Nigeria

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4° 32′ 30″ N 7° 59′ 00″ E / 4.54167, 7.98333

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République fédérale du Nigeria

Federal Republic of Nigeria (en)

Jamhuriyar Taraiyar Nijeriya (ha)

Ọ̀hàńjíkọ̀ Ọ̀hànézè Naìjíríyà (ig)

Àpapọ̀ Olómìnira ilẹ̀ Nàìjíríà (yo)

Drapeau
Drapeau du Nigeria
Blason
Armoiries du Nigeria
alt=Description de l'image Nigeria (orthographic projection).svg.
Devise nationale Unity and Faith, Peace and Progress
(en français : Unité et Foi, Paix et Progrès)
Hymne national Arise Oh Compatriots,
Nigeria's Call Obey
Administration
Forme de l'État République fédérale
Président Goodluck Jonathan
Vice-président Namadi Sambo
Langues officielles Anglais

Langues nationales
Haoussa
Igbo

Yoruba
Capitale Abuja

9° 10′ N 7° 10′ E / 9.17, 7.17

Géographie
Plus grande ville Lagos
Superficie totale 923 768 km2
(classé 32e)
Superficie en eau 1,4 %
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 1er octobre 1960
Démographie
Gentilé Nigérians,
Nigérianes
Population totale (2014) 177 155 754 hab.
(classé 7e)
Densité 192 hab./km2
Économie
IDH (2011) en diminution 0,448 (bas) (142e)
Monnaie Naira (NGN​)
Divers
Code ISO 3166-1 NGA, NG​
Domaine Internet .ng
Indicatif téléphonique +234

Le Nigeria ou Nigéria, sous sa forme longue République fédérale du Nigeria[1], en anglais Federal Republic of Nigeria, est un pays d'Afrique de l'Ouest situé dans le golfe de Guinée. Avec plus de 177 millions d'habitants en 2014[2], le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique et le 7e pays le plus peuplé au monde.

Le Nigeria est la première puissance économique d'Afrique. Toutefois, malgré une production de pétrole importante, le pays demeure relativement pauvre, en raison notamment d'une très forte corruption[3]. Les dernières élections qui se sont déroulées en avril 2011 ont été reconnues par la communauté nationale et internationale comme les plus libres, équitables et transparentes depuis l'indépendance du pays en 1960.

Depuis 1991, la capitale du Nigeria est la ville nouvelle d'Abuja. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ses habitants sont les Nigérians[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Nigeria.

Les Noks sont la civilisation dominante du VIe au IIIe siècle, elle diffuse vers les régions d'Ife et du Benin. Du VIIe au XIe siècle : installation des civilisations Haoussa au nord du pays, et Yoruba au sud-ouest. L'empire du Kanem (jusqu'au XIVe siècle), puis du Kanem-Bornou (à son apogée au XVIe siècle) auprès du lac Tchad a dominé le nord du Nigeria pendant plus de 600 ans, prospérant sur leur position de terminal pour les échanges nord-sud entre les berbères d'Afrique du nord et les peuples des régions forestières. Au début du XIXe siècle, Usman dan Fodio a ramené la plupart des régions du nord du pays sous le contrôle d'un empire islamique dirigé depuis Sokoto.

Les royaumes d'Oyo au sud-ouest et au sud-est du Benin ont conçu des systèmes politiques élaborés au cours du XVe au XVIIe siècle. Les régions d'Ife et du Benin sont aussi connues pour leurs productions artistiques en ivoire, bois, bronze et cuivre. En 1486 Les Portugais établissent des contacts avec le royaume du Benin.

En 1553 les Anglais détruisent les vaisseaux portugais et du XVIIe au XIXe siècle les marchands européens établissent des ports côtiers pour le florissant trafic d'esclaves en direction des Amériques. Ce commerce a été remplacé par celui des matières premières au cours du XIXe siècle.

Le gouvernement du Royaume-Uni établit un statut légal pour la Compagnie royale du Niger en 1886. En 1900, ce territoire est découpé en plusieurs protectorats, et devient une colonie en 1914. En réponse au nationalisme montant après la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques dotent le pays d'un gouvernement représentatif en 1951 puis d'une constitution fédérale en 1954.

