Omsk

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Omsk
Омск
Blason de Omsk
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Sibérie de l'Ouest
District fédéral Sibérien
Sujet fédéral Drapeau de l'oblast d'Omsk Oblast d'Omsk
Maire Viatcheslav Dvorakovski
Code postal 644000 — 644123
Code OKATO 52 401
Indicatif (+7) 3812
Démographie
Gentilé Omskovite
Population 1 160 670 hab. (2013)
Densité 2 026 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 58′ N 73° 23′ E / 54.967, 73.38354° 58′ Nord 73° 23′ Est / 54.967, 73.383  
Altitude 87 m
Superficie 57 290 ha = 572,9 km2
Fuseau horaire UTC+07:00 (OMST)
Heure d'Omsk
Divers
Fondation 1716
Statut Ville depuis 1782
Localisation

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Liens
Site web www.omsk.ru
Sources
Liste des villes de Russie

Omsk (en russe : Омск) est une ville de Russie et la capitale administrative de l'oblast d'Omsk. Avec une population de 1 160 670 habitants en 2013, Omsk est la deuxième ville russe à l'est de l'Oural et la septième du pays.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, Omsk s'est développée grâce à l'industrie de l'armement, puis dans les années 1950 et 1960 à la pétrochimie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Omsk est située au sud-ouest de la Sibérie, à 2 555 km à l'est de Moscou. Elle s'étend le long de la rivière Irtych, près de sa confluence avec la rivière Om. L'Irtych traverse la ville du sud au nord en décrivant une légère boucle. Le centre ville se trouve le long de la rivière, essentiellement sur sa rive droite, à une altitude de 87 m.

Administration[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en cinq quartiers (en russe : округ, okroug), dont quatre sont situés sur la rive droite de l'Irtych  :

  • Tsentralny (271 400 habitants) comprend le centre-ville et la partie nord-est.
  • Oktiabrski (162 400 habitants) à l'est du centre-ville.
  • Sovietski (256 100 habitants) au nord-ouest du centre-ville.
  • Leninski (194 400 habitants) au sud du centre-ville.
  • Kirovski (238 000 habitants) situé sur la rive gauche de l'Irtych.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat, continental et sec, est caractérisé par des changements de temps brutaux. Les températures moyennes sont de 20 °C en juillet et -17 °C en janvier avec des extrêmes propres à ce type de climat de 40 °C en été et de -45 °C en hiver. Il y a 300 jours ensoleillés par an et il tombe 400 mm de précipitations annuellement. La neige recouvre le sol en moyenne 163 jours par an de la mi-octobre à la mi-avril. Le manteau neigeux atteint une épaisseur de 32 cm en février.

  • Température record la plus froide  : −45,5 °C (février 1931)
  • Température record la plus chaude  : 40,4 °C (juillet 1940)
  • Nombre moyen de jours avec de la neige dans l'année : 117
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année : 97
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'année : 23
  • Nombre moyen de jours avec givre dans l'année : 114
Relevé météorologique d'Omsk
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −21,2 −20,5 −13,2 −1,1 5,5 11,3 13,7 10,9 5,2 −1,2 −11,6 −18 −3,4
Température moyenne (°C) −16,9 −15,8 −8,3 3,7 11,9 17,9 19,6 16,4 10,3 2,8 −7,9 −13,7 1,7
Température maximale moyenne (°C) −12,6 −10,9 −3,2 9,1 18,5 24 25,2 22,3 16,3 7,4 −4,3 −9,5 6,9
Précipitations (mm) 24 16 14 21 35 50 60 56 36 31 30 27 400
Source : Le climat à Omsk (en °C et mm, moyenne mensuelles)Pogoda.ru.net


Histoire[modifier | modifier le code]

La porte de Tara, vestige de l'ancienne forteresse.

L'histoire de la ville commence en 1716, lorsqu'une forteresse en bois est construite pour protéger et asseoir l'influence russe dans les steppes asiatiques menacée par les raids des mongols djungars. À la fin du siècle, Omsk est la place de Sibérie la mieux fortifiée avec un fort désormais en maçonnerie dont il subsiste aujourd'hui deux portes. Par la suite, alors que les frontières de l'empire ont été repoussées plus à l'est, Omsk devient le siège d'un bagne recevant nombre d'illustres prisonniers parmi lesquels Fiodor Dostoïevski, qui s'est inspiré de son séjour pour y écrire Souvenirs de la maison des morts.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le gouvernement de Sibérie occidentale est transféré de Tobolsk à Omsk. La ville se développe lentement jusqu'à l'arrivée du Transsibérien en 1894. La ville qui compte alors 30 000 habitants va rapidement se développer. Le chemin de fer, tout comme les rivières Om et Irtych, navigables depuis la Chine et l'Asie centrale, va jouer un grand rôle dans le développement économique de l'agglomération, qui devient la plaque tournante du commerce sibérien au début du XXe siècle. La ville compte alors dans ses murs de nombreux marchands et investisseurs étrangers et des consulats sont ouverts par les puissances étrangères. Dans le cadre d'une exposition de l'agriculture et de l'industrie de Sibérie organisée dans la ville en 1910, un complexe de bâtiments et de fontaines est construit dans la ville. Il subsite beaucoup de bâtiments de cette époque qui donnent à la ville un cachet qui la distingue des autres villes de Sibérie.

