Musée de l'Homme

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Musée de l'Homme
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Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Palais de Chaillot
17, place du Trocadéro
75116 Paris
Coordonnées 48° 51′ 46″ Nord 2° 17′ 19″ Est / 48.86278, 2.28861
Informations générales
Date d’inauguration 20 juin 1938
Collections Anthropologie, préhistoire
Superficie Globale : 16 000 m2 dont espaces d'exposition : 3 100 m2; recherche, laboratoires, enseignement, médiation, accueil : 4 800 m2; collections et bibliothèques : 1 900 m2; bureaux et locaux techniques : 6 200 m2[1].
Informations visiteurs
Site web www.museedelhomme.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée de l'Homme
Devise inscrite au fronton du musée de l'Homme :

Dans ces murs voués aux merveilles
J'accueille et garde les ouvrages
De la main prodigieuse de l'artiste
Égale et rivale de sa pensée.
L'une n'est rien sans l'autre.


Paul Valéry

Le musée de l'Homme est un musée national français installé depuis 1937 dans le Palais de Chaillot à Paris, dont la vocation est de présenter le genre humain dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle. Il s'agit d'un département du Muséum national d'histoire naturelle, sous la tutelle conjointe du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Héritier d'une histoire prestigieuse et très fréquenté par le public, mais en partie dépouillé de ses collections et délaissé par les autorités à la fin du XXe siècle, le musée de l'Homme est fermé pour rénovation en 2009. Après six ans de travaux ayant nécessité 96,6 millions d'euros d'investissements par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (à 95%) et de la Culture (à 5%)[2], la réouverture au public a lieu en 2015 après vernissage en présence du chef de l'État[3], par Cécile Aufaure conservatrice du Musée, Évelyne Heyer commissaire de l'exposition et Bruno David président du Muséum national d'histoire naturelle[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Musée d'ethnographie du Trocadéro[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'Homme est l'héritier du musée d'ethnographie du Trocadéro, fondé en 1882 par Ernest Hamy et installé dans l'ancien Palais du Trocadéro construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878. La première collection du musée est formée à partir d'un don de l'explorateur Alphonse Pinart d'environ 3 000 objets des Amériques achetés en grande partie à Eugène Boban et de 250 objets d'Océanie. De l'ancien musée d'ethnographie, le musée de l'Homme hérite les collections historiques exceptionnelles constituées dès le XVIe siècle et provenant de cabinets de curiosités et du Cabinet Royal, ainsi que du Service des missions scientifiques du Ministère de l'Instruction publique. Ces collections ethnographiques s'enrichissent au cours du XIXe siècle et jusqu'à aujourd'hui grâce aux expéditions et missions scientifiques menées à travers le monde, auxquelles viennent s'adjoindre les dons ou les dépôts de voyageurs et de collectionneurs privés.

S'il bénéficie d'un engouement certain pour l'exotisme de ses collections, le musée doublonne avec d'autres musées (le musée national des arts asiatiques - Guimet par exemple), et acquiert vers le début du XXe siècle, face à la multiplication des livres et films d'exploration, une image négative, « figée » et « poussiéreuse ». De plus l'ancien palais du Trocadéro devenu vétuste est voué à la démolition qui intervient en 1935[5].

Musée de l'Homme[modifier | modifier le code]

Le musée de l'Homme proprement dit a été créé par Paul Rivet à l'occasion de l'exposition universelle de 1937. Il occupe la majeure partie de l'aile Passy du nouveau palais de Chaillot (Paris 16e) et il réunit les plus importantes collections françaises concernant la définition, la vie, l'histoire et les civilisations de l'Homme.

Paul Rivet avait en effet installé dans ce bâtiment, non seulement les collections du musée d'ethnographie du Trocadéro, mais aussi les collections d'anthropologie physique et de Préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle, précédemment conservées au Jardin des plantes. Il créait ainsi une structure entièrement novatrice, regroupant dans le même lieu l'ensemble des collections consacrées à l'espèce humaine, un centre d'enseignement de l'Université de Paris (l'Institut d'ethnologie fondé en 1925 avec Marcel Mauss et Lucien Lévy-Bruhl, dont Georges Condominas a été l'un des étudiants), un grand laboratoire de recherche associant anthropologie, ethnologie et préhistoire, et enfin une très importante bibliothèque mise aux standards américains du système de Classification de la Bibliothèque du Congrès par Yvonne Oddon.

