou à New York. Pour résumer simplement, Détroit est une ville dont la hauteur des bâtiments est très variable : une tour de 73 étages, un parking, un immeuble de 7 étages, un parking, une tour de 25 étages, un parking, etc., ce qui laisse de nombreux trous, et donc de nombreuses vitres, au loin, dans le champ de vision.

Selon les sociologues, les 3 000 miroirs de ce formidable léviathan jouent le rôle de « social hammer », qu’on pourrait traduire par « enclume sociale ». La pression exercée par ces 3 000 regards potentiels, à chaque seconde, est trois fois plus forte que partout ailleurs aux États-Unis, et en moyenne 15 fois plus forte qu’en Europe.[réf. nécessaire]

Culture[modifier | modifier le code]

Au plan musical, Détroit a abrité le siège de la Motown (compagnie discographique consacrée à la musique soul) qui y possède son propre musée (Motown Museum) ; elle a été le berceau de plusieurs styles musicaux, comme le punk et la techno et a vu débuter de nombreux artistes tels Iggy Pop, Kid Rock, Martha and the Vandellas, Eminem, Insane Clown Posse, Smokey Robinson, Roland Hanna, Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, MC5, The Stooges et The Supremes, The Marvelettes, Aaliyah, The Jackson Five, Mary Wells, The Four Tops, J Dilla, Mike Banks, Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Jeff Mills, D12, Obie Trice, The White Stripes, Mike Posner, Sixto Rodriguez, Walls of Jericho

Détroit possède également un remarquable orchestre symphonique, autrefois dirigé par Paul Paray et Antal Doráti notamment.

Musées[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Deux principaux journaux :
    • The Detroit News
    • Detroit Free Press
  • Magazine d’informations :
    • The Metro Times
    • Crain's Detroit Business
    • Michigan Chronicle
    • Michigan Citizen
    • Hour Detroit
    • Detroit Home
    • DBusiness
  • Radio :
    • WDET (radio du service public)

Religions[modifier | modifier le code]

Façade de l'église Sainte-Thérèse-d'Avila.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Détroit.
Principales équipes sportives de Détroit
Équipe Ligue Stade Création Titres
Red Wings de Détroit NHL (hockey sur glace) Little Caesars Arena 1926 11
Tigers de Détroit MLB (baseball) Comerica Park 1894 4
Lions de Détroit NFL (football américain) Ford Field 1930 4
Pistons de Détroit NBA (basket-ball) Little Caesars Arena 1941 3

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare Michigan Central Station, désaffectée depuis 1988.

La proximité de Détroit avec le Canada et son rôle industriel ont fait de Détroit un centre important bien relié par les réseaux de transport. Ceux-ci consistent en plusieurs autoroutes majeures, l'Interstate 94, l'Interstate 96, l'Interstate 75, l'Interstate 696, l'Interstate 275 (en) et l'Interstate 375 (en) en des connexions ferroviaires (bien que la grande gare voyageur de Michigan Central Station soit fermée depuis 1988) et en un aéroport important, l'Aéroport métropolitain de Détroit. Le transport dans la région métropolitaine de Détroit est assurée par un système complet de services de transit, les aéroports et un réseau avancé de autoroutes qui relient la ville et la région. Le Michigan Department of Transportation (MDOT) administre le réseau régional de routes principales et autoroutes.

Au niveau du transport en commun, la ville est dirigée par Detroit Department of Transportation (en) (DOT) et ses banlieues par la Suburban Mobility Authority for Regional Transportation (en) (SMART). La ville dispose d'un transport hectométrique, le Detroit People Mover, ainsi que d'une ligne de tramway, la Qline[39], ouverte depuis le 12 mai 2017[40].

Personnages célèbres liés, nés ou décédés à Détroit[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Détroit est jumelée avec :

Détroit a également un rapport très étroit avec la ville voisine :