En 1958, Taiwo Akinkunmi compose le drapeau nigérian.

Le Nigeria obtient son indépendance totale en 1960. Le pays est alors divisé en trois régions disposant d'une large autonomie.

La première constitution républicaine de 1963 laisse le pays dans le Commonwealth. En 1966 un coup d'État fomenté par différents groupes militaires amène au pouvoir le général Ironsi, d'origine Ibo, qui est assassiné quelques mois plus tard. Les meneurs de ce nouveau coup d'État agrandissent le pouvoir du gouvernement fédéral et changent la subdivision du pays qui est désormais constitué de douze États. Les Ibos, ethnie majoritaire de l'est du pays, sont alors victimes de représailles raciales sanglantes qui aboutissent en 1967 à la sécession de la république du Biafra. S'ensuit une terrible guerre (cf. Guerre du Biafra) qui s'achève par une capitulation des indépendantistes le 12 janvier 1970.

En 1975 un coup d'État, sans effusion de sang, amène Murtala Ramat Mohammed au pouvoir. Il promet un retour rapide à la démocratie, mais il est tué dans un coup d'État avorté et est remplacé par son second Olusegun Obasanjo. Une nouvelle constitution est établie en 1977 et les premières élections arrivent en 1979, gagnées par Shehu Shagari.

Un nouveau coup d'État en 1983 replonge le pays sous la dictature du conseil militaire suprême. En 1993, après des élections annulées par le gouvernement militaire, le général Sani Abacha arrive à la tête de l'État. À sa mort soudaine en 1998, Abdulsalami Abubakar prend le pouvoir et rétablit la constitution de 1979. En 1999, les premières élections démocratiques depuis 16 ans sont gagnées par Olusegun Obasanjo, qui est réélu lors des turbulentes élections de 2003. En 2007 des élections une nouvelle fois agitées amènent au pouvoir le successeur désigné d'Olusegun Obasanjo : Umaru Yar'Adua.

Umaru Yar'Adua décède le 5 mai 2010 des suites de maladie. Goodluck Ebele Jonathan lui succède officiellement le 6 mai 2010. L'Assemblée Nationale approuve le 18 mai 2010 la nomination de Namadi Sambo comme Vice-Président du Nigeria.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Nigeria.

Le Nigeria est une République fédérale d'après la Constitution datant de mai 1999. L'actuel président, à la fois chef de l'État et chef du gouvernement, est Goodluck Jonathan investi lors du décès d'Umaru Yar'Adua le 5 mai 2010. Il est membre du Parti démocratique populaire.

Le pays est soumis à de fortes tensions entre musulmans et chrétiens. Les Ibos du Nigeria constituent une des majorités politiques importantes. Les Ijaws, ethnie vivant dans le delta du Niger d'où sont extraits les hydrocarbures, se sont soulevés contre le gouvernement qu'ils accusent de connivence dans la pollution de l'environnement. Le MEND, mouvement d'émancipation du Delta du Niger, bien armé et bien entraîné aux tactiques commandos, s'en prend aux intérêts étrangers en enlevant des ingénieurs contre rançons. Pour le gouvernement, le MEND est un groupe criminel qui n'a rien à voir avec la minorité ijaw.

Depuis fin 2005, des rumeurs de modification constitutionnelle bruissaient. La modification consistait à permettre au président Obasanjo d'effectuer un troisième mandat successif. En mai 2006, les sénateurs menés entre autres par Uche Chukwumerije repoussent l'amendement constitutionnel, ce qui constitue une cinglante défaite pour le People's Democratic Party du président. Le vice-président Abubakar s'était opposé à cette mesure et s'est vu renvoyé du PDP.

En 2014 a été promulguée par le président une loi punissant de 10 ans de prison les personnes affichant publiquement une relation homosexuelle et de 14 ans de prison celles se mariant avec une personne de même sexe, alors que l'homosexualité est déjà sévèrement réprimée au Nigeria. Cette loi a été votée à l’unanimité par les parlementaires nigérians en 2013[5].

