Sam Cooke

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Sam Cooke
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Sam Cooke dans les années 1960
Informations générales
Nom de naissance Samuel Cook
Naissance
Clarksdale, (Mississippi),
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 33 ans)
Los Angeles, (Californie),
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteur
Compositeur
Genre musical Gospel, soul, rhythm and blues
Années actives 1950-1964
Labels Specialty, Keen, RCA

Samuel Cook, né le à Clarksdale dans le Mississippi et mort le à Los Angeles en Californie, plus connu sous son nom de scène Sam Cooke, est un auteur, compositeur et interprète de gospel et de soul américain. Sa carrière, au summum au début des années 1960 et qui fut brutalement interrompue par sa mort, a fait du chanteur le « père spirituel » de la soul.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Sam Cooke, est né à Clarksdale dans l'État du Mississippi en 1931, d’Annie Mae et Charles Cook, pasteur baptiste [1]. Alors qu'il est encore tout petit, la famille part s'installer à Chicago en 1933. Dès son plus jeune âge, Sam témoigne d'un goût et d'un talent certain pour le chant, confiné au genre religieux. Il fait un temps partie, avec trois de ses frères et sœurs, d'un groupe judicieusement baptisé The Singing Children ; par la suite, adolescent, le jeune Sam rejoint les Highway QCs, groupe gospel local. C'est bien parce qu'il y fait une forte impression qu'on lui propose, à l'âge de 19 ans (1951), de joindre la formation réputée des Soul Stirrers [1].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Il sort alors plusieurs succès gospel, tels Jesus give me water et Touch the hem of his garment[1].

Gagnant en maturité et en confiance au sein du groupe, il devient une star aux yeux de la communauté noire américaine[2]. Cooke, pourtant, voit au-delà de la sphère communautaire : ses premiers contacts avec l'industrie du disque et le succès du groupe lui ont donné l'envie de conquérir un public plus large encore.

C'est donc sous le pseudonyme de Dale Cooke qu'il enregistre Lovable, son premier single solo, en 1956 [3]. La supercherie est vite démasquée, et le ton « pop » du titre fait scandale. Art Rupe, le puissant producteur à la tête de Specialty Records (le label des Soul Stirrers), n'est pourtant pas hostile par principe à une carrière en solo de Cooke (en qui il pouvait sentir un nouveau Little Richard) ; l'ambition du jeune chanteur et les divergences d'envies finissent par avoir raison de leur relation. Sam Cooke quitte le groupe et son label.

You Send Me[modifier | modifier le code]

Le label Keen engage le jeune chanteur début 1957[1]. L'affaire se révèle très vite bonne : Sam Cooke enregistre, sous son véritable nom cette fois, You Send Me. Le titre, figurant sur la face B de son premier single chez Keen (le label ayant mis en avant, par sécurité, sa reprise de Summertime), rencontre un succès fabuleux. Six semaines passées en tête des ventes R&B et, fait rare pour l'époque, plus grande des ventes pop pour trois semaines amènent Cooke à sortir, début 1958, son premier album, éponyme.

Durant les deux années qu'il passe chez Keen, Cooke commercialise quatre albums sur lesquels figurent nombre de ses œuvres les plus marquantes : You Send Me, évidemment, mais aussi Wonderful World, Only Sixteen, For Sentimental Reasons, Crazy She Calls Me. L'artiste, excellent dans l'écriture et l'interprétation des ballades, adopte une douceur dans le style dont il ne s'émancipera que rarement par la suite.

Du r&b à la soul[modifier | modifier le code]

En 1960, gêné par les marges que lui impose Keen et alors que se multiplient les propositions alternatives, Cooke signe chez RCA Records. Ses premiers FPs témoignent de la particularité d'un chanteur tiraillé entre ses origines artistiques (gospel) et ses ambitieuses aspirations (pop). Il adopte un style musical bâtard, sorte de R&B mâtiné de mélancolie (My Kind of Blues, 1961), qu'il émaille pourtant parfois d'une énergie qui lui offre plusieurs tubes : Chain Gang, Twistin' the Night Away, et surtout Bring It on Home to Me.

