Maine (États-Unis)

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Maine
Blason de Maine
Sceau du Maine.
Drapeau de Maine
Drapeau du Maine.
Maine (États-Unis)
Carte des États-Unis avec le Maine en rouge.

Surnom
The Pine Tree State, Lumber State, Border State
En français : « l'État du Pin », « l'État du Bois » et « l'État Frontière ».

Devise
Dirigo
« Je dirige ».
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Augusta
Adhésion à l’Union (201 ans) (23e État)
Gouverneur Janet Mills (D)
Sénateurs Angus King (I)
Susan Collins (R)
Nombre de représentants 2
ISO 3166-2 US-ME
Fuseau horaire -5
Démographie
Gentilé Mainois (en anglais : Mainer)
Population 1 344 212 hab. (2019[1])
Densité 16 hab./km2
Rang 41e
Ville la plus peuplée Portland
Géographie
Altitude 180 m
Min. 0 m
Max. 1 606 m (mont Katahdin)
Superficie 86 542 km2
Rang 39e
– Terre 74 859 km2
– Eau (%) 11 683 km2 (13,5 %)
Coordonnées 43°04' N à 47°28' N
66°57' W à 71°07' W
Divers
Langues officielles De jure : aucune
De facto : anglais (92 %) et français (5,3 %)
Liens
Site web maine.gov

Symboles du Maine
drapeau
Le drapeau du Maine.
Symboles vivants
Arbre Pin blanc
Crustacé Homard
Fruit Bleuet
Herbe Gaulthérie couchée
Insecte Abeille
Mammifère Orignal
Maine coon
Oiseau Mésange à tête noire
Poisson Saumon d'eau douce
Symboles non vivants
Aliment Tarte aux bleuets
Whoopie pie (en)
Sirop d'érable du Maine
Bateau Bowdoin
Boisson Moxie (en)
Chanson State of Maine Song (en)
Fossile Pertica quadrifaria (en)
Gemme Tourmaline
Pièce de 25 cents de l'État
1/4 de dollar
La pièce du Maine émise en 2003.

Le Maine (prononcé en français : /mɛn/[a] Écouter ; en anglais : /meɪn/[b] Écouter) est un État des États-Unis situé à l'extrême nord-est du pays. Il est bordé à l'ouest et au nord par la province canadienne du Québec, au nord-est par la province canadienne du Nouveau-Brunswick, au sud-est par l'océan Atlantique, à l'ouest et légèrement au sud par l'État du New Hampshire. Le Maine constitue la partie la plus septentrionale de la Nouvelle-Angleterre et la plus orientale des États-Unis. Il est connu pour ses paysages et notamment pour ses côtes rocheuses et dentelées, ses montagnes basses et vallonnées et ses immenses forêts. Il est également reconnu pour ses spécialités de fruits de mer, notamment les homards et palourdes.

Les habitants originels du territoire qui est désormais le Maine parlent des langues algonquiennes. Le premier établissement européen a lieu en 1604 sur l'île Sainte-Croix par Pierre Dugua de Mons. Le premier établissement britannique est l'éphémère colonie de Popham, établie par la Compagnie de Plymouth en 1607. Le nord du Maine est ensuite une partie de la possession française de l'Acadie. Le territoire se délimite à la rivière Penobscot. Deux missions jésuites sont établies, une sur la baie de Penobscot en 1609, et l'autre, sur l'île des Monts Déserts en 1613. La même année, Castine est fondée par Claude de La Tour. En 1625, Charles de Saint-Étienne de La Tour construit le Fort Pentagouët pour protéger la population contre les Anglais. À la suite de la perte de l'Acadie péninsulaire par la France en 1713, cette partie du Maine est rattachée à la Nova Scotia (ou Nouvelle-Écosse). Les forces américaines et britanniques luttent pour le Maine durant la Révolution américaine, puis pendant la guerre anglo-américaine de 1812. Le conflit pour la possession du Maine tourne à l'avantage des forces américaines.

Le territoire du Maine est une exclave du Massachusetts, dont il est séparé par le New Hampshire jusqu'en 1820 lorsque, en raison de la volonté du Missouri de rejoindre l'Union en tant qu'État esclavagiste, ce qui aurait déséquilibré la représentation au Congrès, le Maine devient — lors du compromis du Missouri — le vingt-troisième État américain, de surcroît anti-esclavagiste. En 2019, sa population s'élève à 1 344 212 habitants[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant sa désignation en tant que Maine, cette région correspondait au semi-légendaire Norembergue. Deux hypothèses coexistent quant à l'origine du nom de l’État.

Selon la première, il proviendrait d’un transfert du nom de la province française homonyme. On raconte que le nom de Maine rappelle l'ancienne province du Maine en France, qu'aurait possédée la reine Henriette-Marie, l'épouse du roi d'Angleterre Charles Ier. Mais il n'a jamais existé de transaction officielle enregistrant ce supposé titre de propriété[3].

Selon la seconde, durant l'époque coloniale, les marins se référaient à cette partie du continent comme « the Main [Land] » pour la distinguer des nombreuses îles qui bordent sa côte[4] ; mais cela n'explique pas l'ajout d'un « e » final.

La première mention écrite du Maine figure dans le brevet du accordant conjointement à Ferdinando Gorges et au capitaine George Mason « la terre entre les rivières Merimac et Sagadahoc » établie sous le nom de province du Maine[5].

En 2001, la législature du Maine adopte une résolution affirmant que la province tirait son nom de la province française et a établi un jour franco-américain[6]. Quoi qu'il en soit, le nom est officiel depuis 1665, date à laquelle les commissaires du roi Charles Ier ont ordonné que la « province du Maine » soit inscrite dans les registres officiels.

Le Maine est le seul État américain dont le nom ne comporte qu'une syllabe, le « e » final étant muet comme en français[7],[8].

Emblèmes et hymnes[modifier | modifier le code]

Pavillon maritime du Maine.

Lors de son admission à l'Union, le Maine se dote d'un sceau le , composé comme suit : un écu d'argent avec, en son centre, un pin de sinople sous lequel repose un élan couché ; supporté à dextre par un fermier s'appuyant sur sa faux et à senestre par un marin s'appuyant sur une ancre; en terrasse sur listel le nom de l'État en grandes capitales romaines et en cimier, l'étoile polaire brillante, surmontant la devise de l'État sur listel de gueules en petites capitales romaines[5].

Le drapeau, adopté en 1909 et dont le dessin est fixé en 1919, reprend ces armoiries sur fond bleu. Le Maine bat en outre pavillon sur lequel est représenté un pin barré d'une ancre sur fond blanc, avec en bas le nom de l'État et en haut sa devise[9].

Depuis 2012, le Maine a officiellement un hymne : la marche « Dirigo », du nom de sa devise. Cette marche, approuvée par la législature à l'unanimité, a été composée en 1961 par Leo J. Pepin, diplômé du Conservatoire de musique du nord, originaire d'Augusta, qui s'est éteint en 2015.

Par ailleurs, la gouverneure Mills a promulgué en 2019 ballade officielle de l'État la chanson du groupe folk « Ghost of Paul Revere » intitulée « The Ballad of the 20th Maine » qui évoque le rôle crucial joué par ce régiment lors de la bataille de Gettysburg pendant la guerre civile[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première occupation[modifier | modifier le code]

Résidence d'été de la famille Bush à Kennebunkport.
Le phare de Cape Neddick, comté de York.

La première occupation humaine du Maine aurait eu lieu il y a entre 6 000 et 2 000 ans. Descendants des chasseurs de gros gibier de l'ère glaciaire, ces premiers occupants sont nommés « Red Paint People » par référence à l'ocre rouge qu'ils utilisaient pour leurs rites funéraires. La découverte des sites funéraires de ce peuple remonte à 1840 et leur premier examen scientifique à 1892[11],[12] mais la culture et les raisons de la disparition de ces populations restent mystérieuses[13].

Ère coloniale[modifier | modifier le code]

Samuel de Champlain est à la source du premier établissement européen du Maine en 1604.

Les habitants d'origine furent des peuples algonquiens ; plus précisément, les peuples Wabanaki, Abénaquis, Passamaquoddys et les Pentagouets. Le premier établissement européen est celui de l'île Sainte-Croix en 1604 par Samuel de Champlain. Il nomme le territoire l'Acadie. En 1607, la Colonie de Plymouth s'implante à Popham mais cet établissement ne peut survivre aux hivers rigoureux de la région[14]. En 1609, les Jésuites établissent une mission dans la baie de Penobscot, puis, en 1613, une autre sur l'île des Monts Déserts. Aussi en 1613, le village de Castine est établi par Claude de La Tour.

En 1625, Charles de Saint-Étienne de La Tour érige un fort nommé le Fort Pentagouët. Le sud du Maine est devenu la propriété de la Colonie de Plymouth en 1622 et une province de la Colonie de la baie du Massachusetts en 1652. Bien que Castine leur préexistât, les deux premières villes véritables fondées sont, successivement, Kittery (en 1647) puis York (en 1652). Au début du XVIIIe, seule une demi-douzaine des premiers établissements humains avait survécu aux rigueurs du climat[14].

Nombre de conflits opposent la partie nord, qui faisait partie de l'Acadie, à la partie sud, anglaise. Après la défaite des Français dans les années 1740, l'autorité du nord passe à la Nouvelle-Écosse, tandis que celle du sud reste au Massachusetts qui avait acquis la plupart des terres de ce territoire encore sauvage[14].

