Gordon Parks

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Gordon Parks
Image dans Infobox.
Gordon Parks, lors d'une manifestation pour les droits civiques, à Washington en 1963
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gordon Roger Alexander Buchannan Parks
Nationalité
Activités
Conjoint
Genevieve Young (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Gordon Parks, Jr.
Leslie Parks (d)
David Parks (en)
Toni Parks (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement
Réalisme social (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Représenté par
Jack Shainman Gallery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Liste détaillée
Films notables

Gordon Parks est un photographe, réalisateur, romancier, essayiste, journaliste et militant noir américain, né le à Fort Scott, Kansas, et mort le à New York.

Ses œuvres les plus connues sont ses photo-reportages pour le magazine Life ainsi que l'un de ses films, Les Nuits rouges de Harlem (Shaft).

Biographie[modifier | modifier le code]

Gordon Parks est né à Fort Scott dans le Kansas, dernier d'une famille de quinze enfants[1]. Ses parents, des maraîchers[2], sont Sarah Ross Parks et Andrew Jackson Parks[3] . Il perd sa mère à l'âge de quinze ans[4]. Il emménage alors à Saint Paul dans le Minnesota, chez l'une de ses sœurs Maggie Lee[5]. Découragé par la ségrégation raciale, il abandonne ses études secondaires[6] pour exercer divers métiers, dont celui de pianiste[7].

En 1937, alors qu'il est âgé de 25 ans[8], il commence sa carrière de photographe à Chicago, où il devient photographe de mode et de personnalités.

En 1942, il reçoit une bourse de photographie de la Fondation Julius Rosenwald. La même année il réalise un photo-reportage pour la section photographique de la Farm Security Administration[9] dont le projet consistait à faire un bilan objectif des conditions de vie et de travail des Américains ruraux[10]. Après la guerre, il collabore, comme photographe et photo-reporter[11] avec la Standard Oil Company[12], les magazines[13],[14] Fortune, Life[15],[16], Vogue[17],[18], Glamour et Ebony[19]. En 1952, il réalise un reportage photographique sur le Studio Harcourt.

En 1962, il épouse Elizabeth Campbell, fille du dessinateur E. Simms Campbell ; ils divorcent en 1973[20].

En 1963, il publie ses mémoires sous le titre de The Learning Tree / Les sentiers de la violence[21].

Parks meurt d'un cancer[22] le [23] à New York, à l'âge de 93 ans[24]. Il est enterré à l'Evergreen Cemetery[9] de Fort Scott dans le comté de Bourbon (Kansas).

Son fils Gordon Parks Jr. est également réalisateur, entre autres, de Superfly (1972).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Gordon Parks est un des premiers photographes à raconter le quotidien des Noirs-Américains[8]. Dans son travail photographique, on trouve des séries consacrées « aux gangs de Harlem, à la ségrégation du Sud des États-Unis, à Malcolm X, Mohamed Ali, Martin Luther King Jr., les Black Panthers et sa propre expérience du racisme »[8].

Archives[modifier | modifier le code]

Conscient de l'importance de son œuvre et du regard qu'elle porte sur les Noirs-Américains, il a daté, trié et signé toutes ses images[8].

À sa mort, ses archives sont déposées à la Gordon Parks Foundation[25].

En 2006, s'ouvre le Gordon Parks Museum à Fort Scott[26].

En 2014 le High Museum of Art[27] fait l'acquisition de 14 clichés de Gordon Parks[28].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Compositeur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive.

