O. J. Simpson

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O. J. Simpson
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O. J. Simpson

Nom complet Orenthal James Simpson
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (69 ans)
à San Francisco (Californie)
Taille 1,85 m (6 1)
Poids 96 kg (211 lb)
Surnom The Juice
Numéro 32
Position Running back
Carrière universitaire ou amateur
1965 - 1968 Trojans d'USC
Trophée Heisman 1968
Carrière professionnelle
Choix draft NFL 1er au total en 1969 par les
Bills de Buffalo
1969 - 1977
1978 - 1979
Bills de Buffalo
49ers de San Francisco
Pro Bowl 6
MVP (AP) 1973
Carrière pro. 1969-1979

Pro Football Hall of Fame 1985

(en) Statistiques sur NFL.com

Orenthal James Simpson, dit O. J. Simpson[n 1] né le 9 juillet 1947 à San Francisco, est un ancien joueur professionnel de football américain, devenu acteur de cinéma après sa retraite sportive.

Simpson est également connu pour avoir été accusé d'avoir assassiné son ex-épouse et le compagnon de celle-ci en 1994 et pour avoir été acquitté en 1995 à la suite d'un long procès très controversé et très médiatisé (il fut acquitté au pénal mais reconnu responsable au civil). En 2008, il est condamné à 33 ans de prison ferme pour enlèvement et vol à main armée dans le cadre d'une autre affaire.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Sa carrière universitaire au football américain s'est faite aux Trojans d'USC de l'université de Californie du Sud (USC). Riche en succès elle lui rapporte le trophée Heisman ainsi que le Maxwell Award. Surnommé The Juice (« Le Jus »), O.J. a l'honneur d'être choisi au premier rang lors de la draft de 1969 où il a rejoint les rangs de l'équipe professionnelle des Bills de Buffalo (AFL), qui a fini l'année précédente avec un piètre bilan d'une victoire, douze défaites et un match nul, un des pires résultats du football américain.

Le , O.J. Simpson joue son premier match dans la National Football League, dans une défaite de 31-21 devant Atlanta.

En 1973, Simpson a été le premier joueur à courir plus de 2 000 yards (2 003 yards pour être précis, soit plus de 1 831 mètres) en une saison. Il est élu MVP (Most Valuable Player, joueur le plus utile à son équipe) cette année-là. Son record a depuis été battu sur une saison complète, mais il a établi cette performance en seulement 14 matchs.

Barry Sanders court 2 053 yards en 1997 dont 2 000 yards au cours de ses 14 dernières sorties de la saison 1997. La moyenne des yards parcourues par match par Simpson est de 10 yards supérieure à celle de son plus proche rival. The Juice court derrière la désormais célèbre ligne offensive Electric Company (la « compagnie électrique ») et constitue la meilleure attaque de la ligue. Ses performances en 1973 lui ont valu la Hickok Belt (« ceinture de Hickok ») en tant que meilleur athlète professionnel de l'année. Au cours de sa carrière, Simpson a réalisé à six reprises l'exploit de courir plus de 200 yards (environ 183 mètres) dans la même partie - dont 3 fois en 1973 -, ce qui constitue un record encore inégalé.

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Après avoir pris sa retraite du football américain, O. J. entame une carrière cinématographique, dans des films tels que Capricorn One, La Tour infernale ou Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? 1, 2, et 3. Son caractère proche du peuple et son charisme naturel lui ont ouvert des portes. Il a été l'image de l'entreprise de location de voitures Hertz et il est apparu dans des publicités pour les chaussures Dingo.

Il a joué dans la mini-série télévisée Racines et dans la série Les Griffin (Family Guy), dans l'épisode 9 de la saison 7 L'Infâme Invité.