Conflits anglo-américains[modifier | modifier le code]

Les forces britanniques et américaines se disputèrent le territoire du Maine durant la Révolution américaine et la Guerre anglo-américaine de 1812. Durant celle-ci, les forces britanniques occupèrent le Maine, le Massachusetts se révélant incapable ou peu soucieux d'assurer la protection du district. Ce constat amplifia le mouvement en faveur d'une séparation d'avec cet État.

Séparation d'avec le Massachusetts[modifier | modifier le code]

À cause de sa distance avec le Massachusetts, et en application du compromis du Missouri, le Maine se sépara donc en 1820, et devint le 23e État des États-Unis.

Une fois la séparation votée, deux comités furent créés, pour doter le nouvel État, respectivement, d'un nom et d'une constitution. Le comité du nom fut long à se départager. Dans un premier temps, il discuta âprement du choix à faire entre « state » et « commonwealth » pour désigner le territoire et l'appellation « state » ne l'emporta finalement que de six voix. Dans un second temps, le comité eut à trancher sur le choix du nom à donner à cet État. Certains, dont le juge Cony qui présidait la convention, considérant qu'elle s'était réunie le , date anniversaire du jour où Christophe Colomb vit pour la première fois l'Amérique, plaidèrent pour que le nom de « Columbus » fut attribué à l'État. D'autres, plus nombreux, se déclarèrent en faveur du maintien du nom « Maine », faisant valoir, d'une part, « que ce nom était déjà connu dans le pays et en Europe » et, d'autre part, que l'objectif de ce nouveau territoire était de devenir « le plus grand État de l'Union » (jeu de mots en anglais : main/Maine) et qu'il convenait en conséquence de ne pas altérer son nom qui le prédestinait en quelque sorte à une telle ambition. Ces deux arguments et ce calembour l'emportèrent[5].

La capitale du Maine était alors Portland, qui est désormais la ville la plus importante de l'État. Puis, en 1832, la capitale fut transférée à Augusta.

Guerre d'Aroostook[modifier | modifier le code]

La question de la ligne de démarcation entre le nouvel État et le Nouveau-Brunswick est restée cependant sujette à conflit durant de nombreuses années et a menacé d'éclater en guerre ouverte en 1839 lorsque l'Assemblée législative du Maine a décidé de lever des troupes afin de protéger sa frontière nord-est et ses revendications territoriales[15]. Mais cette dispute, appelée Guerre d'Aroostook, fut réglée par la négociation et sans effusion de sang en 1842, grâce au traité Webster-Ashburton qui détermina les limites frontalières du Maine avec les colonies et futures provinces du Nouveau-Brunswick et du Bas-Canada ou Québec actuel.

Développement industriel[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le Maine a connu un important développement industriel du fait de la richesse de ses ressources naturelles, de la multitude de ses cours d'eau, de son climat et de sa proximité avec des marchés importants. De toutes les activités de ce secteur secondaire, la plus importante a été la production manufacturière. De 1849 à 1900, la population de l'État est passée de 583 169 à 742 371 habitants et parallèlement, le nombre de salariés employés dans les manufactures de 28 020 à 79 955. Ces chiffres montrent la prééminence de la production manufacturière dans l'économie du Maine au cours de ce siècle.

L'activité prédominante concernait la production de papier et de pâte de bois. Vers 1900, le Maine occupait ainsi la troisième place dans l'Union en ce qui concerne l'industrie du papier. Introduite dans l'État à la fin du XVIIe siècle, cette activité s'est développée au début du XIXe siècle avec sa mécanisation grâce à l'invention, due au Français Louis Nicolas Robert, de la machine à papier dite Fourdrinier, à la suite des améliorations portées en 1807 à son modèle initial par les frères Henry et Sealy Fourdrinier. L'essor de cette industrie s'explique en grande partie par le développement de l'alphabétisation qui a fait fortement augmenter la demande en papier au cours de ce siècle. Avec ses ressources en essences d'arbres appropriées, comme l'épinette, et ses grandes capacités en énergie hydraulique, le Maine était à même d'y répondre.

Au second rang figurait la production de cotonnades et de laines. Le tissage du coton débute très tôt dans le Maine, en 1809, avec la création d'un premier établissement à Brunswick (comté de Cumberland), suivi d'un deuxième en 1810 à Wilton (comté de Franklin) puis d'un troisième l'année suivante à Gardiner (comté de Kennebec). Fondée en 1809, la Brunswick Cotton Manufacturing Company devint l'année de la création de l'État la Maine Cotton and Woolen Factory Company : en 1840, la compagnie comptait six manufactures et jusqu'à quinze en 1914. L'industrie de la laine a suivi le même développement. De 24 établissements en 1840, elle en compta 26 en 1859, puis 56 en 1869, plaçant l'État au 7e rang dans l'Union pour la production de laines.

Venait ensuite l'industrie du cuir (bottes et chaussures). Au départ, il s'agissait d'une activité domestique, pratiquée à petite échelle avec le bétail des fermes. En 1829, le collectif Leather, Tanneries, Saddleries, etc. regroupait un certain nombre de ces petites tanneries et jusqu'à 152 établissements en 1859, connaissant un grand essor lors de la Guerre Civile. En 1879, le Maine occupait le 4e rang dans l'Union pour cette filière.

Autre activité d'importance : les conserveries, qui concernent principalement au XIXe le poisson et les fruits et légumes. Avec sa façade côtière, le Maine disposait de ressources halieutiques prodigieuses. La pêche à la morue venait au premier rang jusqu'en 1870 où elle amorça son déclin face à la forte concurrence exercée par les pêcheries canadiennes, soutenues par le Gouvernement du Dominion. La pêche au homard s'est aussi développée tout au long du siècle, au fur et à mesure que s'amenuisaient les ressources en cabillaud, merlu, aiglefin et flétan. Dans la seconde moitié du siècle, le Maine se spécialisa dans la mise en conserve des "sardines", en fait des petits harengs. Prenant modèle sur les conserveries de sardines qui se développèrent en France en 1850 et qu'il avait eu l'occasion de visiter lors d'un voyage sur le vieux continent, George Burnham de Portland eut l'idée de mettre en conserve ces poissons, croissant en myriades dans les eaux du Maine, trop petits de taille pour la saumure ou le fumage. Pendant la Guerre Civile, le secteur de la conserve alimentaire s'intéressa aux légumes et aux fruits : maïs sucré, haricots, courges, citrouilles, tomates, pommes et bleuets. Bien que limitée et localisée dans une petite partie du comté de Washington, la mise en conserve des bleuets mérite une mention, le Maine étant le premier État de l'Union à la développer.

La construction navale représente, dès la colonisation, une des activités les plus conséquentes du Maine. Plusieurs facteurs déterminants l'expliquent : l'abondance des ressources naturelles en bois d’œuvre de qualité supérieure comme le chêne blanc, le pin blanc, le hêtre, le bouleau ou l'érable ; l'importance des zones côtières de l'État ; la diversité des compétences et savoir-faire de sa population active qui s'adonnait indifféremment, selon les saisons, à l'agriculture, à la pêche, au bûcheronnage ou à la construction de bateaux ; la place primordiale occupée par le secteur de la pêche dans l'économie du Maine.

Autre activité remontant à la colonisation : la fabrication de briques, le Maine étant réputé pour ses terres argileuses de qualité. Avec le bois, la brique a longtemps représenté le matériau principal de construction de l'État. A la fin du XIXe siècle, jusqu'à 118 briqueteries se trouvaient en exploitation dans le Maine. Parallèlement, la fabrication de la chaux occupait une place importante dès le XVIIIe siècle.

Moins connu mais caractéristique du Maine, le commerce de la glace, abondante en raison des hivers longs et rigoureux de cet État, a constitué une activité à part entière jusqu'à l'invention de la glace artificielle, fabriquée dès 1866 mais qui ne se développa vraiment qu'à la fin du XIXe siècle[16].

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

Surnommé « l'État du Pin », le Maine est connu pour la permanence depuis le début du XVIIe siècle de son exploitation forestière qui constitue toujours, en ce début du XXIe siècle, la principale activité économique du Nord de l'État. Dans les premiers temps, une grande partie de la région était inaccessible, sauf par les cours d'eau, de sorte que les activités de coupe étaient concentrées sur la côte et le long des principales rivières. Peu à peu et au fur et à mesure du développement du chemin de fer et des routes forestières, les exploitations se sont agrandies et parallèlement, les réseaux fluviaux sont devenus d’une importance vitale pour le transport du bois hors des forêts vers les marchés de l’État[17].

La première scierie alimentée à l'eau a été construite en 1634 à South Berwick (comté de York) et en 1832, Bangor était considéré comme le plus grand port d'expédition du bois d’œuvre du monde. A la même époque, Patten (comté de Penobscot) était l'un des plus grands centres d'exploitation forestière du Maine[18]. Les historiens distinguent trois phases dans l'organisation et le développement de l'industrie forestière dans cet État : jusqu'à l’accession à l’État en 1820, une exploitation familiale ou partenariale ; à partir de cette date et jusqu’en 1880, une organisation de forme coopérative, menée par les associations de bûcherons ; après 1880, à une époque où la fabrication du papier est en train d’émerger, une industrie capitaliste dominée par les grandes organisations et les grandes entreprises[19].

