Kentucky

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kentucky (homonymie).
Kentucky
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le Kentucky en rouge.SurnomBluegrass State, Hemp State, Tobacco StateEn français : « L'État du bluegrass », « l'État du chanvre », « l'État du tabac »DeviseUnited we stand, divided we fall« Unis nous nous dressons, divisés nous tombons. »
Carte des États-Unis avec le Kentucky en rouge.

Surnom
Bluegrass State, Hemp State, Tobacco State
En français : « L'État du bluegrass », « l'État du chanvre », « l'État du tabac »

Devise
United we stand, divided we fall
« Unis nous nous dressons, divisés nous tombons. »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Frankfort
Adhésion à l’Union  (15e État)
Gouverneur Matt Bevin (R)
Sénateurs Mitch McConnell (R)
Rand Paul (R)
Nombre de représentants 6
ISO 3166-2 US-KY
Fuseau horaire -5 et -6
Démographie
Gentilé Kentuckien/Kentuckienne
Population 4 339 367 hab. (2010[1])
Densité 41 hab./km2
Rang 26e
Ville la plus peuplée Louisville
Géographie
Altitude 230 m (min. : 78 m) (max. : Black Mountain (en) 1 262 m)
Superficie 104 749 km2
Rang 37e
– Terre 102 989 km2
– Eau (%) 1 760 km2 (1.7 %)
Coordonnées 36°30' N à 39°09' N (225 km)
81°58' W à 89°34' W (610 km)
Divers
Langues officielles Anglais
Liens
Site web http://www.kentucky.gov

Le Kentucky est un État (ou plus officiellement, un Commonwealth, comme seulement trois autres États parmi les cinquante) des États-Unis, à la limite du Midwest et du Sud profond. Il est bordé au nord par l'Illinois, l'Indiana et l'Ohio, à l'est par la Virginie-Occidentale et la Virginie, au sud par le Tennessee et à l'ouest par le Missouri.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom Kentucky est d'origine amérindienne et a été attribué à différentes langues indiennes, avec plusieurs significations possibles. L'une d'elles est le mot iroquois « Ken-tah-ten » signifiant terre de demain ; une autre traduction proposée par Auguste Levasseur serait rivière de sang[2]. D'après Peter Levenda, le premier nom proposé pour ce Commonwealth fut « Transylvania » signifiant, comme son homonyme européen, au-delà des forêts[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une charte royale signée par Jacques Ier en 1609, ce qui allait bien plus tard devenir le Kentucky était attribué à la colonie de Virginie[4]. Toutefois, en 1750, il s'agissait encore d'un territoire largement inconnu lorsqu'on entreprit de l'explorer et d'y rechercher des terres propices à la colonisation. Le nombre d'Indiens présents dans le Kentucky était assez faible : il s'agissait essentiellement d'un terrain de chasse pour les Chaouanons et les Cherokees. Les Iroquois affichaient également leur prétention sur le territoire mais les abandonnèrent aux Anglais par le Traité de Fort Stanwix, en 1768. En 1775, Daniel Boone, explorateur devenu une figure américaine légendaire, trace une piste par laquelle peuvent passer les colons, le Wilderness Road. Cependant, les Shawnee et les Cherokee, qui n'ont pas signé le traité de Stanwix, considèrent toujours la zone comme leur réserve de chasse. Des guerres ont lieu dans les années 1770 entre colons et Indiens. Lorsque la guerre d'indépendance des États-Unis éclate, ils peuvent s'allier aux Anglais.

Après la guerre, les habitants du Kentucky demandent leur indépendance à la Virginie dont ils sont séparés par des montagnes, et qui ne leur a pas porté secours durant les hostilités[5]. En 1792 finalement, le Kentucky devient quinzième État de l'Union, et le premier à l'ouest des Appalaches.

Le Kentucky présente quelques différences avec les États du Sud profond. Il fut un État esclavagiste, mais l'esclavage y fut moins important qu'ailleurs dans le sud, du fait notamment de la faiblesse de la culture du coton.

