Dorothy Dandridge

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Dorothy Dandridge
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Dorothy Dandridge sur scène en 1962.
Nom de naissance Dorothy Jean Dandridge
Naissance
Cleveland, Ohio
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Décès (à 42 ans)
West Hollywood, Californie
(États-Unis)
Profession Actrice, chanteuse
Films notables Carmen Jones,
Porgy and Bess

Dorothy Dandridge, née le à Cleveland (Ohio) et morte le à West Hollywood (Californie), est une actrice et chanteuse américaine. C'est la première actrice afro-américaine à s'être imposée à Hollywood.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fille du pasteur Cyril Dandridge et de la comédienne Ruby Butler Dandridge, elle apprend à chanter et danser avec sa mère. Parallèlement, la jeune fille et sa sœur aînée, Vivian, se produisent, sous le nom des « Wonder Kids », dans des spectacles religieux dans des églises baptistes afro-américaines. Sillonnant les États-Unis, les deux sœurs sont toutes deux très vite repérées par un découvreur de talents de la Metro-Goldwyn-Mayer. En 1932, elles s’installent donc à Hollywood[1],[2],[3],[4],[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1934, les sœurs Dandridge sont rejointes par la jeune chanteuse Etta Jones. Ainsi reformé, le groupe se fait désormais appeler les Dandridge Sisters (en). En 1937, elles apparaissent dans le film It Can't Last Forever (en) aux côtés de Ralph Bellamy. La même année, Dorothy joue seule un petit rôle, dans Un jour aux courses aux côtés des Marx Brothers, et se fait engager au célèbre Cotton Club. Le trio se reforme en 1939 pour présenter, au Central Theatre (New York City) (en) de Broadway, la comédie musicale Swingin' the Dream produite par Erik Charell[2],[3],[4],[6],[7].

Dans les années 1940, Dorothy Dandridge prête sa voix à plusieurs courts métrages d’animation, et joue des rôles de complément dans plusieurs productions cinématographiques, parmi lesquelles : La Fille du péché (1941) avec John Wayne, Deux nigauds cow-boys (1942) avec Bud Abbott et Lou Costello, Lucky Jordan (en) (1942) avec Alan Ladd et Depuis ton départ (1944) avec Claudette Colbert. Artiste complète, elle chante également, toujours sur les scènes de Broadway, dans Meet the People[8] (1940-1941), un spectacle musical de Danny Dare (en), ainsi que dans l’orchestre de Desi Arnaz[5],[7].

En 1950, Dorothy Dandridge revient au cinéma dans le rôle de Melmendi, la reine d’Ashuba, dans Tarzan's Peril (en) aux côtés de Lex Barker. Trois ans plus tard, elle joue pour la première fois le rôle principal d'un film dans Bright Road (en), où elle donne la réplique à Harry Belafonte, qui restera un ami fidèle[9].

En 1954, elle décroche le rôle-titre de Carmen Jones, dirigé par Otto Preminger[10]. Le film est un succès, et son extraordinaire prestation lui vaut une nomination aux Oscars. De ce fait, elle devient la première femme noire à devenir une star du cinéma américain. Elle confirme son talent dans Une île au soleil (1957) avec James Mason, dans la production franco-italienne Tamango avec Curd Jürgens et dans Porgy and Bess (1959) avec Sidney Poitier, toujours de Preminger, devenu entre-temps son amant[3],[4],[5],[7].

Dans les années 1960, Dorothy tourne dans le film The Decks Ran Red (en) (1960) avec Trevor Howard. Elle joue enfin avec James Coburn dans The Murder Men (film) (en) 1961), film qui est repris par la série télévisée Cain's Hundred (en) sous le titre de l’épisode Blues for a Junkman: Arthur Troy. En 1962, Christian-Jaque l’engage avec Alain Delon pour tourner un Marco Polo qui reste inachevé. Cependant, rencontrant de multiples déboires, tant sur le plan professionnel que personnel, elle décide de reprendre sa carrière de chanteuse[4],[7].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse elle a été victime d'abus sexuels commis par Eloïse Matthews l'amante de sa mère lesbienne[3],[5],[11].