  • Flash Photography, éd. New York: Grosset & Dunlap, 1947
  • The Learning Tree, éd. Fawcett Books, 1963
  • A Choice of Weapons, éd. Minnesota Historical Society Press, 1966
  • Gordon Parks: A Poet and His Camera, éd. Penguin Putnam, 1968
  • Born Black, 1971, (ISBN 9780397006908)
  • Gordon Parks: Whispers of Intimate Things, éd. Viking Press, 1971
  • To Smile in Autumn, éd. W. W. Norton & Company, 1979
  • Shannon, éd. Little Brown and Company, 1981
  • Voices in the Mirror: An Autobiography, éd. Broadway Books, 1990
  • Arias in Silence, éd. Little Brown and Company, 1994
  • Gordon Parks Half Past Autumn: A Retrospective, éd. Bulfinch Press, 1997
  • A Star for Noon, éd. Bulfinch Press, 2000
  • The Sun Stalker, éd. Ruder-Finn Press, 2003
  • Eyes With Winged Thoughts, éd. Atria Books, 2005
  • A Hungry Heart, éd. Washington Square Press, 2005
  • (en) Gordon Parks, A Harlem Family 1967, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Studio Museum in Harlem, , 112 p. (ISBN 978-3-86930-602-5, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Paul Roth (ed.), Gordon Parks : Collected Works, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 1084 p. (ISBN 978-3-86930-530-1, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, The Making of an Argument, Göttingen, Steidl, , 136 p. (ISBN 978-3-86930-721-3, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, Segregation Story, Göttingen, Steidl/High Museum of Art, , 120 p. (ISBN 978-3-86930-801-2, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, Back to Fort Scott, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 144 p. (ISBN 978-3-86930-918-7, présentation en ligne).
  • (en) Michal Raz-Russo, Jean-Christophe Cloutier, Matthew S. Witkovsky (intro.) et John F. Callahan (intro.) (préf. Peter W. Kunhardt, Jr., Douglas Druick), Invisible Man : Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Art Institute of Chicago, , 168 p. (ISBN 978-3-95829-109-6, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Paul Roth (ed.), Gordon Parks : Collected works, study edition, Göttingen, Steidl, , 1084 p. (ISBN 978-3-95829-262-8, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Felix Hoffmann (ed.), Gordon Parks I am You : Selected works, 1942-1978, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/ C/O Berlin, , 288 p. (ISBN 978-3-95829-182-9, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, The Flavio Story, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 304 p. (ISBN 978-3-95829-344-1, présentation en ligne)[29].
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Philip Brookman (ed.), Gordon Parks : The New Tide, Early Work 1940–1950, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/National Gallery of Art, , 352 p. (ISBN 978-3-95829-494-3, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.), Paul Roth (ed.) et April Watson (ed.) (préf. Kareem Abdul-Jabbar), Gordon Parks, Muhammad Ali, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/Nelson-Atkins Museum of Art, , 216 p. (ISBN 978-3-95829-619-0, présentation en ligne).
  • (en) Nicole Fleetwood, Bryan Stevenson, Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Sarah Hermanson Meister (ed.), Gordon Parks : The Atmosphere of Crime, 1957, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Museum of Modern Art, , 120 p. (ISBN 978-3-95829-696-1, présentation en ligne).

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Gordon Parks Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le )
  2. (en-US) « Gordon Parks », sur Biography (consulté le )
  3. (en-US) « Gordon Parks | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  4. (en) « Gordon Parks Biography - life, family, children, wife, school, mother, young, son - Newsmakers Cumulation », sur www.notablebiographies.com (consulté le )
  5. (en-US) « Gordon Parks Biography - life, family, children, wife, school, mother, young, son - Newsmakers Cumulation », sur www.notablebiographies.com (consulté le )
  6. (en-US) « Gordon Parks Biography, Life & Quotes », sur The Art Story (consulté le )
  7. (en-US) « History of Art: History of Photography », sur www.all-art.org (consulté le )
  8. a b c et d Lise Lanot, « La nécessité de redécouvrir l'œuvre de Gordon Parks, à la lumière de la lutte antiraciste », Konbini,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b (en-US) « Gordon A. Park », sur Find a grave
  10. « Gordon Parks fait entendre le cri de Harlem », sur LExpress.fr, (consulté le )
  11. (en) Stephanie Eckardt, « See Original Glamorous Street Style Photos from the '50 and '60s », sur W Magazine (consulté le )
  12. (en-US) James Estrin, « How Gordon Parks Became Gordon Parks », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  13. (en-US) « Gordon Parks: The New Tide, 1940-1950 », sur www.nga.gov (consulté le )
  14. « Gordon Parks: Fashion Photographer - Google Arts & Culture », sur Google Arts & Culture (consulté le )
  15. (en) « Gordon Parks Biography », sur InfoPlease (consulté le )
  16. (en-US) John Edwin Mason, « How Gordon Parks' Photographs Implored White America to See Black Humanity », sur Time (consulté le )
  17. (en) Condé Nast, « Before Gordon Parks Chronicled the Struggle for Civil Rights, He Was a Fashion Photographer for Vogue », sur Vogue (consulté le )
  18. (en) Lena Rawley, « The Vogue Photographer Who Took Black America As Seriously As He Took Fashion », sur The Cut, (consulté le )
  19. (en-US) #teamEBONY, « 100 Years of Gordon Parks [PHOTOS] », sur EBONY, (consulté le )
  20. (en) Sheena C. Howard, Encyclopedia of Black Comics, Golden, Fulcrum Publishing, (ISBN 9781682751015), p. 47.
  21. (en-US) « Gordon Parks - Kansapedia - Kansas Historical Society », sur www.kshs.org (consulté le )
  22. (en-GB) Christopher Reed, « Obituary: Gordon Parks », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  23. « Gordon Parks, photographe et réalisateur américain », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. (en-US) Andy Grundberg, « Gordon Parks, a Master of the Camera, Dies at 93 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  25. (en-US) « The Gordon Parks Foundation », sur www.gordonparksfoundation.org (consulté le ).
  26. (en-US) « About Us – Gordon Parks Museum » (consulté le ).
  27. (en-US) « High Museum of Art », sur High Museum of Art (consulté le )
  28. « Gordon Parks, petite histoire de la ségrégation », sur Fisheye Magazine, (consulté le )
  29. (en-US) Maurice Berger, « Gordon Parks on Poverty, the ‘Most Savage of Human Afflictions’ », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  30. (en-US) « Gordon Parks – Gordon Parks Museum » (consulté le )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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