L'année 1963 fait ainsi figure de rupture. Il enregistre cette année-là son septième album pour RCA, Night Beat. L'œuvre surprend par son traitement instrumental, minimaliste, Cooke ayant décidé de mettre pour la première fois sa voix en avant. Le résultat est d'une efficacité frappante, la force émotive du blues désormais bien connu du chanteur étant sublimée par la puissance de son interprétation. Peu après, il enregistre un album « live » lors d'un concert à Miami ; accompagné par King Curtis et son groupe, le chanteur, par sa communion avec le public et son énergie, pose les jalons d'un nouveau genre dont on lui attribuera a posteriori la paternité : la soul

Fin 1963, Sam Cooke est l'un des artistes noirs les plus populaires de tous les temps. L'aisance économique due au succès, alors exceptionnelle pour un Afro-américain, lui permet d'envisager sérieusement l'indépendance totale dans la création artistique. Alors qu'il approche le métier de producteur, le chanteur empreint son travail du contexte socio-culturel de l'époque, particulièrement sensible à l'émergence d'un mouvement de la jeunesse poussé (notamment) par Bob Dylan et son Blowin' in the Wind. C'est ainsi qu'il écrit A Change is Gonna Come, considérée par beaucoup comme son chef-d'œuvre. Le titre figure sur le seizième album du chanteur, Ain't that Good News. C'est durant ces mêmes sessions que Cooke enregistre Shake, un titre pop résolument tourné vers le grand public.

C'est à ce moment, qui semblait annoncer un tournant de carrière, que Sam Cooke est mystérieusement retrouvé mort le dans un motel californien. Il a été abattu par une balle et a une grande blessure dans sa poitrine. Le flou entourant le mobile du crime a largement encouragé la polémique autour d'une mort qui choqua profondément la communauté afro-américaine. Sam Cooke est enterré au cimetière de Forest Lawn, en Californie. En 2005, l'écrivain Peter Guralnick explique sur une radio (et dans son livre) que Sam Cooke aurait été victime d'un complot à cause de son activité dans les mouvements des droits civiques[4].

Une mort controversée[modifier | modifier le code]

le 11 décembre 1964, Sam Cooke est retrouvé mort, à l'âge de 33 ans, à l'Hacienda Motel de Los Angeles, en Californie. Répondant à des signalements distincts concernant une fusillade et un enlèvement, la police y découvre le cadavre de Sam Cooke qui a subi une blessure par balle à la poitrine, laquelle a par la suite été déterminée comme ayant transpercé son cœur et provoqué la mort. La gérante du motel, Bertha Franklin, a affirmé l'avoir abattu pour sa défense. Son récit a été immédiatement contesté par les connaissances de Sam Cooke.

Le dossier officiel de la police indique que Bertha Franklin a tué mortellement Sam Cooke, qui s'était enregistré au motel plus tôt dans la soirée. Selon la gérante, Sam Cooke avait frappé à la porte de son bureau en criant "Où est la fille ?", et que lorsqu'elle lui a répondu qu'il n'y avait personne dans son bureau à part elle, Sam Cooke, ne la croyant visiblement pas et comme enragé, se serait frayé un chemin dans le bureau, complètement nu à part une seule chaussure et une veste de sport. Il l'aurait alors violemment saisie, exigeant à nouveau de savoir où se trouvait la femme. Selon Franklin, elle a lutté avec l'homme et les deux sont alors tombés au sol, puis elle s'est relevée et a couru pour récupérer une arme à feu. Elle déclare qu'elle a ensuite tiré sur Sam Cooke en état de légitime défense, parce qu'elle craignait pour sa vie. Sam Cooke a été touché une seule fois, au torse. Selon la gérante, il s'est exclamé : « Madame, vous m'avez tiré dessus ! », sur un ton qui exprimait de la perplexité plutôt que de la colère, avant de lui lancer une nouvelle charge. Elle l'a alors frappé sur la tête avec un balai avant qu'il ne tombe enfin, mortellement blessé par balle.

La propriétaire du motel, Evelyn Carr, déclare pour sa part qu'elle était en train de téléphoner avec Bertha Franklin au moment de l'incident et qu'elle avait entendu l'intrusion de Sam Cooke, le conflit et les coups de feu qui ont suivi. Elle a alors appelé la police pour lui demander de se rendre au motel, disant qu'elle croyait qu'une fusillade avait eu lieu. Une enquête du coroner a été ordonnée pour investiguer sur l'incident. La femme qui accompagnait Sam Cooke au motel fut identifiée comme étant Elisa Boyer, qui avait également appelé la police ce soir-là, plusieurs minutes avant la propriétaire Evelyn Carr, depuis une cabine téléphonique près du motel.

