Fred Hampton

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Fred Hampton

Naissance
Monroe, Illinois, États-Unis
Décès (à 21 ans)
Chicago, Illinois, États-Unis
Nationalité Américaine
Profession Activiste politique
Membre du Black Panther Party

Fred Hampton ( à Monroe - à Chicago) était un activiste afro-américain, membre du Black Panther Party.

Biographie[modifier | modifier le code]

En prison, il rencontre Jose « Cha Cha » Jimenez, membre d'un gang chicano de Chicago qu'il transforme à sa libération, en 1969, en groupe des Young Lords. Hampton deviendra l'un des initiateurs de la Rainbow Coalition avec les Young Lords et d'autres collectifs.

Leader du Black Panther Party dans l'Illinois, il travaille à une alliance avec le gang Blackstone Rangers. Dans le cadre de COINTELPRO, le dirigeant du FBI Edgar Hoover autorisa personnellement des opérations de déstabilisation de cette coordination[1].

Pour l'historien congolais Didier Moe Loembe, Fred Hampton fut le plus charismatique et aussi l'un des plus grands orateurs de tous les membres du Black Panther Party car pour cet activiste noir des droits de l'homme, galvanisé les foules avec ses discours été comme un jeu.

Fred Hampton fut assassiné dans son appartement, pendant son sommeil, lors d'un assaut mené par le FBI et des policiers du Chicago Police Department dans le cadre de l'opération COINTELPRO[2]. L'assaut avait été préparé par l'agent infiltré O'Neil, qui avait réussi à devenir garde du corps d'Hampton[2]. Mark Clark, qui dirigeait la section de Peoria (Illinois) du BPP, fut également tué lors de l'assaut, et plusieurs autres membres blessés, dont Ronald « Doc » Satchell, Blair Anderson et Verlina Brewer. Les survivants, dont la fiancée d'Hampton enceinte de huit mois, Deborah Johnson, ainsi que Brenda Harris, Louis Truelock et Harold Bell, furent tous inculpés de « tentative de meurtre » sur les policiers - bien qu'aucune balle n'ait été tirée - et la caution demandée fixée à 100 000 dollars[2]. Quatre jours après l'assaut, Geronimo Pratt fut la cible d'un raid analogue à Los Angeles[2].

Un documentaire produit par Mike Gray et sorti en 1971, intitulé The Murder of Fred Hampton, rend compte de cet évènement. La manipulation du FBI fut tellement explicite qu'elle mena à des inculpations pour obstruction d'enquête contre le procureur général Hanrahan et une douzaine d'officiers de la police de Chicago. Toutefois, les charges furent abandonnées après un arrangement avec les survivants du raid en 1972, selon lequel eux aussi bénéficieraient de la suspension des poursuites[2]. Les survivants se joignirent toutefois aux mères des victimes pour demander réparation, et en 1982 le juge fédéral John Grady accorda 1,85 million de dollars en dédommagements aux familles, soulignant la présence d'une « conspiration pour exclure de leurs droits civiques les Black Panthers » [2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ward Churchill, Jim Vander Wall, The COINTELPRO papers: documents from the FBI's secret wars against dissent in the United States, South End Press, 2002, p. 135
  2. a, b, c, d, e et f Ward Churchill, Jim Vander Wall, The COINTELPRO Papers: Documents from the FBI's Secret Wars Against Dissent in the United States, South End Press, 2002, p. 139 sq.