Pendant la guerre de Sécession, le Kentucky se déclara neutre et continua à affirmer sa neutralité tout au long de la guerre.
Cependant, tout comme au Missouri, une faction pro-sécessionniste proclama un gouvernement confédéré, alors même que ces deux États étaient revendiqués par le gouvernement de l'Union. Jamais la Confédération ne prit réellement le contrôle de l'État. Malgré sa neutralité proclamée, cet État-frontière fut par la suite le théâtre d'importants affrontements entre troupes de l'Union et de la Confédération.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les grandes régions du Kentucky

Le Kentucky se trouve directement à l'Ouest des Appalaches. Situé juste au sud de la rivière Ohio, le Kentucky est à la limite entre les États du Nord et les États du Sud mais, de par son histoire, son passé esclavagiste notamment, il appartient plutôt aux États du Sud.

Le Kentucky s'étend sur 610 km d'est en ouest et de 260 km du nord au sud sur sa plus grande largeur, il compte un peu plus de 4 millions d'habitants répartis sur un peu plus de 100 000 km².

Il n'y a pas de hautes montagnes dans le Kentucky, mais le relief est assez marqué dans l'est de l'État. Il représente en effet l'extrémité ouest du vaste système des Appalaches, qui sépare l'intérieur américain des États de la côte Atlantique. Plus précisément, le point culminant du Kentucky, le Black Mountain (en), d'une altitude de 1 263 m, appartient aux monts du Cumberland. Toutefois, cette chaîne se trouve en grande partie sur l'État voisin de Virginie. L'est du Kentucky est donc occupé pour l'essentiel par le plateau de Cumberland, prolongement des monts de Cumberland (en). L'altitude y décroit à mesure que l'on avance vers l'ouest. Toute cette partie est de l'État est appelée Eastern Coal Field (en) car on y trouve d'importantes mines de charbon mais pas de ville majeure. Le dynamisme démographique y est faible.

Au nord-ouest du plateau de Cumberland se trouve le Bluegrass, région de petites collines. C'est la région la plus dense et la plus dynamique de l'État, celle où se trouvent les villes les plus peuplées et où la population augmente le plus rapidement. Le Bluegrass est séparé des États de l'Ohio et de l'Indiana par l'Ohio, affluent du Mississippi et voie de communication majeure. C'est sur les bords de cette rivière que se trouve Louisville, la ville la plus peuplée de l'État.

Dans le reste de l'État, à l'ouest et au sud-ouest du Bluegrass, la densité de population est généralement faible. Il s'agit de régions assez rurales. On y trouve également des mines de charbon et diverses industries. Là encore, plusieurs des villes, qui sont toutefois de taille assez modeste, se trouvent sur les bords de l'Ohio.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Comtés[modifier | modifier le code]

L'État du Kentucky est divisé en 120 comtés[6].

Agglomérations[modifier | modifier le code]

• Le Bureau de la gestion et du budget a défini neuf aires métropolitaines et seize aires micropolitaines dans ou en partie dans l'État du Kentucky[7].

Aires métropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Louisville/Jefferson County, KY-IN 959 091

(1 235 708)

982 164

(1 262 261)

2,4 %

(2,2 %)

(43)
Lexington-Fayette, KY 472 099 489 435 3,7 % 107
Cincinnati, OH-KY-IN 425 483

(2 114 580)

434 788

(2 137 406)

2,2 %

(1,1 %)

(28)
Bowling Green, KY 158 599 163 536 3,1 % 249
Elizabethtown-Fort Knox, KY 148 338 151 465 2,1 % 267
Owensboro, KY 114 752 116 401 1,4 % 329
Clarksville, TN-KY 88 294

(260 625)

88 460

(272 579)

0,2 %

(4,6 %)

(170)
Huntington-Ashland, WV-KY-OH 86 452

(364 908)

85 405

(364 101)

-1,2 %

(-0,2 %)

(144)
Evansville, IN-KY 46 250

(311 552)

46 347

(314 280)

0,2 %

(0,9 %)

(156)
Aires micropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
London, KY 126 369 127 119 0,6 % 12
Richmond-Berea, KY 99 972 102 283 2,3 % 27
Paducah, KY-IL 83 333

(98 762)

83 064

(98 137)

-0,3 %

(-0,6 %)