Elisa Boyer a déclaré à la police qu'elle avait rencontré Sam Cooke pour la première fois plus tôt dans la soirée, qu'elle a passée ensuite en sa compagnie. Après avoir quitté une discothèque ensemble, elle aurait demandé à plusieurs reprises à Sam Cooke de la ramener chez elle, mais celui-ci l'aurait emmenée au contraire, contre son gré, à l'Hacienda Motel. Une fois dans la chambre du motel, Sam Cooke l'aurait forcée physiquement à s'allonger sur le lit, puis l'aurait déshabillée jusqu'à la culotte, au point qu'elle était sûre qu'il allait la violer. A ce point, Sam Cooke lui aurait permis d'utiliser la salle de bain, dont elle aurait tenté de s'échapper, mais constatant que la fenêtre était scellée, elle serait retournée dans la pièce principale où le chanteur aurait continué à la peloter et caresser. Quand il s'est excusé pour aller à son tour à la salle de bain, elle aurait rapidement attrapé ses vêtements et se serait enfuie de la chambre. Elle ajoute que dans sa hâte, elle avait également récupéré la plupart des vêtements de Sam Cooke par erreur. Elle aurait d'abord couru vers le bureau du directeur et frappé à la porte pour demander de l'aide, mais comme aucune réponse n'arrivait, craignant que Sam Cooke n'arrive à son tour au bureau, elle se serait enfuie du motel avant que le directeur n'ait eu le temps d'ouvrir la porte. Elle aurait ensuite remis ses vêtements et caché ceux de Cooke, avant de chercher une cabine téléphonique pour appeler la police.

L'histoire d'Elisa Boyer est la seule version de ce qui s'est passé entre elle et Sam Cooke cette nuit-là, version qui a longtemps été remise en question. Les incohérences entre son récit des événements et les détails rapportés par des convives du restaurant Martoni, où Sam Cooke a dîné et bu plus tôt dans la soirée, suggèrent qu'Elisa Boyer est plutôt allée volontairement au motel avec Cooke, puis sortie discrètement de la pièce avec ses vêtements pour le voler et non pour échapper à une tentative de viol. Selon des employés du restaurant Martoni et des amis, Sam Cooke aurait eu une grande quantité d'argent sur lui. Cependant, une fouille du sac de Boyer par la police n'a rien révélé, à part un billet de 20 $. Quant à la fouille de la Ferrari de Sam Cooke, elle n'a permis que de trouver une pince à billets avec 108 $ et quelques pièces de monnaie en vrac. Le 11 janvier 1965, un mois jour pour jour après la mort de Sam Cooke, Elisa Boyer est arrêté pour prostitution lorsqu'un homme lui offre 40 $ pour avoir des relations sexuelles, avant de lui montrer rapidement son badge de police. Les accusations ont été rejetées par le tribunal après détermination du fait qu'il s'agissait d'un cas de provocation policière.

Les investigations continuèrent mais les questions sur le rôle de Boyer dépassaient le cadre de l'enquête, dont le but était seulement d'établir les circonstances de la fusillade et du rôle de Franklin. Le fait qu'Elisa Boyer avait quitté la chambre du motel avec presque tous les vêtements de Sam Cooke et le fait que les tests avaient démontré que ce dernier était en état d'ébriété au moment des faits ont fourni une explication plausible aux jurés de l'enquête à propos du comportement bizarre et de l'état vestimentaire de Sam Cooke. Le témoignage de la propriétaire Evelyn Carr ayant corroboré cette version des événements, et parce que Boyer et Franklin ont ensuite réussi les tests polygraphiques (détecteur de mensonges), le jury du coroner a accepté l'explication de la gérante et rendu un verdict d'homicide justifiable. Avec ce verdict, les autorités ont officiellement clos le dossier de la mort de Sam Cooke.

Cependant, certains membres de la famille et des amis du chanteur ont rejeté la version des événements de Boyer, ainsi que celles données par Franklin et Carr. Ils pensent qu'il y a eu une conspiration pour assassiner Sam Cooke et que le meurtre a eu lieu d'une manière totalement différente des trois récits officiels. La chanteuse Etta James, qui a vu le corps de Sam Cooke avant ses funérailles, a mis en doute l'exactitude de la version officielle des événements. Elle affirme que les blessures qu'elle avait observées dépassaient largement le récit officiel selon lequel Sam Cooke avait combattu Bertha Franklin seule. Elle ajoute que Cooke avait été si violemment battu que sa tête était presque séparée de ses épaules, que ses mains étaient cassées et écrasées et que son nez était mutilé. Certaines personnes ont émis l'hypothèse que le directeur de Sam Cooke, Allen Klein, aurait pu jouer un rôle dans sa mort. Klein possédait Tracey Ltd, qui détenait tous les droits sur les enregistrements du chanteur. Aucune preuve concrète étayant un complot criminel n'a cependant été présentée à ce jour.

