Denzel Washington

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Denzel Washington
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Denzel Washington à la Berlinale 2000

Nom de naissance Denzel Hayes Washington Jr.
Naissance (61 ans)
Mount Vernon, État de New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américain
Profession Acteur
Réalisateur
Films notables The equalizer
Malcolm X
Philadelphia
The Hurricane
John Q
American Gangster
Voir filmographie

Denzel Washington est un acteur et réalisateur américain né le à Mount Vernon (État de New York).

Connu pour ses films engagés comme Malcolm X et Philadelphia, il est le deuxième Afro-Américain, après Sidney Poitier, à avoir remporté l'Oscar du meilleur acteur, pour son rôle de policier ripoux dans le thriller Training Day.

Acteur fétiche des réalisateurs Tony Scott (USS Alabama, Man on Fire, Déjà vu, L'Attaque du métro 123, Unstoppable) et Spike Lee (Mo' Better Blues, Malcolm X, He Got Game, Inside Man : L'Homme de l'intérieur), il a également collaboré à plusieurs reprises avec Edward Zwick, Jonathan Demme, Norman Jewison, Antoine Fuqua ou encore Carl Franklin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Denzel Hayes Washington Jr. est le fils d'un pasteur protestant, Denzel Washington Sr., originaire du comté de Buckingham (Virginie) et d'ascendance haïtienne, et de Lennis « Lynne », esthéticienne et propriétaire d'un salon de beauté, née en Géorgie et ayant passé son enfance à Harlem.

Il est scolarisé à la Pennington-Grimes Elementary School de Mount Vernon jusqu'au divorce de ses parents, en 1968, alors qu'il est âgé de 14 ans. Il est alors envoyé dans une école privée, la Oakland Military Academy, à New Windsor dans l'État de New York. À partir du début des années 1970, il fait ses études secondaires à la High School Maryland à Daytona Beach, en Floride.

Par la suite, il fait ses études à l'université Fordham, où il étudie d'abord la biologie et la médecine, mais préfère s'orienter vers le journalisme et le théâtre. Durant ses études de théâtre, il a incarné des personnages tels The Emperor Jones de Eugene O'Neill et Othello (de William Shakespeare) et obtient par la suite son Bachelor of Arts en théâtre et en journalisme. L'année suivante, il découvre aussi l'art dramatique et prend la décision de devenir comédien ; il s'inscrit à la Lincoln Center campus de la Fordham University et reçoit des encouragements pour suivre des études en art dramatique. Une fois diplômé, il quitte New York pour parfaire ses études en art dramatique à l'American Conservatory Theater San Francisco qui lui accorde une bourse pour étudier l'art dramatique pendant deux ans. Il débute en jouant des grandes pièces comme When the Chickens Come Home to Roost ; et pour son interprétation dans cette pièce dans laquelle il incarne Malcolm X, il reçoit l'Audelco Award. Après ses études, il retourne à New York pour entamer sa carrière d'acteur.

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1980 : révélation télévisuelle et cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1977, il débute à la télévision avec le téléfilm Wilma. En 1981, il enchaîne par la suite avec le téléfilm Flesh and Blood réalisé par Jud Taylor ; il débute au cinéma avec le film Carbon Copy. En 1982, il apparaît dans la série télévisée St. Elsewhere.

En 1987, il incarne Steve Biko, un leader noir qui lutte contre l'Apartheid. En 1989, Pour sa performance dans Glory, il reçoit l'Oscar du meilleur second rôle masculin[1].

En mars 1990, à l'occasion de la 62e cérémonie des Oscars.

Années 1990 : confirmation critique et commerciale[modifier | modifier le code]

En 1990, Denzel Washington rencontre Spike Lee qui le fait jouer dans Mo’ Better Blues. Le succès du film Do the Right Thing (1989) permet à Spike Lee de se lancer dans l'aventure Malcolm X. Après avoir évincé du projet le cinéaste Norman Jewison[2], Lee offre le rôle-titre à l'acteur, et dresse un portrait favorable de l'activiste afro-américain[2] « violent, insolent, et provocant[2]» comme l'indique le slogan du film sorti en 1992[2].

