Asa Philip Randolph

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Asa Philip Randolph
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
ManhattanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Homme politique, socialiste, militant des droits civiques, syndicalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Lucille Campbell Green Randolph (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
League for Non-Violent Civil Disobedience against Military Segregation (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Distinctions

Asa Philip Randolph (né dans la ville de Crescent City (Floride , mort le à New York) est un militant afro-américain pour les droits civiques. Il fonda le premier syndicat noir des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Randolph est le fils du révérend James William Randolph, un pasteur de l'African Methodist Episcopal Church, et d'Elizabeth Robinson Randolph, une couturière . Sa famille déménagea en 1891 pour habiter à Jacksonville. Randolph gagna le quartier de Harlem à New York en 1911 dans l'espoir de devenir acteur. Finalement, il étudia les sciences politiques et l'économie au City College of New York. C'est ici qu'il rencontra sa future épouse, Lucille Campbell Green Randolph (en), ainsi que Chandler Owen (en), étudiant en sociologie et en sciences politiques à l'université Columbia. Ils formèrent ensemble un magazine radical à Harlem, appelé The Messenger (Le Messager) en 1917 qui choisit les idées socialistes[1],[2],[3],[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1925, Randolph organisa le syndicat Brotherhood of Sleeping Car Porters au sein de la compagnie Pullman, qui fabriquait des locomotives. Après plusieurs années de lutte, les employés de cette entreprise, pour la plupart des Afro-Américains, obtinrent des négociations en 1935, qui débouchèrent sur un accord deux ans plus tard. Le Brotherhood of Sleeping Car Porters était associé à la puissante American Federation of Labor (AFL). Avec son syndicat, il mène des campagnes de protestation contre l'invasion de l’Éthiopie par l'Italie fasciste et des collectes de biens et de nourriture pour la population civile.

Randolph fut l'un des plus célèbre porte-parole de la cause afro-américaine : en 1941, il menaça avec Bayard Rustin et A. J. Muste d'organiser une marche des Afro-Américains sur Washington (district de Columbia) afin de protester contre la discrimination dont les Noirs étaient victimes dans l'armée. Mais le Président américain de l'époque, Franklin D. Roosevelt signa un décret mettant fin à la discrimination raciale dans les usines d'armement (Fair Employment Act). Jugeant que ce décret n'allait pas assez loin, Randolph forma en 1947 un comité contre les lois Jim Crow dans l'armée et qui fut rebaptisé plus tard League for Non-Violent Civil Disobedience. Le Président Harry S. Truman abolit la ségrégation raciale dans les forces armées par l'Executive order 9981, signé le .

En 1963, Randolph aida Rustin et Martin Luther King Jr. à organiser la marche sur Washington du 28 août[5].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

En novembre 1914, il épouse Lucille Campbell Green qui décédera le [6].

A. Philip Randolph meurt chez lui dans on appartement de New York, les causes de son décès ne sont pas révélées, mais on sait qu'il souffrait d'hypertension artérielle[7],[8]. Après ses funérailles, son corps a été incinéré et ses cendres dispersées[9].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • (en) Daniel S. Davis (préf. Bayard Rustin), Mr. Black Labor : The Story of A. Philip Randolph, Father of the Civil Rights Movement, E.P. Dutton, , 208 p. (ISBN 978-0-525-35325-6, lire en ligne),
  • (en) Jervis Anderson, A. Philip Randolph : A Biographical Portrait, (réimpr. 1986, éd. University of California Press) (1re éd. 1973, éd. Harcourt Brace Jovanovich), 440 p. (ISBN 978-0-520-05505-6, lire en ligne),
  • (en) Sally Hanley (préf. Coretta Scott King), A. Philip Randolph, Chelsea House Publications, 1 octobre 1988, rééd. 1989, 120 p. (ISBN 978-0-7910-0222-3, lire en ligne),
  • (en) Sarah E. Wright, (préf. Andrew Young), A. Philip Randolph : Integration in the Workplace, Silver Burdett Press, , 140 p. (ISBN 978-0-382-09922-9, lire en ligne),
  • (en) Robert Cwiklik, A. Philip Randolph and the Labor Movement, Millbrook Press, , 40 p. (ISBN 978-1-56294-326-4, lire en ligne),
  • (en) Lillie Patterson, A Philip Randolph : Messenger for the Masses, Facts on File, , 136 p. (ISBN 978-0-8160-2827-6, lire en ligne),
  • (en) Catherine Reef, A. Philip Randolph : Labor Leader and Civil Rights Crusader, Enslow Publishers, mars 2001, rééd. 2 décembre 2005, 134 p. (ISBN 978-0-7660-1544-9, lire en ligne),
  • (en) Cornelius L. Bynum, A. Philip Randolph and the Struggle for Civil Rights, University of Illinois Press, , 272 p. (ISBN 978-0-252-07764-7),