Diplomatie[modifier | modifier le code]

Le Nigeria reste l'un des pays pilotes et phares de la CEDEAO : il a envoyé des soldats au Libéria et en Sierra Leone, et a proposé son aide pour résoudre de nombreuses crises. Récemment, il a proposé l'envoi de soldats pour résoudre le problème de la crise de la partition du Mali, ou dans le Nord de ce pays, un mouvement fondamentaliste islamique avait tenté d'instaurer un État islamique indépendant. Le Nigeria est lui-même confronté à la secte Islamique Boko Aram qui souhaite la partition du Nigeria, ce qui explique la forte implication de ce dernier au sein de la CEDEAO sans pour autant que la langue ne soit une barrière.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Carte administrative du Nigeria
Article détaillé : Subdivisions du Nigeria.
Article connexe : villes du Nigeria.

Le pays est divisé en

  

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Nigeria.
Le Zuma Rock près de Suleja

Situé au bord du golfe de Guinée, le Nigeria possède 4 047 km de frontières terrestres, et 853 km de littoral. Il est bordé à l'ouest par le Bénin (773 km), à l'est par le Cameroun (1 690 km), au nord par le Niger (1 497 km), et par le Tchad au nord-est (84 km).

Le pays se divise en une moitié sud au climat équatorial où se situe la majorité des villes importantes, une partie centrale composée de régions de savane et de plateaux, une partie est où l'on trouve le point culminant, le mont Chappal Waddi (2 419 m), et une partie nord au climat aride puisqu'on se trouve dans le Sahel, en bordure du désert du Sahara.

Le sous-sol est riche en ressources naturelles parmi lesquelles le pétrole et le gaz constituent la principale source de revenu du pays. Le pays est le premier producteur d'or noir d'Afrique. Le Nigeria produit également un certain nombre de métaux (étain, fer, plomb, zinc…) ainsi que du charbon.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Nigeria.

Le Nigeria est le seul pays du monde disposant d'importantes ressources pétrolières à présenter un déficit budgétaire[6].

Un rapport par l'organisation non gouvernementale Global Financial Integrity du 26 mars 2010 quantifie pour la première fois les fuites illicites de fonds liés à des pratiques financières hors du continent africain[7]. Le Nigeria y est cité comme le pays étant, de loin[8], le plus soumis aux fuites de fonds par des pratiques financières illicites. Il est estimé que de 1970 à 2009, les fuites de capitaux du Nigeria s’élèvent à 89,5 milliards de dollars, à un taux moyen de 10 milliards par an[9].

Le rapport indique également que bien que beaucoup d’attention soit généralement accordée aux processus de corruption (le Nigeria est classé à la 130e place mondiale sur 180 dans le classement 200p de Transparency International[10]), l'indice de corruption est de 2,4/10. Dans l'analyse des flux trans-frontaliers illicites, les fonds concernés par ces procédés constituent environ 3 % du total sur l’ensemble de l’Afrique (aucun chiffre n’est donné par pays). Les pratiques criminelles liées au trafic de drogue, au racket, et à la contre-façon entrent pour 30 à 35 %. Les procédés d'évasion de taxe, principalement à travers les techniques de trucage commercial et financier sont de loin la composante principale en constituant entre 60 à 65 % du total. Ces fuites massives et illégales sont facilitées par une opacité mondiale du système financier[9].

Dans son intervention à la Convention sur l'Europe, Eva Joly souligne également que le Nigeria a « été pillé de probablement 20 milliards de dollars en trente années, les fonds se trouvent en Europe, essentiellement en Angleterre, en France, en Suisse »[11]. D'après le lauréat du prix Nobel d'économie 2001 Joseph E. Stiglitz, l’inefficacité économique a aussi causé la fuite de cent milliards de dollars, venus s'investir à l'étranger plutôt qu'à l'intérieur du pays.

De fait, à peine un quart de la population bénéficie des revenus du pétrole.

Fin septembre 2005, la Banque mondiale a aidé à récupérer 700 millions de dollars détournés dans des banques suisses par Sani Abacha et son clan pendant qu'il était au pouvoir, 700 millions bloqués par la Suisse à la demande du Nigeria en 1999 (la banque mondiale a reçu 170 millions pour des projets contre la pauvreté). Le milliard et demi de dollars restant détourné par le clan Sani Abacha est essentiellement situé en France (550 millions – non restitués), au Royaume-Uni (60 millions – restitués), au Luxembourg et au Liechtenstein.