C'est à Omsk que Jules Verne fait naître le personnage principal du roman du même nom, Michel Strogoff. Une des scènes clé de l'histoire s'y déroule. L'ouvrage, ayant été écrit d'après une documentation abondante et ayant été vérifié par l'ambassade de Russie et par plusieurs auteurs russes comme Ivan Tourgueniev, on peut supposer que la description de la ville est fidèle à son état des années 1870.

La rue Tarskaïa dans le centre historique.

Pendant la guerre civile, l'amiral Koltchak lève à Omsk une armée de quatre cent mille hommes – dont de nombreux cosaques – en partie financée par la réserve d'or impériale, qui avait été transférée dans la ville devenue brièvement la capitale de l'Empire russe après la prise de pouvoir des bolchéviks. La ville qui constitue une position clé pour le contrôle de la Sibérie est reprise en novembre 1919 par les bolchéviks et Kolchak doit se replier via le Transsibérien à l'est, vers Irkoutsk.

Sous l'ère soviétique[modifier | modifier le code]

En 1921 le gouvernement bolchévique transfère le siège de la Sibérie occidentale à Novonikolaïevsk (renommée depuis Novossibirsk) de création plus récente, ce qui fait perdre à Omsk de nombreux emplois administratifs ainsi que certaines de ses activités éducatives et culturelles. La rivalité entre ces deux villes engendrée par cette décision s'est perpétuée jusqu'à nos jours.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'avancée allemande de l'opération Barbarossa entraîne le transfert à Omsk d'un grand nombre d'usines de construction de matériel militaire ; celles-ci tournèrent à plein régime en partie grâce à la main-d'œuvre constituée par les nombreux réfugiés. La population de la ville fut multipliée à cette époque par trois. Parmi les industries déplacées se trouvaient en particulier des usines de construction de chars. La concentration d'usines d'armement ne présentaient pas que des avantages : la ville fut fermée aux étrangers jusque dans les années 1990 et la dislocation de l'Union soviétique avec en corollaire la diminution des investissements militaires entraîna une forte augmentation du chômage.

Dans les années 1950, à la suite du développement des champs pétroliers et gaziers de Sibérie, une raffinerie et un quartier entier dédié aux employés de l'industrie pétrochimique sont construits au nord de la ville le long de l'Irtych. C'est le plus grand complexe de ce type en Russie et le troisième par la taille en Europe. La société Gazprom est devenue le premier employeur de la ville et utilise sa position de force dans ses rapports avec les autorités régionales et municipales[réf. nécessaire].

Omsk aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, Omsk, comme toute la Russie, lutte pour trouver sa place dans la nouvelle société russe. Les anciens responsables du parti communiste, les nouveaux businessmen et le monde criminel ont pris ensemble le contrôle des entreprises les plus profitables de la ville. Le cas le plus connu est celui de Sibneft et fut décrit par le New York Times. Jusqu'en 2000, l'inimitié entre les autorités municipales et régionales permettaient aux habitants de disposer d'au moins deux points de vue et certains travaux furent réalisés pour le bien public comme la création du marathon sibérien international (SIM), la célébration de la fête de la ville et la construction de nouveaux parcs de loisirs et la rénovation du centre-ville. Mais la dispute a épuisé les ressources financières de la ville, deux maires ont été obligés de quitter leur poste et remplacés par une personne désignée par le gouverneur de la région, en poste depuis l'ère soviétique. Actuellement tous les leviers de la région, y compris la justice et les média, sont entre les mains du gouvernement régional. La ville connaît une croissance inférieure à la croissance russe moyenne.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le centre-ville est situé le long de l'Irtych, essentiellement sur sa rive droite, à l'emplacement de l'ancienne forteresse dont les murs ont disparu mais qui a laissé nombre de bâtiments des XVIIIe et XIXe siècle. La Lioubinsky prospekt (la rue Lénine) est bordée de bâtiments de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, parfois coiffés de dômes verts monumentaux surmontés de flèches, et de trottoirs délimités par de petits murets. Des immeubles de compagnies d'assurance, de banques et de sociétés construits à la même époque bordent les rues adjacentes. L'édifice religieux le plus vaste et le plus opulent est la cathédrale de la Dormition de la Vierge, un bâtiment pompeux édifié en 1896 et coiffé de cinq dômes, qui avait été détruit à l'époque soviétique, mais qui vient d'être méticuleusement restauré au début des années 2000.

La Nikolsky prospekt, toujours bordée de boutiques en bois de commerçants, mène à la cathédrale Saint-Nicolas de style néo-classique, œuvre commandée par les cosaques et dessinée par Vassili Stassov en 1840. On trouve également des exemples d'architecture modernes, comme la salle de concert en forme de tremplin et la halle de commerce construite dans les années 1980.

La ville d'Omsk possède 83 bibliothèques, 9 musées et plusieurs théâtres, le plus ancien construit il y a 130 ans. La réputation de l'orchestre philharmonique et du chœur de chants traditionnels russes dépasse les frontières de la Sibérie.