A l'époque de la colonisation, les bois étaient perçus comme d'immenses étendues à défricher pour implanter fermes et habitations. Les billes de bois étaient alors transportées par voie navigable vers la côte où elles faisaient l'objet d'un commerce vers l'Angleterre qui avait besoin de mâts pour sa flotte de guerre. A partir de 1840, les scieries se densifièrent et en 1858, un natif du Maine, Joseph Peavey inventa un palan qui facilita le travail des débardeurs. Depuis le début du siècle, les exploitants disposaient d'un marché : Boston, qui venait de s'industrialiser[20]. Le siècle suivant sera marqué par la mécanisation de l’exploitation forestière et la surexploitation de certaines espèces d’arbres face à la concurrence des entreprises forestières canadiennes, notamment. Les premières règlementations pour contrer les effets dévastateurs de la déforestation sont adoptées au niveau fédéral en 1891 avec la promulgation du « Forest Reserve Act ». Cette même année voit la création du Service forestier du Maine (« Maine Forest Service ») qui veille, depuis cette date, à « protéger et améliorer les ressources forestières du Maine »[21]. L' État s'est doté d'un plan d'action forestier, arrêté le et approuvé fin . Décennal, ce document stratégique aidera à orienter les mesures de gestion forestière du gouvernement de l' État. Il analyse l'état sanitaire des arbres et des forêts du Maine, quel que soit leur propriétaire, et fournit des stratégies et des pistes d'action pour assurer un avenir durable aux forêts de l’État[22].

Période récente[modifier | modifier le code]

Polémique du Portsmouth Naval Shipyard[modifier | modifier le code]

En 2001, déboutant le New Hampshire et mettant un terme à un conflit de près de 200 ans, la Cour suprême attribue au Maine le Portsmouth Naval Shipyard (Chantier Naval de Portsmouth), situé sur l'île de Seavey dans l'estuaire de Portsmouth[23].

Pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Le premier cas de Covid-19 confirmé dans le Maine date du [24] (dans le comté de Hancock). Le gouverneur du Maine, Janet Mills, a proclamé, le , l'état d'urgence civile qu'elle a renouvelé[25] le puis le [26] et le [27]. Afin d'endiguer la propagation du virus, le gouverneur a pris début une ordonnance de confinement (« stay-at-home order ») de l'ensemble de la population des seize comtés de l'État, s'appliquant dans un premier temps du 2 au , puis prolongée fin avril jusqu'au .

Le , le gouverneur demandait la reconnaissance de l'état de catastrophe pour le Maine et l'aide fédérale pour, notamment, (l'indemnisation du chômage, les aides à la garde d'enfants et aux funérailles. Afin de faire face à l'afflux de non-résidents du Maine, en particulier sur la zone côtière où se situent nombre de résidences secondaires, le gouverneur a par ailleurs préconisé une « auto-quarantaine » de quatorze jours, s'appliquant de même aux Mainers regagnant leur État[28].

Au , 68 232 cas confirmés de Covid-19 (dont 839 morts) étaient officiellement recensés dans le Maine[29]. A la même date, le Maine occupait le cinquième rang des États américains où le vaccin a été le plus distribué[30]. Afin d'atteindre les communautés rurales les plus éloignées et les moins bien desservies du Maine, l'administration Mills a déployé une unité mobile de vaccination dont la mission a été prolongée jusqu'à la fin du mois de juillet, compte-tenu de son succès : au , plus de 53 % de la population âgée de plus de 16 ans avaient reçu les deux doses du vaccin[31].

La gouverneure Mills a mis fin à l'état d'urgence dans le Maine le à minuit[32].

Fermée en raison de la pandémie et d'un commun accord depuis le , la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis d'Amérique, dont sa section entre le Nouveau-Brunswick et le Maine, a été ré-ouverte par les autorités canadiennes aux Américains et aux résidents permanents le , sous réserve de leur vaccination complète depuis au moins 14 jours[33].

COVID-19 dans le Maine - Répartition par comté au 08/06/2021 *[34]
comté cas recensés décès comté cas recensés décès
Androscoggin 8 325 85 Oxford 3 610 66
Aroostook 1 877 46 Penobscot 6 251 94
Cumberland 17 171 197 Piscataquis 572 6
Franklin 1 353 15 Sagadahoc 1 470 10
Hancock 1 361 38 Somerset 2 247 33
Kennebec 6 530 73 Waldo 1 036 21
Knox 1 140 6 Washington 916 16
Lincoln 1 068 3 York 13 404 131

Au , le comté du Maine le plus touché par le virus est le comté de Cumberland, avec 714 cas confirmés et 31 morts de recensés. À la même date, le Maine comptabilise 1 462 cas confirmés et 65 morts imputées au virus, ce qui le place, respectivement, au 7e rang des États du pays pour le nombre de contaminés et au 14e rang pour le nombre de décès[35]. Au , le Maine occupe le 10e rang pour le nombre de contaminés et le 12e rang pour le nombre de décès[36]. Les femmes sont plus touchées par le virus que les hommes (51,2 % des cas confirmés) et la tranche d'âge des 50-59 ans la plus concernée (16,9 %), selon les données mises en ligne par le gouvernement du Maine le [37].

Le , la gouverneure Janet Mills a élargi à tous les habitants de plus de douze mois la possibilité de se faire tester pour la Covid-19, sans nécessité d'une ordonnance. A cette date, 400 tests pour 100 000 habitants ont été effectués, un record qui classe l’État du Maine « au premier rang du pays sur le pourcentage de personnes testées selon un niveau cible développé par des chercheurs du Harvard Global Health Institute »[38].

Au , le virus était en recul dans tous les comtés du Maine à l'exception du Comté de Washington où le nombre de contaminations restait le même[29].

Début août 2021, et bien que quatre adultes sur cinq aient reçu au moins une dose du vaccin, l'augmentation de la contamination restait constante, en raison de la propagation du variant delta. La grande majorité des nouveaux cas n'était pas vaccinée, ce qui, d'après les analyses locales, reflétait la virulence de ce variant. Au , 13 des 16 comtés de l'État dépassaient le seuil[39] au-delà duquel le port du masque à l'intérieur était recommandé[40].

Le , la presse signalait que « le taux de cas de Covid-19 dans le Maine (était) passé de plus bas au plus élevé (des états) de la Nouvelle-Angleterre au cours des deux semaines précédant le week-end de la fête du Travail, alors que la flambée de la variante delta continuait de faire des ravages » et ce, malgré un taux de vaccination des plus élevés des États-Unis[41]. Après avoir longuement hésité pendant l'été et malgré la pression de certains parents d'élèves, les districts scolaires du Maine ont décidé de rendre obligatoire le port du masque à la rentrée 2021, plusieurs districts du Nord de l’État, où les cours reprenaient plus tôt, ayant été contraints d'adopter l'apprentissage en ligne face à la recrudescence du virus[42].

Dans le cadre de la construction par la population d'une histoire locale de l’État, une action culturelle d'envergure a été lancée à l'été 2020 par les bibliothèques du Maine consistant en la collecte et la préservation des témoignages des habitants sur la manière dont l'épidémie et la crise sanitaire ont modifié leur vie quotidienne. Un réseau de bibliothèques s'est ainsi constitué sous l'égide de Greta Schroeder, directrice de la « Thompson Free Memorial Library ». Ces témoignages s'expriment sous différentes formes : récits, poèmes, photographies, illustrations, fichiers audio, etc. L'objectif est de créer les archives numériques de cette période particulière, d'en permettre le libre-accès sur une plateforme partagée et de les transmettre aux générations futures[43].

Bicentenaire du Maine[modifier | modifier le code]

L'année 2020, année du Bicentenaire de la création de l’État, aurait dû être ponctuée de nombreux évènements commémoratifs auxquels la pandémie a donné un coup d'arrêt brutal. Dans un communiqué du , le comité du Bicentenaire a annoncé le report de la plus grande partie des festivités en 2021. Ainsi, les temps forts de la commémoration ont été une première fois reprogrammés

  • au à Augusta pour la cérémonie de l'accession à l'indépendance du Maine ;
  • au dans les villes d'Auburn et de Lewiston pour la Parade ;
  • au à Portland pour l'Exposition de l'Innovation Maine 200[44].

La persistance de la crise sanitaire n'a pas permis l'organisation de la Parade au printemps : elle est reportée pour une seconde fois et prévue au [45].

Toutefois, les services des archives de l’État ont mis en œuvre dès l'automne 2019 deux outils de découverte de l'histoire du Maine accessibles en ligne :

  • des visites virtuelles avec vue immersive à 360° des lieux les plus remarquables de l'État ;
  • des « Moments du Maine », courts messages de 30 secondes présentant des moments clés ou des personnalités marquantes de l'histoire du Maine[46].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Maine et ses comtés.

D’une superficie de 86 542 km2, le Maine est bordé au sud et à l'est par l'océan Atlantique, au nord et au nord-est par la province canadienne du Nouveau-Brunswick, au nord-ouest par le Québec et à l'ouest par le New Hampshire. Le Maine est à la fois l'État le plus septentrional et le plus grand de Nouvelle-Angleterre, couvrant près de la moitié de la superficie totale de la région. Il est également le seul État à ne border qu'un seul autre État. Les municipalités d'Eastport et de Lubec sont respectivement la ville et le village les plus à l'est des États-Unis. Estcourt Station est à la fois le point le plus septentrional du Maine et de la Nouvelle-Angleterre.