Suites[modifier | modifier le code]

Le premier service funéraire de Sam Cooke a eu lieu le 18 décembre 1964 au salon funéraire A. R. Leak de Chicago, où 200 000 fans ont fait la queue sur plus de quatre pâtés de maisons pour voir son corps. Par la suite, son corps a été ramené par avion à Los Angeles pour un deuxième service, à l'église baptiste du Mont Sinaï le 19 décembre, qui comprenait une performance très attendue de "The Angels Keep Watching Over Me" par Ray Charles et dédiée à Bessie Griffin, affligée par le chagrin. Sam Cooke est enterré au cimetière de Forest Lawn Memorial Park à Glendale, en Californie.

Deux singles et un album sortent précipitamment durant le mois qui a suivi la mort du chanteur. Le single Shake atteint le top 10 des classements pop et R&B. La face B du disque intitulée A Change Is Gonna Come est désormais considérée comme un classique des chansons de protestation de l'époque du mouvement des droits civiques. L'album, également intitulé Shake, atteint la première place des albums R&B.

De son côté, Bertha Franklin a déclaré qu'elle avait reçu de nombreuses menaces de mort après avoir tiré sur Sam Cooke. Elle a quitté son poste à l'Hacienda Motel et n'a pas révélé publiquement où elle avait déménagé. Après avoir été blanchie par le jury du coroner, elle a poursuivi juridiquement les héritiers de Sam Cooke, invoquant des blessures physiques et une angoisse subies à la suite de l'attaque du chanteur, son avocat demandant 200 000 $ en dommages et intérêts. Barbara Womack a poursuivi Franklin au nom de la succession, réclamant à son tour 7 000 $ de dommages et intérêts pour couvrir les frais funéraires de Sam Cooke. Elisa Boyer a témoigné à l'appui de Franklin et, en 1967, un jury a statué en faveur de Bertha Franklin sur les deux chefs d'accusation, lui accordant 30 000 $ de dommages et intérêts. Il a été révélé plus tard que Bertha Franklin avait déménagé dans le Michigan, sans aucune information sur sa nouvelle carrière, et qu'elle y était décédée d'un problème d'artère coronaire en 1969. Elisa Boyer a, quant à elle, été de nouveau arrêtée en 1979 après une bagarre avec un petit ami, ayant entraîné sa mort. Elle a été reconnue coupable de meurtre au deuxième degré et condamnée à une peine allant de 25 ans de prison à la perpétuité. Sa condamnation a ravivé l'intérêt pour l'affaire Sam Cooke et alimenté quelques théories complotistes au sujet de la mort de 1964.

Héritage[modifier | modifier le code]