Musée des Beaux-Arts créé en l'honneur de Mikhaïl Vroubel

Le musée d'art est installé dans l'imposant palais du gouverneur, construit entre 1859 et 1862. L'importante collection exposée comprend des œuvres de Répine, Aïvazovsky, Sourikov ainsi que de nombreuses peintures de Vroubel.

Le musée archéologique et des arts populaires expose entre autres le squelette d'un mammouth, une collection archéologique et des œuvres de l'avant-garde russe.

Transports[modifier | modifier le code]

La cathédrale cosaque de Saint Nicolas.

La ville est desservie par les deux branches du Transsibérien et se trouve à l'intersection de routes importantes desservant le centre de la Russie. La route M5 relie la ville à Moscou via la capitale de l'Oural, Tcheliabinsk.

Des bateaux de marchandises et de passagers utilisent la rivière, qui se jette dans l'Ob, pour transporter les minerais et le charbon extrait des mines du Kazakhstan ainsi que le pétrole, le gaz naturel et le bois de charpente venus du nord de la Sibérie.

L'aéroport d'Omsk (code AITA : OMS) relie la ville avec les principales agglomérations russes ainsi que des destinations internationales (surtout des villes allemandes). Ces infrastructures font d'Omsk un point d'entrée pour la Sibérie.

Les transports en commun de la ville sont gérés en régie directe par les autorités municipales. Le transport public repose essentiellement sur les bus et les trolleybus. Les lignes de tramway sont en déclin. La construction d'une ligne de métro a été lancée en 1992 mais peine à aboutir faute de moyens financiers : quatre stations devraient être ouvertes en 2016.

Quatre ponts franchissent l'Irtych sur le territoire de la ville. Le pont de Léningrad est situé à la hauteur du centre-ville. Le pont du 60e anniversaire de la Victoire se trouve à 2,5 km au nord et sera emprunté, dans le futur, par le métro. Le pont de l'Organisation de la jeunesse soviétique Lénine se trouve 4 km plus au nord et relie le quartier résidentiel situé sur la rive gauche avec la zone industrielle située au nord. Une voie de contournement traverse la rivière 12 km au sud du pont de Leningrad. Entre ces deux ponts se trouve un viaduc ferroviaire.

Population[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui quatre-vingts pour cent des habitants de la région sont russes, avec de fortes minorités allemande et ukrainienne représentant chacune cinq pour cent de la population.

Recensements (*) ou estimations de la population[1]

Évolution démographique
1725 1825 1856 1897* 1917
992 9 000 16 400 37 376 113 100
1926* 1939* 1959* 1970* 1979*
162 000 288 855 581 108 821 151 1 014 246
1989* 2002* 2010* 2012 2013
1 148 418 1 134 016 1 154 116 1 156 583 1 160 670


Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950 et 1960, un important complexe pétrochimique s'est installé dans la ville. Par ailleurs les principaux secteurs industriels présents sont la fabrication de machine-outils, d'instruments, d'électronique, l'industrie légère, l'agroalimentaire et la transformation du bois. On trouve également la construction aérospatiale, la fabrication de moteurs, de machines agricoles ainsi que de matériel de forage

La ville constitue le quatrième pôle économique du pays après Moscou, Saint-Pétersbourg, Iekaterinbourg. Les principales entreprises ayant leur siège à Omsk sont :

  • Le conglomérat pétrolier Gazprom Neft (auparavant Sibneft)
  • Un fabricant de bus travaillant avec Volvo
  • Le fabricant d'armement Transmash
  • La brasserie Couronne Sibérienne
  • De nombreuses entreprises de l'aérospatial, travaillant le cuir et du secteur agroalimentaire.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école militaire d'Omsk.

Un habitant sur quatre à Omsk étudie dans l'un des 20 établissements de l'enseignement supérieur ou université de la ville. Celle-ci comprend également 44 instituts de recherche dont une annexe de l'Académie des Sciences de Moscou. Les principaux établissement sont outre les quatre universités (ferroviaire, technique, classique et enseignement), l'académie de médecine, la faculté de droit et l'institut des sports, l'Université agricole nationale et le corps des cadets d'Omsk, fondé au début du XIXe siècle.

Sport[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule en hiver le Marathon des Glaces de Sibérie. Il s'agit d'un semi-marathon qui se court par une température moyenne de -20 °C qui sollicite fortement les organismes. L'épreuve de 2001 a battu dans ce domaine un record puisque la course s'est déroulée par -42 °C.

Omsk possède avec l'équipe d'Avangard Omsk une équipe de hockey sur glace de premier plan qui a remporté le championnat national en 2004. L'équipe appartient au milliardaire Roman Abramovitch qui détient également le Chelsea Football Club. L'équipe de football d'Omsk est l'Irtych. Les champions olympiques Alexeï Tichtchenko (boxe), Irina Tchachtchina (gymnastique) et Dmitri Lykine (tir) ainsi que la reine de la gymnastique rythmique Evgenia Kanaeva sont des enfants de la ville.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Omsk.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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