Mort de son ex-épouse et procès[modifier | modifier le code]

Accusation[modifier | modifier le code]

Le sur le coup de minuit, deux personnes faisant une promenade le long de Bundy Drive dans le quartier chic de Brentwood de Los Angeles, trouvent sur le trottoir un chien de race Akita les pattes rougies de sang. Il les conduit au numéro 875, domicile de sa maîtresse Nicole Brown Simpson (ex-épouse d'O. J. Simpson qui avait demandé le divorce en 1992 après de nombreuses violences conjugales et qu'il eut abusé d'elle). Dehors, dans le retrait d'un patio, la jeune femme, 1,64 mètre, 58 kilos, gît au milieu d'une flaque de sang, son cou tranché net jusqu'aux vertèbres cervicales. Son ami Ronald Goldman (en) (jeune serveur de restaurant venu rapporter au domicile de Nicole la paire de lunettes que sa mère, Juditha Brown, avait oubliée au restaurant), 1,75 mètre, 81 kilos, est allongé dans l'herbe, en retrait du passage, le corps lardé de trente coups de couteau[1]. Appelée, la police découvre que les enfants de O. J. Simpson dorment dans leurs chambres à l'étage. Les détectives se rendent au domicile d'O.J. Simpson pour l'alerter du drame. En son absence, ils trouvent dans son jardin un gant en cuir ensanglanté. Les analyses montreront qu'il s'agit du sang d'O.J. Simpson et de son ex-épouse, faisant rapidement pencher l'enquête vers l'ancien footballer car le gant est jumeau de celui retrouvé sur les lieux du meurtre. En outre des traces de sang sont retrouvées sur la poignée de portière de sa Bentley[2].

Face au soupçon de meurtre, ses avocats convainquent la police de Los Angeles de laisser O. J. Simpson se rendre lui-même à la police à 11 heures le 17 juin, même si l'accusation de double meurtre ne le nécessitait pas et malgré la possible condamnation à mort encourue pour un pareil crime. Plus d'un millier de journalistes attendent l'arrivée de O. J. Simpson dans les locaux de la police.

Robert Kardashian, un ami de Simpson, lit une lettre écrite par celui-ci aux médias rassemblés autour de sa maison. Dans cette lettre, Simpson dit : « D'abord, vous devez comprendre que je n'ai rien eu à voir avec le meurtre de Nicole.... Ne soyez pas désolés pour moi. J'ai eu une belle vie. » Plusieurs journalistes pensent qu'il peut s'agir d'une lettre de suicide et se joignent à la recherche de O. J. Simpson.

Poursuite en voiture[modifier | modifier le code]

À 18 h 45, un shérif repère la voiture de Simpson, une Ford Bronco 1993 blanche, sur l'autoroute 405 en direction du nord. Quand l'agent tente de l'intercepter, le chauffeur, un ami de Simpson, hurle que ce dernier a un pistolet braqué sur sa tête. L'officier laisse alors la voiture filer, se contentant de la poursuivre à basse vitesse.

La course-poursuite est d'abord filmée par le seul hélicoptère de la chaîne KCBS, puis est relayée par une douzaine d'agences de presse qui suivent la tentative de fuite. Près de 90 millions de téléspectateurs sont alors devant 40 chaînes de télévision retransmettant en direct la course-poursuite, certains spectateurs encouragent O. J. dans sa fuite.

Vers 20 heures, la voiture s'arrête. Simpson sort du véhicule au bout de 45 minutes, la police a des craintes croissantes sur l'éventualité d'un suicide. Les détectives trouvent à l'intérieur de l'auto 8 000 dollars, des photos de ses enfants, une fausse moustache, un passeport et un revolver .357 Magnum chargé.

Polémique de la Une du Time[modifier | modifier le code]

Après son arrestation, Simpson s'est retrouvé à la une de nombreuses publications. Le magazine Time a notamment fait une couverture controversée avec une photo retouchée de Simpson où sa peau a été noircie et son numéro de prisonnier intégré à l'image. La même semaine, Newsweek publie, en une, la même photo non retouchée. Matt Mahurin, l'illustrateur qui a modifié l'image, se justifie en disant qu'il avait fait ce changement pour des raisons « artistiques ».

Procès criminel[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Le procès d'O. J. Simpson qui débute le 23 janvier 1995 sera long et très médiatisé, plusieurs chaînes retransmettant sans exception l'ouverture des débats en direct. Près de 150 personnes sont citées à la barre des témoins. Les audiences, qui interviennent trois ans après les émeutes raciales de Los Angeles, marquent un clivage entre noirs et blancs dû aux polémiques liées à la police et à la sélection du jury. Ce clivage est attesté par des sondages montrant une nette division entre Américains noirs et Américains blancs dans l'appréciation de la culpabilité du prévenu. L'élite noire, un temps acquise à la cause d'O. J., prend cependant ses distances.