Washington incarne avec virtuosité le leader charismatique des musulmans noirs[2] , et c'est cette performance qui le lance définitivement. L'acteur décroche une nomination aux Oscars[3], et s’impose comme un leader charismatique pour l'audience afro-américaine[4], supplantant ainsi Eddie Murphy qui avait régné durant toutes les années 1980[5].

Néanmoins, il refuse d'incarner Martin Luther King, ne souhaitant pas se laisser cataloguer dans un type de personnage[1], et se lance dans des projets diversifiés, où il donne la réplique à d'autres acteurs emblématiques de la décennie.

L'année 1993 est ainsi marquée par trois grands succès : il joue le rôle d'un noble shakespearien[1] dans Beaucoup de bruit pour rien[1]; mais c'est dans L'Affaire Pélican (avec Julia Roberts) que Denzel Washington explose aux yeux du grand public international, malgré un accueil critique mitigé. Enfin, il livre une interprétation remarquée d'un avocat de la défense dans le mélodrame historique Philadelphia, aux côtés de Tom Hanks. Le long-métrage est largement acclamé par la critique et le public.

En 1995, il revient cette fois avec trois thrillers : si le récit de science-fiction Programmé pour tuer, de Brett Leonard, est mal reçu, le militaire USS Alabama, de Tony Scott, est très bien reçu, et connait un large succès commercial. Quant au californien Le Diable en robe bleue, de Carl Franklin, il s'agit d'un nouveau succès. Acteur fidèle, Washington retrouvera ces deux cinéastes durant la décennie suivante.

Si l'année d'après, La Femme du pasteur de Penny Marshall et A l'épreuve du feu sont deux succès critiques et commerciaux sur le territoire nord-américain, les années suivantes sont marquées par les échecs du thriller surnaturel Le Témoin du Mal (Fallen) de Gregory Hoblit et de Couvre-feu, pour lequel il retrouvait pourtant Edward Zwick.

Il peut néanmoins compter sur Spike Lee pour briller dans He Got Game et sur le drame sportif Hurricane Carter, de Norman Jewison, où il prête ses traits à Rubin "Hurricane" Carter, et livre une performance remarquée.

L'année 1999 est marquée par la sortie de The Bone Collector de Phillip Noyce, un thriller mal reçu par la critique, mais dont le tandem formée avec la star alors montante Angelina Jolie convainc le grand public.

Années 2000 : consécration et passage à la réalisation[modifier | modifier le code]

L'acteur en mai 2005, à New York.

Après des années 1990 diversifiées, il se stabilise autour de quelques genres : tout d'abord le drame social, avec en 2000 le récit initiatique sportif Le Plus Beau des combats, puis le thriller, avec en 2002 John Q, huis-clos psychologique mis en scène par Nick Cassavetes.

Mais cette année lui permet surtout de livrer une performance acclamée dans le thriller psychologique urbain Training Day, aux côtés d’Ethan Hawke, qui lui vaut l’Oscar du meilleur acteur. Il remporte alors la statuette face à Will Smith, pourtant l'acteur afro-américain le plus bankable, et confirme son statut de symbole noir d'Hollywood[6].

Fort de ce succès critique et commercial, il décide même de passer à la réalisation en 2003 avec un premier long métrage intitulé Antwone Fisher qui raconte l’histoire d’un jeune noir de la marine américaine forcé de consulter un psychiatre de la Navy.

En 2004, il revient à l'action pure pour Out of Time de Carl Franklin, qui passe inaperçu, mais surtout avec Man on Fire, où il est dirigé une seconde fois par Tony Scott. Ce thriller psychologique violent déçoit la critique, mais connait un véritable succès commercial. L'acteur a moins de chance avec le thriller politique Un crime dans la tête, remake du film éponyme signé Jonathan Demme, et où l'acteur donne la réplique à Meryl Streep, mais qui ne se distingue pas particulièrement.

L'année 2006 est marquée par ses retrouvailles avec deux autres cinéastes : Spike Lee pour le film de braquage Inside Man : L'Homme de l'intérieur, long-métrage acclamé par la critique et joli succès commercial ; puis Tony Scott pour le thriller romantique de science-fiction Déjà Vu, qui, s'il ne convainc pas la critique, fonctionne au box-office.

