Saint-Pargoire

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Saint-Pargoire
Chevet de l'église
Chevet de l'église
Blason de Saint-Pargoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Gignac
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Agnès Constant
2014-2020
Code postal 34230
Code commune 34281
Démographie
Gentilé Saint-Pargoriens
Population
municipale
2 102 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 43″ N 3° 31′ 11″ E / 43.5286, 3.5197 ()43° 31′ 43″ Nord 3° 31′ 11″ Est / 43.5286, 3.5197 ()  
Altitude Min. 18 m – Max. 221 m
Superficie 23,77 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saintpargoire.com/

Saint-Pargoire est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Pargoriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Pargoire, village en circulade de 1 874 habitants, est le village le plus au sud du canton de Gignac. Il est géographiquement situé au centre du département de l’Hérault : Saint-Pargoire se trouve à 35 km de Lodève et de Béziers, à 45 km de Montpellier et à 20 km de la mer. De fait, en ayant un accès à l’A75 par l’échangeur de Paulhan distant de 5 km, Saint-Pargoire pourrait être un carrefour.

La commune s’étend sur 2400 ha, allant des garrigues arides qui surplombent Villeveyrac à la rive gauche de l’Hérault ; le point culminant se trouve à 190 m d'altitude au Mas de Vedel (sur la D30), le point le plus bas à 25 m au château de Rieutor (sur la D32).

La végétation est aussi contrastée que son relief, d’un côté la vigne tient une place prépondérante en occupant presque 1000 ha, d’un autre la garrigue avec des chênes verts, chênes kermès et des genêts et des arbustes ou plantes indigènes (thym, romarin, bruyère, brachypode rameux), parsemée de bois de chênes ou de pins.

Géologie et végétation[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Saint-Pargoire, il y a trois types de sols différents[1] :

  • argilo-calcaire, terre cultivable, bonne pour la vigne et les céréales.
  • les sols calcaires compacts, non cultivables, mais bons pour l'élevage du mouton (en nette régression).
  • les bordures limoneuses ou caillouteuses de l'Hérault qui représentent les 1/20e de la surface de la commune.

La quasi-totalité de la végétation qui entoure Saint-Pargoire est de la vigne. Le reste est de la garrigue avec, au pied des chênes verts, quelques truffières.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom du village vient de Pargoire, riche seigneur Corse qui fut martyrisé avec Parthée, Parthénée et Séverin, ses esclaves, à une époque incertaine. Leurs restes ont été transportés à Noli, près de Savone, dans l’ancien État de Gênes, où la cathédrale leur est dédiée. On représente ordinairement saint Pargoire monté sur un cheval entouré de ses compagnons.

Des fouilles et des recherches réalisées sur la commune indiquent que des populations étaient présentes à Saint-Pargoire 3 000 ans avant J.-C. Plusieurs menhirs et dolmens témoignent de leur présence ; dans le tènement de Peyreficade entre Saint-Marcel et la D2 il y avait le « menhir de saint Pargoire » qui était une pierre dressée de 3 m de haut, qui fut détruit dans les années trente, en 1976 on décomptait dans le département de l’Hérault plus de 130 menhirs.

Les abbés de Saint-Guilhem-le-Désert (Gellone) sont les premiers seigneurs de Saint-Pargoire que l’on connaisse. Ils succédèrent sans doute aux seigneurs guerriers qui avaient été préposés à la garde de la Septimanie ; mais lorsque celle-ci fut entièrement soumise, le pays dénommé Miliacus (d’où le nom des Hauts de Miliac) pris le nom de saint Pargoire, martyr corse auquel l’imposante église fut dédiée.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » à sa création en avril 1792. Puis, après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société populaire des sans-culottes montagnards », et compte 142 membres en brumaire an III[2]. Ce pourcentage constitue un des taux d’adhésion les plus élevés du département, en partie explicable par le fait que des membres de la société viennent des communes voisines : Saint-Pons-de-Mauchiens, Cabrials (actuellement à Aumelas), Plaissan, Bélarga, Campagnan, Puilacher. Néanmoins, environ 10 % des habitants de la commune en sont membres, ce qui témoigne de l’engagement de la population locale dans la Révolution[3].
Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Pargoire-l'Hérault[4].

En 1970, fermeture de la gare SNCF de Saint-Pargoire et de la ligne Paulhan - Montpellier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pargoire

Les armes de Saint-Pargoire se blasonnent ainsi[5] : De vair au sautoir losangé d'argent et de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Agnès Constant    
mars 2001 2008 Michel Astié PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 2102 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
En 2011, la commune comptait 2 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 181 1 197 1 391 1 452 1 496 1 768 1 806 1 631 1 686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 751 1 776 1 986 2 004 1 910 1 498 1 514 1 557 1 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 640 1 638 1 696 1 775 1 750 1 740 1 706 1 417 1 422
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 437 1 482 1 243 1 209 1 252 1 357 1 738 1 847 2 102
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est la trame du tissu économique du village (comme de toute la région). Avec ses 950 ha plantés en vigne, la commune vit autour de la viticulture; de nombreuses sources de revenus découlent de la vigne (mécanique agricole, entreprises de travaux agricoles, caves, ouvriers, exploitants, etc.) et se répercutent sur l’activité économique de Saint-Pargoire. Saint-Pargoire fait partie du Pays cœur d'Hérault.

Cependant, l'activité principale de Saint-Pargoire est liée au secteur tertiaire : commerces et de services (boucherie, boulangeries/pâtisseries, épiceries, quincaillerie/droguerie, fleuriste, salons de coiffure, kinésithérapeutes, médecins, notaire, dentiste, infirmières, menuisiers, plombiers, maçons, électriciens, garagistes, taxis, cabinet d’architecture, bureau d'études des fluides spécialisé dans le traitement naturel et les économies d'eau, bar, restaurants, ferme auberge, tabac/presse, pharmacie, un point vert Crédit agricole, agence Groupama, un bureau de poste ainsi qu’une annexe de l’école de musique de Gignac, une caserne de pompiers, une maison de retraite).

Saint-Pargoire a aussi plusieurs écoles : l’école primaire Jules-Ferry, l’école maternelle Jean-Jaurès, l’école privée Sainte-Jeanne d’Arc. La commune dispose de deux lieux de culte : l’église et le temple (avenue de la Gare).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église gothique datant du Moyen Âge.
  • Village en forme de circulade.
  • Cave coopérative vinicole réputée pour de très bons crus.
  • Mairie datant de 1857, rénovée en 2004.
  • "Croix de mission" datant du début du XIXe.
  • la pinède (appelée localement : « la plantation ») située dans un bas-fond le long de la route de Sète (D2) mérite un détour : plantée en 1931 par les habitants du village, celle-ci comporte une centaine de variété de pins et de cyprès sur 40 ha.

-temple protestant situé au carrefour de l'avenue de la Gare et de la rue du Temple

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école Jules Ferry de la commune a été construite en 1882[7]. Cinq enseignants et une aide-éducatrice dispensent un enseignement élémentaire pour une centaine d'enfants. L'école possède deux bâtiments distincts. Le premier regroupant six classes neuves, et le deuxième en préfabriqué, deux espaces pédagogiques. L'école peut accueillir 168 enfants. Les niveaux des classes sont le CP/CE1, CE1/CE2, CE2/CM1 et CM1/CM2. Un préau, une cour goudronnée et trois salles pour les enseignants complètent l'école.

Santé[modifier | modifier le code]

Des services de santé sont présents dans la commune[1]. On y trouve une pharmacie, trois médecins, un kinésithérapeute, des infirmières et un dentiste.

Pour la petite histoire, on peut rappeler le pharmacien E. Gourmand qui a œuvré pendant un demi siècle au service de la population. Il a obtenu une médaille d'argent pour son dévouement lors de l'épidémie de choléra en 1911. Il serait à l'origine du Quina, savant mélange d'herbes. Il est mort en 1945.

Vie associative[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations animent Saint-Pargoire : des associations sportives (judo, pétanque, football, chasse, boxe…), de solidarité, de secourisme, des associations festives (groupe folklorique, groupes musicaux, comité des fêtes…), des associations liées à la vie scolaire ("les Pitchouns", l’APEL…), des associations du 3e âge, des Anciens combattants. Le "Réveil Saint-Pargorien" est l'harmonie du village et compte une trentaine de musiciens bénévoles et talentueux.

Les associations ont un rôle important dans la vie de Saint-Pargoire, elles constituent un lien entre les différents groupes de la société, liens d’amitié, liens de solidarité ; elles participent activement à la vie du village offrant à chacun la possibilité de rencontrer ou de découvrir ses habitants.

Fête locale : le premier week-end d'août.

Marché: hebdomadaire, tous les mardis matins.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • David Durand, écrivain et ministre protestant.
  • André Gazagnes, chercheur, historien, auteur de Saint-Pargoire, 2000 ans d'histoire d'une commune languedocienne. Prix de l'Académie française, prix d'histoire 1997.
  • Henri Bellugou, écrivain, historien, auteur de La révolution dans le canton de Saint-Pargoire 1789-1800, Contes et légendes occitanes.
  • Gabriel Lardat (1900-1994), peintre figuratif.
  • Victor Gouton (1922-2004), ancien député de Lozère.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La commune sur le site de l'école
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 396
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Banque de blason, sur newgaso.fr
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. L'école de Saint-Pargoire