(33)
Frankfort, KY 70 706 71 459 1,1 % 93
Somerset, KY 63 063 63 907 1,3 % 127
Danville, KY 53 174 53 383 0,4 % 183
Glasgow, KY 52 272 53 010 1,4 % 188
Madisonville, KY 46 920 46 634 -0,6 % 237
Mount Sterling, KY 44 396 45 500 2,5 % 254
Bardstown, KY 43 437 44 540 2,5 % 267
Murray, KY 37 191 37 657 1,3 % 342
Mayfield, KY 37 121 37 451 0,9 % 347
Middlesborough, KY 28 691 27 885 -2,8 % 446
Campbellsville, KY 24 512 24 649 0,6 % 477
Maysville, KY 17 490 17 278 -1,2 % 522
Union City, TN-KY 6 813

(38 620)

6 385

(37 516)

-6,3 %

(-2,9 %)

(344)

En 2010, 76,9 % des Kentuckiens résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 57,6 % dans une aire métropolitaine et 19,3 % dans une aire micropolitaine.


• Le Bureau de la gestion et du budget a également défini sept aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État du Kentucky.

Aires métropolitaines combinées
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Louisville/Jefferson County-Elizabethtown-Madison, KY-IN 1 150 866

(1 459 911)

1 178 169

(1 490 724)

2,4 %

(2,1 %)

(35)
Lexington-Fayette-Richmond-Frankfort, KY 687 173 708 677 3,1 % 68
Cincinnati-Wilmington-Maysville, OH-KY-IN 442 973

(2 174 110)

452 066

(2 196 629)

2,1 %

(1,0 %)

(28)
Bowling Green-Glasgow, KY 210 871 216 546 2,7 % 132
Paducah-Mayfield, KY-IL 120 454

(135 883)

120 515

(135 588)

0,1 %

(-0,2 %)

(148)
Charleston-Huntington-Ashland, WV-OH-KY 86 452

(708 228)

85 405

(702 984)

-1,2 %

(-0,7 %)

(67)
Martin-Union City, TN-KY 6 813

(73 641)

6 385

(71 966)

-6,3 %

(-2,3 %)

(164)

Municipalités[modifier | modifier le code]

L'État du Kentucky compte 419 municipalités[8], dont 18 de plus de 20 000 habitants.

Municipalités de plus de 20 000 habitants
Rang Municipalité Comté Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013)
1 Louisville Jefferson 597 337 609 893 2,1 %
2 Lexington Fayette 295 803 308 428 4,3 %
3 Bowling Green Warren 58 067 61 488 5,9 %
4 Owensboro Daviess 57 265 58 416 2,0 %
5 Covington Kenton 40 640 40 956 0,8 %
6 Hopkinsville Christian 31 577 32 582 3,2 %
7 Richmond Madison 31 364 32 550 3,8 %
8 Florence Boone 29 951 31 423 4,9 %
9 Georgetown Scott 29 098 30 872 6,1 %
10 Elizabethtown Hardin 28 531 29 948 5,0 %
11 Henderson Henderson 28 757 28 832 0,3 %
12 Nicholasville Jessamine 28 015 28 730 2,6 %
13 Frankfort Franklin 25 527 27 453 7,5 %
14 Jeffersontown Jefferson 26 595 27 027 1,6 %
15 Independence Kenton 24 757 26 110 5,5 %
16 Paducah McCracken 25 024 25 018 -0,0 %
17 Radcliff Hardin 21 688 23 113 6,6 %
18 Ashland Boyd 21 684 21 407 -1,3 %

La municipalité de Louisville était la 28e municipalité la plus peuplée des États-Unis en 2013.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2010 (en mille carré).
Historique des recensements
Année Population Variation

1790 73 677 ——
1800 220 955 199,9 %
1810 406 511 84,0 %
1820 564 317 38,8 %
1830 687 917 21,9 %
1840 779 828 13,4 %
1850 982 405 26,0 %
1860 1 155 684 17,6 %
1870 1 321 011 14,3 %
1880 1 648 690 24,8 %
1890 1 858 635 12,7 %
1900 2 147 174 15,5 %
1910 2 289 905 6,6 %
1920 2 416 630 5,5 %
1930 2 614 589 8,2 %
1940 2 845 627 8,8 %
1950 2 944 806 3,5 %
1960 3 038 156 3,2 %
1970 3 218 706 5,9 %
1980 3 660 777 13,7 %
1990 3 685 296 0,7 %
2000 4 041 769 9,7 %
2010 4 339 367 7,4 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'État du Kentucky à 4 395 295 habitants au 1er juillet 2013, soit une hausse de 1,3 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 4 339 367 habitants[9]. Depuis 2010, l'État connaît la 34e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

Avec 4 339 367 habitants en 2010, le Kentucky était le 26e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 1,41 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord-ouest du comté de Washington[10].