Le lac de Moosehead est le plus grand lac situé entièrement en Nouvelle-Angleterre, le lac Champlain étant à cheval sur les États du Vermont et de New York. Plusieurs lacs du Maine, dont le lac South Twin, ont été décrits par Henry David Thoreau. Le mont Katahdin est à la fois le sommet le plus au nord de la cordillère du Sentier des Appalaches, qui s'étend jusqu'au mont Springer en Géorgie et le point le plus au sud du nouveau Sentier international des Appalaches qui va jusqu'à Belle Isle, au large de Terre-Neuve et du Labrador.

Paysage du Maine : les grands bois du Nord.

L’État est traversé par plusieurs fleuves et cours d'eau : outre le fleuve Saint-Jean et le fleuve Sainte-Croix, les principaux fleuves sont le Penobscot et le Kennebec, essentiels dans le domaine de la pêche, part importante de l’économie du Maine.

Au nord de l’État, le paysage est couvert par des forêts, des marais et de vastes étendues. Le centre et l’ouest du Maine sont montagneux. Beaucoup d’îles sont situées le long de sa côte rocheuse qui, elle-même, constitue la partie centrale de la bordure du golfe du Maine.

La capitale du Maine est Augusta.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Maine se caractérise par six mois d'hiver très rigoureux et trois mois d'été très chauds[47]. Il tombe en moyenne 116,84 cm de pluie et 190,50 cm de neige par an. Les chutes de neige sont importantes pendant six mois dans l'année, le mois le plus neigeux étant janvier. L'on dénombre dans le Maine 192 jours d'ensoleillement et 131 jours de précipitations par an. Le mois le plus humide est juin (12,5 jours avec précipitations) et le mois le plus sec, février (9 jours avec précipitations). Les températures les plus élevées sont relevées en juillet, avec une moyenne de 25,5 °C et les plus basses en janvier, avec une moyenne de −13,9 °C.

La saison la plus pluvieuse est l'automne où il pleut 26 % du temps et la plus sèche le printemps où il ne pleut que 25 % du temps[48].

Les régions les plus froides et les plus sèches de l'État du Maine se situent au nord-ouest du comté d'Aroostook, à Allagash et à Clayton Lake et dans le nord de ce même comté, à Fort Kent et à Van Buren. L'endroit le plus humide mais aussi le plus chaud de l'État est le parc national d'Acadia sur la côte du Down East[49].

Changement climatique[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, la moyenne des températures à Lewiston dans le Maine a augmenté de +1,9 °C et les précipitations ont baissé d'environ 20 % dans beaucoup de régions de l'État. Au XXIe siècle, si cette tendance se confirmait, le climat du Maine pourrait évoluer. Par exemple, en se basant sur les projections du NOAA's National Climatic Data Center, vers 2100, les températures pourraient augmenter de +2,2 °C.

En ce qui concerne les précipitations, elles pourraient augmenter de 10 % en été et en automne, et d'environ 30 % en hiver.

La montée du niveau des mers toucherait particulièrement l'État qui comporte 3 500 milles (5 633 kilomètres) de rivages influencés par les marées et augmenterait la vulnérabilité de ses zones côtières.

Dans le secteur de l'agriculture, le réchauffement climatique pourrait fragiliser les exploitations en raison du phénomène accru d'évaporation de l'eau. En ce début du XXIe siècle, l'irrigation des terres cultivées n'est pas en effet une nécessité mais pourrait le devenir. L'augmentation des précipitations pendant la période hivernale pourrait accroître l'érosion des sols agricoles et des zones d'exploitation forestière. À l'inverse, la diminution des pluies pendant l'été serait susceptible de réduire les ressources en eau en une saison où les besoins sont particulièrement accrus dans les villes du sud du Maine qui connaissent une augmentation de leur population et des flux touristiques.

Les changements climatiques pourraient aussi avoir des répercussions sur la densité actuelle des forêts et sur les essences d'arbre qui les caractérisent. Les forêts de conifères présentes dans les White Mountains seraient les plus vulnérables[49].

Sècheresse de 2020[modifier | modifier le code]

Le , l'État du Maine a déclaré l'état de catastrophe naturelle pour le comté d'Aroostook et les quatre comtés contigus de Penobscot, Piscataquis, Somerset et Washington en raison de la sécheresse sévère qu'ils ont subie à partir de (niveau D2)[50]. Un programme d'aide d'urgence pour le bétail (fourrage et eau) et pour les cultures (irrigation des vergers et des vignobles) a été déclenché et une enquête en ligne a été lancée sur les puits secs afin d'évaluer l'impact de la sécheresse sur les récoltes. L'État a par ailleurs demandé aux agriculteurs d'anticiper les sècheresses futures, en améliorant les réserves d'eau, en amendant les sols et en recourant aux cultures de couverture pour un accroissement de la capacité de maintien de l'humidité des sols[51],[52].

Sècheresse de 2021[modifier | modifier le code]

Le déficit pluviométrique que l'État du Maine a connu en mai et et les records de température jamais enregistrés qu'ont atteint en juin les villes de Caribou et de Portland, ont conduit le Groupe de travail sur la sécheresse du Maine à se réunir le . Une première réunion pro-active s'était déjà tenue en pour anticiper une sécheresse potentielle.

Le Bureau de l'eau potable du Ministère de la Santé et des Services sociaux a reçu dès juin des demandes d'assistance, émanant principalement de la partie méridionale et côtière de l'État. Fin septembre, 19 puits privés ont été déclarés secs. Le Ministère de l’Agriculture, de la Conservation et des Forêts du Maine a quant à lui constaté, dans la plupart des régions de l’État, une forte consommation en eau du secteur agricole recourant à l’irrigation[53],[54].

Principales îles[modifier | modifier le code]

  • Arrowsic
  • Badger's Island
  • Bailey
  • Boon
  • Burnt
  • Bustins
  • Chebeague
  • Cliff
  • Iles de Cranberry
  • Cushing
  • Damariscove
  • Great Diamond
  • House (Maine)
  • Isle au Haut
  • Long Island (Maine)
  • Machias Seal (souveraineté contestée par le Canada).
  • Matinicus
  • Monhegan
  • Île des Monts Déserts
  • North Haven
  • Peaks
  • Sainte-Croix
  • Seavey
  • Îles de Shoals
  • Squirrel (Maine)
  • Swan (Maine)
  • Verona Island (Maine)
  • Vinalhaven
  • Wassumkeag
  • Westport

Subdivisions[modifier | modifier le code]

L’État du Maine est divisé en 16 comtés (counties) ; comme dans les autres États de Nouvelle-Angleterre, leurs attributions sont réduites. Le Maine comprend au total 488 municipalités organisées, dont 22 sont incorporées en cities, 432 en towns, et les 34 restantes en plantations. Ces 488 entités recouvrent la majeure partie du territoire, mais pas son intégralité. Parmi les 16 comtés, seuls 4 sont totalement incorporés ; 4 autres le sont presque intégralement, mais incluent des territoires non incorporés ou non organisés ; les 8 autres comtés comprennent une grande partie de zones non incorporées ou non organisées, en majorité des régions très peu peuplées : seulement 1,3 % de la population totale réside dans une zone ne faisant pas partie d'une city, d'une town ou d'une plantation. Le Maine compte également trois réserves : Indian Island, Indian Township Reservation et Pleasant Point Indian Reservation.

Towns[modifier | modifier le code]

Repris de Washington, elles répondent aux caractéristiques communes aux towns de Nouvelle-Angleterre.

Plantations[modifier | modifier le code]

La plantation est un type de gouvernement local spécifique, similaire à celui des towns et cities, mais ayant des pouvoirs moindres : une plantation ne peut, par exemple, faire passer des ordonnances locales. À part quelques exceptions, ces entités incluent le terme Plantation dans leur nom officiel. La plupart ont une population réduite (aucune ne compte plus de 300 habitants), ne leur permettant pas de devenir une town.

Territoire non organisé[modifier | modifier le code]

Le Territoire non organisé du Maine ne dispose pas de gouvernement local. L'administration, les services, les ordonnances sont fournis directement par le gouvernement de l'État. Ce Territoire comprend plus de 400 townships (entités non incorporées) et de nombreuses îles côtières qui ne se trouvent pas dans les limites d'une municipalité. Sa superficie est un peu supérieure au tiers de la superficie de l'État, et sa population est d'environ 1,3 %.

Agglomérations[modifier | modifier le code]

Le Bureau de la gestion et du budget a défini trois aires métropolitaines et une aire micropolitaine dans l'État du Maine[55].

Aires métropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Portland-South Portland, ME 514 098 519 900 1,1 % 104
Bangor, ME 153 923 153 364 -0,4 % 264
Lewiston-Auburn, ME 107 702 107 604 -0,1 % 341
Aire micropolitaine
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Augusta-Waterville, ME 122 151 121 164 -0,8 % 14

En 2010, 67,6 % des Mainois résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 58,4 % dans une aire métropolitaine et 9,2 % dans une aire micropolitaine.

Principales villes[modifier | modifier le code]

La capitale du Maine, Augusta.

Les 28 plus grandes municipalités du Maine selon le recensement de 2010 :

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2010 (en mille carré).
Historique des recensements
Ann. Pop.  
179096 540
1800151 719 +57,16 %
1810228 705 +50,74 %
1820298 335 +30,45 %
1830399 455 +33,89 %
1840501 793 +25,62 %
1850583 169 +16,22 %
1860628 279 +7,74 %
1870626 915 −0,22 %
1880648 936 +3,51 %
1890661 086 +1,87 %
1900694 466 +5,05 %
1910742 371 +6,9 %
1920768 014 +3,45 %
1930797 423 +3,83 %
1940847 226 +6,25 %
1950913 774 +7,85 %
1960969 265 +6,07 %
1970992 048 +2,35 %
19801 124 660 +13,37 %
19901 227 928 +9,18 %
20001 274 923 +3,83 %
20101 328 361 +4,19 %
Est. 20191 344 212 +1,19 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population du Maine à 1 344 212 habitants au , soit une baisse de 1,19 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 1 328 361 habitants[56]. Depuis 2010, l'État connaît la 2e croissance démographique la moins soutenue des États-Unis.