Globalement, le niveau de vie est dans la moyenne des pays africains. Mais, grâce à ses ressources pétrolières et à son importante population, le Nigeria est la première puissance économique du continent, devant l'Afrique du Sud.

En 2013, les trois plus grandes économies africaines sont[12] :

Rang État PIB
1 Drapeau du Nigeria Nigeria 510 milliards de dollars US
2 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 370 milliards de dollars US
3 Drapeau d'Égypte Égypte 262 milliards de dollars US

Des institutions financières telles que Morgan Stanley (États-Unis) ou Renaissance Capital (Russie) avaient estimé que d'ici 2025, le Nigeria deviendrait la première puissance économique africaine[13]. Toutefois, ces projections avaient ignoré le fait que les bases pour calculer le PIB nigerian n'avaient pas été actualisées depuis 1990[14].

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le pétrole a été découvert au Nigeria en 1956 dans le delta du Niger. Ce pétrole est intéressant car c'est un brut, dit Bonny Light, adouci à basse teneur en soufre, dont le raffinage est facile[15]. Le pays rejoint alors l'OPEP en 1970. La ville de Port Harcourt est le principal lieu de production du pays qui a attiré de nombreux travailleurs. Le pétrole nigérian – produit à 40 % par la compagnie Shell – représente 95 % des recettes d'exportation et 80 % du revenu du pays. C'est le 5e producteur de l’OPEP et le 10e au niveau mondial[16]. Il s'agit du 6e pays exportateur de pétrole. Cependant, si le Nigeria est le premier pays producteur de Pétrole d'Afrique, il ne possède pas de raffineries et doit importer son carburant d'Europe et des États-Unis[17].

Les procédés des compagnies pétrolières dans la région, appuyées par l'État nigérian, ont été très vivement critiqués, et les tensions entre les riverains et les forces de l'ordre ont donné lieu à plusieurs massacres et assassinats. Dans les années 1990 s'est créé le Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP) pour lutter non-violemment contre les agissements de Shell[18]. Après les exécutions de cinq de leurs leaders (dont Ken Saro-Wiwa le 10 novembre 1995), le mouvement s'est peu à peu éteint, mais des ONG luttent toujours contre les compagnies pétrolières (ainsi Nnimmo Bassey, devenu Président des Amis de la Terre). Un groupe plus violent et encore actif a vu le jour dans les années qui ont suivi, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND).

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Nigeria.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Des fermiers au Nigeria

Avec une population estimée à 177 millions d'habitants en 2014, le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique[2]. Il compte pour un sixième de la population du continent sur à peine un trentième de sa surface (environ 3 %). Environ 50 % de la population vit dans des zones urbaines et au moins 24 villes comptent plus de 1 000 000 habitants. La variété de coutumes, langues et traditions des 250 ethnies composant le pays lui confère une riche diversité.

Selon une étude des Nations unies de 2012, la population du Nigeria devrait atteindre 440 millions d'habitants en 2050 se positionnant ainsi comme le troisième pays le plus peuplé au monde après l'Inde et la Chine[19]. En 2100, la population du Nigeria pourrait atteindre 914 millions d'habitants[19].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Nigeria.

Les deux principales religions sont le christianisme et l'islam[2], réparties à part presque égales de la population totale. Le Nord du pays est à majorité musulmane tandis que le Sud est à majorité chrétienne. L'islam nigérian est majoritairement de théologie ash'arite, de jurisprudence malikite et de spiritualité soufie tijani. Les chrétiens nigérians sont pour les trois-quarts protestants/évangéliques et pour un quart catholiques.

Le Nord du pays est principalement peuplé d'Haoussas, qui sont majoritairement de confession musulmane. Les autres grands groupes ethniques de cette partie du pays sont les Nupe, Tiv, et les Kanuri. Les Yorubas sont l'ethnie dominante du Sud du pays, ils sont musulmans pour un peu plus de la moitié chrétiens pour environ 30 à 40%, le reste suivant généralement une religion ancestrale. Enfin le Sud-Est du pays est dominé par les Igbos majoritairement chrétiens.

