Benjamin Banneker

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Benjamin Banneker, né le dans le comté de Baltimore (Maryland) et mort le au même endroit, est un astronome, fabricant d'horloges et éditeur américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benjamin Banneker est fils et petit-fils d'esclaves. Le nom originel de la famille est Banna Ka ou Bannakay. Son père, Robert Bannakay, est connu pour avoir érigé plusieurs barrages sur des cours d'eau[réf. nécessaire].

À l'âge de 21 ans, Benjamin Banneker découvre le brevet d'une montre chez ses voisins, et emprunte cette dernière pour en retranscrire le schéma de fabrication. Puis il fabrique des répliques en bois de chaque pièce. Il finit par commercialiser ses montres. Un de ses clients est Joseph Ellicott[réf. nécessaire], un géomètre qui a besoin d'une horloge très précise pour effectuer ses calculs de localisation des étoiles dans le ciel, qui lui servent à localiser ses positions terrestres. Ce dernier, impressionné par le travail de Banneker, lui prête des ouvrages de mathématiques et d'astronomie.

Entre 1792 et 1797, Benjamin Banneker publie Benjamin Banneker's Almanac[1], qui contribue pendant plusieurs années à prouver aux Américains que les Noirs ne sont pas intellectuellement inférieurs aux Blancs.

En 1791, Benjamin Banneker est appelé pour assister Andrew et Joseph Ellicott ainsi que Pierre Charles L'Enfant pour construire la nouvelle capitale des États-Unis, Washington[réf. nécessaire]. Entre 1791 et 1793, fort de sa mémoire prodigieuse, il reproduira de mémoire une partie des plans de la ville nouvelle de Washington en construction, emportés par l'architecte Pierre Charles L'Enfant, à la suite d'un désaccord fort avec d'autres porteurs du projet.

Cette même année, il décide de prendre la défense des Afro-Américains, en écrivant à Thomas Jefferson, l'auteur de la Déclaration d'indépendance. À cette époque, les Afro-Américains sont considérés comme une race inférieure, incapables de comprendre le sens de la citoyenneté. Cependant, si Jefferson approuve les paroles de Banneker, il ne l'aide pas dans sa lutte pour l'abolition de l'esclavage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Oumar Dioume, « Traite Négrière : une étrange odyssée culturelle : héros de l'ombre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le nouveau Courrier, UNESCO, (consulté le 24 août 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Hazlehurst Bonneval Latrobe, Maryland Historical Society (lecture faite devant La société d'histoire du Maryland), Memoir of Benjamin Banneker : XVIIIe – XIXe siècle, 1731-1845, vol. 1, Baltimore, John D. Toy, , chap. 5.
  • (en) bibliothèque du Congrès, bibliographie.

Liens externes[modifier | modifier le code]