Avec 42,43 hab./km2 en 2010, le Kentucky était le 22e État le plus dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 58,4 % et celui de ruraux de 41,6 %. L'État comptait le 8e plus fort taux de ruraux du pays[11].

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 12,9 ‰[12] (12,7 ‰ en 2012[13]) et le taux de mortalité à 9,7 ‰[14] (10,0 ‰ en 2012[15]). L'indice de fécondité était de 1,97 enfants par femme[12] (1,95 en 2012[13]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 6,8 ‰[14] (7,1 ‰ en 2012[15]). La population était composée de 23,58 % de personnes de moins de 18 ans, 9,51 % de personnes entre 18 et 24 ans, 26,34 % de personnes entre 25 et 44 ans, 27,24 % de personnes entre 45 et 64 ans et 13,33 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 38,1 ans[16].

Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 55 938) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 42 283) avec un excédent des naissances (178 854) sur les décès (136 571), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 14 367) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 18 342) et un déficit des flux migratoires intérieurs (- 3 975)[17].

Selon des estimations de 2013, 95,9 % des Kentuckiens étaient nés dans un État fédéré, dont 70,1 % dans l'État du Kentucky et 25,8 % dans un autre État (12,6 % dans le Midwest, 8,4 % dans le Sud, 2,6 % dans le Nord-Est, 2,2 % dans l'Ouest), 0,7 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 3,4 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (42,0 % en Amérique latine, 32,4 % en Asie, 15,1 % en Europe, 8,5 % en Afrique, 1,9 % en Amérique du Nord, 0,1 % en Océanie). Parmi ces derniers, 37,6 % étaient naturalisés américain et 62,4 % étaient étrangers[18],[19].

Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 35 000 immigrés illégaux, soit 0,8 % de la population[20].

Composition ethno-raciale et origines ancestrales[modifier | modifier le code]

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 87,79 % de Blancs, 7,78 % de Noirs, 1,73 % de Métis, 1,13 % d'Asiatiques, 0,23 % d'Amérindiens, 0,06 % d'Océaniens et 1,28 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (1,63 %), principalement blanche et noire (0,71 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,10 %).

Les non hispaniques représentaient 96,94 % de la population avec 86,32 % de Blancs, 7,68 % de Noirs, 1,48 % de Métis, 1,11 % d'Asiatiques, 0,20 % d'Amérindiens, 0,05 % d'Océaniens et 0,11 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 3,06 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (1,89 %)[16].

En 2010, le Kentucky avait la 10e plus forte proportion de Blancs et la 8e plus forte proportion de Blancs non hispaniques des États-Unis. A contrario, l'État avait la 4e plus faible proportion d'Amérindiens après la Virginie-Occidentale (0,20 %), la Pennsylvanie (0,21 %) et l'Ohio (0,22 %) ainsi que les 9e plus faibles proportions d'Hispaniques et d'Asiatiques des États-Unis.

Historique récent de la composition ethno-raciale du Kentucky (en %)[21],[16]
1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Blancs 92,47 93,12 92,82 92,64 92,30 92,04 90,08 87,79
———Non hispaniques 91,74 91,66 89,27 86,32
Noirs 7,52 6,86 7,11 7,17 7,09 7,13 7,32 7,78
———Non hispaniques 7,27 7,68
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,00 0,02 0,04 0,09 0,27 0,48 0,74 1,13
———Non hispaniques 0,73 1,11
Autres 0,00 0,01 0,03 0,10 0,34 0,35 1,86 3,30
———Non hispaniques 1,25 1,83
Hispaniques (toutes races confondues) 0,75 0,60 1,48 3,06

Langues[modifier | modifier le code]

Selon l'American Community Survey, en 2010 95,44 % de la population âgée de plus de 5 ans déclare parler l'anglais à la maison, 2,39 % déclare parler l'espagnol et 2,17 % une autre langue[22].

Politique[modifier | modifier le code]

Le Kentucky est l'un des quatre États (sur 50) à porter le titre de Commonwealth.