Réseau du Musée de l'Homme, résistance à l'occupation allemande[modifier | modifier le code]

Paul Rivet est un acteur important de la lutte contre le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est président du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes depuis sa création le 5 mars 1934. En juin 1940, il adresse une lettre ouverte au maréchal Pétain auquel il dit : « Monsieur le Maréchal, le pays n'est pas avec vous. La France n'est plus avec vous »[6].

Dès le mois de juin 1940, plusieurs membres du personnel, bibliothécaires, chercheurs, étudiants forment, autour de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et Yvonne Oddon, le Réseau du musée de l'Homme, premier réseau de Résistance au printemps 1940.

Le jour de l'armistice du 22 juin 1940, Paul Rivet affiche le poème de Rudyard Kipling If… « Tu seras un homme, mon fils », sur la porte du musée de l'Homme. Le réseau est particulièrement actif permettant de faciliter des passages dans la zone libre et en Angleterre, et publiant une revue clandestine Résistance. Jacques Soustelle, le vice-président du musée, en mission de recherche au Mexique, rejoint le général de Gaulle à Londres, dès juin 1940 et retrouvera Paul Rivet, qui s'exile en Colombie en 1941.

Missions du musée jusqu'en 2009[modifier | modifier le code]

Jusqu'à sa fermeture en 2009, le musée de l'Homme avait pour objectif de réunir en un seul lieu tout ce qui concourt à situer et à définir l'être humain, à savoir :

  • l'Homme dans sa chaîne évolutive (Préhistoire) ;
  • l'Homme dans son unité et sa variété biologique (Anthropologie) ;
  • l'Homme dans sa diversité culturelle et sociale (Ethnologie).

Cette triple fonction faisait du musée de l'Homme non seulement un lieu unique en France, mais aussi une référence à travers le monde.

À la fin des années 1990, Jacques Chirac alors président de la République, décide, dans le cadre de ses « Grands travaux », de fermer définitivement la partie ethnographique du musée des Arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO, dont seul l'aquarium subsiste) : ses collections ethnographiques extra-européennes et celles du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN, conservées au musée de l'Homme), sont transférées dès 2003 au musée du Quai Branly qui ouvre à Paris en 2006. Les collections d'ethnologie européenne, elles, ont fait l'objet d'un dépôt en 2005 au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) ouvert à Marseille en juin 2013. Ce projet du président Chirac et la privation du musée de l'Homme de 300 000 pièces de collection ont suscité de vives critiques : au musée du Quai Branly les critères esthétiques occultent les données scientifiques, au palais de la Porte Dorée le lien voulu par Lyautey et Malraux entre la diversité culturelle (peuples africains et océaniens, artefacts tirés de la biodiversité tropicale) et naturelle (aquarium, vivarium)[7] est rompu puisque le Musée de l'histoire de l'immigration est historique, social et limité à l'immigration en France[8], et enfin au musée de l'Homme la préhistoire, l'anthropologie et les thématiques géonomiques d'avenir se trouvent en partie privées de l'illustration ethnologique voulue par Paul Rivet[9].

Mais, le projet ayant été adopté, en 2003, une commission officielle commanditée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et présidée par l'archéologue Jean-Pierre Mohen propose les grandes lignes d'un programme de rénovation du nouveau musée de l'Homme refondé autour de ses collections de préhistoire et d'anthropologie et d'un nouveau programme scientifique. Les conclusions de cette commission ont été publiées par Jean-Pierre Mohen en 2004 dans Le nouveau Musée de l’Homme (Éditions Odile Jacob). Ce programme a ensuite fait l'objet d'études muséographiques et scientifiques de définition, avec la mise en place d'un commissariat scientifique et d'un comité d'Orientation, pour aboutir au musée actuel.