Au-delà des artistes soul tels Otis Redding, The Supremes ou Al Green, pour n'en citer que quelques-uns, dont les destins sont automatiquement liés à celui de Sam Cooke (comme ils le sont à celui de James Brown), nombreux sont ceux et celles qui se réclament du chanteur : les rockers The Animals, Simon et Garfunkel, Van Morrison, James Taylor, The Beatles (John Lennon en particulier), John Mayer, Bruce Springsteen, The Band, Terry Reid, Steve Perry, Peter Gabriel ; les rappeurs Tupac, Nas, Joe Budden, The Roots ou encore Médine ; le réalisateur Spike Lee.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sam Cooke est le père de Linda Womack (en), chanteuse de Womack & Womack[5] et de Carla Cooke[6], également chanteuse, ainsi que le grand-père des Womack Sisters[7], chanteuses soul.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Nombre d'albums de Sam Cooke furent commercialisés à la hâte, peu après la mort du chanteur. Au-delà de l'opportunisme de la démarche commerciale, il faut souligner que ce brusque sursaut de popularité a permis aux fans de l'artiste de découvrir l'essentiel de son œuvre avec les Soul Stirrers, à travers le complet et éponyme album de 1964, mais surtout The Gospel Soul en 1965.
  • Deux éléments antérieurs à l'enregistrement du morceau ajoutent à la force de A Change Is Gonna Come : la mort de Vincent Cooke, le fils de Sam alors âgé de 18 mois, en juin ; et le refoulement d'un hôtel « whites only » suivi de l'arrestation pure et simple de Cooke et de son groupe, en Louisiane, en octobre.
  • A Change Is Gonna Come est la chanson préférée de Julian Casablancas, chanteur du groupe The Strokes, comme il l'a déclaré au journal anglais The Guardian dans un article publié le 31 octobre 2003.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1959 : Hit Kit (Keen)
  • 1960 : I Thank God (Keen)
  • 1962 : The Best of Sam Cooke (RCA Victor)
  • 1965 : The Best of Sam Cooke, Volume II (RCA Victor)
  • 1966 : The Unforgettable Sam Cooke (RCA Victor)
  • 1969 : The One and Only (RCA)
  • 1970 : This Is Sam Cooke (RCA)
  • 1986 : The Man and His Music (RCA)
  • 1995 : The Rhythm and the Blues (RCA)
  • 1998 : Greatest Hits (RCA)
  • 2002 : Keep Movin' On (ABKCO)
  • 2003 : Portrait of a Legend: 1951–1964 (ABKCO)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1957 : You Send Me / Summertime
  • 1957 : I'll Come Running Back to You / Forever
  • 1957 : (I Love You) For Sentimental Reasons / Desire Me
  • 1958 : That's All I Need to Know / I Don't Want to Cry
  • 1958 : You Were Made for Me / Lonely Island
  • 1958 : Stealing Kisses / All of My Life
  • 1958 : Win Your Love for Me / Love Song from Houseboat
  • 1958 : Blue Moon / Love You Most of All
  • 1959 : I Need You Now / Happy in Love
  • 1959 : Everybody Loves to Cha Cha Cha / Little Things You Do
  • 1959 : Only Sixteen / Let's Go Steady Again
  • 1959 : Summertime (Part 1) / Summertime (Part 2)
  • 1959 : There, I've Said It Again / One Hour Ahead of the Posse
  • 1960 : Mary, Mary Lou / Ee-Yi-Ee-Yi-Oh
  • 1960 : T'Aint Nobody's Bizness / No One (Can Ever Take Your Place)
  • 1960 : Teenage Sonata / If You Were the Only Girl
  • 1960 : You Understand Me / I Belong to Your Heart
  • 1960 : Wonderful World / Along the Navajo Trail
  • 1960 : With You / I Thank God
  • 1960 : Chain Gang / I Fall in Love Every Day
  • 1960 : So Glamorous / Steal Away
  • 1960 : Sad Mood / Love Me
  • 1961 : That's It, I Quit, I'm Movin' On / What Do You Say
  • 1961 : Cupid / Farewell, My Darling
  • 1961 : Feel It / It's All Right
  • 1961 : Just for You / Made for Me
  • 1962 : Twistin' the Night Away / One More Time
  • 1962 : Twistin' in the Kitchen with Dinah / A Whole Lotta Woman
  • 1962 : Bring It on Home to Me / Having a Party
  • 1962 : Nothing Can Change This Love / Somebody Have Mercy
  • 1962 : Send Me Some Lovin' / Baby, Baby, Baby
  • 1963 : Another Saturday Night (en) / Love Will Find a Way
  • 1963 : Frankie and Johnny / Cool Train
  • 1963 : Little Red Rooster / You Gotta Move
  • 1964 : Good News (en) / Basin Street Blues
  • 1964 : Good Times / Tennessee Waltz
  • 1964 : That's Where It's At / Cousin of Mine
  • 1964 : Shake / A Change Is Gonna Come
  • 1964 : Another Saturday Night / Send Me Some Lovin'
  • 1965 : It's Got the Whole World Shakin' / (Somebody) Ease My Troublin' Mind
  • 1965 : When a Boy Falls in Love / The Piper
  • 1965 : Sugar Dumpling / Bridge of Tears
  • 1966 : Feel It / That's All
  • 1966 : Let's Go Steady Again / Trouble Blues
  • 1966 : Meet Me at Mary's Place / If I Had a Hammer
  • 1970 : The Last Mile of the Way / Must Jesus Bear the Cross Alone
  • 1985 : Bring It On Home to Me / Nothing Can Change This Love
  • 1986 : Wonderful World / Chain Gang
  • 1986 : Another Saturday Night / You Send Me

Récompenses et honneur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Lol Henderson et Lee Stacey, Encyclopedia of Music in the 20th Century, USA, Routledge, , p. 138.
  2. Don Cusic, Encyclopedia of Contemporary Christian Music: Pop, Rock, and Worship: Pop, Rock, and Worship, ABC-CLIO, USA, 2009, p. 20.
  3. W. K. McNeil, Encyclopedia of American Gospel Music, Routledge, USA, 2013, p. 90.
  4. Peter Guralnick (2005). Dream Boogie : The Triumph of Sam Cooke. Little, Brown[1].
  5. (en) soulwalking.
  6. Carla Cooke
  7. Womack Sisters

Liens externes[modifier | modifier le code]

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