Medgar Evers

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Medgar Evers
Statue of Medgar Evers.jpg

Statue à la Medgar Evers Boulevard Library de Jackson.

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Medgar Wiley Evers, né le à Decatur et mort assassiné le à Jackson, est un militant noir américain, défenseur des droits de l'homme et membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP). Actif dans son Mississippi natal, il œuvre à renverser la ségrégation mise en place à l'université du Mississippi en promouvant la justice sociale et le droit de vote. Il est assassiné par un suprématisme blanc membre du Ku Klux Klan (KKK).

Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et diplômé de l'université d'État Alcorn, il milite dans le mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 1950. Il devient secrétaire de terrain pour la NAACP. Suite à la décision de la Cour suprême des États-Unis dans l'arrêt Brown v. Board of Education en 1954, reconnaissant l'inconstitutionnalité des écoles publiques ségrégées, Evers demande l'accès pour les Afro-Américains à l'université du Mississippi, financée par l'État. Il travaille également pour le droit de vote et l'inscription sur les listes électorales, les opportunités économiques, l'accès aux installations publiques et d'autres changements clés dans la société américaine ségrégée de l'époque.

Evers est assassiné par Byron De La Beckwith, membre du réseau des Citizens' Councils, un réseau formé en 1954 pour résister à l'intégration raciale dans l'éducation. En tant que vétéran, Evers est enterré avec des honneurs militaires au cimetière national d'Arlington. Son meurtre et les procès qui en ont résulté ont provoqué des manifestations de révolte, ainsi que de nombreuses œuvres d'art, de la musique et cinéma. Des jurys intégralement composés de personnes blanches n'ont pas réussi à parvenir à des verdicts dans les deux premiers procès de Beckwith et il est finalement condamné dans un nouveau procès en 1994 — plus de trente années après le meurtre —, sur la base de nouvelles preuves.

Myrlie Evers, veuve du militant, est devenue une militante à part entière, en tant que présidente de la NAACP. Son frère Charles Evers est le premier maire afro-américain élu au Mississippi depuis la reconstruction lorsqu'il remporte l'élection en 1969 à Fayette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et mariage[modifier | modifier le code]

Myrlie Evers-Williams, la femme de Medgar Evers, ici en 2013.

Medgar Wiley Evers[1] est né le à Decatur dans le Mississippi. Il le troisième des cinq enfants de Jesse (née Wright) et James Evers[2],[3]. Son frère aîné est Charles Evers, qui sera notamment maire de Fayette[4]. La famille comprend les deux enfants d'un mariage précédent de Jesse. La famille Evers possède une petite ferme et James travaille également dans une scierie[3]. Evers parcours un peu moins de 20 kilomètres pour étudier dans une école ségrégée et obtient son diplôme d'études secondaires[1].

Evers sert de 1943 à 1945 dans l'armée des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Volontaire[5], il est envoyé en Europe et il a combat dans la bataille de Normandie en juin 1944, après le débarquement[3]. Après la fin de la guerre, Evers est alors sergent quand il quitte l'armée[3],[6].

En 1948, Evers s'inscrit au Alcorn Agricultural and Mechanical College, une université traditionnellement noire désormais connue comme l'université d'État Alcorn[3]. Il se spécialise dans l'administration des entreprises[7]. Il participe a des débats, joue au football américain, fait de l'athlétisme, chante dans la chorale et est élu président junior de sa classe[8]. Il obtient son baccalauréat universitaire ès lettres en 1952[7].

Le , il épouse une camarade de classe, Myrlie Beasley (désormais connue comme Myrlie Evers-Williams suite à un remariage)[9]. Ensemble, ils ont trois enfants[10] : Darrell Kenyatta, Reena Denise et James Van Dyke Evers[11].

Militantisme[modifier | modifier le code]

Le couple déménage à Mound Bayou[3], au Mississippi, dans une ville développée par des Afro-Américains. Evers y devient vendeur pour la compagnie d'assurance-vie Magnolia de T. R. M. Howard[3],[12]. Howard est également président du Regional Council of Negro Leadership (en) (RCNL)[13] et Evers aide à organiser le boycott de la RCNL sur les stations d'essence qui interdisent aux noirs l'utilisation des toilettes des stations. Evers et son frère Charles assistent également aux conférences annuelles de la RCNL à Mound Bayou entre 1952 et 1954.