Rénovation[modifier | modifier le code]

Moai de l’Île de Pâques du musée de l’Homme, amené en 1872 à bord de la frégate La Flore, transféré en 2005 au Musée du quai Branly.

Programme scientifique[modifier | modifier le code]

Comprendre l'humain et la place qu'il occupe dans le vivant, à travers ce qu'il a été mais aussi imaginer ce qu'il deviendra en analysant la nature complexe de son être et le contexte dans lequel il se déploie aujourd'hui, tels sont les contenus que souhaite développer le programme scientifique du futur musée de l'Homme. Trois grands axes seront développés dans le parcours permanent :

  • Qui sommes-nous ?, qui questionnera l'identité et la singularité de l'espèce humaine tout en la replaçant dans le vivant ;
  • D'où venons-nous ?, qui explorera notre histoire évolutive des origines des lignées humaines aux processus de néolithisation ;
  • Où allons-nous ?, qui interrogera notre avenir sur une planète profondément anthropisée.

Identifié depuis sa création en 1937 comme un lieu de référence sur l'histoire de l’Homme, le musée de l'Homme s'appuie sur des équipes de chercheurs en anthropologie, en génétique, en préhistoire et en ethnologie de niveau international qui travaillent précisément sur ces sujets en privilégiant des approches transversales aussi bien sur le plan disciplinaire que chronologique.

Le musée de l’Homme conserve une collection nationale d'anthropologie et de préhistoire unique au monde, témoignant de l'émergence et du développement des sciences de l’Homme au XIXe siècle, riche de spécimens insignes relatifs aux origines de notre espèce ou à la mise en œuvre des premiers comportements symboliques, et toujours support de recherches actuelles.

Adoptant une approche résolument pluridisciplinaire de l'Homme originale parmi les musées européens, le nouveau musée de l'Homme réaffirme son concept fondateur de musée-laboratoire, à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines, visant à restituer aux publics-citoyens les acquis d'une recherche en marche au cœur de l'institution. Musée de sciences et de société tout à la fois, le musée de l'Homme adopte un positionnement différent et complémentaire des grands musées français de civilisation, d'art ou d'archéologie thématiquement proches que sont le musée du Quai Branly, le musée d'Archéologie nationale, le musée national de Préhistoire, le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) ou le musée des Confluences, en retraçant une histoire naturelle et culturelle de l'Homme en affirmant l’interaction permanente de ces deux dimensions.

À côté des espaces consacrés à la recherche et aux collections, le parcours permanent s’intègre à un ensemble d’autres espaces réservés aux publics. En complément de l’espace d’exposition permanente, le visiteur aura en effet la possibilité d'explorer et de s’approprier d'autres lieux du musée au sein desquels il pourra, d’une part, prendre connaissance des activités se déroulant dans l’établissement et, d’autre part, approfondir et questionner les contenus qui lui auront été exposés dans le parcours de visite ou appréhender des données complémentaires au parcours.

Musée-laboratoire[modifier | modifier le code]

Le nouveau Musée de l’Homme inauguré le 15 octobre 2015 reste fidèle au projet initial de Paul Rivet, son fondateur, puisqu’il associe dans le même bâtiment, le Palais de Chaillot :

  • un parcours permanent de découverte interactive et des expositions temporaires ;
  • deux départements scientifiques du Muséum : « Préhistoire et Hommes », « Natures et Sociétés » ;
  • des activités d’enseignement ;
  • une bibliothèque de recherche, dont une grande partie avait été transférée au musée du quai Branly, mais comme il était aussi inutile pour l’art que peu pertinent pour la science de dépouiller ainsi un CADIST, les responsables du ministère de la Culture et du musée de Branly ont décidé d’en restituer une importante partie au musée de l’Homme[10] qui reste un lieu de recherche dans le domaine des sciences de l’Homme et qui offre au public un accès direct à « la science en train de se faire » par le contact direct avec la communauté des scientifiques et des chercheurs.
Reproduction des fresques préhistoriques du Tassili n'Ajjer relevées par Henri Lhote.