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'équipe menée par la procureure Marcia Clark essaye de convaincre le jury que Simpson a tué son ex-épouse dans un excès de jalousie. Le réquisitoire de l'accusation débute par la diffusion de l'appel de Nicole aux services d'urgences 911, dans lequel — d'une voix empreinte de terreur — elle déclare que Simpson est dans sa maison. Des experts viennent également témoigner que l'empreinte ADN sur les chaussures italiennes très rares (chaussures de luxe que possédait Simpson malgré ses dénégations) provenait de la scène du crime.

Simpson a embauché une équipe d’avocats de haut vol particulièrement coûteuse, comprenant Johnnie Cochran Jr, qui affirme que Simpson est victime de manipulation policière et de procédures hâtives qui ont contaminé les preuves ADN. Cette équipe, baptisée la « Dream Team » par les reporters, soutient que le détective de la LAPD (Police de Los Angeles) Mark Fuhrman (dépeint par la défense comme un individu raciste) a contaminé la scène de crime avec des éléments incriminants.

Fuhrman nie être raciste ou avoir jamais utilisé le mot « nigger » (nègre) pour désigner les personnes à la peau noire. Mais la défense se procure des bandes où Fuhrman utilise ce terme : ces « Fuhrman tapes » jettent le doute sur la crédibilité du policier et jouent un grand rôle dans l'acquittement de Simpson. Fuhrman est renvoyé, mais en appelle au 5e amendement de la constitution américaine. Fuhrman a un excellent passé dans la police et il est tenu en haute estime par ses collègues. Des collègues noirs ont même parlé en bien de son dévouement et de son professionnalisme. Fuhrman écrit plus tard Murder In Brentwood (« Meurtre à Brentwood »), un livre sur l’affaire.

Le gant en cuir[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 1995, lors du procès, le co-procureur Christopher Darden demande à Simpson d’enfiler le gant en cuir retrouvé sur la scène du crime. Celui-ci est trop étroit pour la main de Simpson (déjà recouverte d’un gant en latex), et Cochran réplique : « S'il ne peut l'enfiler, vous devez l'acquitter ! » (« if it doesn't fit, you must acquit »). Les procureurs objectent que le gant, imbibé de sang, a pu rétrécir en séchant, et que le sang d’O. J. Simpson trouvé sur les lieux du crime vient de coupures faites au milieu du majeur de sa main gauche, que les policiers ont constatées le 13 juin. Ils déclarent que Simpson s'est blessé la main en attaquant Ronald Goldman. Cependant, aucune coupure n’a pu être trouvée sur les gants et si du sang a bien été retrouvé sur le gant de la scène du crime, il n’y en a pas sur celui retrouvé chez Simpson.

L’accusation est persuadée d'avoir présenté un dossier solide et attend une condamnation. Les Afro-Américains sondés à travers le pays sont en majorité peu convaincus, ou ont effectivement l’impression qu’il a commis le crime. Par contre les Américains blancs, en réponse au même sondage, jugent la culpabilité de Simpson fermement établie. Les tensions raciales croissent tout au long du procès et on commence à s’inquiéter, en cas de verdict de culpabilité, de la perspective d'une nouvelle émeute, semblable à celles de 1992 après qu'un jury essentiellement composé de blancs eut acquitté quatre officiers de la police de Los Angeles accusés d'avoir passé à tabac un conducteur noir, Glen King alias Rodney King.

Le verdict[modifier | modifier le code]

Le 3 octobre 1995, à 10 heures du matin, après trois heures de délibération, et devant 140 millions de téléspectateurs (d’après les estimations)[3], le verdict de non-culpabilité est prononcé. Les Afro-américains dans tout le pays réagirent par ce qui pourrait être appelé une célébration cathartique, tandis qu'au même moment le verdict choque l’accusation ainsi qu’une grande partie des Américains blancs (l’un des avocats de Simpson craint qu’une délibération aussi rapide n’annonce la culpabilité), ce qui souligne un clivage racial bien réel (un sondage réalisé par NBC en 2004 confirme ce clivage : 18 % des Noirs Américains le pensent coupable contre 87 % des Blancs)[4]. Certains commentateurs pensent que le verdict montre l’impact que peut avoir l’argent sur le système judiciaire. Dans les interviews des jurés données après le procès, plusieurs annoncent qu’ils pensent que Simpson a probablement commis l’assassinat, mais que la procédure d'enquête négligée selon eux a rendu l'accusation caduque.