Avec 1 328 361 habitants en 2010, le Maine était le 41e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 0,43 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le comté de Kennebec dans la ville d'Augusta[57].

Avec 16,63 hab./km2 en 2010, le Maine était le 38e État le plus dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 38,7 % et celui de ruraux de 61,3 %[58]. L'État comptait le plus fort taux de ruraux du pays.

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 9,8 [59] (9,6  en 2012[60]) et le taux de mortalité à 9,6 [61] (9,7  en 2012[62]). L'indice de fécondité était de 1,70 enfants par femme[59] (1,68 en 2012[60]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 5,4 [61] (6,7  en 2012[62]). La population était composée de 20,67 % de personnes de moins de 18 ans, 8,74 % de personnes entre 18 et 24 ans, 23,79 % de personnes entre 25 et 44 ans, 30,92 % de personnes entre 45 et 64 ans et 15,89 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 42,7 ans[63].

Entre 2010 et 2013, la décroissance de la population (- 59) était le résultat d'une part d'un solde naturel négatif (- 725) avec un excédent des décès (41 804) sur les naissances (41 079), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 555) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 3 351) et un déficit des flux migratoires intérieurs (- 2 796)[64].

Selon des estimations de 2013, 95,6 % des Mainois étaient nés dans un État fédéré, dont 63,7 % dans l'État du Maine et 31,9 % dans un autre État (21,6 % dans le Nord-Est, 4,2 % dans le Sud, 3,4 % dans le Midwest, 2,7 % dans l'Ouest), 1,0 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 3,4 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (28,9 % en Asie, 24,8 % en Amérique latine, 23,1 % en Europe, 12,2 % en Afrique, 9,8 % en Amérique du Nord, 1,3 % en Océanie). Parmi ces derniers, 56,7 % étaient naturalisés américain et 43,3 % étaient étrangers[65],[66].

Composition ethno-raciale et origines ancestrales[modifier | modifier le code]

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 95,23 % de Blancs, 1,58 % de Métis, 1,18 % de Noirs, 1,02 % d'Asiatiques, 0,65 % d'Amérindiens, 0,03 % d'Océaniens et 0,32 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories.

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (1,49 %), principalement blanche et amérindienne (0,66 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,09 %).

Les non-hispaniques représentaient 98,73 % de la population avec 94,42 % de Blancs, 1,43 % de Métis, 1,14 % de Noirs, 1,01 % d'Asiatiques, 0,62 % d'Amérindiens, 0,02 % d'Océaniens et 0,08 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 1,27 % de la population[63].

En 2010, l'État du Maine avait la plus forte proportion de Blancs non hispaniques et la 2e plus forte proportion de Blancs après le Vermont (95,29 %). A contrario, l'État avait la 2e plus faible proportion d'Hispaniques après la Virginie-Occidentale (1,20 %), la 3e plus faible proportion d'Océaniens après la Virginie-Occidentale (0,02 %) et le Vermont (0,03 %), la 6e plus faible proportion d'Asiatiques et la 8e plus faible proportion de Noirs des États-Unis.

Historique récent de la composition ethno-raciale du Maine (en %)[67],[63]
1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Blancs 99,68 99,68 99,38 99,32 98,68 98,41 96,95 95,23
———Non hispaniques 98,33 98,00 96,50 94,42
Noirs 0,15 0,13 0,34 0,28 0,28 0,42 0,53 1,18
———Non hispaniques 0,51 1,14
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,02 0,02 0,06 0,12 0,26 0,54 0,71 1,02
———Non hispaniques 0,71 1,01
Autres 0,15 0,17 0,21 0,28 0,78 0,63 1,81 2,57
———Non hispaniques 1,55 2,16
Hispaniques (toutes races confondues) 0,45 0,56 0,73 1,27

En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des non hispaniques à 98,6 %, dont 93,9 % de Blancs, 2,0 % de Métis, 1,0 % de Noirs et 1,0 % d'Asiatiques, et celle des Hispaniques à 1,4 %[68].

En 2000, les Mainois s'identifiaient principalement comme étant d'origine anglaise (21,5 %), irlandaise (15,1 %), française (14,2 %), américaine (9,4 %), canadienne-française (8,6 %), allemande (6,7 %), écossaise (4,8 %) et italienne (4,6 %)[69].

En 2000, l'État avait la plus forte proportion de personnes d'origine écossaise, la 2e plus forte proportion de personnes d'origine anglaise, les 3e plus fortes proportions de personnes d'origine française et canadienne-française, la 4e plus forte proportion de personnes d'origine scot d'Ulster (2,6 %), la 9e plus forte proportion de personnes d'origine irlandaise ainsi que la 10e plus forte proportion de personnes d'origine portugaise (0,4 %).

L'État abrite la 29e communauté juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait 13 890 Juifs en 2013 (7 295 en 1971), soit 1,0 % de la population. Ils se concentraient principalement dans les agglomérations de Portland-South Portland (8 750) et de Bangor (3 000)[70].

Les Hispaniques étaient principalement originaires du Mexique (30,3 %), de Porto Rico (25,8 %), de Cuba (4,6 %), d'Espagne (4,0 %), du Salvador (3,6 %) et de la République dominicaine (3,6 %)[71]. Composée à 63,0 % de Blancs, 11,5 % de Métis, 3,3 % de Noirs, 2,1 % d'Amérindiens, 0,8 % d'Asiatiques, 0,2 % d'Océaniens et 19,2 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 9,3 % des Métis, 8,5 % des Océaniens, 4,2 % des Amérindiens, 3,5 % des Noirs, 1,0 % des Asiatiques, 0,8 % des Blancs et 76,2 % des personnes n'entrant dans aucune de ces catégories.

Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Chinois (25,9 %), Indiens (14,4 %), Viêts (12,6 %), Philippins (12,1 %), Cambodgiens (10,7 %), Coréens (8,4 %) et Japonais (4,3 %)[72].

L'État avait la 6e plus forte proportion de Cambodgiens (0,11 %).

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (94,2 %), principalement blanche et amérindienne (41,7 %), blanche et noire (21,8 %), blanche et asiatique (18,8 %) et blanche et autre (5,7 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (5,8 %)[73].

Religions[modifier | modifier le code]

La christianisation du Maine débuta à l'ère coloniale avec l'implantation, en 1605, d'une première mission catholique à Mount Desert lors de l'exploration de Samuel de Champlain. Fondée par le père jésuite Nicholas d'Aubri, elle fut détruite par les Anglais en 1613. Lors de son exploration des côtes du Maine la même année de 1605, l'Anglais George Waymouth érigea un certain nombre de croix à proximité de la rivière Kennebec. Deux ans plus tard, la colonie Popham trouva l'une de ces croix et l’aumônier de l’expédition, le révérend Richard Seymour, y tint le premier service religieux célébré par un ministre du culte anglais. Une église fut construite à l'embouchure du fleuve où le révérend officia jusqu'à l'abandon de la colonie en 1608. L'année suivante, les Jésuites établirent une mission dans la baie de Penobscot et en 1613, ils fondèrent Castine. En 1647, le père Gabriel Druillettes (surnommé l'Apôtre du Maine) propagea le christianisme auprès des Abenaquis de Norridgewock. Cette mission, relayée par des Capucins, dura plus de 75 années. En 1688, le père Bigot fit construire une église que son successeur, le père Rasle, eut à cœur d'embellir en 1694. Ce prêtre accompagna les Abenaquis dans leurs expéditions et les soutint lors de leurs pourparlers avec les Anglais pour sauvegarder leurs droits. Il vécut avec les Indiens pendant plus de trente ans. Cette proximité et cette abnégation expliquent la fidélité des Abenaquis à la France. Le considérant comme leur pire ennemi, les Anglais mirent sa tête à prix et le père Rasle fut tué et scalpé alors qu'il combattait auprès de sa tribu lors de l'attaque du . Après avoir inhumé son corps profané, les survivants prirent le chemin du Canada. Ce massacre sonna le glas des missions catholiques dans le Maine pendant près de 75 années.

Les Puritains du Massachussets qui colonisèrent la province du Maine entreprirent d'étendre leur domination spirituelle et y introduisirent une loi selon laquelle les localités d'une certaine importance devaient lever un impôt pour entretenir un ministre du culte. La plupart de ces pasteurs étaient diplômés d'Harward ou bien des universitaires anglais ou écossais. La première église puritaine à être bâtie dans le Maine le fut vraisemblablement à York en 1673. Cette année-là, le révérend Shubael Dummer fut ordonné pasteur à York où il officia pendant 19 années avant d'être tué lors d'un raid indien durant l'hiver 1692.

Pour assurer leur hégémonie, les Puritains combatirent jusqu'à la persécussion les autres tenants de la foi chrétienne pendant une bonne partie du XVIIe siècle, qu'il s'agisse des « Enfants de la lumière », disciples de George Fox, qu'ils qualifiaient d'anarchistes, des Quakers, qu'ils emprisonnèrent ou exécutèrent, confisquant leurs livres et les brûlant en place publique ou des Premiers Baptistes, qui furent interdits de prêche. Beaucoup prirent le chemin de l'exil en raison de leur foi et à la fin du siècle, seules les églises relevant du « Standing Order » purent se maintenir tandis que la tradition reçue des prêtres catholiques se perpétuait chez les Indiens des terres[74].