Collections[modifier | modifier le code]

Les collections d’anthropologie, de préhistoire et d’ethnologie du Muséum national d'histoire naturelle comptent plus de 500 000 pièces : fossiles originaux de l'Homme de Cro-Magnon et de l'Homme de Néandertal, œuvres d’art préhistorique telles que la Vénus de Lespugue, la collection d'objets préhistoriques de Paul de Vibraye, les relevés des peintures rupestres du Tassili du Hoggar d'Henri Lhote, des bustes anthropologiques décrivant la diversité humaine au XIXe siècle, des cires anatomiques du XVIIIe siècle, ainsi que de nombreux ensembles d'objets témoignant des relations des sociétés contemporaines entre elles et avec leurs milieux de vie.

Projet architectural[modifier | modifier le code]

Les architectes de l’agence bordelaise Brochet-Lajus-Pueyo, associée à l’atelier d’architecture Emmanuel Nebout et aux muséographes Zen+dCo, atelier Zette Cazalas[11], ont conçu un projet respectueux du monument, imbriquant les deux architectures de deux palais conçus pour des expositions universelles : celui de Chaillot, construit pour l’exposition internationale de 1937 par Jacques Carlu, et celui du Trocadéro, construit pour l’exposition universelle de 1878 par Gabriel Davioud et Jules Bourdais, dont l’actuel conserve certains éléments architecturaux, notamment les deux bras arrondis ouverts sur la Seine.

Les principaux choix portent sur l’entrée de la lumière naturelle dans le bâtiment, le vaste volume réservé aux espaces publics, lieux de rencontre et de dialogue. Le projet architectural intègre également laboratoires et bureaux des scientifiques.

Structures de recherche[modifier | modifier le code]

Organisme de recherche sous cotutelle du ministère de l'Éducation nationale, du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le musée de l'Homme regroupait jusqu'à la réforme de 2001 trois laboratoires du Muséum national d'histoire naturelle : les laboratoires d'Anthropologie biologique, de Préhistoire et d'Ethnologie. Depuis, de nouvelles unités de recherche se sont développées dans les départements Préhistoire et Hommes, Natures, Sociétés, ainsi que des laboratoires d'analyse en génétique humaine ou en minéralogie (caractérisation des matériaux lithiques préhistoriques). Les thèmes principaux sont l'adaptation de l'espèce humaine à ses environnements, la Préhistoire dans le monde, l'art pariétal, l'anthropologie biologique et l'écologie humaine, la génétique des populations humaines et l'histoire des peuplements, et l'adaptation culturelle au milieu. Constituant un Centre de Recherche sur l'Evolution humaine, en son sein s'expriment les quatre vocations du Muséum national d'histoire naturelle : la conservation des collections, la recherche fondamentale, l'enseignement supérieur et la diffusion des connaissances. Il regroupe plusieurs unités mixtes du CNRS et il propose des formations de 2e et 3e cycles dans le cadre du master et de l'Ecole doctorale du Muséum national d'histoire naturelle.

Bibliothèque, photothèque et phonothèque[modifier | modifier le code]

Au moment de la construction du musée de l'Homme, Yvonne Oddon intervient sur les plans de la bibliothèque pour y imposer les standards américains en matière d'architecture de bibliothèque et surveille elle-même l'avancée des travaux en logeant sur place. Elle insiste, par exemple, pour que la bibliothèque occupe l'étage supérieur et qu'elle soit dotée d'une terrasse dominant la Seine. La bibliothèque n'ouvre que partiellement le 1er juillet 1938 avant de fonctionner normalement dans ses nouveaux locaux un an plus tard. Elle compte alors 300 000 volumes et un nouveau poste de bibliothécaire est financé par David David-Weill. Une photothèque s'installe également au musée de l'Homme et rassemble la documentation photographique à partir du noyau de photos du Laboratoire d'anthropologie du Muséum. Elle s'étoffe au fil des images rapportées des différentes missions. Yvonne Oddon et Thérèse Rivière œuvrent à une double indexation des photographies selon un plan de classement thématique mis au point en 1938. Une phonothèque est créée en 1932 par André Schaeffner, constituée d'enregistrements sonores édités (la première collection est une série de disques 78 tours de l'Exposition coloniale de 1931 à Paris) et inédits (les enregistrements sur cylindres effectués par A. Schaeffner lors de la mission Dakar-Djibouti en 1932). Elle sera alimentée par de nombreuses acquisitions (enregistrements rapportés des différentes missions et disques commercialisés).

