The Nation

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The Nation
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue Anglais
Périodicité Hebdomadaire
Diffusion 184 000 ex. (2004)
Date de fondation Juillet 1865
Ville d’édition New York

Propriétaire The Nation Company L.P.
Rédacteur en chef Katrina vanden Heuvel
ISSN 0027-8378
Site web www.thenation.com

The Nation est un hebdomadaire américain de gauche, fondé en 1865, au départ pour combattre l'esclavage. Dirigé par Katrina van den Heuvel, il compte au nombre de ses anciens rédacteurs Victor Navasky, Norman Thomas, Carey McWilliams, et Freda Kirchwey. Des contributeurs célèbres tels que Albert Einstein, Martin Luther King Jr., Gore Vidal, Hunter S. Thompson, James K. Galbraith, Langston Hughes, Ralph Nader, James Baldwin, Daniel Singer, I.F. Stone, John Steinbeck, Franklin D. Roosevelt, Léon Trotsky et Jean-Paul Sartre y ont écrit. Edward Said y a tenu une chronique de critique musicale pendant plusieurs années.

The Nation est le plus vieil hebdomadaire aux États-Unis. La maison de publication, The Nation Company, se situe au 33 Irving Place à New York. Ancré à gauche, son tirage a notamment augmenté depuis la guerre d'Irak pour atteindre, en 2004, 184 000 exemplaires, ce qui représente plus du double de son rival de centre gauche The New Republic, et davantage que ceux de The Weekly Standard, hebdomadaire néoconservateur, et National Review, son pendant conservateur.

The Nation a des filiales à Budapest, Londres et en Afrique du Sud ainsi que des départements spécialisés dans l'architecture, les arts, les entreprises, la défense, l'environnement, le cinéma, le système judiciaire, la musique, la paix et le désarmement, la poésie et les nations unies.


Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé en juillet 1865 par un groupe d'abolitionnistes (c'est-à-dire d'engagés pour l'abolition de l'esclavage), The Nation a d'abord pour éditeur E. L. Godkin, un partisan des théories économiques classiques, critique à l'égard du nationalisme et de l'impérialisme comme du socialisme.

En 1881, Henry Villard, grand magnat de la presse devenu entrepreneur dans les chemins de fer, s'empare de The Nation et en fait le supplément littéraire hebdomadaire du New York Evening Post. Les équipes de publications emménagent au 210 Broadway à New York où se trouvent les bureaux de l'Evening Post. The New York Evening Post deviendra par la suite un tabloïd, d'abord de gauche sous la direction de Dorothy Shiff de 1939 à 1976, puis conservateur après son rachat par Rupert Murdoch, mais The Nation en avait déjà été détaché depuis longtemps.

En 1918, le fils d'Henry Villard, Oswald Garrison Villard entre en possession du magazine et se débarrasse de l'Evening Post. Il refait de The Nation un journal d'opinion tout en lui imprimant une orientation plus à gauche. La direction de Villard vaut à The Nation d'être placé sous l'étroite surveillance du FBI pendant plus de cinquante ans. Le FBI avait en effet classé Villard parmi les individus subversifs depuis 1915, tradition qui sera perpétuée par les éditeurs successifs de The Nation jusqu'aux années 1970. Quand Albert Jay Nock dénonce dans une des colonnes du journal la complicité de Samuel Gompers et des syndicats dans la mise en place de l'économie de guerre au cours de la Première Guerre mondiale, la publication de l'hebdomadaire est brièvement suspendue.

Au cours des années 1940 et au début des années 1950, la possibilité d'une fusion entre The New Republic et The Nation fait l'objet d'une longue discussion entre Kirchwey (pour The Nation) et Michael Straight (pour The New Republic). Les deux magazines étaient à l'époque très proches : tous deux se situent au centre gauche, bien que The Nation est alors plus à gauche ; tous deux ont un tirage avoisinant les 100 000 exemplaires ; et tous deux perdent plus d'argent qu'ils n'en gagnent (ce qui est par ailleurs toujours le cas pour The Nation qui fonctionne grâce aux donations). On pensait donc que les deux magazines pourraient fusionner : ils auraient formé le plus puissant magazine d'opinion américain, The Nation and New Republic. La fusion ne s'est finalement pas effectuée et The New Republic s'est ensuite nettement orienté plus à droite.

Événements récents[modifier | modifier le code]

David Corn, responsable de la rédaction de l'hebdo à Washington, a révélé le scandale Valerie Plame pendant l'été 2003 dans The Nation, en soulignant que le journaliste Robert Novak, qui avait révélé l'identité professionnelle de Valerie Plame, pouvait être jugé pour crime (la révélation de l'identité d'un agent de la CIA est un crime aux États-Unis).

L'ancien éditorialiste Christopher Hitchens a aussi quitté le journal en 2003 lorsqu'il décida de publier une grande quantité de courrier des lecteurs accusant les États-Unis d'être à l'origine des attentats du 11 septembre 2001. Hitchens était aussi opposé à la ligne éditoriale anti-guerre du journal.

Nation Associates et la création d'Israël[modifier | modifier le code]

Mission[modifier | modifier le code]

Selon la charte de 1865, The Nation n'est l'organe d'aucun parti, secte ou quelque corps que ce soit.

Comité de rédaction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens externes critiques