Le , Dorothy épouse Harold Nicholas (en), l'un des frères Nicholas, fameux danseurs de claquettes[12] (Gregory Hines interprète son rôle dans le film Cotton Club de Francis Ford Coppola). En naît leur fille Harolyn, qui se révèle autiste[3],[13],[14].

Le , quelques jours avant son retour sur scène au Basin Street East (en) de New York, Dorothy Dandridge décède à West Hollywood (Californie) des suites d’un accident vasculaire cérébral à cause d'une overdose de médicaments, sans que l'on sache s'il s'agit d'un accident, ou d'un suicide probablement dû au fait qu'elle était financièrement ruinée, avec seulement 2,14 $ en banque[15],[16],[6],[17],[11].

La dépouille de Dorothy Dandridge est incinérée, ses cendres sont déposées à la niche n° 32269 du Freedom Mausoleum, Columbarium of Victory , dans le Forest Lawn Memorial Park, à Glendale (Californie)[18].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Cain's Hundred (en) (série télévisée diffusée en France sous le titre de Les Barons de la pègre) : où elle apparaît dans un épisode de la série Blues for a Junkman dans le rôle de Norma Sherman[19]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Dorothy Dandridge & Earl Conrad, Everything and Nothing: The Dorothy Dandridge Tragedy, HarperCollins Publishers (réimpr. 26 avril 2000) (1re éd. 31 décembre 1970) (ISBN 9780060956752, lire en ligne),

Documentaire et téléfilm biographique[modifier | modifier le code]

Deux films évoquent son histoire :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notices dans des encyclopédies et manuels de références[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Barbara C. Bigelow, Contemporary Black Biography, Volume 3, Detroit, Michigan, Gale Research, , 287 p. (ISBN 9780810385559, lire en ligne), p. 43-46. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Jennifer Mossman (dir.), Reference library of American women, volume 1 : A-F, Farmington Hills, Michigan, Gale Research, , 236 p. (ISBN 9780787638658, lire en ligne), p. 163-165. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Anne Commire (dir.), Women in World History, Volume 4: Cole-Dzer, Waterford, Connecticut, Yorkin Publications / Gale Cengage, , 920 p. (ISBN 9780787640637, lire en ligne), p. 295-300. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Tom Pendergast & Sara Pendergast, International Dictionary of Films and Filmmakers - Actors and Actresses, Detroit, Michigan, St. James Press, , 1619 p. (ISBN 9781558624528, lire en ligne), p. 312-314. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Colin A. Palmer (dir.), Encyclopedia of African-American Culture and History, volume 2 : C-F, Detroit, Michigan, MacMillan Reference Library, , 899 p. (ISBN 9780028658223, lire en ligne), p. 578-579,
  • (en-US) Paul Finkelman (dir.), Encyclopedia of African American History, 1896 to the Present, volume 2 : D-I, New York, Oxford University Press, USA, , 541 p. (ISBN 9780195167795, lire en ligne), p. 11-12,
  • (en-US) Steven Otfinoski (dir.), African Americans in the Performing Arts, New York, Facts On File, , 283 p. (ISBN 9780816078387, lire en ligne), p. 51-53,
  • (en-US) Carl L. Bankston III (dir.), Great Lives from History: African Americans, Publisher Pasadena, Californie, Salem Press, , 712 p. (ISBN 9781587657474, lire en ligne), p. 442-444,
  • (en-US) Thomas Riggs (dir.), St. James Encyclopedia of Popular Culture, Volume 2: Cre-H, Detroit, Michigan, St. James Press, , 753 p. (ISBN 9781558628496, lire en ligne), p. 46,