Les réactions[modifier | modifier le code]

Le célèbre procureur Vincent Bugliosi (qui s’est chargé du procès Charles Manson) semble partager cet avis ; il écrit Outrage : The Five Reasons O. J. Simpson Got Away With Murder (Scandale ! Les cinq raisons pour lesquelles O. J. Simpson s’en est tiré après avoir commis un meurtre). Bugliosi s’y montre très sévère envers Clark et Darden et pointe du doigt beaucoup d'erreurs évidentes qu’ils ont commises durant le procès. Il les accuse, par exemple, de n’avoir pas montré le mot que Simpson a écrit avant d'essayer de s’enfuir, jugeant que celui-ci « puait » la culpabilité et que le jury aurait dû avoir le droit de le voir. Il a aussi mis en évidence qu’un ensemble d’habits de rechange, une grosse somme d’argent, un passeport et une trousse de déguisement avaient été trouvés dans la Bronco et que le jury n’en avait jamais été informé. Simpson avait également fait une déclaration particulièrement compromettante à la police quant à la coupure qu’il s’était faite au doigt la nuit des meurtres. Bugliosi reproche encore à Clark et Darden de ne pas avoir laissé le jury prendre connaissance de cette déclaration. Il ajoute que les procureurs auraient dû approfondir la question des sévices qu’O. J. Simpson faisait subir à son ex-épouse. Il conclut enfin qu’on aurait dû expliquer au jury, principalement composé d’Afro-américains, que Simpson n’avait que peu d’influence sur la communauté noire et n’avait jamais rien fait pour venir en aide aux Noirs plus défavorisés que lui.

Beaucoup d’experts des questions juridiques pensent que la phase de sélection du jury a été le point crucial qui explique la suite des évènements. Les différents sondages et études du moment indiquent que l’opinion publique se partageait sur la base de la couleur de peau des personnes sondées. Mais au lieu de faire le procès à Santa Monica (Californie) où la population est principalement blanche, l’accusation avait préféré le tenir à Los Angeles, point sur lequel Bugliosi insiste dans son livre. Pendant la phase de sélection des jurés, la défense a fait en sorte de rendre très difficile à l’accusation la récusation des jurés noirs, en invoquant le fait que le renvoi de jurés pour raisons ethniques est illégal. Selon les rapports des médias, la procureure Marcia Clark estimait que les femmes, peu important la couleur de leur peau, seraient susceptibles, en raison du climat de violence domestique que comportait la cause, de s'identifier à la victime et ainsi, de prendre parti pour elle. Pour sa part, la défense considérait que les femmes avaient généralement plus tendance à acquitter, que les jurés ne répondaient pas vraiment aux critères de Clark, et que les femmes noires ne seraient pas aussi compatissantes envers la victime. Finalement, les deux camps s’accordèrent sur un nombre disproportionné de jurés femmes. Le jury, initialement composé de 40 % de blancs, 28 % de noirs, 17 % d’hispaniques et 15 % d’asiatiques, était, à la fin du processus de sélection, constitué de 10 femmes et de 2 hommes : 8 noirs, 2 hispaniques, 1 métis natif-américain/blanc et une blanche.

Les sondages menés après le procès montrent que la division raciale a sans doute été surestimée. L’un des témoins du procès a été condamné pour parjure et si aucun autre ne l’a été, trois ou quatre autres témoins ont vu leur témoignage contredit par des bandes vidéo ou d’autres preuves.