James Meredith, premier étudiant noir-américain de l'université du Mississippi, accompagné par des marshals en 1962.

En 1954, Evers est l'un des premiers à postuler à la faculté de droit de l'université du Mississippi[3], mais sa demande est rejetée en raison de sa race[14]. Il soumettait sa demande avec le soutien de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) comme un test de discrimination[15]. En effet, cette année, la Cour suprême des États-Unis avait statué que la ségrégation des écoles publiques était inconstitutionnelle suite à l'arrêt Brown v. Board of Education.

Le , Evers est nommé secrétaire de terrain (field secretary) de la NAACP pour le Mississippi[12]. Il est le premier nommé dans le sud des États-Unis[3]. À ce poste, il aide à organiser des boycotts et met en place de nouveaux chapitres locaux de la NAACP. Il est impliqué dans les efforts de James Meredith pour s'inscrire à l'université du Mississippi au début des années 1960[3],[15], à l'instar de son premier essai quelques années plus tôt. Evers aide Gilbert R. Mason à organiser les « promenades de Biloxi », des manifestations contre la ségrégation sur des plages publiques sur la côte du golfe du Mississippi. De plus, Evers aide également à faire stopper la ségrégation dans les autobus de Jackson et les écoles du comté de Leake. Il tente la même chose dans les parcs publics, menant à côté de cela des campagnes d'inscriptions sur les listes électorales et des boycotts[12]. En décembre 1954, il ouvre un bureau de la NAACP à Jackson[3] et y déménage.

Le charisme d'Evers, ainsi que son travail d'enquête, en font une cible des suprématistes blancs. Les Citizens' Councils, fondés dans le Mississippi mais avec de nombreux chapitres locaux, dans le but de résister à l'intégration des écoles et à d'autres objectifs égalitaires en matière de droits civils sont parmi ses opposants. Dans les semaines qui précède la mort d'Evers, ce dernier rencontre un niveau d'hostilité accru. Ses enquêtes publiques sur le lynchage de l'adolescent Emmett Till en 1955[3] et son soutien à Clyde Kennard en font un responsable noir en vue. Son travail dans le cadre de l'affaire Till est notable[5] : Medgar Evers et une équipe composée de Ruby Hurley et d'Amzie Moore, retrouvent des témoins potentiels et en convainquent certains de témoigner, les gardant sous leur protection lors du procès avorté de 1955[3]. En trois ans, le nombre d'adhérent à la NAACP au Mississippi atteint plus de 15 000[3].

Le , un cocktail Molotov est jeté sur l'entrée de sa maison de Jackson[16]. Le , Evers manque d'être percuté par une voiture à sa sortie du bureau de la NAACP à Jackson.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Byron De La Beckwith.
La maison de Medgar Evers où il est assassiné en 1963.

Medgar Evers vit et travaille avec cette menace constante[17], dans une communauté avec une forte proportion de population proche du Ku Klux Klan (KKK) et du suprémacisme blanc. Le risque devient si grand peu avant sa mort qu'Evers et sa femme entraînent leurs enfants sur l'attitude et les choses à faire en cas de tir, de bombe ou d'autre type d'attaque[17]. La famille d'Evers s'inquiète pour sa sécurité le jour de son assassinat et Evers lui-même averti sa femme qu'il se sent en danger, plus que d'habitude. Evers, qui est régulièrement suivi à sa maison par des voitures[18], arrive à son domicile le matin de sa mort sans escorte, sans aucune protection habituelle pour des raisons non précisées par le FBI ou la police locale. Beaucoup estiment que de nombreux membres des forces de police à l'époque étaient membres du Ku Klux Klan, et donc suppose une complicité.

Dans la matinée du , quelques heures seulement après le discours sur les droits civiques du président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy suite au refus de l'inscription de deux jeunes étudiants noirs à l'université de l'Alabama par le gouverneur de l'Alabama George Wallace[3],[10], Evers s'engage dans son allée après une réunion de la NAACP dans une église proche[10]. Quand il arrive à la maison, la famille d'Evers l'attend, ayant veillée pour le discours du président[19], et les enfants indique à leur mère, Myrlie, l'arrivée de leur père. En sortant de sa voiture, emportant des t-shirts de la NAACP indiquant Jim Crow Must Go (« Jim Crow doit partir »), Evers est tué dans le dos avec une balle tirée d'un fusil M1917 Enfield[19] par un tireur caché dans un bosquet proche[12]. Il tombe au sol, parvenant néanmoins à se déplacer d'une dizaine de mètres avant de s'effondrer[10]. La famille, averti par la détonation, découvre Evers blessé[19].