Essais[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Tiffany Gilbert, « American Iconoclast: "Carmen Jones" and the Revolutionary Divadom of Dorothy Dandridge », Women's Studies Quarterly, Vol. 33, No. 3/4,‎ , p. 234-249 (16 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Dorothy Dandridge | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  2. a et b (en-US) John A. Garraty & Mark C. Carnes (dir.), American National Biography, Volume 6: Dafora - Dubuclet, Oxford University Press, USA, (ISBN 9780195127850, lire en ligne)
  3. a b c d et e (en-US) Jennifer Mossman (dir.), Reference Library of American Women, vol. 1, Farmington Hills, Michigan, Gale Research, , 236 p. (ISBN 9780787638689, lire en ligne), p. 163-165
  4. a b c et d (en-US) Barbara C. Bigelow (dir.), Contemporary Black Biography, Volume 3, Detroit, Michigan, Gale Research, , 287 p. (ISBN 9780810385559, lire en ligne), p. 43-46
  5. a b c et d (en-US) Anne Commire (dir.), Women in World History, Volume 4: Cole-Dzer, Waterford, Connecticut, Yorkin Publications / Gale Cengage, , 920 p. (ISBN 9780787640637, lire en ligne), p. 295-300
  6. a et b (en) « Dorothy Dandridge | American singer and actress », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  7. a b c et d (en-US) Tom Pendergast & Sara Pendergast (dir.), International Dictionary of Films and Filmmakers - Actors and Actresses, Detroit, Michigan, St. James Press, , 1619 p. (ISBN 9781558624528, lire en ligne), p. 312-314
  8. (en-US) « Meet the People » Accès libre, sur Internet Broadway Database
  9. (en-US) « Dorothy Dandridge », sur Biography (consulté le )
  10. (en-US) « DANDRIDGE, DOROTHY », sur Encyclopedia of Cleveland History | Case Western Reserve University, (consulté le )
  11. a et b (en-US) Mimi Avins, « The Dandridge Drama », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  12. (en-US) Claytee D. White, « Dorothy Dandridge (1922-1964) », sur Black Past, (consulté le )
  13. (en-US) Diane Vehorn, « Introducing Dorothy Dandridge - Disability Movies » (consulté le )
  14. (en-US) « 40 Facts About The Tragic Life of Dorothy Dandridge », sur HistoryCollection.com, (consulté le )
  15. « Dorothy Dandridge - Ohio History Central », sur ohiohistorycentral.org (consulté le )
  16. (en-US) « Dorothy Dandridge Found Dead A t Her Apartment in Hollywood; Singer and Actress, Star of 'Carmen Jones,' Was 41Cause of Death Unknown », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  17. (en) « Died with $2 in her account, Dorothy Dandridge was first black actress to earn Oscar nomination », sur Face2Face Africa, (consulté le )
  18. « Dorothy Jean Dandridge (1922-1965) - Mémorial... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  19. « Cain's Hundred (TV Series 1961–1962) - IMDb » (consulté le )
  20. (en-US) « The 27th Academy Awards | 1955 », sur Academy of Motion Picture Arts and Sciences (consulté le )
  21. (en) « BAFTA Awards », sur awards.bafta.org (consulté le )
  22. (en) « Winners & Nominees 1960 / Actress In A Leading Role - Musical Or Comedy », sur www.goldenglobes.com (consulté le )
  23. (en-US) « Laurel Awards (1960) », sur IMDb (consulté le )
  24. (en-US) « Dorothy Dandridge », sur Hollywood Walk of Fame, (consulté le )
  25. Ruth Adkins Robinson, Dorothy Dandridge: An American Beauty, (lire en ligne)
  26. (en-US) Michelle L. McClure, « Reviewed Work: Dorothy Dandridge: A Biography by Donald Bogle », Black Camera, Vol. 14, No. 2,‎ , p. 7 (1 page) (lire en ligne Inscription nécessaire)
  27. (en-US) Ed Guerrero, « Reviewed Work: Dorothy Dandridge: A Biography by Donald Bogle », Cinéaste, Vol. 23, No. 4,‎ , p. 60-61 (2 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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