Alimentation Couche-Tard

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Alimentation Couche-Tard

Description de l'image  Couche-Tard.svg.
Création 1980
Fondateurs Alain Bouchard
Personnages clés Alain Bouchard
Robert Brunet
Jacques D'Amours
Roger Desrosiers
Jean Élie
Richard Fortin
Josée Goulet
Roger Longpré
Réal Plourde
Jean-Pierre Sauriol
Jean Turmel
Forme juridique Société anonyme (TSX : ATD.SV.B)
Siège social Drapeau du Canada 1600, boulevard Saint-Martin Est, Laval, Québec[1] (Canada)
Activité Vente au détail
Produits Dépanneurs
Effectif 53 000 (2010)[2]
Site web couche-tard.com
Chiffre d’affaires 35,5 milliards US$ (2013)
Résultat net 3,1 milliards US$ (2011)

Alimentation Couche-Tard ou simplement Couche-Tard est une société canadienne (québécoise) spécialisée dans l'exploitation de dépanneurs (petits commerces de proximité). En 2005, elle est la plus grande société de ce genre au Canada et la deuxième en importance en Amérique du Nord[3].

Alimentation Couche-Tard exploite également ce type d'établissements en Ontario, dans l'Ouest canadien, dans les provinces de l'Atlantique, ainsi qu'aux États-Unis, au Japon, à Hong Kong, en Chine, en Indonésie, au Mexique et dans deux autres régions du monde[4].

Le siège social de l'entreprise est situé à Laval, au Québec. Son président du conseil et chef de la direction est Alain Bouchard, qui en est aussi le fondateur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un panneau annonçant un dépanneur Couche-Tard à Montréal.

Dans les années 1990, Alimentation Couche-Tard entame une série d'acquisitions qui mèneront à la consolidation de plusieurs chaînes sous la bannière Couche-Tard[5]. Cela débute avec l'achat de 60 dépanneurs Mac's et La Maisonnée de Silcorp Limited. 1997 marque l'acquisition des 245 magasins Provi-Soir appartenant à Provigo, puis l'entreprise acquiert le reste des opérations canadiennes de Silcorp Limited en 1999, consolidant sa position nationale avec la bannière Mac's (en).

Après une première incursion aux États-Unis sous la bannière Mac's au début des années 2000, Alimentation Couche-Tard conclu en 2003 une entente avec ConocoPhillips pour acheter la corporation Circle K (en) pour 1,12 milliards de dollar canadien. Cette transaction permet à l'époque à l'entreprise de passer au quatrième rang des sociétés nord-américaines dans le secteur des dépanneurs[6].

Le , Couche-Tard compte 4 853 dépanneurs en activité.

Pour la période de 16 semaines terminées le 29 janvier 2006, l'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 2,94 milliards de dollars américain (US$), une augmentation de 27 % par rapport à la même période l'année précédente, 77 % de son chiffre d'affaires étant réalisé aux États-Unis[7].

En septembre 2006, l'entreprise annonce vendre pour plus de 10 milliards US$ annuellement dans 5 000 magasins qui emploient environ 37 000 personnes[8].

Le 28 avril 2009, Couche-Tard décide d'acquérir 450 magasins d'ExxonMobil. Cette transaction doit être avalisée par les autorités fédérales américaines pour être complétée. À cette date et excluant cette acquisition, la société détient 5 444 magasins[9].

Au début de septembre 2009, Couche-Tard possède environ 4 400 dépanneurs et sa bannière est déployée sur environ 1 500 autres dépanneurs[10].

Au printemps 2010, Alimentation Couche-Tard tente d'acquérir la chaîne Casey's. En avril, elle lance une Offre publique d'achat hostile d'environ 1,8 milliard USD[2].

Après environ six mois de rebondissements et une dernière offre de 2 milliards, Couche-Tard abandonne la tentative d'acquisition après un rejet massif de la proposition lors de l'assemblée annuelle des actionnaires de Casey's[11],[12].