Sa femme Myrlie est la première à découvrir son corps devant la porte d'entrée de la maison. Evers est emmené à l'hôpital de Jackson où il est initialement refusé en raison de sa couleur de peau. Sa famille, expliquant de qui il s'agit, parvient à obtenir son admission. Il meurt à l'hôpital dans l'heure[20], âgé de 37 ans[19]. Ironiquement, Evers est le premier afro-américain à être admis dans un hôpital ségrégé du Mississippi. La nouvelle de sa mort est annoncée rapidement à l'échelle du pays et Evers est enterré le 19 juin dans le réputé cimetière national d'Arlington, où il a reçoit les honneurs militaires pour ses années passées comme militaire[3] devant une foule de plus de 3 000 personnes[13]. Kennedy condamne le meurtre, comme d'autres personnalités[5].

Le fusil M1917 Enfield avec lequel Evers est tué.

Après l'assassinat d'Evers, environ 5 000 personnes manifestent à Jackson arborant des drapeaux des États-Unis[20]. Le révérend Martin Luther King et d'autres responsables des droits civils dirigent la procession. La police du Mississippi s'équipe avec de l'équipement anti-émeute et des fusils au cas où la manifestation dégénère, mais malgré les tensions entre policiers et manifestants, les responsables du mouvement parviennent à maintenir une atmosphère non violente chez leurs partisans.

Le , Byron De La Beckwith, un vendeur d'engrais résidant à Greenwood[10], membre du Citizens' Councils (et plus tard Ku Klux Klan) et anti-intégrationiste notoire[10],[7], est arrêté pour le meurtre d'Evers[21]. Le fusil, abandonné sur place, est récupéré et des empreintes digitales sont révélées dessus[12],[10]. Le recul du tir a même provoquée une blessure à De La Backwith[19], ceux qui n'empêche pas des témoins de complaisance — deux policiers[10] — d'essayer de le disculper[12]. D'autres témoins décrivent un profil similaire à De La Beckwith et la présence d'une voiture ressemblant à la sienne[10]. Les empreintes mènent également au dossier militaire de De La Beckwith[19]. Le procureur de district et le futur gouverneur Bill Waller poursuit De La Beckwith[22]. Des jurys composés uniquement de blancs — et probablement sous pression[12] — ne reconnaissent pas la culpabilité de De La Beckwith faute de parvenir à une décision[5],[12],[10],[Note 1], par deux fois cette année, en février et avril 1964. Dans l'un d'eux, le gouverneur du Mississippi Ross Barnett s'affiche avec De La Beckwith[12],[10].

Myrlie Evers n'abandonne pas le combat pour la conviction du meurtrier de son mari et attend qu'un nouveau juge soit désigné dans le comté avant de prendre des mesures pour porter de nouveau un procès contre De La Beckwith, avec l'aide du FBI[19]. En 1994, plus de trente années après le meurtre[5], De La Beckwith est donc poursuivi par l'État sur la base de nouvelles preuves. Bobby DeLaughter (en) est alors le procureur en charge[12]. Pour le procès, le corps d'Evers est exhumé de sa tombe pour une autopsie complémentaire. De La Beckwith est reconnu coupable de meurtre le par un jury mixte[5] et condamné à la perpétuité[12],[10], après avoir vécu en homme libre pendant une grande partie du temps entre le meurtre et ce verdict[Note 2]. En 1997, De La Beckwith fait appel de sa condamnation dans l'affaire Evers, mais la Cour suprême du Mississippi confirme le verdict. Il est mort en prison en janvier 2001, âgé de 80 ans[12],[10].

Postérité[modifier | modifier le code]

La tombe de Medgar Evers au cimetière national d'Arlington.

Le meurtre d'Evers inspire des dizaines de chansons, de poèmes, de livres et de films[3]. Evers est par exemple présent dans les œuvres d'écrivains américains, à la fois noir et blanc : Eudora Welty[23], James Baldwin, Margaret Walker et Anne Moody (en)[24]. En 1963, il reçoit la médaille Spingarn de la NAACP à titre posthume[7].