L'église anglicane St Pauls Church située à Portland.
Composition religieuse en % en 2015[75]
Religion Drapeau du Maine Maine Drapeau des États-Unis États-Unis
Non affiliés 24 15,8
Protestantisme traditionnel 21 14,7
Catholicisme 21 20,8
Protestantisme évangélique 14 25,4
Agnosticisme 4 4,0
Mormons 2 1,6
Églises historiques noires 2 6,5
Athéisme 2 3,1
Judaïsme 2 1,9
Bouddhisme 1 0,7
Autres 7 5,5

Selon l'institut de sondage The Gallup Organization, en 2015, 26 % des habitants du Maine se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 24 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 50 % comme « non religieux » (31 % au niveau national)[76].

Langues[modifier | modifier le code]

Langue parlée à la maison par la population âgée de plus de 5 ans[77],[78],[79]
Langue 1980 1990 2000 2010
Anglais 89,21 % 90,77 % 92,25 % 93,18 %
Français 9,01 % 7,09 % 5,29 % 3,94 %
Espagnol 0,28 % 0,52 % 0,80 % 0,95 %
Autres 1,51 % 1,62 % 1,66 % 1,94 %

La Constitution de 1983 ne déclare pas que l'anglais est la langue officielle de l'État. Le Maine est l'un des 18 États à ne pas avoir adopté l'anglais comme langue officielle. L'anglais a acquis ce statut de facto.

Alors que l'usage du français ne fait que décroître, dans certaines parties du Maine, comme à Lewiston, cette diminution est amoindrie par l'arrivée d'immigrés en provenance d'Afrique francophone[80].

Une francophonie est historiquement présente dans le Maine et se manifeste dans différentes organisations. Par exemple on retrouve dans le Maine : le Gendron Franco Center[81], le fait français au Maine[82] et le Centre-Franco-Américain de l'Université du Maine[83].

Politique[modifier | modifier le code]

Droits constitutionnels[modifier | modifier le code]

Le Maine s'est doté d'une consitution lors de la Convention constitutionnelle du nouvel État qui s'est tenue en octobre 1819. L'article 1 de ce texte énumére les droits des citoyens dont le droit d'adopter la religion de leur choix, le droit de porter des armes, la liberté d'expression et de publication, le droit de pétition mais aussi une interdiction : celle d'accorder un titre de noblesse ou un privilège héréditaire. Un nouveau droit est consacré depuis le référendum du  : le droit à l'alimentation de son choix. Cet amendement constitutionnel a été adopté aux deux tiers de l'assemblée législative. Le Maine devient ainsi le premier Etat de l'Union à accorder à ses résidents ce droit de « cultiver, d’élever, de récolter, de produire et de consommer la nourriture de leur choix »[84].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Équilibres partisans dans le Maine en 2019
Gouvernement du Maine Législature d'État Congrès fédéral
Gouverneur Secrétaire d'État Auditeur Trésorier Procureur général Chambre des représentants Sénat Chambre des représentants Sénat
Janet Mills (D) Matthew Dunlap (D) Pola Buckley (D) Henry Beck Aaron Frey (D) D : 89, R : 56, I : 6 D : 21 et R : 14 D : 2 R : 1 et I : 1

Le Maine a longtemps été un État de tradition républicaine avant de tendre à partir des années 1990 vers les démocrates, du moins au niveau national.

Le Maine compte le plus grand nombre d'élus verts par habitant et la plus grande proportion de population inscrite au Parti vert américain (29 273 membres, soit 2,95 % de la population en ).

Le , le Maine devient le premier État américain à opter pour le vote alternatif, bien que plusieurs villes comme Portland ou San Francisco aient déjà fait le choix de ce mode de scrutin. Approuvé par référendum (52 % des suffrages « pour »), le système entre en vigueur à l'occasion des élections primaires de [85]. Il s'applique aux élections primaires et générales pour le Congrès, aux élections primaires pour le poste de gouverneur et à la législature de l’État[86], mais pas aux élections municipales[85].

Politique nationale[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles dans le Maine
Année républicain démocrate
1952 66,05 % 232,353 33,77 % 118,806
1956 70,87 % 249,238 29,13 % 102,468
1960 57,05 % 240,608 42,95 % 181,159
1964 31,16 % 118,701 68,64 % 262,254
1968 43,07 % 169,254 55,30 % 217,312
1972 61,46 % 256,458 38,48 % 160,584
1976 48,91 % 236,320 48,07 % 232,279
1980 45,61 % 238,522 42,25 % 220,974
1984 60,83 % 336,500 38,78 % 214,515
1988 55,34 % 307,131 43,88 % 243,569
1992 30,39 % 206,504 38,77 % 263,420
1996 30,76 % 186,378 51,62 % 312,788
2000 43,97 % 286,616 49,09 % 319,951
2004 44,58 % 330,201 53,57 % 396,842
2008 40,38 % 295,273 57,71 % 421,923
2012 40,33 % 292,276 55,37 % 401,306
2016 44,87 % 335 593 47,83 % 357 735
2020 44,02 % 360 737 53,09 % 435 072

Au début du XIXe siècle, le Maine s'affiche comme un État politique héritier des fédéralistes. Lors des élections de 1824 et 1828, les électeurs soutiennent John Quincy Adams (81,50 % et 59,71 %) avant de se tourner vers les démocrates jacksoniens en 1832. Après avoir toujours apporté ses suffrages aux démocrates (sauf en 1840), les électeurs du Maine se tournent vers le tout jeune parti républicain en 1856 en apportant 61,34 % de leurs suffrages à John Charles Frémont, battu cependant au niveau national.

Jusqu'en 1992, le Maine sera un bastion républicain quasi inexpugnable. Ainsi, si le démocrate Woodrow Wilson parvient à remporter le Maine en 1912 (39,43 %), il le fait grâce à la candidature dissidente du républicain progressiste Theodore Roosevelt (37,41 %) contre le président républicain sortant William Howard Taft (20,48 %). Cette victoire démocrate reste isolée et en 1916, le républicain Charles Evans Hughes (50,99 %) remporte le Maine face à Wilson (46,97 %), candidat à un second mandat. Plus aucun candidat démocrate à l'élection présidentielle ne réussira à se faire élire dans le Maine avant Lyndon B. Johnson en 1964. C'est ainsi, qu’avec le Vermont, le Maine est le seul État que n’a jamais remporté Franklin Delano Roosevelt au cours de ses 4 campagnes électorales. En 1964, le républicain Barry Goldwater est le premier républicain à trébucher dans le Maine en un demi-siècle. En 1968, le Maine tombe pour la troisième fois en un siècle dans l'escarcelle démocrate grâce au sénateur du Maine, Edmund Muskie, candidat à la vice-présidence au côté d'Hubert Humphrey, battu cependant au niveau national. Ces deux victoires démocrates consécutives restent cependant isolées comme le démontrent les élections présidentielles des deux décennies suivantes favorables aux républicains. Pourtant, en 1988, George Bush devient le dernier candidat républicain à remporter l'État.

Depuis 1992, par un retournement de tendance inattendu mais conforme au vote régional, le Maine a constamment apporté la majorité de ses suffrages au candidat démocrate lors de l'élection présidentielle. Ainsi, bien que la résidence d’été de la famille Bush soit située sur la côte du Maine à Kennebunkport, le président George Bush n'est arrivé qu'en 3e position avec 1/3 des suffrages lors de l'élection présidentielle de 1992. Il était devancé non seulement par le démocrate Bill Clinton (qui est élu président) mais aussi par le candidat indépendant de droite Ross Perot. En 1996, comme le candidat du Parti réformiste, Perot a fait mieux dans le Maine que dans n'importe quel autre État. Les démocrates Bill Clinton (1996), Al Gore (2000), John Kerry (2004) et Barack Obama (2008) s'imposèrent ainsi successivement face aux républicains Bob Dole (1996), George W. Bush (2000 et 2004) et John McCain (2008).

En 2016, la démocrate Hillary Clinton remporte l'État avec environ 48 % des voix contre 45 % pour le républicain Donald Trump. Cependant, Trump arrive en tête dans le 2e district congressionnel. Le Maine élit donc trois grands électeurs pour Clinton (2 pour l’État entier et un pour le 1er district) et un pour Trump (dans le 2e district). C'est la première fois depuis 1972, et l'instauration de ce mode de désignation des grands électeurs, que le Maine divise son collège électoral[87].

En 2020, le scénario se répète : le démocrate Joe Biden remporte 435 072 voix contre 360 737 voix pour Donald Trump. Le Maine élit donc trois grands électeurs pour Biden (2 pour l’État entier et un pour le 1er district) et un pour Trump (dans le 2e district)[88].

Participation[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2016, le Maine est l' État où le taux d'inscription des citoyens électeurs s'est révélé le plus élevé de l'Union : 80 % de la population ayant droit de vote se sont inscrits pour participer au scrutin. C'est aussi l'État où le taux de vote a été le plus fort au niveau national, à savoir 73 % de la population en âge de voter[89]. En 2020, ce taux a été dépassé avec une participation de 78 % des électeurs inscrits[88].