L'année d'après, il est à l'affiche d'un projet attendu du frère de son cinéaste fétiche : le thriller American Gangster, de Ridley Scott, qui lui permet de prêter ses traits au criminel Frank Lucas. Le film est salué par la critique, et rencontre son public. Cette même année 2007, il est aux antipodes de ce personnage avec le drame social The Great Debaters, pour lequel il repasse derrière la caméra.

Il conclut cette décennie en retrouvant Tony Scott pour un nouveau film d'action : sorti en 2009, L'Attaque du métro 123 lui permet d'avoir pour antagoniste John Travolta. Un film qui annonce une carrière plus éloignée de ses interprétations de figures historiques.

Années 2010 : retour à l'action[modifier | modifier le code]

Aux côtés d'Anne Hathaway, au Nobel Peace Price Concert 2010

Il entame les années 2010 avec le thriller post-apocalyptique Le Livre d'Eli de Albert et Allen Hughes, pour lequel il est accompagné par la jeune star montante, Mila Kunis. Il retrouve aussi pour une cinquième et dernière fois Tony Scott pour un film d'action, Unstoppable, où il joue cette fois les mentors de Chris Pine.

Il confirme dans cette direction en 2012 avec le thriller d'action Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa, où il donne cette fois la réplique à Ryan Reynolds. Mais c'est avec sa performance dans le drame Flight, de Robert Zemeckis, qu'il renoue avec un rôle de l'envergure de ses décennies précédentes : le succès critique et public du film lui vaut ainsi une quatrième nomination pour l'Oscar du meilleur acteur.

En 2013, pour le thriller d'action 2 Guns, de Baltasar Kormákur, il partage l'affiche avec Mark Wahlberg ; mais l'année d'après, il reforme avec le réalisateur Antoine Fuqua, le tandem gagnant de Training Day. Avec Equalizer, film d'action adapté de la série éponyme, où il officie aussi à la co-production, il lance une nouvelle franchise. Ce premier opus l'introduit comme une figure protectrice au passé violent, revenant aux affaires suites aux déboires d'une jeune femme incarnée par Chloë Grace Moretz.

En janvier 2016, il reçoit, par son ami Tom Hanks, le prestigieux Cecil B. DeMille Award, reconnaissant le travail accompli par l'acteur durant l'ensemble de sa carrière. Il est seulement le troisième acteur afro-américain à se voir remettre cette récompense, après Sidney Poitier et Morgan Freeman.

Il reviendra sur les écrans seulement en septembre de cette même année, en leader des Sept Mercenaires, réunis par Antoine Fuqua. Il y sera entouré des jeunes valeurs montantes Chris Pratt, Lee Byung-hun et Matthew Bomer, et des plus expérimentés Ethan Hawke, Vincent D'Onofrio et Peter Sarsgaard.

L'acteur enchaînera ensuite avec une suite, la première de sa carrière, à The Equalizer.

Vie Privée[modifier | modifier le code]

Depuis 1983, il est marié avec l'actrice Pauletta Pearson. Ils ont quatre enfants.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Image Awards 1994 : Meilleur acteur pour Mississippi Masala
  • NAACP Image Awards 1994 : Meilleur acteur pour Malcolm X
  • Image Awards 1998 :
    • Meilleur artiste de l'année
    • Meilleur interprétation dans une série dans une série pour Happily Ever After: Fairy Tales for Every Child, épisode « Mother Goose »
  • AFI Awards 2002 : Meilleur acteur pour Training Day
  • Black Reel Awards 2002 : Meilleur acteur pour Training Day
  • Image Awards 2002 : Meilleur acteur pour Training Day
  • MTV Movie Awards 2002 : Meilleur vilain pour Training Day
  • NAACP Image Awards 2002 : Meilleur acteur pour Training Day
  • Oscars 2002 : Meilleur acteur pour Training Day[4]
  • Black Reel Awards 2003 :
  • Broadcast Film Critics Association Awards 2003 : Freedom Award du meilleur acteur pour Antwone Fisher
  • Image Awards 2003 :
    • Meilleur acteur pour John Q
    • Meilleur acteur dans un second rôlepour Antwone Fisher
  • NAACP Image Awards 2003 : Meilleur acteur pour John Q
  • PGA Awards 2003 : prix Stanley-Kramer pour Antwone Fisher, partagé avec Todd Black
  • BET Awards 2004 :
    • Meilleur acteur pour Out of Time
    • Humanitarian Award partagé avec Pauletta Washington
  • Image Awards 2011 : Meilleur acteur pour Le Livre d'Eli
  • NAACP Image Awards 2011 : Meilleur acteur pour Le Livre d'Eli

