E.ON

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51° 14′ 00″ N 6° 46′ 22″ E / 51.2333, 6.77278 ()

E.ON

Description de l'image  Eon.svg.
Création 2000
Forme juridique Societas Europaea (SE) depuis le 15 novembre 2012, anciennement Aktiengesellschaft (AG)
Siège social Drapeau : Allemagne Düsseldorf en Allemagne
Direction Ulrich Hartmann (président du conseil d'administration), Wulf H. Bernotat (CEO), Marcus Schenk (CFO)
Activité Énergie
Effectif en diminution 72 083 (2012)
Site web www.eon.com
Capitalisation 26,8 Mds € (18/11/2013)
Fonds propres en diminution 38,8 Mds € (2012)
Dette 25,9 Mds € (2012)
Chiffre d’affaires en augmentation 132,1 Mds € (2012)
+17%
Résultat net en augmentation 2,6 Mds € (2012)

E.ON SE est une société européenne, anciennement société par actions de droit allemand (Aktiengesellschaft), née de la fusion des groupes allemands VEBA AG et VIAG en l'an 2000.

Son siège social est à Düsseldorf en Allemagne. L'activité principale de ce grand groupe industriel, qui concerne le secteur énergétique, s'organise en six divisions. Chacune est responsable d'un marché spécifique : Europe centrale, Pays nordiques, Royaume-Uni, midwest américain, Gaz pan-européen, et la société allemande E.ON AG qui se réserve les activités non concernées pas les cinq grandes divisions susnommées ; parmi ces activités, les télécommunications, et l'équipement aux collectivités publiques, en concurrence avec d'autres acteurs majeurs européens (tels Suez et Veolia Environnement).

Cotée à la bourse de Francfort, E.ON est la plus grosse capitalisation boursière de l'indice DAX allemand (82 milliards d'euros début mars 2007).

Histoire[modifier | modifier le code]

Grâce à l'ouverture et l'expansion de l'Union européenne (EU), E.ON AG est parvenu à s'établir dans le secteur stratégique de l'électricité dans les pays de l'Europe de l'Est.

Ainsi, en Hongrie, via Edasz détenue à 29,2 %. Pareillement en Pologne, en Bulgarie, et en Roumanie avec Distrigaz Nord possédée à 51 %.

E.ON AG est aussi présent en Russie dans le secteur du gaz naturel avec 6,5 % de Gazprom Neft. Aux États-Unis, la société possède une filiale dans le midwest à Louisville Gas and Electric. On la trouve enfin au Royaume-Uni grâce à ses 100 % dans Powergen, en Espagne avec 5 % dans Union Fenosa, ainsi qu'en Scandinavie avec sa filiale locale à 60 % SydKraft.

En 2009 E.ON décroche un contrat en Algérie pour l'exploration et l'exploitation d'un gisement de pétrole situe aux environs de BERKINE non loin de HASSI MESSAOUDE

Le 21 février 2006, E.ON lance une OPA sur Endesa, groupe énergétique espagnol déjà convoité par son compatriote Gas Natural (OPA de septembre 2005). L'offre allemande surpasse de 30 % celle de Gas Natural. Mais en 2007 les Espagnols ont appelé l'italien ENEL à l'aide et c'est ENEL qui a repris Endesa, E.ON s'étant retiré prématurément[1],[2].

En juin 2008, E.ON acquiert la SNET (Société nationale d'électricité et de thermique).

En juillet 2009, le groupe a été condamné par la Commission européenne, avec le français GDF-Suez, à chacun 553 millions d’euros d’amende pour entente illégale. Les deux firmes s'étaient en effet mises d'accord pour se partager le marché pendant 30 ans, depuis la construction du gazoduc Megal construit en 1975[3].