Élections fictives des jeunes[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de leur mission d'éducation civique, les écoles du Maine ont de nouveau été invitées par le gouvernement à organiser en 2020 des élections fictives pour encourager les jeunes à exercer leurs droits civiques et à s'intéresser à la vie démocratique du pays. Cette initiative, dénommée « Maine Mock Election », a été lancée pour la première fois en 2012 et en 2016, plus de 26 500 élèves et 166 classes y ont participé[90].

L'édition 2020 concernait à la fois les bureaux du président des Etats-Unis, du représentant au Congrès et du représentant au Sénat. Les élèves ont choisi le candidat démocrate Joe Biden dans la course à la présidence américaine et des démocrates pour la représentation de l’État au Congrès et au Sénat[91].

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Les deux sénateurs de l’État sont Susan Collins et Angus King, gouverneur entre 1995 et 2003. King bat Collins lors de l'élection au poste de gouverneur du Maine en 1994. Collins est une républicaine et King est un indépendant, siégeant cependant au Sénat avec les démocrates. Les deux élus du Maine à la Chambre des représentants sont les démocrates Chellie Pingree pour le premier district et Jared Golden pour le second.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Janet Mills, gouverneure depuis 2019.
State House du Maine.

Le gouverneur du Maine est élu pour un mandat de quatre ans, et nul ne peut effectuer plus de deux mandats successifs[92]. Depuis le , le poste est occupé par la démocrate Janet Mills qui a succédé au républicain Paul LePage, élu en avec le soutien actif du mouvement des Tea Party.

La gouverneure Mills se représentera pour un second mandat et a lancé sa collecte de fonds en début d'année 2021[93]. L'ancien gouverneur LePage brigue un troisième mandat et a officialisé sa candidature le [94]. L'ancien sénateur indépendant du Maine Tom Saviello entretient quant à lui le suspens sur son entrée dans la course[95].

La législature est formée de la Chambre des représentants et du Sénat. La State House est l'édifice qui abrite la législature. Une première State House a vu le jour peu après la naissance du Maine vers 1820 à Portland. La State House se caractérisait par une architecture modeste de style fédéral à deux étages et fut utilisée jusqu'en 1832. En 1827 Augusta devient la capitale officielle du Maine et la première pierre de la nouvelle State House a été posée en 1829. La State House du Massachusetts a servi de base mais dans un style plus grec avec des colonnes, deux ailes et une coupole. La première session dans la nouvelle State House a eu lieu le [96].

La Chambre des représentants est formée de 151 élus, élus pour un mandat de deux ans, qui représentent chacun environ 8 797 citoyens de l'État[97].

Le Sénat est formé de 35 sénateurs, élus pour un mandat de deux ans[98].

Lors de la session 2016-2018, la chambre basse du Congrès local du Maine, comprenant 151 membres, est dominée par 74 démocrates face à 70 républicains, six indépendants et un vert, alors que le Sénat de 35 membres est dominé par 18 républicains face à 17 démocrates[99].

Économie[modifier | modifier le code]

Le Bureau d'analyse économique estime que le produit national brut du Maine pour l'année 2003 a été de 41 milliards de dollars, ce qui équivaut à 29 164 $ par habitant, plaçant le Maine à la vingt-neuvième place des États américains.

Le Maine est le premier producteur mondial de bleuets (fruit voisin de la myrtille) et génère à lui seul 25 % de la production nord-américaine. Les autres produits agricoles de l'État sont notamment les volailles, les œufs, les produits laitiers, le bétail, les pommes, le sirop et le sucre d'érable. Le comté d'Aroostook est connu pour ses pommes de terre et en 2007, il produisait à lui seul 90 % des pommes de terre cultivées dans le Maine[100]. Le Conseil des pommes de terre du Maine se situe d'ailleurs dans ce comté à Presque Isle. Dans le cadre d'un label de qualité, il désigne chaque année la famille et le plus jeune producteur de ce tubercule de l'État. En 2019, les deux lauréats sont respectivement une famille de Mapleton et un jeune agriculteur de New Limerick. Par ailleurs, et afin d'encourager des pratiques agricoles durables, le Conseil et l'Université du Maine ont noué un partenariat de recherche pour de nouvelles variétés de pommes de terre : ainsi sont nées l'Easton (pour les frites) et la Sebec (pour les chips) qui ont été mises sur le marché en 2019[101].

La pêche commerciale, qui fut le secteur majeur de l'économie du Maine, garde une certaine importance, notamment la pêche aux homards. Les sources et les aquifères de l'ouest de l'État sont largement utilisées pour la production d'eau en bouteilles.

Les produits industriels principaux sont le papier, le bois de charpente et les autres produits dérivés du bois. Selon les données 2020, l'industrie des produits forestiers du Maine contribue pour plus de 620 millions de dollars par an à son économie et représente près de 9 000 emplois[102]. Viennent ensuite les équipements électroniques, les produits en cuir, les produits alimentaires, les textiles et la biotechnologie. La construction navale reste elle aussi, un secteur-clé avec les chantiers navals de Bath Iron Works et de Portsmouth Naval Shipyard.

La base aéronavale de Brunswick est également située dans le Maine et était depuis 1942 une base de soutien importante pour la marine américaine. Fermée en 2011, elle est devenue le Brunswick executive airport, créant l'opportunité de nouvelles implantations d'entreprise.

Emploi[modifier | modifier le code]

Chômage[modifier | modifier le code]

Selon les données de le taux de chômage dans l'État du Maine est de 3,2 %, donc inférieur au taux national de 3,9 %; Le marché de l'emploi a en effet légèrement augmenté dans le Maine en 2018 (+ 0,6 %). Les secteurs de l'économie qui emploient le plus en 2019 sont la santé et l'aide sociale (17 %) et le commerce de détail (13,4 %)[48].

Temps et modes de trajet domicile/travail[modifier | modifier le code]

La moyenne du temps de trajet entre le domicile et le travail est de 23,8 min (contre 26,4 min au niveau national). Les trajets se font très majoritairement en voiture individuelle (78,5 %), le covoiturage ne représentant que 9,7 % des modes de trajet utilisés. Viennent ensuite le vélo pour 0,4 % et les transports en commun pour 0,1%. Toutefois, 4,2 % des personnes occupant un emploi déclarent faire le trajet à pied et 5,6 % déclarent travailler à leur domicile[48].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

On retrouve des bleuets sauvages dans la gastronomie locale.

Le Maine est réputé pour ses fruits de mer. Ainsi des plats tels : le Mussel Chowder et le Lobster Roll se retrouvent dans l'État. Dans la catégorie des desserts, il convient de citer la tarte aux bleuets sauvages typique du Maine. Portland, une ville importante de l'État, est une destination gastronomique reconnue[103],[104].

Éducation[modifier | modifier le code]

Le Maine a hérité son système éducatif du Massachusetts dont il s'est séparé en 1820. L'État ne disposait pas de réelles statistiques dans les premières années de sa création mais il apparait qu'en 1829, les 263 localités répertoriées étaient divisées en 2 461 districts et que 139 868 enfants étaient scolarisés. Du Massachusetts, le Maine a gardé un certain nombre de principes pour l'éducation dont l'accès à l'école pour tous les enfants, quelle que soit la situation financière de leur famille et l'obligation, pour les villes et les districts, de pourvoir leurs écoles d'un ou plusieurs enseignants pendant au moins six mois dans l'année. Les pères fondateurs du système éducatif établirent par ailleurs que les deux ouvrages de référence des enseignants et de leurs élèves devaient être l'abécédaire et la Bible, les enfants ne devant pas seulement apprendre à lire, à écrire et à compter mais aussi à acquérir le sens de la piété, de la justice, de la sobriété et de la vérité. Ces principes furent inscrits dans la première loi sur l'éducation du Maine dès 1821[105]. Cette influence de la religion sur l'enseignement tient en grande partie à ce que le Maine a été colonisé majoritairement par des puritains venus du Massachusetts[106].

A côté des écoles publiques, il existait aussi des écoles privées ou semi-privées, héritées elles aussi de l'État mère et qui se comptaient au nombre de 25 en 1821.

Les écoles publiques dépendaient des villes et des districts qui devaient élire chaque année un comité d'au moins trois citoyens ayant la responsabilité d'agréer les enseignants, d'inspecter les écoles, de choisir les ouvrages scolaires et de prendre les mesures disciplinaires lorsqu'elles s’imposaient tant vis à vis des enseignants que des élèves. Chaque district déterminait en outre l'âge de scolarisation des enfants. Ce système avait pour principal défaut de manquer d'organisation centralisée et de supervision au niveau de chaque comté. La première tentative du législateur pour y remédier eut lieu en 1843 mais fut rejetée par le Sénat qui la qualifia d'ingérence. En , un comité chargé d'y réfléchir fut réuni à Augusta. Il remit un rapport sévère et ses membres recommandèrent la création d'un « State board of education » (conseil d'État de l'éducation). Cette recommandation fut intégrée dans la loi en et le premier conseil constitué dans la foulée. Le système ne fut pas centralisé pour autant : en 1852, chaque comté fut doté d'un commissaire à l'éducation, nommé par le gouverneur de l'État mais qui gardait son indépendance. Cette organisation fut abandonnée en 1854, année où fut créée la charge de surintendant des écoles de l'État dont le titulaire était nommé pour trois ans[105]. La durée de ce mandat fut allongée par la suite, notamment à partir de 1868 lorsque les missions de ce fonctionnaire furent davantage précisées et son salaire réévalué. La même année un logement de fonction lui fut attribué à Augusta. Cette première forme de contrôle de l'État sur l'éducation dans le Maine s'exercera jusqu'à l'année 1900[106].