Depuis plusieurs années, le Nigeria est le théâtre de tensions religieuses entre musulmans et chrétiens. La secte islamiste Boko Haram, qui a pour objectif de faire appliquer l'interprétation salafiste de la charia dans tout le pays[20], a mené de nombreuses attaques, essentiellement dans le nord du Nigeria, qui ont fait des milliers de morts depuis la mi-2009.

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues du Nigeria.

Le nombre de langues actuellement estimé au Nigeria est de 521. Ce nombre comprend 510 langues vivantes, deux langues secondes, cent langues maternelles et neuf langues éteintes. Dans certaines régions du Nigeria, les groupes ethniques parlent plus d'une langue. La langue officielle du Nigeria, l'anglais, a été choisie pour faciliter l'unité culturelle et linguistique du pays. Ce choix était lié au fait qu'une partie de la population nigériane parlait anglais à la suite de la colonisation britannique qui a pris fin en 1960.

Les principales langues parlées au Nigéria représentent les trois grandes familles de langues africaines. La majorité sont des langues nigéro-congolaises, comme le yoruba et l'igbo. La langue haoussa est afro-asiatique. Le kanuri, parlé dans le nord-est, principalement dans l'État de Borno, est une langue de la famille nilo-saharienne.

Même si la plupart des groupes ethniques préfèrent communiquer dans leur propre langue, l'anglais, langue officielle, est largement utilisé pour les transactions d'études commerciales et à des fins officielles. L'anglais comme première langue, cependant, demeure une chasse gardée d'une petite minorité de l'élite urbaine du pays, et il n'est pas parlé du tout dans certaines zones rurales. Avec la majorité de population du Nigeria dans les zones rurales, les grandes langues de communication dans le pays restent des langues autochtones. Certains peuples, notamment les Yoruba et les Igbos, ont dérivé des langages standardisées à partir d'un certain nombre de dialectes différents et qui sont largement parlées par ces groupes ethniques. Le pidgin nigérian, souvent appelé simplement « pidgin », broken English ou pidgin English, est aussi une lingua franca populaire , avec plus ou moins d'influences régionales sur le dialecte et l'argot. Il est largement parlé dans les régions du delta du Niger, principalement dans celles Warri, Sapele, Port Harcourt, Agenebode, EWU, et Benin City.

L'article 55 de la constitution indique : « Les affaires du pays sont conduites en anglais ainsi qu’en haoussa, en igbo et en yoruba lorsque des mesures appropriées auront été prises à cet effet ».

Le Nigeria qui est un État anglophone se trouve « enclavé » entre des pays francophones : le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun (bilingue). C'est donc vers la fin des années 1990 et le début des années 2000 qu'il a été fait état de la volonté du gouvernement fédéral nigérian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du français comme langue vivante voire l'institution du français comme seconde langue officielle. Ce projet a néanmoins été freiné ces dernières années, à la suite d'un nouveau rapprochement du Nigeria avec les États-Unis et face à la pénurie de professeurs de français.

Article détaillé : Francisation au Nigeria.

Santé[modifier | modifier le code]

Le paludisme, la poliomyélite, le choléra, la méningite, le SIDA sont des maladies omniprésentes au Nigeria. L'espérance de vie est d'environ 52 ans en 2013. La mortalité infantile est à 20,1 %[21]. Il y avait 37 médecins pour 100 000 habitants en 2007[21].

Culture[modifier | modifier le code]

Le masque royal en ivoire du royaume du Bénin, un des artéfacts les plus célèbres du Nigeria.
Article détaillé : Culture du Nigeria.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an
variable Vendredi saint
variable Lundi de Pâques
1er mai Fête du Travail
29 mai Fête de la démocratie
1er octobre Fête de l'indépendance du Nigeria
25 décembre Noël
26 décembre Lendemain de Noël
1er shawwal Fête de la rupture du jeûne (Aïd el-Fitr ou Eïd al-Fitr)
10 Dhou al Hidjia Fête du sacrifice (Aïd el-Kebir ou Eïd al-Adha)

Éducation[modifier | modifier le code]

L'école primaire dure six ans[22]. Le taux d'alphabétisme était de 57 % en 2005 d'après le National Empowerment Development Strategy, ou de 53,3 % chez les adultes de plus de 15 ans en 2006 d'après le National Bureau of Statistics. Il est plus élevé chez les hommes (61,3 %) que chez les femmes (45,3 %). Le taux d'alphabétisation est en baisse constante par rapport à 1999 (64,1 %) et 1991 (71,9 %). L'étude montre qu'il est nettement plus élevé au sud du pays et particulièrement au sud-est (73,5 %) qu'au nord-ouest (23,2 %, hommes 31,0 ; femmes 15,4 %)[23].