Mi-2011, le groupe et sa filiale française SNET annoncent qu'en France, ils devront dès 2013 fermer cinq de ses centrales à charbon de plus de 40 ans, dont trois fonctionnent avec des dérogations leur permettant de ne pas respecter les normes de pollution. 535 emplois sont concernés. La non-conformité environnementale et l'inadéquation de ces centrales face aux besoins du marché de l'électricité sont deux autres raisons évoquées. Ces centrales sont la « centrale Emile Huchet » de Saint-Avold en Moselle), celle de Provence à Gardanne-Meyreuil dans les Bouches-du-Rhône, la Centrale thermique d'Hornaing dans le Nord et celle de Lucy à Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire). En compensation, le groupe annonçait mi 2011 deux possibles nouvelles unités de production gaz sur la centrale d’Hornaing (tranche à cycle combiné gaz) et une unité de biomasse-énergie sur la « centrale de Provence »"[4].
En septembre 2012, E.ON. a confirmé son projet de conversion en centrale à "biomasse" de l'unité Provence 4 - Charbon de à Gardanne, mais aussi la fermeture du site d'Hornaing [5],[6].

En 2013 la société reçoit l'autorisation et des subventions du gouvernement français et de l’Union européenne pour reconvertir la centrale de Gardanne en centrale à bois ; ce que redoutent les défenseurs de l'environnement et de la forêt[7].

En décembre 2013, E.ON vend sa filiale Mitte, une filiale de distribution régionale ayant 45 000 km de lignes électriques et 4 800 km de réseau de gaz, centré sur la Hesse, pour 610 millions d'euro à un groupe de municipalités allemandes[8].

En mars 2014, E.ON a annoncé une baisse de son chiffre d'affaires de 7% (122,4 milliards d'euros) et un recul de son bénéfice de 46% (à 2,24 milliards d'euros), seconde année consécutive de baisse de son activité[9].

Entre 2010 et fin 2014, E.ON a annoncé l'objectif de 15 000 suppressions de postes[9].

Ressources humaines[modifier | modifier le code]

Le Président Ulrich Hartmann supervise le Conseil d'Administration depuis 1989. En décembre 2007, 87 815 personnes travaillaient pour E.ON AG, dirigées depuis 2005 par le Dr. Wulf H. Bernotat (CEO). Depuis janvier 2006, Marcus Schenk (CFO) supervise les finances.

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2011 2012
Chiffre d'affaires 37 059 46 363 49 103 56 399 67 759 112 954 132 093
Résultat d'exploitation 7 680 9 458 10 520 10 272 11 353 (757) 4 709
Résultat net part du groupe 2 777 4 647 4 339 7 407 5 057 (2 219) 2 217
Dettes financières 13 979 7 855 5 483 -3 863 -268 29 914 25 944
Effectifs 107 856 66 549 69 710 79 947 80 612 78 889 72 083
Source :'OpesC' et Rapport annuel 2012.

Données boursières[modifier | modifier le code]

E.ON SE a pour symbole EAO à la bourse de Francfort (sigle FRA).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.boursier.com/vals/EUROPE/endesa-e-on-retire-son-offre-apres-un-accord-avec-enel-et-acciona-news-228551.htm
  2. http://fr.euronews.net/2007/03/23/opa-de-eon-sur-endesa-enel-et-acciona-s-en-melent/
  3. Bruxelles inflige une amende record à GDF Suez et E.ON, Le Figaro, 9 juillet 2009
  4. , EON veut arrêter cinq centrales à charbon en France , Libération, 9 juin 2011
  5. « Eon confirme son projet "biomasse" à Gardanne mais lâche la Centrale thermique d'Hornaing », Usine Nouvelle, 28 sept. 2012 ; yahoo Actu
  6. E.ON, "E.ON prépare la transition de son outil de production pour construire son avenir en France", E.ON
  7. , "L’augmentation constante des besoins en énergie va-t-elle réduire en cendres la châtaigneraie cévenole ?"[1]
  8. E.ON sells stake in Mitte unit for $839 million, Reuters, 17 décembre 2013
  9. a et b EON aussi se débat avec la transition énergétique, dépêche AFP, site de Libération, le 12 mars 2014, consulté le 14 mars 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]