Après la guerre, où la bibliothèque joue un rôle important dans le mouvement de résistance du groupe du musée de l'Homme, la bibliothèque reçoit des fonds importants comme les fonds Paul Broca, Paul Topinard, Constantin Brăiloiu, Henri Breuil, Alexandra David-Néel, Eugène Caillot, Gaétan Gatien de Clérambault, Jeanne Cuisinier, Henri Frey, Léonce Joleaud, Harper Kelley, Louis Marin, Jules Marcou, Marcel Mauss, Jacques Millot, Jacques Soustelle, Georgette Soustelle, Guy Stresser-Péan, Paul Tchernia. En 1975, la bibliothèque du musée de l'Homme acquiert la bibliothèque Roger Bastide, ethnographe du Brésil. À la fin des années 1980, Paul-Émile Victor dépose à la bibliothèque du musée de l'Homme un fonds constitué des documents ethnographiques sur les Inuits qu'il a produit à l'occasion de ses expéditions au Groenland entre 1934 et 1937 (notes de terrain, manuscrits de publications, lettres et télégrammes, fiches descriptives des objets déposés au musée de l'Homme, 2 000 photographies et 355 dessins).

La création du musée du quai Branly bouleverse les collections de la bibliothèque. La partie ethnographique des collections et la photothèque rejoignent la médiathèque du musée du quai Branly, laissant à la bibliothèque du musée de l'Homme les collections de préhistoire et de paléographie. En 2006, le Muséum national d'histoire naturelle s'est vu réattribuer le centre d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique (CADIST) de préhistoire et paléoécologie humaine, ce qui a permis le retour au musée de l'Homme du fonds documentaire de 26 000 volumes concernant la préhistoire et l'anthropologie biologique, et qui, joint au fonds de la Société préhistorique de France, en fait un centre de référence important, reconnu comme « pôle associé » de la Bibliothèque nationale de France. Les archives du musée de l'Homme ont rejoint en janvier 2009, celles du Muséum National d'Histoire Naturelle. Les documents de la phonothèque, renommés "Archives sonores du CNRS - Musée de l'Homme"[12], sont gérés par le Centre de Recherche en Ethnomusicologie (CNRS).

La bibliothèque a rouvert entre novembre 2007 et janvier 2009[13]. Grâce à une salle de lecture de 50 places proposait 5 000 livres en accès libre, elle permettait à nouveau d'accueillir des chercheurs. Les fonds sont riches de 40 000 monographies et plus de 700 titres de périodiques.

Personnalités liées au musée d'ethnographie du Trocadéro[modifier | modifier le code]

Directeurs et scientifiques du musée de l'Homme[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Des scènes du film L'Homme de Rio (1964) de Philippe de Broca est tourné au musée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. François Hollande à ce moment.
  4. A Paris, le nouveau Musée de l'Homme ouvre ses portes
  5. Pascal Ory, Le palais de Chaillot, pages 119-120.
  6. NAF 28297. Fonds Jean Guéhenno, Bibliothèque nationale de France, (lire en ligne)
  7. Michel Hignette sur [3]
  8. Maureen Murphy, Un Palais pour une cité, du Musée des colonies à la Cité Nationale de l’Histoire et de l’Immigration, éd. Réunion des musées nationaux, Paris 2007, ISBN 978-2-7118-5452-3)
  9. Bernard Dupaigne, Le scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du Quai Branly, Paris, Mille et Une nuits, 2006.
  10. Véronique Heurtematte, « Ecce homo », dans Livres Hebdo, no 717, 18 janvier 2008, p. 72.
  11. Zen+dCo
  12. Site pour la consultation des archives sonores du CNRS - Musée de l'Homme
  13. Véronique Heurtematte, « Ecce homo », dans Livres Hebdo, no 717, 18 janvier 2008, p. 72.
  14. Michel Van Praët: voir « Centre Koyré », professeur de muséologie au Muséum national d’Histoire naturelle: [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Bahuchet, « L'Homme indigeste ? Mort ou transfiguration d'un Musée de l'Homme », in M-O Gonseth, J. Hainard et R. Kaer (dir.), Le Musée cannibale, Neuchâtel, Musée d'Ethographie de Neuchâtel, pp: 59-84
  • Julien Blanc, Au commencement de la Résistance : du côté du Musée de l'Homme : 1940-1941, Éd. du Seuil, Paris, 2010
  • Martin Blumenson, Le Réseau du Musée de l'Homme : les débuts de la Résistance en France (trad. de l'anglais par Jean-Pierre Carasso), Seuil, Paris, 1979, 284 p. (ISBN 2-02-005211-3)
  • Nélia Dias, La fondation du Musée d'Ethnographie du Trocadéro (1878-1900): un aspect de l'histoire institutionnelle de l'anthropologie française, Thèse de doctorat de troisième cycle, Paris, EHESS
  • Fabrice Grognet, Le concept de musée. La patrimonialisation de la culture des "autres". D'une rive à l'autre, du Trocadéro à Branly : histoire de métamorphoses. Thèse de doctorat en Ethnologie soutenue en 2009, Paris, EHESS
  • Théodore Hamy, Les Origines du Musée d'Ethnographie, histoire et documents, Paris, Ernest Leroux
  • Jean Jamin, « Tout était fétiche, tout devint totem, préface », in Bulletins du Musée d'Ethnographie du Trocadéro (rééd.), Paris, Jean-Michel Place, pp: IX-XXII
  • Christine Laurière, Paul Rivet (1876-1958), le savant et le politique, Nancy, Muséum national d'Histoire naturelle (« Publications scientifiques »)
  • Michel Leiris, « Du musée d’Ethnographie au Musée de l’Homme », in La Nouvelle Revue française, 1938, p. 344-345
  • Michel Leiris, « Le Musée de l’Homme, où l’art et l’anthropologie se rencontrent », in Réalités, no 182, 1966, p. 57-63.
  • Benoît de L'Estoile, Le goût des autres : de l'Exposition coloniale aux arts premiers, Flammarion, Paris (ISBN 978-2-0821-0498-2)
  • Jeau-Pierre Mohen, Le nouveau Musée de l'Homme, Editions Odile Jacob et Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2004
  • Pascal Picq, « Quel Musée de l'homme pour demain ? », treizième chapitre de De Darwin à Lévi-Strauss. L'homme et la diversité en danger, Éditions Odile Jacob, 2013 (ISBN 978-2-7381-1224-8).
  • Paul Rivet et Georges-Henri Rivière, « La réorganisation du Musée d'Ethnographie du Trocadéro », in Bulletin du Musée d'Ethnographie, no 1, janvier, pp: 3-11
  • Alice L. Conklin, "Exposer l'humanité: race, ethnologie et empire en France (1850-1950)", Paris : Muséum national d'Histoire naturelle, 2015, 541 p. (Archives ; 21). (ISBN 978-2-85653-773-2).

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'Aventure du Musée de l'Homme, réalisé par Philippe Picard et Jérôme Lambert, avec la participation de Georges Balandier, Gilbert Rouget, Geneviève Calame-Griaule, Georges Condominas, Jean Rouch et Germaine Tillion, France 5, BFC Productions, Paris, 2002, 53' (VHS)
  • Hommage à l'Afrique : les adieux à la galerie Afrique du Musée de l'Homme, réalisé par Frédéric Dubos, avec des interventions de Jean Rouch, Jacques Faublée, Edmond Bernus, Claude Tardits, Gilbert Rouget, Nicole Boulfroy, Serge Bahuchet, Geneviève Calame-Griaule (et al.), sur une idée de Marie-Paule Ferry, Société des africanistes, filmé le 25 février 2003, à l'occasion de la fermeture de la galerie Afrique du Musée de l'Homme, 33' (VHS)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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