Le Kentucky est un État de tradition démocrate, du moins au niveau local. En 2006, 57,05 % des électeurs de l'État étaient enregistrés comme démocrates contre 36,55 % de républicains. Au niveau national, l’État penche cependant davantage pour les républicains.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles[23]
Année Républicains Démocrates
1960 53,59 % 602 607 46,41 % 521 855
1964 35,65 % 372 977 64,01 % 669 659
1968 43,79 % 462 411 37,65 % 397 541
1972 63,37 % 676 446 34,77 % 371 159
1976 45,57 % 531 852 52,75 % 615 717
1980 49,07 % 635 274 47,61 % 616 417
1984 60,04 % 822 782 39,37 % 539 589
1988 55,52 % 734 281 43,88 % 580 368
1992 41,34 % 617 178 44,55 % 665 104
1996 44,88 % 623 283 45,84 % 636 614
2000 56,50 % 872 492 41,37 % 638 898
2004 59,55 % 1 069 439 39,69 % 712 733
2008 57,37 % 1 048 462 41,15 % 751 985
2012 60,51 % 1 087 136 37.81 % 679 357

Après avoir apporté avec constance ses voix aux candidats du parti Whig dans les années 1840, le Kentucky s'est tourné vers les démocrates avec autant de constance jusqu'en 1896, à l'exception de l'année 1860 où les électeurs votèrent pour John Bell, le candidat de l'Union constitutionnelle (le républicain Abraham Lincoln n'obtint que 0,93 % des voix, arrivant en quatrième position derrière les deux candidats démocrates John Cabell Breckinridge et Stephen A. Douglas).
William McKinley fut le premier candidat républicain à s'imposer (de justesse) dans le Kentucky en 1896, Calvin Coolidge le second à réitérer cette performance en 1924 et Herbert Hoover le troisième en 1928.
Après une nouvelle domination démocrate d'une vingtaine d'années, Dwight D. Eisenhower en 1956 est le quatrième républicain en un siècle à remporter le Kentucky lors d'une élection présidentielle.
En 1960, Richard Nixon est le premier candidat républicain battu au niveau national à cependant remporter le Kentucky avec 53,59 % des voix.

De 1964 à 2004, le Kentucky a systématiquement apporté les voix de ses grands électeurs au candidat déclaré vainqueur à l'échelon national. Chaque fois qu'il a apporté ses voix aux candidats démocrates, c'était en faveur de candidats issus d'États du Sud : Lyndon B. Johnson en 1964, Jimmy Carter en 1976 et Bill Clinton en 1992 et 1996. Cette série victorieuse s'est cependant interrompue en 2008 avec la victoire du républicain John McCain (58 % dans le Kentucky) contre le démocrate Barack Obama, élu au niveau national. Depuis les élections de 2000, le Kentucky semble d'ailleurs être devenu une place forte du parti républicain.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Au niveau local, depuis le , le gouverneur du Kentucky est Steve Beshear, membre du parti démocrate. Le lieutenant-gouverneur a été le démocrate Daniel Mongiardo (en) de 2007 à 2011. L'attorney général de l'État est Jack Conway, également démocrate.

Le secrétaire d'État du Kentucky fut le républicain Trey Grayson de 2004 à sa démission en janvier 2011. Sa remplaçante, la démocrate Elaine Walker, fut nommée par le gouverneur renforçant ainsi le contrôle démocrate de l'exécutif du Kentucky.

Lors de la session 2011-2013, la Chambre des représentants de l'État est dominée par 58 démocrates contre 42 républicains tandis qu'au Sénat du Kentucky, une majorité de 22 républicains font face à 15 démocrates (+ un siège vacant).

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Louisville, sur l'Indiana

Au niveau fédéral, l'État penche pour les républicains. Lors de la législature 2011-2013, la délégation du Kentucky au Congrès des États-Unis est composée de 2 sénateurs républicains (Mitch McConnell et Rand Paul), de quatre représentants républicains et de deux représentants démocrates. Rand Paul fut notamment en novembre 2010 le premier candidat élu au Sénat des États-Unis avec le soutien actif du mouvement des Tea Party.

Économie[modifier | modifier le code]

Le revenu par habitant est sensiblement en dessous de la moyenne nationale. Son agriculture est relativement importante. Ses chevaux sont particulièrement renommés. Le Kentucky Derby est une des courses hippiques les plus connues dans le monde et a lieu le premier samedi de mai à Louisville. Le Kentucky est célèbre pour ses distilleries de bourbon. L'État dispose en outre de grandes mines de charbon. L'industrie automobile a un rôle non négligeable : une usine General Motors qui assemble les voitures Corvette se situe à Bowling Green ; et deux usines Ford se situent dans l'agglomération de Louisville.