La veuve d'Evers, Myrlie Evers-Williams co-écrit avec William Peters le livre For Us, the Living en 1967. En 1983, le livre est adapté en film : For Us the Living: The Medgar Evers Story (en). Le rôle d'Evers est joué par Howard E. Rollins Jr. et Irene Cara celui de Myrlie[25]. Le film remporte notamment un prix de la Writers Guild of America.

En 1969, le Medgar Evers College est créé à Brooklyn, dans le cadre de l'université de la ville de New York. Toujours en 1969, une piscine dans le Central District de Seattle est nommée d'après Evers, en honorant sa vie. La maison de Medgar Evers, officiellement Medgar and Myrlie Evers House, située au 2332 Margaret Walker Alexander Drive, est restaurée, inscrite au National Register of Historic Places en 2000 et classée National Historic Landmark en 2017[26].

Le , la ville de Jackson érige une statue en l'honneur d'Evers et en juin 2013, c'est au tour de son alma mater, l'université d'État Alcorn, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort[27]. Tout Delta Drive, une partie de l'U.S. Route 49 à Jackson est rebaptisé en mémoire d'Evers. En décembre 2004, le conseil municipal de Jackson change le nom de l'aéroport de la ville en aéroport international Jackson-Medgar Wiley Evers en son honneur[28].

Le Medgar Evers College à Brooklyn.

Myrlie Evers est devenue de « femme de », une militante à part entière[19], devenant notamment présidente par intérim de la NAACP en 1995[7]. Le frère de Medgar, Charles Evers, retourne à Jackson en juillet 1963 et sert brièvement avec la NAACP au poste de son frère assassiné. Il reste impliqué dans les droits civiques au Mississippi pendant de nombreuses années et est le premier maire afro-américain élu dans l'État en 1969[4].

En octobre 2009, le secrétaire à la Marine des États-Unis Ray Mabus, un ancien gouverneur du Mississippi, annonce qu'un vraquier, l'USNS Medgar Evers (T-AKE-13), est nommé en honneur du militant[29]. Le navire est baptisé par Myrlie Evers-Williams le [30].

Un hommage est aussi rendu à Evers sur sa tombe au cimetière national d'Arlington, comme lors du 40e et du 50e anniversaire de sa mort. Lors de ce dernier hommage, l'ancien président des États-Unis Bill Clinton, le procureur général des États-Unis Eric Holder, le secrétaire à la Marine des États-Unis Ray Mabus, le sénateur du Mississippi Roger Wicker et le président de la NAACP Benjamin Jealous (en) font un discours commémorant Evers en présence de sa veuve[31].

La piscine Medgar Evers à Seattle.

L'histoire d'Evers a inspiré à Bob Dylan la chanson Only a Pawn in Their Game (1963)[32], ainsi que The Ballad of Medgar Evers (Too Many Martyrs) (1964) à Phil Ochs[33]. La phrase « They murdered folks in Alabama, they shot Medgar in the back » est chantée par Barbara Dane avec les Chambers Brothers dans sa chanson It Isn't Nice. L'assassinat de Medgar Evers a également été, avec l'attentat de l'église baptiste de la 16e rue, une inspiration dans la chanson Mississippi Goddam (1964) de Nina Simone[34]. Jackson C. Frank le mentionne dans sa chanson engagée Don't Look Back (1965). Le jazzman Archie Shepp lui a dédié The Funeral (1963), composition écrite quelques mois avant son assassinat. Wadada Leo Smith lui consacre aussi une chanson sur son album Ten Freedom Summers (2012)[35].