En 2009-2010, l'entreprise déclare 16,4 milliards de dollars[Lesquels ?] de revenus pour 302,9 millions de profit[Lesquels ?][13].

En janvier 2011, Couche-Tard compte environ 5 400 succursales en Amérique du Nord, dont les deux tiers vendent de l'essence[14]. En avril, selon Rue Frontenac, l'entreprise compte 5 874 magasins, dont 4 169 vendent du carburant[15]. Le même mois, La Presse recense environ 5 000 employés de Couche-Tard au Québec[16].

En 2010-2011, l'entreprise annonce environ 19 milliards[Lesquels ?] de revenus pour 370,1 millions[Lesquels ?] de profits[13].

Le 18 avril, Couche-Tard annonce vouloir acquérir la société norvégienne Statoil Fuel and Retail pour la somme de 2,8 milliards $US. Elle obtiendrait ainsi un réseau de 2 300 dépanneurs exploités en Scandinavie[17],[18].

Divisions[modifier | modifier le code]

  • Mac's - Indépendants Ouest du Canada
  • Circle K - États-Unis
  • 7 Jours et Provi-Soir - Indépendants Québec

Syndicalisation[modifier | modifier le code]

Un dépanneur Couche-Tard situé à Montréal, au Québec.

Belœil[modifier | modifier le code]

Au début du mois de novembre 2009, certains employés d'une succursale située à Saint-Mathieu-de-Belœil, en bordure de l'autoroute 20, tentent de se syndiquer avec l'aide de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)[19]. Le , la société procède à la fermeture sans préavis de la succursale, prétextant que cette dernière n'est pas rentable[20],[21]. La CSN réagit à cette annonce en affirmant que la fermeture de cette succursale est un geste antisyndical et antisocial[22]. En décembre 2009, la centrale syndicale dépose une plainte auprès de la Commission des relations de travail du Québec (CRT), accusant la compagnie « d’ingérence, d’entrave, d’intimidation, de menaces et de représailles pour activités syndicales en vertu des articles 12 à 14 du Code du travail du Québec »[1]. La plainte se règle par une entente hors cour confidentielle et Alimentation Couche-Tard rouvre cette succursale en octobre 2010[19].

Montréal[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier 2011, des employés d'une succursale située au coin nord-est des rues Jean-Talon et D'Iberville, à Montréal, déposent une demande en accréditation syndicale auprès de la CSN[14],[23].

Le 6 avril 2011, Couche-Tard ferme une succursale en processus de syndicalisation située au coin des rues Saint-Denis et Beaubien, à Montréal, soutenant qu'elle n'était pas rentable[24],[15]. Au début du mois de mai, la CSN dépose une plainte à la CRT, invoquant à nouveau les articles 12 à 14 Code du travail. La centrale syndicale réclame à l'entreprise environ 1,1 millions de dollars canadiens en salaire, dommages moraux et punitifs[25],[26].

De janvier à avril 2011, trois autres succursales, dont celle de Saint-Liboire qui compte le plus grand nombre d'employés au Québec, font une demande d'accréditation syndicale[25],[16]. Le jeudi 15 septembre 2011, Couche-Tard ferme les portes de la succursale, nouvellement syndiquée, située aux angles de Jean-Talon et Iberville[27].Fin décembre 2011, les travailleurs d'un cinquième dépanneur, situé dans l'arrondissement Pierrefonds–Roxboro à Montréal déposent une requête en accréditation syndicale auprès de la Commission des relations du travail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Eve Fournier, « Fermeture à Beloeil – Couche-Tard devra se justifier », Rue Frontenac, Montréal,‎ 14 décembre 2009 (lire en ligne)
  2. a et b La Presse canadienne, « Lutte en vue pour le rachat de Casey's par Couche-Tard », Le Devoir,‎ 10 avril 2010 (lire en ligne)
  3. « Une coentreprise pour Couche-Tard et Shell aux États-Unis », La Presse,‎ 11 novembre 2009 (lire en ligne)
  4. « Le réseau », sur Couche-Tard.com (consulté le 3 septembre 2009).
  5. Historique, Couche-Tard, 22 avril 2013
  6. Alimentation Couche-Tard achète Circle K, Radio-Canada, 6 octobre 2003
  7. [PDF] « http://www.couchetard.com/sn_uploads/0ACT_com_FR_Q3.pdf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. Couche-Tard est en grande santé financière, Le Devoir, 2006-09-07
  9. La Presse canadienne, « Couche-Tard acquiert 450 magasins On the Run », Le Devoir,‎ 29 avril 2009 (lire en ligne).
  10. La Presse canadienne, « Couche-Tard prépare sa propre carte de crédit », Le Devoir,‎ 3 septembre 2009 (lire en ligne).
  11. « Rachat de Casey's - Couche-Tard perd une autre bataille », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 23 septembre 2010
  12. « Achat de Casey's - Couche-Tard baisse les bras », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 1er octobre 2010
  13. a et b La Presse canadienne, « Le salaire des dirigeants de Couche-Tard bondit de 32 % », Le Devoir,‎ 18 juillet 2011
  14. a et b François Desjardins, « La CSN tente d'entrer chez Couche-Tard - Après une tentative infructueuse à Beloeil, le syndicat tente à nouveau sa chance, à Montréal », Le Devoir,‎ 13 janvier 2011
  15. a et b Yvon Laprade, « Couche-Tard se comporte comme Walmart et McDo, dit la CSN », Rue Frontenac,‎ 7 avril 2011 (lire en ligne)
  16. a et b André Dubuc, « Syndicalisation des Couche-Tard: des employés se vident le coeur », La Presse,‎ 29 avril 2011
  17. Carl Renaud, « Couche-Tard bondit avec son achat de 2,8G$ US : Alimentation Couche-Tard fait l'acquisition de Statoil Fuel & Retail en Norvège pour 2,8G$ US et les investisseurs applaudissent en faisant grimper le titre de plus de 10 %. », canoe.ca,‎ 18 avril 2012 (lire en ligne)
  18. Sylvain Laroque et La Presse canadienne, « Nouveau sommet pour Couche-Tard en Bourse : Le titre d'Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) a grimpé à plus de 40 $ durant la séance de mercredi après que l'entreprise ait annoncé qu'elle faisait son entrée sur le marché européen en proposant d'acquérir la chaîne norvégienne de stations-service Statoil Fuel & Retail pour 2,7 milliards de dollars. », La Presse,‎ 18 avril 2012 (lire en ligne)
  19. a et b Marie-Eve Fournier, « Couche-Tard rouvrira son dépanneur de Belœil fermé dans la controverse », Rue Frontenac, Montréal,‎ 1er octobre 2010 (lire en ligne)
  20. François Desjardins, « Couche-Tard ferme un dépanneur en voie de syndicalisation », Le Devoir,‎ 10 novembre 2009 (consulté le 11 novembre 2009)
  21. « Fermeture d'un dépanneur en voie de syndicalisation », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 10 novembre 2009 (consulté le 11 novembre 2009)
  22. Louis-Pierre Côté, « Fermeture d’un Couche-Tard : la CSN en furie », sur http://argent.canoe.ca,‎ 10 novembre 2009 (consulté le 11 novembre 2009)
  23. La Presse canadienne, « Couche-Tard ferme un dépanneur en voie de syndicalisation », Le Devoir,‎ 8 avril 2011
  24. « Couche-Tard ferme un dépanneur en processus de syndicalisation », Radio-canada,‎ 7 avril 2011
  25. a et b François Desjardins, « La CSN réclame 1 million de Couche-Tard », Le Devoir,‎ 6 mai 2011
  26. Yvon Laprade, « La CSN poursuit Couche-Tard pour 1,1 M$ », Rue Frontenac,‎ 5 mai 2011
  27. Émilie Bilodeau, « Fermeture d'un autre Couche-Tard nouvellement syndiqué », La Presse,‎ 15 septembre 2011 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]