Procès civil[modifier | modifier le code]

Particularité du système judiciaire américain, un second procès au civil suit quelques mois plus tard. Le , un jury civil de Santa Maria (Californie), déclare Simpson responsable de la mort de Ronald Goldman, de coups et blessures sur Ronald Goldman et Nicole Brown. L'avocat du plaignant, Fred Goldman (le père de Ronald Goldman), est Daniel Ptrocelli. Simpson est condamné à payer plus de 33 millions de dollars de dommages et intérêts[5]. Mais comme la loi californienne interdit la saisie des rentes et autres pensions, Simpson a pu conserver son train de vie somptuaire.

Depuis ces deux procès, Simpson est considéré comme un paria dans l'industrie du spectacle et dans d'autres secteurs de la vie publique. Il n'a donc pas pu poursuivre ni sa carrière d'acteur, ni celle de commentateur sportif, et ses contrats publicitaires n'ont pas été renouvelés.

En 2000, O. J. recouvre la garde de ses enfants à la suite de procès contre la famille Brown et déménage à Miami en Floride. Dans l'État de Floride, la loi protège les biens des personnes, notamment la résidence principale qui ne peut être saisie.

Autres litiges en relation[modifier | modifier le code]

Les procès civils et criminels de O. J. Simpson ne sont pas les seules affaires importantes provoquées par la mort du 12 juin 1994 de Nicole Brown Simpson et de Ronald Goldman.

  • Gerald Chamales et sa femme Kathleen avaient acheté une maison à côté de celle d'O. J. dix jours avant les meurtres. Le cirque médiatique et la horde de touristes curieux les ont tourmentés (ainsi que le reste du voisinage) pendant les quatre années qui ont suivi. La bataille juridique qui en découle avec l'IRS (le fisc américain) atteint son point culminant lorsqu'il est décidé qu'ils ne pouvaient appliquer la perte de la valeur de leur maison à une déduction de leur impôt sur le revenu, car il ne s'agissait que d'un aléa temporaire.
  • L'invité de O. J. lors de la nuit des meurtres, Brian « Kato » Kaelin, attaque Globe Communications en justice pour 15 millions de dollars parce que celui-ci avait suggéré dans un de ses gros titres que Kaelin était le véritable meurtrier. Le tribunal d'instance accorda un jugement préliminaire en faveur du défendeur, mais en appel Kaelin peut convaincre la cour de la validité de son accusation de diffamation et l'affaire est résolue par une transaction dont le montant est gardé secret.
  • Un avocat de la propriété intellectuelle du New Hampshire, William B. Ritchie, met en accusation la validité de la marque déposée O. J. car les noms immoraux, trompeurs ou scandaleux sont interdits par loi fédérale. Selon lui, le nom d'O. J. Simpson étant devenu synonyme d'immoralité et de scandale, il est donc inapte à être une marque. O. J. a depuis abandonné ses marques déposées.

Livre[modifier | modifier le code]

O. J. Simpson devait publier le 30 novembre 2006 chez ReganBooks, une maison d'édition filiale de News Corp, (en) If I Did It (Si je l'avais fait) un livre relatant comment il s'y serait pris s'il avait commis le double meurtre pour lequel il a été acquitté.

Fox avait parallèlement annoncé la diffusion, à la fin de novembre, d'une émission en deux parties dans laquelle l'ancien sportif, alors âgé de 59 ans, aurait « avec ses propres mots, dit pour la première fois comment il aurait pu avoir commis les meurtres s'il avait été coupable de ces crimes ». Selon le tabloïd américain The National Enquirer, Fox avait offert 3,5 millions de dollars (± 2,6 millions d'euros) à O. J. Simpson pour apparaître dans ses émissions, une information que la chaîne n'a pas confirmée.

Devant les nombreuses protestations de la famille des victimes, Rupert Murdoch a annulé, le 20 novembre 2006, la publication de ce livre intitulé If I Did It par son groupe ainsi que l'émission de télévision. Dans les heures suivantes, Judith Regan, l'éditrice qui avait mis sur pied le projet de livre, fut remerciée de News Corp[réf. nécessaire].

Trafic de drogue[modifier | modifier le code]

Quelques années après le meurtre de son ex-épouse et du petit ami de celle-ci, O. J. Simpson est surpris dans un échange de drogue avec quelques personnes de la rue. Il a prétendu qu'on lui avait demandé de donner un paquet et qu'il ne savait pas ce que ledit paquet contenait[réf. nécessaire].

