Grandmaster Flash

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grandmaster Flash
Description de cette image, également commentée ci-après

Grandmaster Flash en 1999.

Informations générales
Nom de naissance Joseph Saddler
Naissance (58 ans)
Bridgetown, Drapeau de la Barbade Barbade
Activité principale Rappeur, disc jockey
Genre musical Hip-hop, rap old school, funk, electro
Instruments Électrophone
Années actives Depuis 1970
Labels Sugar Hill Records, Enjoy Records, Elektra Records

Grandmaster Flash, de son vrai nom Joseph Saddler, né le à Bridgetown, à la Barbade, est un musicien et disc jockey américain. Il est considéré comme un des pionniers du hip-hop, du scratch et du remix. Il est l'inventeur de certaines techniques comme le cutting. D'une grande inventivité, il est notamment réputé pour scratcher avec ses pieds et ses orteils. Grandmaster Flash and the Furious Five est inclus au Rock and Roll Hall of Fame en 2007, et devient le premier groupe de hip-hop à être honoré[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Saddler est né le 1er janvier 1958 à la Barbade mais a grandi à New York dans le quartier du Bronx. Il étudie à la Samuel Gompers High School, un lycée public où il se consacre à la réparation de matériels électroniques[2]. Saddler s'intéresse au DJing grâce à la collection d'albums de son père et grâce à sa mère qui l'a fait prendre des cours d'électronique[3].

Sa rapidité et sa dextérité sont à l'origine de son surnom « Flash » (référence au super-héros le Flash). Son habileté à changer de disques avec les pieds, les mains derrière le dos lui valent le titre de « Grandmaster » (« grand maître »). Il avait acquis cette dextérité en remarquant qu'un autre DJ, Kool Herc, se trompait souvent au moment de passer un disque. Il décida donc d'apprendre les techniques des DJs de discothèque, notamment le fait d'écouter le disque que l'on s'apprête à passer avec des écouteurs. Grandmaster Flash était souvent plus occupé à changer ses disques qu'à encourager le public à danser comme le faisaient les autres DJs des block parties. Il décide alors de demander à des amis de le faire à sa place. Bientôt, ceux-ci ont assez de ne rien faire d'autre que d'encourager le public et décident de raconter d'autres thèmes, comme leur vie dans le ghetto. De plus, Grandmaster Flash est celui qui a perfectionné le scratch.

En 1998, il fait son retour avec Flash Is Back, le bien nommé. La même année, il joue pour le Super Bowl. Il se produit également devant Tony Blair et la reine d’Angleterre. En 2008, il fait un remix pour le single Into the Galaxy du groupe australien Midnight Juggernauts.

Grandmaster Flash and the Furious Five[modifier | modifier le code]

Il forme son propre groupe à la fin des années 1970, composé de Cowboy (Keith Wiggins) Melle Mel (Melvin Glover) et Kid Creole (Nathaniel Glover). Deux autres MCs arriveront par la suite, Rahiem (Guy Todd Williams - qui était membre des Funky 4+1) et Scorpio (Eddie Morris) pour former Grandmaster Flash and the Furious Five. Ils gagnent un disque d'or avec Freedom après avoir signé sur Sugar Hill Records en 1980. Cowboy lance le terme de « hip-hop »[4].

En 1980, Blondie, dans Rapture, chante « Flash is fast, Flash is cool ». En 1981, il sort le single The Adventures of Grandmaster Flash and the Wheels of Steel. Leur plus grand hit fut The Message, en 1982, qui devint disque de platine en moins d'un mois. Grandmaster Flash quitte Sugar Hill Records en 1983 et le groupe est plus ou moins dissous en 1984.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1979 : The Message (distribution dans les rues de New York)
  • 1982 : The Message
  • 1983 : Greatest Messages
  • 1985 : They Said It Couldn't Be Done
  • 1985 : Stepping Off
  • 1986 : The Source
  • 1987 : Ba-Dop-Boom-Bang
  • 1988 : On the Strength
  • 1997 : Salsoul Jam 2000
  • 1998 : Flash Is Back
  • 2002 : The Official Adventures of Grandmaster Flash
  • 2002 : Essential Mix: Classic Edition
  • 2009 : The Bridge (Concept of a Culture)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Rock and Roll Hall of Fame, 2007 Inductees » (consulté le 18 mars 2007).
  2. (en) Tricia Rose, Black Noise: Rap Music and Black Culture in Contemporary America. (He is currently in canada teaching young people how to dj) (Hanover: Wesleyan University Press, 1994), 35.
  3. (en) Murray Forman and Mark Anthony Neal, That's the Joint!: The Hip-Hop Studies Reader (New York: Routledge, 2004).
  4. (en) « Keith Cowboy – The Real Mc Coy », Web.archive.org,‎ (consulté le 12 janvier 2010).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :