Phillis Wheatley

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Phillis Wheatley
Phillis Wheatley frontispiece.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière historique de Boston le Copp's Hill Burying Ground
Nom de naissance
inconnu
Autres noms
Mère de la littérature afro-américaine
Domicile
Boston
Activité
Poète, écrivaine
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
John Peters
Autres informations
Domaine
Religion
Calviniste, puritaine
Date de baptême
août 1772
Site web
Archives conservées par
Stuart A. Rose Manuscript, Archives, and Rare Book Library (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Poems on Various Subjects, Religious and Moral (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Phillis ou Phyllis Wheatley (née vers 1753 en Afrique de l'Ouest et morte le à Boston) est la première poète afro-américaine et l'une des premières femmes américaines à publier un recueil de poésie. Elle est surnommée la « Mère de la littérature afro-américaine ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Des origines on connait peu de choses, on ne sait ni quel est son nom de naissance, ni son lieu de naissance précis (Sénégal ou Gambie). Elle et des membres de sa famille sont capturés par des chasseurs d'esclaves en 1761. Elle et 200 autres Africains sont vendus à un navire négrier « The Phillis », appartenant à un marchand d'esclaves Timothy Fitch et commandé par le capitaine Peter Gwinn. Elle ne reverra plus les membres de sa famille. Les Africains les plus robustes sont vendus dans les ports des colonies du Sud pour servir d'esclaves dans les plantations de coton ou de tabac, les plus jeunes et les plus faibles sont vendus à Boston pour servir de domestiques ou de main d'oeuvre auprès d'artisans[1],[2],[3].

Elle doit son prénom de Phillis du nom du navire négrier qui l'a conduite sur les côtes de la Nouvelle Angleterre et son nom de Wheathley à celui du nom de ses propriétaires comme cela était la coutume. En effet, elle est achetée à Boston par John Wheatley, un riche marchand de la ville. Remarquant la santé fragile de Phillis (elle souffrait d'un asthme chronique voire de la tuberculose), John Wheathley la destine à être servante auprès de son épouse Susannah Wheatley. Notant que la fillette a deux de ses incisives centrales supérieures de lait de tombées, il en déduit qu'elle doit avoir 7 ou 8 ans, c'est ainsi que sa date de naissance probable est fixée vers 1753, mais pas plus tard que 1754[4].

Au bout de quelques mois Phillis parle couramment l'anglais, les Wheathley découvre également qu'elle a appris l'alphabet toute seule, ils se prennent d'affection pour cette jeune fille et vont davantage la considérer comme une membre de la famille que comme une esclave. Ils demandent à leurs enfants Mary et Nathaniel de lui apprendre à lire et à écrire, puis constatant ses progrès rapides, ils demandent à leur fille Mary de lui servir de précepteur. Mary Wheathley lui apprend la littérature anglaise, le latin et le grec, lui fait étudier la Bible, la mythologie grecque, elle lui fait lire les oeuvres d'Homère traduites par Alexander Pope, lui apprend l'astronomie et la géographie, lui donnant ainsi la meilleure éducation possible qu'une jeune femme de son époque pouvait recevoir. Maîtrisant rapidement la langue littéraire anglaise, Phillis publie son premier poème « On Messrs Hussey and Coffin » le dans le Newport Mercury alors qu'elle n'est âgée que de 14 ans. Les Wheathley l'affranchissent en 1773[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[1],[2].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Une conscience de son statut paradoxal[modifier | modifier le code]

Poems on Various Subjects, Religious and Moral, 1773

Susannah Wheatley devient la mentore de Phillis, elle invite des personnalités de la haute société bostonienne pour s'entretenir avec la fantastique (en) Dark child from Africa. Elle l'emmène également dans des salons de diverses figures éminentes de Boston comme le gouverneur Thomas Hutchinson, le lieutenant gouverneur Andrew Oliver, le juriste John Hancock. Lors de ces visites Phillis se fait connaitre par ses conversations sur la Bible et la littérature anglaise. En bref, Phillis devient un sujet d'admiration au sein des personnes cultivées de Boston. Cela dit Phillis a la conscience du fossé qui la sépare de la société « blanche », même quand elle est l'invitée d'honneur, elle refuse poliment de s'asseoir à la table de ses admirateurs, préférant se mettre à l'écart sur une table voisine. Sa première biographe Margaretta Odell (une descendante de Susannah Wheatley) souligne le fait qu'elle est consciente de son statut de privilégiée vis à vis de ses frères et sœurs de couleur. Ainsi, lorsque Susannah Wheatley l'emmène chez Eunice Fitch et ses filles, par une ironie du sort, elle conviée chez l'épouse de Timothy Fitch le négrier propriétaire du schooner le Phillis. Si Eunice Fitch se montre chaleureuse en vers Phillis, l'ambiance change quand ses filles viennent prendre le thé, elles montrent leur gêne à partager le thé avec une servante noire. Phillis se lève pour se retirer, mais Eunice Fitch la retient jusqu'à la fin du thé. Même si c'est une victoire, il demeure que Phillis est consciente que sa place n'est pas à la même table que celle des Blancs, fussent-ils des admirateurs[13],[14],[15].

La conversion au christianisme puritain[modifier | modifier le code]

Phillis grandit dans un milieu imprégné par les valeurs puritaines et elle même s'est convertie au christianisme. Le puritanisme bostonien, comme le méthodisme sont alors traversés par le mouvement spirituel dit du Grand réveil (Great Awakening). Celui qui diffuse les idées de ce mouvement à Boston est le prédicateur et théologien calviniste George Whitefield. Ce dernier répétait le message fondamental du Grand réveil : le salut est offert à tous, que tout être humain peut obtenir la grâce divine. Phillis comme d'autres Afro-Américains (Richard Allen, Absalom Jones, William White, Daniel Coker) adhère pleinement à ces thèses religieuses qui auront une profonde influence sur sa vie et sur ses écrits. C'est pourquoi qu'en 1770 Phillis rédige un éloge funèbre en hommage à George Whitfield. Deux ans après la mort de ce dernier, Phillis est acceptée comme membre de la paroisse de l'Old South Meeting House et y est baptisée en août 1772[13],[10],[11],[16],[17],[18].

La difficulté d'être éditée[modifier | modifier le code]

L'éloge funèbre en hommage à George Whitfield ayant rencontré un succès, Susannah Wheatley pense que dorénavant il faut passer à l'édition des œuvres de Phillis. Afin de rassurer les éditeurs potentiels, elle fait une liste de 300 personnes qui se disent prêtes à acheter un recueil des poésies de Phillis. En 1772, elle fait une sélection de 28 poèmes qui pourraient faire l'objet d'un livre. Face aux difficultés à faire accepter qu'une Afro-Américaine puisse exprimer des sentiments d'indépendantisme des bostoniens blancs, Susannah Wheatley va faire la tournée des personnalités prêtes à soutenir ce projet, c'est ainsi qu'elle obtient le soutien écrit de 18 figures éminentes dont le gouverneur Thomas Hutchinson, James Bowdouin, John Hancock. Pour contourner les réticences des imprimeurs de Boston, Susannah Wheatley et Phillis se rendent en Angleterre, le livre est finalement édité à Londres avec une préface spécifiant que ces poèmes ont été écrit par « Phillis, une jeune fille noire, qui a été amenée il y a quelques années, comme une barbare inculte d'Afrique, mais ne l'a jamais été, et est maintenant, sous le désavantage de servir comme esclave dans une famille de sa ville de Boston ». Dans cette même préface, John Wheatley précise que Phillis est arrivée au bout de 16 mois à maîtriser la langue anglaise et qu'elle a montré des dispositions étonnante à l'étude et à la compréhension des livres qu'on lui présentait. Comme le livre est édité au Royaume-Uni, deux poèmes reflétant les sympathies indépendantistes de Phillis ont été expurgés. De retour à Boston, Susannah Wheatley veut diffuser le livre de Phillis, elle en sa possession un manuscrit contenant 39 poèmes, la préface et l'attestation confirmant que Phillis est bien l'auteure des poèmes. Elle trouve l'appui de Selina Hastings, comtesse Huntingdon[19] qui d’Angleterre use de toute son influence auprès des méthodistes et des presbytériens de Boston pour soutenir la jeune Phillis[20].

Un second voyage en Angleterre[modifier | modifier le code]

Vu le succès qu'avait rencontré la jeune Phillis en Angleterre, Phillis s'embarque avec Nathaniel Wheathley pour Londres le à bord du schooner le London, avec une lettre de recommandation signée par Susannah Wheatley à destination de Selina Hastings pour qu'elle prenne soin de la jeune Phillis. Susannah Wheatley envoie également une douzaine poèmes rédigés par sa protégée dont le poème A Farewell to America pour qu'il soit publié par le London Chronicle. Quand elle arrive à Londres, Phillis est accueillie comme une célébrité et elle est invitée par diverses personnalités dont le comte de Dartmouth et Benjamin Franklin de passage à Londres en tant que représentant colonial de la Pennsylvanie. Le summum de ses réceptions se réalise quand le maire de Londres lui remet une édition luxueuse du Paradis perdu de John Milton, l'un de ses auteurs préférés. Alors que Phillis n'a pas eu encore le temps de rencontrer Selina Hastings, une lettre arrive signalant une détérioration de la santé de Susannah Wheatley, pressés par la nouvelle, le elle et Nathaniel reprennent le London pour retourner à Boston. Phillis ne pourra assister à la publication de son livre Poems on Various Subjects, Religious and Moral, événement littéraire s'il en est puisque c'est le second livre publié dont l'auteure est une femme américaine, le premier étant un recueil de poésie d'Anne Bradstreet[21].

La guerre d'indépendance des État-Unis[modifier | modifier le code]

En août 1765, des bostoniens rassemblés sous le nom des Fils de la Liberté défilent dans les rues de Boston pour protester contre le Stamp Act instituant que dans les Treize colonies américaines, tous les documents, permis, contrats commerciaux, journaux, testaments, livres et cartes à jouer devaient être munis d'un timbre fiscal. Les manifestants passent devant la maison des Wheathley et mettent à sac le bureau des timbres fiscaux qui est juste en face. Le mouvement des Fils de la Liberté prenant de l'importance, la Couronne britannique envoie deux régiments dotés de canons à Boston, ces troupes défilent dans la King street (actuelle State Street (Boston) (en)) où est sise la maison des Wheathley. ce défilé militaire inspire à Phillis un poème On the Arrival of the Ships of War and Landing of the Troops, aujourd’hui perdu, mais on sait que ce poème fut repris par des indépendantistes et qu'elle avait des sympathies pour les mouvements pro-indépendance. Le , à proximité de la King street, se tient une échauffourée ou un adolescent âgé de 11 ans Christopher Seider (parfois orthographié Christopher Snider) est tué d'un coup de mousquet tiré par un loyaliste Ebenezer Richardson[22],[23]. Phillis écrit au sujet de Christopher Seider qu'il est le « premier martyr de la cause » confirmant ainsi ses convictions indépendantiste. Ce meurtre provoque la colère des pro-indépendantistes qui manifestent dans la King street le . La troupe britannique appelée pour disperser la foule tire, cinq manifestants sont abattus : Samuel Gray, Samuel Maverick, James Caldwell, Patrick Carr et un Afro-Américain du nom de Crispus Attucks. Leurs funérailles attirent des milliers de bostoniens, ils sont enterrés ensemble dans la tombe de Christopher Seiger au cimetière Granary Burying Ground de Boston[24]. Cette journée sanglante est passée dans l'histoire sous le nom du Massacre de Boston qui est considéré comme le premier événement de la Guerre d'indépendance des États-Unis[25],[22]. Phillis est profondément troublée par cet événement sanglant, elle compose un poème pour célébrer cette journée dont on a que le titre On the Affray in King Street, on the Evening of the 5th of March 1770[26].

Sa poésie fut louée par des personnalités de la Guerre d'Indépendance des États-Unis, dont George Washington, qui la remercia personnellement pour un poème qu'elle avait écrit en son honneur ; George Washington invita même la poétesse à lui rendre visite à son quartier général de Cambridge. Dans sa lettre d'invitation, il a souligné la qualité de ses « vers élégants » et de son « talent poétique », ajoutant qu'il serait « heureux de rencontrer un être inspiré par les muses et à qui la nature semble avoir donné toutes les grâces. »[27],[28].

Mais « pour ôter tout prétexte à la malveillance de dire qu'elle [n'était qu'un] prête-nom »[29], elle fut sommée de défendre son talent lors d'un procès qui eut lieu en 1772. Le groupe de savants de Boston chargé de l'examiner conclut qu'elle avait vraiment écrit les poèmes qui lui étaient attribués. Ils signèrent une attestation qui parut dans la préface de son livre, Poems on Various Subjects, Religious and Moral, édité en 1773 à Londres, où il avait été publié faute d'avoir été accepté à Boston[30]. Phillis et son fils ainé Nathanial Wheatley se rendent alors à Londres, où Selina Hastings, comtesse de Huntingdon, et le comte de Dartmouth aident à sa publication, où la critique fut positive[31].

Certains critiques considèrent la défense victorieuse de Phillis Wheatley devant la cour et la publication de son livre comme la première reconnaissance de la littérature noire américaine. Elle est surnommée la «  Mère de la littérature afro-américaine »[32],[33].

En 1778, le poète afro-américain Jupiter Hammon écrivit une ode à Phillis Wheatley au titre de An Address to Miss Phillis Wheatley[34],[35],[36]. Hammon ne se cite jamais dans le poème, mais en la choisissant comme sujet de son œuvre, il reconnaissait de facto leur lignée commune[37],[38].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Après la mort de John et Susannah Wheatley, Phillis Wheathley épouse un commerçant afro-américain affranchi du nom de John Peters. Sa vie ne fut guère éloignée de celle d'une esclave. Ni son dur labeur ni ses talents artistiques ne purent lui procurer l'aisance financière à laquelle elle aspirait et elle mourut pauvre en 1784.

Phillis Wheathley repose au cimetière historique de Boston le Copp's Hill Burying Ground (en)[39].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Phillis Wheatley sont régulièrement rééditées :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en-US) Deborah Kent, Phillis Wheatley: First Published African-American Poet, Child's World, , 35 p. (ISBN 9781592960095, lire en ligne), p. 6-10
  2. a et b (en-US) Molly Aloian, Phillis Wheatley: Poet of the Revolutionary Era, Crabtree Publishing Company, , 49 p. (ISBN 9780778708032, lire en ligne), p. 8-15
  3. (en-US) Merle A. Richmond, Phillis Wheatley, Chelsea House Publications, , 111 p. (ISBN 9781555466831, lire en ligne), p. 21-22
  4. (en-US) Charles Frederick Heartman, Phillis Wheatley. A critical attempt and a bibliography of her writings., New York, , 78 p. (OCLC 771426087, lire en ligne), p. 9. 
  5. (en-US) « Today in History - September 1 », sur Library of Congress, Washington, D.C. 20540 USA (consulté le 21 novembre 2020)
  6. (en-US) American national biography, vol. 23, Oxford University Press USA, , 899 p. (ISBN 0195206355, lire en ligne), p. 121-122
  7. (en-US) « “On Messrs Hussey and Coffin” », sur www.phillis-wheatley.org (consulté le 21 novembre 2020)
  8. (en-US) Encyclopedia of world biography, volume 16, Gale Research, , 540 p. (lire en ligne), p. 221-222
  9. (en-US) « Phillis Wheatley », sur Biography (consulté le 21 novembre 2020)
  10. a et b (en-US) « Phillis Wheatley », sur National Women's History Museum (consulté le 21 novembre 2020)
  11. a et b (en-US) « Phillis Wheatley | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 21 novembre 2020)
  12. Encyclopædia Universalis, « PHILLIS WHEATLEY », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 9 juin 2019)
  13. a et b (en) « Phillis Wheatley | American poet », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 21 novembre 2020)
  14. Merle A. Richmond, op. cité, p. 37-39
  15. (en-US) Margaretta Odell, Memoir and poems of Phillis Wheatley, a native African and a slave, Boston, I. Knapp, 1838, rééd. 1864, 168 p. (lire en ligne), p. 14-15
  16. (en-US) « An Elegiac Poem On the Death of ... George Whitefield. », sur digital.library.upenn.edu (consulté le 21 novembre 2020)
  17. (en-US) Patricia C. Willis, « Phillis Wheatley, George Whitefield, and the Countess of Huntingdon in the Beinecke Library », The Yale University Library Gazette, Vol. 80, No. 3/4,‎ , p. 161-176 (16 pages) (lire en ligne)
  18. Merle A. Richmond, op. cité, p. 39-53
  19. (en) « Selina Hastings, countess of Huntingdon | British religious leader », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 25 novembre 2020)
  20. Merle A. Richmond, Op. cité, p. 53-59
  21. Merle A. Richmond, Op. cité, p. 61-65
  22. a et b (en) « Boston Massacre | History, Facts, Site, Deaths, & Trial », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 23 novembre 2020)
  23. (en-US) « Boston Gazette's Article on the Murder of Christopher Seider », sur MissionUS (consulté le 23 novembre 2020)
  24. « Christopher Seider (1758-1770) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le 23 novembre 2020)
  25. (en-US) « Boston Massacre », sur www.ushistory.org (consulté le 23 novembre 2020)
  26. Merle A. Richmond, op. cité, p. 45-50
  27. Chronique de l'Amérique, page 150, Larousse (ISBN 2-03-503267-9)
  28. (en-US) Constance Claytor, African Americans Who Were First, Cobblehill Books, , 116 p. (ISBN 9780525652465, lire en ligne), p. 5
  29. Henri Grégoire, De la littérature des nègres , ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités morales et leur littérature ; suivies de notices sur la vie et les ouvrages des nègres qui se sont distingués dans les sciences, les lettres et les arts, Maradan, (lire en ligne), p. 260
  30. (en-US) Henry Louis Gates Jr., The Trials of Phillis Wheatley, Civitas Books, , 152 p. (ISBN 9780465027293, lire en ligne)
  31. (en-US) Mukhtar Ali Isani, « The British Reception of Wheatley's Poems on Various Subjects », The Journal of Negro History, Vol. 66, No. 2,‎ , p. 144-149 (6 pages) (lire en ligne)
  32. (en-US) Margaret Blair Young, « Phillis Wheatley (1754-1784) • », (consulté le 21 novembre 2020)
  33. (en-US) James Sullivan et December 7, « ‘Phillis Wheatley: Biography of a Genius in Bondage’ by Vincent Carretta - The Boston Globe », sur BostonGlobe.com (consulté le 21 novembre 2020)
  34. (en-US) Poetry Foundation, « An Address to Miss Phillis Wheatley by Jupiter Hammon », sur Poetry Foundation, (consulté le 23 novembre 2020)
  35. Academy of American Poets, « An Address to Miss Phillis Wheatley by Jupiter Hammon - Poems | Academy of American Poets », sur poets.org (consulté le 23 novembre 2020)
  36. (en-US) Philip Bader& Catherine Reef, African-American writers, Facts On File, , 343 p. (ISBN 9780816081417, lire en ligne), p. 136-137
  37. (en-US) African-American writers : a dictionary, ABC-CLIO, , 491 p. (ISBN 9780874369595, lire en ligne), p. 154
  38. (en) Shewanda, « The Call and Response of Jupiter Hammon and Phillis Wheatley », sur Early African Literary Voices, (consulté le 23 novembre 2020)
  39. (en) « Phillis Wheatley (1753-1784) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le 23 novembre 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Phillis Wheatley a fait l'objet de dizaines études et essais, ne sont mentionnés ici que les ouvrages accessibles en ligne.

  • (en-US) Margaretta Odell, Memoir and poems of Phillis Wheatley, a native African and a slave, Boston, I. Knapp, 1838, rééd. 1864, 168 p. (lire en ligne).  ,
  • (en-US) Charles Frederick Heartman, Phillis Wheatley. A critical attempt and a bibliography of her writings., New York, , 78 p. (OCLC 771426087, lire en ligne),
  • (en-US) Carol Greene, Phillis Wheatley: First African-American Poet, Childrens Press, 12 décembre 1941, rééd. 1 novembre 2000, 56 p. (ISBN 9780516442693, lire en ligne) ,
  • (en-US) Shirley Graham, The Story of Phillis Wheatley, Africa Research and Publications, 1949, rééd. 1 novembre 1995, 184 p. (ISBN 9780865434714, lire en ligne),
  • (en-US) William Henry Robinson, Phillis Wheatley In The Black American Beginnings, Broadside Press, , 100 p. (ISBN 9780910296274, lire en ligne),
  • (en-US) Marilyn Jensen, Phillis Wheatley: Negro Slave of Mr. John Wheatley of Boston, Lion Books, , 248 p. (ISBN 9780874603262, lire en ligne),
  • (en-US) Merle A. Richmond, Phillis Wheatley, Chelsea House Publishers, 1987, rééd. 1 février 1988, 120 p. (ISBN 9781555466831, lire en ligne). ,
  • (en-US) Victoria Sherrow, Phillis Wheatley, Chelsea House Publications, , 88 p. (ISBN 9780791017531, lire en ligne),
  • (en-US) Cynthia Salisbury, Phillis Wheatley: Legendary African American Poet, Enslow Publishers, , 120 p. (ISBN 9780766013940, lire en ligne),
  • (en-US) Kathryn Lasky (ill. Paul Lee), A Voice of Her Own: The Story of Phillis Wheatley, Slave Poet, Candlewick Press, 1 janvier 2003, rééd. 2005, 46 p. (ISBN 9780763628789, lire en ligne),
  • (en-US) Deborah Kent, Phillis Wheatley : first published African-American poet, Child's World, , 40 p. (ISBN 9781592960095, lire en ligne). ,
  • (en-US) Jacquelyn McLendon,, Phillis Wheatley: A Revolutionary Poet, PowerPlus Books, , 120 p. (ISBN 9780823957507, lire en ligne),
  • (en-US) Rick Burke, Phillis Wheatley, Heinemann Educational Books, , 36 p. (ISBN 9781403407306, lire en ligne),
  • (en-US) Henry Louis Gates Jr., The Trials of Phillis Wheatley: America's First Black Poet and Her Encounters with the Founding Fathers, Civitas Books, , 152 p. (ISBN 9780465027293, lire en ligne),
  • (en-US) J.T. Moriarty, Phillis Wheatley: African American Poet, Rosen Publishing Group, 2003, rééd. 1 janvier 2004, 40 p. (ISBN 9780823941919, lire en ligne),
  • (en-US) Don McLeese, Phillis Wheatley, Rourke Educational Media, , 40 p. (ISBN 9781595152206, lire en ligne),
  • (en-US) Sneed B. Collard III, Phillis Wheatley: She Loved Words, Cavendish Square Publishing, , 56 p. (ISBN 9780761440574, lire en ligne),
  • (en-US) Molly Aloian, Phillis Wheatley: Poet of the Revolutionary Era, Crabtree Publishing Company, , 52 p. (ISBN 9780778708032, lire en ligne). ,

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Arthur P. Davis, « Personal Elements in the Poetry of Phillis Wheatley », Phylon (1940-1956), Vol. 14, No. 2,‎ 2° trimestre 1953, p. 191-198 (8 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) William H. Robinson, « Phillis Weathley : Colonial Quandary », CLA Journal, Vol. 9, No. 1,‎ , p. 25-38 (14 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Eleanor Smith, « Phillis Wheatley: A Black Perspective », The Journal of Negro Education, Vol. 43, No. 3,,‎ , p. 401-407 (7 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Terence Collins, « Phillis Wheatley; The Dark Side of the Poetry », Phylon (1960-), Vol. 36, No. 1,‎ 1 trimestre 1975, p. 78-88 (11 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) John C. Shields, « Phillis Wheatley's Use of Classicism », American Literature, Vol. 52, No. 1,‎ , p. 97-111 (15 pages) (lire en ligne)Accès payant,
  • (en-US) Albertha Sistrunk, « Phillis Weathley : an Eighteenth-Century Black American Poet Revisited », CLA Journal, Vol. 23, No. 4,‎ , p. 391-398 (8 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Mukhtar Ali Isani, « The British Reception of Wheatley's Poems on Various Subjects », The Journal of Negro History, Vol. 66, No. 2,‎ , p. 144-149 (6 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Sondra A. O'Neale, « Challenge to Wheatley's Critics: "There Was No Other `Game' in Town" », The Journal of Negro Education,Vol. 54, No. 4,‎ , p. 500-511 (12 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Sondra O'Neale, « A Slave's Subtle War: Phillis Wheatley's Use of Biblical Myth and Symbol », Early American Literature , Vol. 21, No. 2,‎ , p. 144-165 (23 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Phillip M. Richards, « Phillis Wheatley and Literary Americanization », American Quarterly, Vol. 44, No. 2,‎ , p. 163-191 (29 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) James A. Levernier, « Style as Protest in the Poetry of Phillis Wheatley », Style, Vol. 27, No. 2,‎ , p. 172-193 (22 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Phillip M. Richards, « Phillis Wheatley, Americanization, the Sublime, and the Romance of America », Style, Vol. 27, No. 2,‎ , p. 194-221 (28 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Hilene Flanzbaum, « Unprecedented Liberties: Re-Reading Phillis Wheatley », MELUS, Vol. 18, No. 3,‎ , p. 71-81 (11 pages) (lire en ligne)Accès payant,
  • (en-US) John C. Shields, « Phillis Wheatley's Subversive Pastoral », Eighteenth-Century Studies, Vol. 27, No. 4,‎ , p. 631-647 (17 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Robert Kendrick, « Other Questions: Phillis Wheatley and the Ethics of Interpretation », Cultural Critique, No. 38,‎ hiver 1997-1998, p. 39-64 (26 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Paula Bennett, « Phillis Wheatley's Vocation and the Paradox of the "Afric Muse" », PMLA, Vol. 113, No. 1,‎ , p. 64-76 (13 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Kirstin Wilcox, « The Body into Print: Marketing Phillis Wheatley », American Literature, Vol. 71, No. 1,‎ , p. 1-29 (29 pages) (lire en ligne)Accès payant,
  • (en-US) Mary McAleer Balkun, « Phillis Wheatley's Construction of Otherness and the Rhetoric of Performed Ideology », African American Review, Vol. 36, No. 1,‎ , p. 121-135 (15 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Patricia C. Willis, « Phillis Wheatley, George Whitefield, and the Countess of Huntingdon in the Beinecke Library », The Yale University Library Gazette, Vol. 80, No. 3/4,‎ , p. 161-176 (16 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Jennifer Thorn, « Phillis Wheatley's Ghosts: The Racial Melancholy of New England Protestants », The Eighteenth Century, Vol. 50, No. 1,‎ , p. 73-99 (27 pages) (lire en ligne),

Liens externes[modifier | modifier le code]