Condamnation pour vol à main armée et enlèvement[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 2007, O. J. Simpson est arrêté à Las Vegas pour séquestration, vol à main armée et agression de deux négociants de pièces de collections sportives. Il est accusé d'avoir fait irruption le 13 septembre 2007, accompagné de cinq hommes de main, dans un hôtel-casino de Las Vegas afin d'y dérober, sous la menace d'armes, des souvenirs personnels et sportifs à des revendeurs. Pour se justifier, il affirme que ces souvenirs lui ont été volés auparavant par certains de ses associés et qu'il ne savait pas que les hommes qui l'accompagnaient étaient armés.

Il est libéré contre une caution de 125 000 dollars le 20 septembre 2007 avec l'interdiction de quitter les États-Unis[6].

Le 4 octobre 2008, O. J. Simpson est reconnu coupable des douze chefs d'accusation retenus contre lui, dont ceux de vol à main armée et de kidnapping. Encourant une peine de prison à perpétuité[7], O. J. Simpson a finalement été condamné, le 5 décembre 2008, à 33 ans de prison ferme à Las Vegas pour enlèvement et vol à main armée, deux des douze chefs d'accusation dont il a été reconnu coupable. Il fait appel de cette décision, mais l'appel est rejeté le 22 octobre 2010. Il ne pourra pas espérer obtenir de libération conditionnelle avant 2017, soit à ses 70 ans passés[8].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

  • Med Hondo dans :
    • Les Mercenaires
    • Le Pont de Cassandra
    • Racines (mini-série)
  • Tola Koukoui dans :
    • Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?
    • Y a-t-il un flic pour sauver le président ?
    • Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ?

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. O. J. est également l'abréviation américaine commune pour orange juice, jus d'orange, et The Juice était le surnom de Simpson

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Marc A. Cerasini, O.J. Simpson : American Hero, American Tragedy, Windsor Publishing Corporation, , p. 9
  2. Tom Lange, Philip Vannatter, Evidence Dismissed: The Inside Story of the Police Investigation of O.J. Simpson, Pocket Books, , p. 142
  3. (en) « O.J. Simpson acquitted », sur history.com (consulté le 28 février 2016)
  4. (en) James D. Unnever, Shaun L. Gabbidon, A Theory of African American Offending: Race, Racism, and Crime, Routledge, , p. 75
  5. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g_WukcYb0cvFFnXqFPw2CP2IQEsA : "Simpson avait ensuite été reconnu responsable de la mort des deux victimes lors d'un procès civil en 1997 et condamné à payer des dommages-intérêts de plus de 33 millions de dollars à leurs familles."
  6. O. J. Simpson libéré contre une caution de 125.000 dollars, Libération, jeudi 20 septembre 2007
  7. O. J. Simpson reconnu coupable de vol à main armée et enlèvement AFP
  8. « O. J. Simpson condamné à 33 ans de prison ferme », Libération, 5 décembre 2008.

Voir auss i[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Qui a peur de O. J. Simpson ? ou justice à l'américaine, Jacqueline Jospitre, Ste Écrivains Associes, 2003, ISBN 2748005481.
  • (en) The Women of O.J Simpson, Linda Marx, William Morrow & Co, ISBN 0688144969.
  • Bugliosi, Vincent. 1997. Outrage: 5 Reasons Why O. J. Simpson Got Away with Murder. Seattle: Island Books. ISBN 0-440-22382-2
  • Cotterill, Janet. 2002. Langage and power in court, a linguistic analysis of the O. J. Simpson trial. Basingstoke: Palgrave. ISBN 0-333-96901-4
  • Felman, Shosana. 2002. The Juridical Unconscious: Trials and Traumas in the Twentieth Century. Cambridge, MA: Harvard University Press. ISBN 0-674-00931-2
  • Garner, Joe. 2002. Stay Tuned: Television's Unforgettable Moments. Kansas City: Andrews McMeel Publishing. ISBN 0-7407-2693-5
  • Hunt, Darnell M. 1999. O. J. Simpson facts and fictions. Cambridge: Cambridge University Press. ISBN 0-521-62456-8

Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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