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Films et séries[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « U.S. Census Bureau QuickFacts selected: Détroit city, Michigan », sur www.census.gov.
  2. Cette devise latine a été inscrite sur le drapeau de la ville, de chaque côté du sceau qui occupe son centre, à l'initiative de Gabriel Richard, après l'incendie de 1805.[réf. nécessaire] Elle signifie : « Nous espérons de meilleures choses ; cela renaîtra des cendres ».
  3. a et b (en) « How Detroit Got Its Nickname: Motor City », sur theculturetrip.com, .
  4. (en) « Urban Dictionary: 313 », sur urbandictionary.com (consulté le 29 décembre 2017).
  5. Prononciation en français standard retranscrite selon la norme API.
  6. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  7. (en) Bureau US du recensement, « Estimates of Population Change for Metropolitan Statistical Areas and Rankings: July 1, 2006 to July 1, 2007 », sur census.gov (consulté le 11 octobre 2008).
  8. « La ville de Détroit est déclarée en faillite », sur La Presse, .
  9. Marcel Bénéteau, « Le Détroit depuis Cadillac », Cap-aux-Diamants, no 66,‎ , p. 36-38 (ISSN 0829-7983).
  10. a et b « L'Ontario français durant les 17e et 18e siècles - Détroit » (consulté le 11 octobre 2008).
  11. (en) « Ste. Anne de Détroit » (consulté le 13 octobre 2008).
  12. (en) Michigan History Magazine (Sept-Oct 1999), Campus Martius (Detroit's Field of Mars), David Lee Poremba.
  13. (en) (en) Charles Blockson, Henry Chase, « American Visions », (consulté le 13 octobre 2008).
  14. (en) Woodford, Arthur M. (2001). This is Detroit: 1701–2001. Wayne State University Press.
  15. (en) Baulch, Vivian M. et Patricia Zacharias (11 février 1999). 1943 Detroit race riots. Michigan History, The Detroit News. Consulté le 19 octobre 2008.
  16. a et b Hamelin, Eric, et Castro, Roland, (1940- ...).,, La tentation du bitume où s'arrêtera l'étalement urbain?, Rue de l'échiquier, dl 2012 (ISBN 9782917770320 et 2917770325, OCLC 801008495, lire en ligne)
  17. The Ruins of Detroit par les photographes français Yves Marchand et Romain Meffre
  18. « Les villes les plus dangereuses du monde », sur www.americas-fr.com, (consulté le 17 mars 2016).
  19. « La Ville de Détroit vers une mise sous tutelle | ICI.Radio-Canada.ca », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 17 mars 2016).
  20. « La ville américaine de Detroit se déclare en faillite », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  21. « Panne d'électricité massive à Detroit », sur Le Figaro, (consulté le 17 mars 2016).
  22. Juliette Baralon, « L’agriculture urbaine à Détroit : de la rouille à la terre », sur agrobiosciences.org, .
  23. Anne-Sophie Novel, « Détroit, tu l’aimes ou tu la quittes… pas ! », sur alternatives.blog.lemonde.fr, (consulté le 20 novembre 2016).
  24. (en) « Source : données du Bureau du recensement » [archive du ], sur census.gov.
  25. Voir notamment Detroit : ruin of a city (2005), un film documentaire de Michael Chanan et George Steinmetz sur Détroit et son industrie automobile
  26. Constance Jamet, « Panne d'électricité massive à Detroit », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  27. « Etats-Unis : Detroit aurait perdu un quart de sa population en 10 ans », sur www.geopopulation.com, 23 mars 2011. (consulté le 23 novembre 2016).
  28. (en) « Detroit, MI Population - Census 2010 and 2000 », sur censusviewer.com.
  29. (en) « Population of Michigan - Census 2010 and 2000 », sur censusviewer.com.
  30. Cynthia Ghorra-Gobin, « De la ville à l'urban sprawl, la question métropolitaine aux États-Unis », Cercles, no 13,‎ (lire en ligne).
  31. (en) « Language spoken at home by ability to speak English for the population 5 years and over », sur factfinder.census.gov (consulté le 26 avril 2017).
  32. https://www.census.gov/quickfacts/fact/table/detroitcitymichigan,US/PST045217
  33. Allan Popelard et Paul Vannier, « Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit : Bilan d’étape pour M. Obama », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  34. John Nichols, « Nous avons perdu Detroit : Faillites municipales en série aux États-Unis », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  35. « ÉTATS-UNIS. Il faut sauver Detroit », Courrier international,‎ (lire en ligne).
  36. « La ville de Détroit au bord de la faillite », sur News 26, .
  37. « Detroit la sinistrée tourne le dos aux démocrates », sur Le Figaro, .
  38. « Le taux de chômage de Détroit atteint presque 50 % », sur melvineenaction.com, .
  39. (en) « Homepage - QLINE Detroit », sur QLINE Detroit (consulté le 19 mai 2018).
  40. (en) « All aboard! Detroit's QLINE is open for streetcar riders », Detroit Free Press, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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