En 1859, une association des enseignants de l'État vit le jour, qui fut par la suite à l'origine de nombreuses réformes. Les académies furent créées l'année suivante[105]. La première école normale à être créée dans le Maine le fut à Farmington, en 1864. Suivirent celle de Castine en 1867 et celle de Gorham en 1878. La même année fut fondée la « Madawaska Training School », qui deviendra plus tard le « Fort Kent State College », afin de préparer les enseignants à la population française de la région de Saint John's Valley dans le nord du Maine. Par la suite, deux autres écoles normales ont été créées à Presque Isle et à Machias, respectivement en 1903 et 1909[106].

En 1895, obligation fut faite aux enseignants d'obtenir une certification de l'État pour exercer et des écoles d'été pour les enseignants furent créées afin de les former aux méthodes pédagogiques modernes[105].

En 1899, le surintendant s'est vu confier la responsabilité de l'éducation des enfants résidant dans les territoires non organisés, cantons peu peuplés et sans gouvernement local. Cette responsabilité lui est incombé jusqu'en 1911, année où un directeur de ces écoles rurales a été engagé. A ce titre, le Maine fait figure de modèle pour les autres États de l'Union, garantissant l'accès à l'éducation aux enfants des zones peu peuplées, d'un niveau équivalent voire supérieur à celle dispensée dans les villes organisées et les plantations.

Longtemps opposé à l'aide fédérale en matière d'éducation, le Maine a voté son acceptation en 1961. Jusque là, le financement du système scolaire reposait sur le fonds scolaire commun, créé dès 1828, précurseur du fonds pour l'égalité des chances en matière d'éducation. Ce fonds, constitué à l'origine par le produit de la vente de 20 cantons, a été alimenté par la suite par une taxe bancaire et un impôt municipal de 40 cents par habitant jusqu'en 1863, porté à 75 cents puis à un dollar en 1868 et enfin diminué à 80 cents jusqu'en 1969.

A la différence d'autres États de l'Union, la question de l'intégration des élèves n'a pas été un sujet dans le Maine, sauf en ce qui concerne les enfants indiens vivant dans les réserves de Penobscot et de Passamaquoddy. Après de longues discussions, le transfert de leur éducation au ministère de la Santé et du Bien-être et de l'Éducation s'est opérée en 1965. Comme les écoles des réserves étaient des écoles séparées, en ce sens qu'elles n'étaient fréquentées que par des enfants tribaux, la question de l'intégration s'est aussitôt posée. En fin de compte, un accord à l'amiable a pu être trouvé, en vertu duquel les enfants indiens étaient autorisés à fréquenter les écoles voisines sur la base du volontariat.

En 1966, le recours à la télévision éducative s'est largement diffusé dans le Maine où a été créée une station d'État à l'Université du Maine en partenariat avec WCBB (Colby-Bates-Bowdoin). Le ministère a par ailleurs engagé un spécialiste de l'enseignement à la télévision et a produit des programmes sur la santé, l'histoire du Maine et d'autres domaines où les programmes n'étaient pas facilement disponibles.

L'âge de la scolarité obligatoire a été relevé  : de 14 ans en 1900, il est passé à 17 ans en 1965. Les lois sur l'assiduité obligatoire ont été renforcées et l'absentéisme scolaire a été érigé en infraction juvénile.

L'année scolaire a été progressivement allongée de 20 à 26 semaines en 1909, à 30 en 1915, à 32 en 1929 et à 36 en 1953.

Le département de l'éducation du Maine, qui se composait en 1920 d'un surintendant d'État, d'un adjoint, de deux éducateurs ruraux et de quelques directeurs de programmes s'est développé progressivement. Depuis sa réorganisation en 1954, le personnel est réparti en six divisions[106].

L'enseignement à domicile est autorisé dans le Maine où il est encadré par une loi spécifique qui relève de la loi sur la fréquentation obligatoire. Il est à la charge financière exclusive du parent qui l'assure. Par ailleurs et dans la mesure où cet enseignement n'est pas normé, aucun diplôme ou certificat d'achèvement n'est délivré par l'État lorsque le parent estime que son enfant a terminé ses études. L'école locale auprès de laquelle doit être déclaré l'enseignement à domicile n'est pas tenue de fournir du matériel pédagogique mais dans certaines conditions et situations, l'enfant peut accéder à certains programmes des écoles publiques. Au , 6 770 enfants étaient scolarisés à domicile dans le Maine[107].

Culture[modifier | modifier le code]

Le Maine est principalement connu pour son paysage rural, la pêche au homard, et son unique peuple et dialecte[pas clair].

Personnalités nées dans le Maine[modifier | modifier le code]

  • Hannibal Hamlin (1809 - 1891), né à Paris Hill, premier mainois à occuper le poste de vice-président des États-Unis
  • le peintre Marsden Hartley, né à Lewiston
  • le romancier Stephen King, né à Portland, dont la plupart des romans se situe dans des lieux fictifs de cet État mais inspirés de localités réelles[108]. Cet auteur reste très attaché au Maine où il vit une grande partie de l'année. Il y possède deux maisons, l'une à Bangor dans le comté de Penobsbot, l'autre à Lovell dans le comté d'Oxford. Il y participe à de nombreuses œuvres philanthropiques dont la Stephen et Tabitha King Foundation créée avec sa femme en 1986 et à laquelle ils versent chaque année 10 % de leurs revenus[109].
  • la rameuse Harbor Eleanor Logan, née à Boothbay, première rameuse américaine à remporter une médaille d’or lors de trois Jeux olympiques consécutifs
  • le poète Henry Wadsworth Longfellow (1807 - 1882), né à Portland
  • Edmund Muskie (1914-1966), né à Rumford, secrétaire d’État du président Carter
  • le poète Edwin Arlington Robinson (1869 - 1935), né à Alna, qui a reçu trois prix Pullitzer de poésie
  • Nelson A. Rockefeller (1908-1979), né à Bar Harbor, gouverneur de New York de 1959 à 1973 et vice-président des États-Unis sous le président Gerald Ford de 1974 à 1977
  • l'ancienne marathonienne Joan Benoit Samuelson, née à Freeport, médaillée olympique
  • la poétesse Edna St.Vincent Millay (1892 - 1950), née à Rockland
  • Margaret Chase Smith (1897-1995), née à Skowhegan, première femme du Maine à avoir été élue au Sénat américain
  • Samantha Smith (1972 -1985), née à Manchester, qui a exprimé ses craintes d'une possible menace d'holocauste nucléaire dans une lettre désormais célèbre au Premier ministre soviétique Yuri Andropov
  • l'athlète Louis Sockalexis (1871-1913), membre de la tribu Penobscot, premier Amérindien à jouer dans la ligue majeure de baseball et premier joueur minoritaire de la Ligue nationale
  • Gerald E. Talbot, né à Bangor, premier législateur afro-américain du Maine

Personnalités liées à l’État du Maine[modifier | modifier le code]

Christopher J. Cassidy

Bien que né à Salem dans le Massachusetts, l'astronaute Christopher John Cassidy considère York, dans le Maine, comme sa ville natale. Il est d'ailleurs diplômé de la York High School[110].

Dr Bernard Lown

Originaire de la Lituanie, le Dr Bernard Lown (1921-2021), cardiologue qui a mis au point le défibrillateur à courant continu et le cardioverteur pour corriger les troubles du rythme cardiaque, a émigré à l'âge de 14 ans dans le Maine où il a obtenu son diplôme de la Lewiston High School en 1938, puis un baccalauréat en zoologie à l’Université du Maine avant de recevoir son diplôme de médecine de l'Université Johns-Hopkins[111].

L'auteure de livres d'enfants Amy MacDonald a déménagé dans le Maine avec sa famille en 1988. C'est une artiste enseignante du programme national de tournées « Partners in Education » du John F. Kennedy Center for Performing Arts. Elle anime des ateliers de développement professionnel pour les enseignants et des ateliers d'écriture pour les étudiants[112].

Le peintre Neil Welliver, père de l'acteur américain Titus Welliver, a visité le Maine en 1962 et y a acheté une ferme dans la localité de Lincolnville, comté de Waldo, où il a résidé jusqu'à sa mort. Ce paysagiste de renom a peint de nombreux paysages à grande échelle des bois du Maine qu'il a ainsi immortalisés[113].

Andrew Wyeth

Bien que né en Pennsylvanie, l'artiste peintre Andrew Wyeth, était très attaché au Maine et ce, dès son enfance. En raison de sa santé fragile, ses parents l'avaient confié en effet à des tuteurs, parents plus agés, qui lui feront passer tous ses étés à Port Clyde à partir de 1920. Devenu adulte, Wyeth séjournera régulièrement dans le Maine avec sa famille. Avec son épouse, Betsy, dont la famille passait elle aussi ses étés dans cet État, il achètera en 1978 Southern Island : cette île deviendra le cadre de nombreuses peintures de paysages du Maine dont la plus connue est Sea Running. L'artise a reçu en 1953 son premier doctorat honorifique du Colby College de Waterville[114].

La femme de lettres française Marguerite Yourcenar (1903-1987) acheta, avec sa compagne Grace Frick, une petite maison sur l'île des Monts Déserts. Elle y demeura de 1950 à sa mort à l'hôpital de Bar Harbor, et elle est enterrée au cimetière du village de Somesville.

Universités[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

La série télévisée Arabesque se déroule dans le Maine.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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