Le film Les Fantômes du passé (1996) réalisé par Rob Reiner et adapté d'un livre du même nom, raconte l'histoire du procès de De La Beckwith en 1994. Le film est porté par les acteurs James Pickens Jr., James Woods, Alec Baldwin et Whoopi Goldberg[36]. L'assassinat d'Evers est aussi raconté dans le film de Tate Taylor La Couleur des sentiments (2011) inspiré du roman du même nom de Kathryn Stockett qui a pour thème la ségrégation raciale. Enfin, le documentaire de Raoul Peck I Am Not Your Negro (2016) décrit la réaction de l'auteur James Baldwin à l'assassinat d'Evers[37].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Myrlie Evers-Williams et Manning Marable, The Autobiography of Medgar Evers : A Hero's Life and Legacy Revealed Through His Writings, Letters, and Speeches, Basic Civitas Books, (ISBN 0-465-02177-8).
  • (en) Myra Ribeiro, The Assassination of Medgar Evers, The Rosen Publishing Group, (ISBN 978-0-8239-3544-4).
  • (en) Michael Vinson Williams, Medgar Evers : Mississippi Martyr, University of Arkansas Press, , 446 p. (ISBN 978-1557286468).
  • (en) Willie Morris, The Ghosts of Medgar Evers : A Tale of Race, Murder, Mississippi, and Hollywood, Random House, , 288 p. (ISBN 978-0679459569).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La composition des jurys n'est pas étonnante, car à l'époque, la plupart des noirs sont de facto exclus des listes électorales, et donc des listes de jurés potentiels.
  2. De La Beckwith avait été emprisonné de 1977 à 1980 pour des accusations distinctes : une conspiration pour l'assassinat d'Adolph Botnick (en).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Medgar Wiley Evers », sur The MY HERO Project (consulté le 16 septembre 2017)
  2. (en) « Evers, James Charles (1922- ) » (consulté le 16 septembre 2017)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q (en) « 7 Things You Should Know About Medgar Evers », sur HISTORY.com (consulté le 16 septembre 2017)
  4. a et b (en) « The Rise and Fall of Jim Crow . Jim Crow Stories . People . Charles Evers » (consulté le 19 septembre 2017)
  5. a, b, c, d, e et f (en) « Medgar Evers assassinated - Jun 12, 1963 - HISTORY.com », sur HISTORY.com (consulté le 19 septembre 2017)
  6. Evers-Williams et Marable 2005
  7. a, b, c, d et e (en) « Evers, Medgar (2 July 1925 - 12 June 1963), civil rights activist, was... », sur Hutchins Center (consulté le 16 septembre 2017)
  8. (en) « MWP: Medgar Evers (1925-1963) » (consulté le 16 septembre 2017)
  9. (en) « Text - S.Con.Res.51 - 108th Congress (2003-2004): A concurrent resolution commending Medgar Wiley Evers and his widow, Myrlie Evers-Williams for their lives and accomplishments, designating a Medgar Evers National Week of Remembrance, and for other purposes. » (consulté le 16 septembre 2017)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) David Stout, « Byron De La Beckwith Dies; Killer of Medgar Evers Was 80 », sur The New York Times, (consulté le 19 septembre 2017)
  11. (en) « Myrlie Evers-Williams » (consulté le 16 septembre 2017)
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) « The Medgar Evers Assassination », sur PBS NewsHour, (consulté le 19 septembre 2017)
  13. a et b [PDF] (en) « Medgar Evers: July 2, 1925 - June 12, 1963 », sur Wesleyan University (consulté le 16 septembre 2017)
  14. Ribeiro 2001, p. 16
  15. a et b (en) Nikki L. M. Brown et Barry M. Stentiford, The Jim Crow Encyclopedia : Greenwood Milestones in African American History, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-313-34181-6), p. 277–278.
  16. (en) « Text - H.Res.1022 - 111th Congress (2009-2010): Honoring the life and sacrifice of Medgar Evers and congratulating the United States Navy for naming a supply ship after Medgar Evers. » (consulté le 16 septembre 2017)
  17. a et b (en) Karen Grigsby Bates, « Medgar Evers' Son Honors Civil Rights Icon In His Own Way » (consulté le 19 septembre 2017)
  18. (en) Michael Newton, The FBI and the KKK : A Critical History, McFarland, , 248 p. (ISBN 978-0786440726), p. 93.
  19. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Medgar Evers », sur Federal Bureau of Investigation (consulté le 19 septembre 2017)
  20. a et b (en) « The Day Medgar Evers Was Killed » (consulté le 19 septembre 2017)
  21. (en) « American Journalism Review » (consulté le 19 septembre 2017)
  22. (en) « Medgar Evers: Assassin's gun forever changed a family », sur USA TODAY (consulté le 19 septembre 2017)
  23. (en) « Where Is The Voice Coming From? », sur The New Yorker, (consulté le 19 septembre 2017)
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  25. (en) For Us the Living: The Medgar Evers Story sur l’Internet Movie Database
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  35. (en) « Wadada Leo Smith », sur Cuneiform Records (consulté le 20 septembre 2017)
  36. (en) Les Fantômes du passé sur l’Internet Movie Database
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Liens externes[modifier | modifier le code]