Culture[modifier | modifier le code]

Trustees House à Shaker Village (Pleasant Hill), Kentucky

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Population Data: Population Change », Bureau du recensement des États-Unis,‎ (consulté le 8 septembre 2010)
  2. A. Levasseur, Lafayette en Amérique en 1824 et 1825, La librairie Baudouin, 1829, tome 2, p. 377.
  3. Peter Levenda, Sinister Forces : A Grimoire of American Political Witchcraft, Book One : The Nine, Trine Day, LLC, Walterville, Oregon, 2005, p. 19. Finalement, ce nom fut utilisé au Kentucky pour l'université religieuse privée de Transylvania à Lexington, et en Caroline du Nord pour le comté de Transylvania.
  4. The Second Charter of Virginia; May 23, 1609, le territoire se prolongeait officiellement jusqu'au Pacifique
  5. Les premières demandes sont en fait plus anciennes, dès 1775, les colons avaient déjà cherché à faire reconnaître au Second Congrès continental l'existence d'une quatorzième colonie, la Transylvanie
  6. http://quickfacts.census.gov/qfd/maps/kentucky_map.html
  7. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf
  8. http://www.census.gov/geo/reference/pdfs/guidestloc/All_GSLCG.pdf
  9. (en) « Population estimates, July 1, 2015, (V2015) », sur quickfacts.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  10. (en) US Census Bureau Geography, « State Centers of Population 1880 - 2010: Kentucky », sur www.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  11. (en) U.S. Census Bureau, « American FactFinder - Results », sur factfinder2.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  12. a et b (en) Joyce A. Martin, M.P.H.; Brady E. Hamilton, Ph.D.; Stephanie J. Ventura, M.A.; Michelle J.K. Osterman, M.H.S.; Elizabeth C. Wilson, M.P.H.; et T.J. Mathews, « Births: Final Data for 2010 », National Vital Statistics Reports, vol. 61, no 1,‎ (lire en ligne)
  13. a et b (en) Joyce A. Martin, M.P.H.; Brady E. Hamilton, Ph.D.; Michelle J.K. Osterman, M.H.S.; Sally C. Curtin, M.A.; et T.J. Mathews, « Births: Final Data for 2012 », National Vital Statistics Reports, vol. 62, no 9,‎ (lire en ligne)
  14. a et b (en) Sherry L. Murphy, B.S.; Jiaquan Xu, M.D.; et Kenneth D. Kochanek, « Deaths: Final Data for 2010 », National Vital Statistics Reports, vol. 61, no 4,‎ (lire en ligne)
  15. a et b (en) Sherry L. Murphy, B.S.; Kenneth D. Kochanek, M.A.; Jiaquan Xu, M.D.; et Melonie Heron, « Deaths: Final Data for 2012 », National Vital Statistics Reports, vol. 63, no 9,‎ (lire en ligne)
  16. a, b et c (en) U.S. Census Bureau, « American FactFinder - Results », sur factfinder.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  17. (en) U.S. Census Bureau, « American FactFinder - Results », sur factfinder2.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  18. (en) U.S. Census Bureau, « American FactFinder - Results », sur factfinder.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  19. (en) U.S. Census Bureau, « American FactFinder - Results », sur factfinder.census.gov (consulté le 21 avril 2016)
  20. (en) « Unauthorized Immigrants in the U.S., 2012 », sur Pew Research Center's Hispanic Trends Project (consulté le 21 avril 2016)
  21. (en) Campbell Gibson et Kay Jung, « Historical Census Statistics on Population Totals by Race, 1790 to 1990, and by Hispanic Origin, 1970 to 1990, for the United States, Regions Divisions, and States » [PDF],‎ .
  22. (en) « Language Map Data Center », sur apps.mla.org (consulté le 20 mars 2016).
  23. Leip, David, « Presidential General Election Results Comparison - Kentucky », US Election Atlas (consulté le 31 décembre 2009)
  24. Steven Kurutz, « Sur les routes du Kentucky. Le whisky a rendez-vous avec le bluegrass », The New York Times, cité dans Courrier international no 893 du 13/12/2007, [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]