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Blockbuster Entertainment Awards 2000 : Meilleur acteur pour Hurricane Carter
  • Chicago Film Critics Association Awards 2000 : Meilleur acteur pour Hurricane Carter
  • Oscars 2000 : Meilleur acteur pour Hurricane Carter
  • People's Choice Awards 2000 : Meilleur acteur pour Hurricane Carter
  • Satellite Awards 2000 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Hurricane Carter
  • Screen Actors Guild Awards 2000 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Hurricane Carter
  • Black Reel Awards 2004 : Meilleur acteur pour Out of Time
  • Image Awards 2004 : Meilleur acteur pour Out of Time
  • Image Awards 2005 : Meilleur acteur pour Man on Fire
  • People's Choice Awards 2005 : Meilleur acteur
  • Black Reel Awards 2007 : Meilleur acteur pour Inside Man : L'Homme de l'intérieur
  • Image Awards 2007 : Meilleur acteur pour Inside Man : L'Homme de l'intérieur
  • People's Choice Awards 2007 : Meilleur acteur pour Inside Man : L'Homme de l'intérieur
  • Satellite Awards 2007 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour American Gangster
  • BET Awards 2010 : Meilleur acteur pour L'Attaque du métro 123
  • Black Reel Awards 2010 : Meilleur acteur pour L'Attaque du métro 123
  • Image Awards 2010 : Meilleur acteur pour L'Attaque du métro 123
  • BET Awards 2012 : Meilleur acteur pour Sécurité rapprochée
  • Broadcast Film Critics Association Awards 2013 : Meilleur acteur pour Flight
  • Chicago Film Critics Association Awards 2012 : Meilleur acteur pour Flight
  • Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 2012 : Meilleur acteur pour Flight
  • Satellite Awards 2012 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Flight
  • Washington DC Area Film Critics Association Awards 2012 : Meilleur acteur pour Flight
  • BET Awards 2013 : Meilleur acteur pour Flight
  • Golden Globes 2013 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Flight
  • MTV Movie Awards 2013 : Meilleur séquence lors des MTV Movie Award pour Flight
  • Online Film Critics Society Awards 2013 : Meilleur acteur pour Flight
  • Oscars 2013 : Meilleur acteur pour Flight
  • Screen Actors Guild Awards 2013 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Flight

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Emmanuel Jacomy est la voix française régulière de Denzel Washington depuis Glory[8] (1989) il y a eu aussi Jacques Martial[8] qui l'a doublé dans sept films.

Au Québec, c'est Jean-Luc Montminy qui double l'acteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Steven Jay Schneider, 501 acteurs, éditions Omnibus, 2010, p. 548-549
  2. a, b, c, d et e Ronald Bergman, Le Cinéma, éditions Gründ, 2007, p. 323
  3. « Histoire du cinéma », National Geographic, coll. « Les Essentiels », p. 389
  4. a et b Nos films de toujours, éditions Larousse, 2008, p. 299
  5. « Les acteurs », Le Dictionnaire du cinéma, Robert Laffont, 2007, p. 825-826
  6. « Washington le nouveau symbole du cinéma noir-américain »
  7. (en) « Denzel Washington to Receive Cecil B. DeMille Award at Golden Globes », sur Variety,‎ (consulté le 17 novembre 2015)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Comédiens ayant doublé Denzel Washington en France » sur AlloDoublage, consulté le 18 avril 2014
  9. a, b et c « Comédiens ayant doublé Denzel Washington au Québec », sur Doublage.qc.ca (consulté le 5 septembre 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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