Le français fut déclaré seconde langue officielle, de 1997 à 2004, mais son application resta sans suite, et ce statut resta purement virtuel pendant de longues années, faute de financement concret et de volonté politique. Pendant cette période, l'anglais seul continuait à être la langue administrative, sans trace du français, sauf peut-être dans l'enseignement. Devant cette situation absurde, en 2004, il fut décidé que l'anglais était la seule langue officielle. Le statut des langues régionales fut aussi confirmé. Tout en maintenant une certaine promotion du français, surtout dans l'éducation. L'anglais reste l'un des ciments de l'unité du pays.[réf. nécessaire]

Divers[modifier | modifier le code]

Codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des termes officiels de la langue française, Direction des Journaux Officiels, 1994 ISBN 2-11-073499-X
  2. a, b et c People and Society, Nigeria., CIA World Factbook.
  3. Un état des lieux de la lutte contre la corruption au Nigeria
  4. Les habitants du Niger sont quant à eux les Nigériens.
  5. AFP, « Le président nigérian promulgue une loi condamnant l'homosexualité », Libération,‎ 13 janvier 2014 (lire en ligne)
  6. Bachir Thiam, FORUM DE PARTENARIAT D’AFFAIRES DE DAKAR: LE MAROC S’OFFRE L’AFRIQUE DE L’OUEST, L'Economiste, 24 janvier 2007
  7. Global Financial Integrity, «  Illicit Financial Flows from Africa: Hidden Resource for Development », 26 mars 2010 [lire en ligne]
  8. Global Financial Integrity, op. cit . p. 18
  9. a et b Global Financial Integrity, op. cit . p. 12
  10. Transparency international, Corruption Perceptions Index 2009 [lire en ligne]
  11. Eva Joly, Convention sur l'Europe, 8 juin 2008 "[lire en ligne]
  12. (en)Nigeria becomes Africa's biggest economy
  13. Le Nigeria, bientôt première puissance économique d’Afrique ?, Le Blog Finance, 27 mars 2013
  14. (en)Nigeria poised to be Africa's largest economy
  15. National Geographic, version française, février 2007, La Malédiction de l'or noir, page 73, M04020
  16. « Présentation du Nigeria - économie » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Site du gouvernement français - diplomatie France. Consulté le 30/07/2007
  17. Xavier Montanyà, L'or noir du Nigeria, Agone, coll. « Survie », 2012, p. 42.
  18. Habibou Bangré, Le pétrolier Shell a-t-il une responsabilité dans l'exécution d'un opposant nigérian ?, Jeune Afrique, 14 mai 2009
  19. a et b (en)World Population Prospects: The 2012 Revision
  20. (en)« Dozens killed in Nigeria clashes », AlJazeera,‎ 2011-12-24 (consulté le 2011-12-24)
  21. a et b Health Workforce country Profile for Nigeria
  22. http://nigeria.usembassy.gov/nigeria_education_profile.html
  23. http://www.nigeriavillagesquare.com/articles/victor-dike/tackling-nigerias-dwindling-literacy-rate.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nigeria, Amzat Boukari-Yabara, Éditions De Boeck, 2013, collection Monde arabe / Monde musulman dirigée par Mathieu Guidère
  • ICOM, Red List, International Council of Museums [1]
  • Fabio Maniscalco, Archaeological Looting and the Protection of Cultural Property in Nigeria, in "Web Journal on Cultural Patrimony", vol. 1, 2006 WEB JOURNAL
  • (en) Ejibunu, Hassan Tai: Nigeria´s Delta Crisis: Root Causes and Peacelessness - EPU Research Papers: Issue 07/07, Stadtschlaining 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]