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en-US) John H. Bracey Jr. & August Meier, « Allies or Adversaries?: The NAACP, A. Philip Randolph and the 1941 March on Washington », The Georgia Historical Quarterly, Vol. 75, No. 1,‎ , p. 1-17 (17 pages) (lire en ligne),

Hommages[modifier | modifier le code]

Une High school de Jacksonville dans l'état de la Floride, porte son nom, il s'agit de l'A. Philip Randolph Academies of Technology (en)[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « A. Philip Randolph | American civil-rights activist », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 20 août 2019)
  2. (en-US) « Asa Philip Randolph | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 20 août 2019)
  3. (en-US) « A. Philip Randolph Biography - life, family, childhood, parents, story, death, history, mother, young, information, born, college », sur www.notablebiographies.com (consulté le 20 août 2019)
  4. (en-US) Luther Adams, « Asa Philip Randolph (1889-1979) », (consulté le 7 novembre 2020)
  5. (en-US) © Stanford University et Stanford, « Randolph, A. Philip », sur The Martin Luther King, Jr., Research and Education Institute, (consulté le 20 août 2019)
  6. (en-US) Misun Bishop, « Lucille Campbell Green Randolph (1883-1963) », (consulté le 7 novembre 2020)
  7. (en-US) « A. Philip Randolph Is Dead,. Pioneer in Rights and Labor (Published 1979) », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 7 novembre 2020)
  8. (en-US) J. Y. Smith, « A. Philip Randolph Dies at 90 », The Washington Post,‎
  9. (en-US) « Asa Phillip Randolph (1889-1979) - Mémorial Find... », sur fr.findagrave.com (consulté le 7 novembre 2020)
  10. (en) « NAACP | Spingarn Medal Winners: 1915 to Today », sur NAACP (consulté le 7 novembre 2020)
  11. (en-US) « A. Philip Randolph | AFL-CIO », sur aflcio.org (consulté le 7 novembre 2020)
  12. (en-US) « A. Phillip Randolph (U.S. National Park Service) », sur www.nps.gov (consulté le 7 novembre 2020)
  13. (en-US) Nadra Kareem Nittle, « Biography of A. Philip Randolph, Labor Leader », sur ThoughtCo, (consulté le 7 novembre 2020)
  14. (en-US) « Pacem in Terris Past Recipients », sur Diocese of Davenport (consulté le 7 novembre 2020)
  15. (en-US) « Do One Thing - Heroes for a Better World - Pacem in Terris Award », sur www.doonething.org (consulté le 7 novembre 2020)
  16. (en-US) « Annual Humanist Awardees », sur American Humanist Association (consulté le 7 novembre 2020)
  17. (en-US) News et Voices, « Humanist Profile: A. Philip Randolph », sur TheHumanist.com, (consulté le 7 novembre 2020)
  18. (en-US) « Hall of Honor Inductees | U.S. Department of Labor », sur www.dol.gov (consulté le 7 novembre 2020)
  19. (en-US) « Hall of Honor Inductee: A. Philip Randolph | U.S. Department of Labor », sur www.dol.gov (consulté le 7 novembre 2020)
  20. (en-US) « Inductees Into the Florida Civil Rights Hall of Fame », sur The Florida Civil Rights Hall of Fame (consulté le 7 novembre 2020)
  21. (en-US) « A. Philip Randolph », sur The Florida Civil Rights Hall of Fame (consulté le 7 novembre 2020)
  22. (en-US) « A. Philip Randolph Academies », sur US News

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]