Saint-Jean-de-la-Blaquière

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Saint-Jean-de-la-Blaquière
Vue sur le village.
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Lodévois et Larzac
Maire
Mandat
Anne-Marie Fabre
2014-2020
Code postal 34700
Code commune 34268
Démographie
Population
municipale
594 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 57″ N 3° 25′ 25″ E / 43.7158, 3.4236 ()43° 42′ 57″ Nord 3° 25′ 25″ Est / 43.7158, 3.4236 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 557 m
Superficie 17,22 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-la-Blaquière

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Saint-Jean-de-la-Blaquière

Saint-Jean-de-la-Blaquière (en occitan Sant Joan de la Blaquièira), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Son nom vient de son église consacrée au IXe siècle à St Jean-Baptiste et « Blaquière » qui signifie « lieu planté de chênes blancs ». La « blaca » en occitan signifie « chêne blanc ». Ses habitants sont appelés les Blaquiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Économie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Saint-Jean-de-la-Blaquière

Les armes de Saint-Jean-de-la-Blaquière se blasonnent ainsi :

d'or à une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée d'une pièce de sinople, entourée de deux rameaux arrondis de sinople passés en sautoir en pointe et fruités de sable, d'olivier à dextre et de chêne à senestre[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Un dolmen et des mobiliers métalliques, découverts dans une sépulture par un agriculteur, permettent de penser que le site de la commune a été habité dès le Néolithique.

En 983, un moine de l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert fait don au monastère de deux manses lui appartenant, localisées sur le territoire de la commune.

La première mention "officielle" figure dans le "testament" de Saint-Fulcran. Il signale une église consacrée à St Jean-Baptiste, sa villa (domaine romain) nommée Pleuis et les 6 manses qui font partie du domaine.

Au XIIe siècle et XIIIe siècle, des documents royaux font mention de la villa « St Jean de Pleus ».

En décembre 1385, lors de la guerre de Cent Ans, les troupes royales séjournent durant une semaine dans le village.

Durant la période révolutionnaire, le village perd la première partie de son nom au profit de « La Blaquière », pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations. Il garde ce nom au moins jusqu'au cadastre de 1834. Toujours lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en 1793[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2001 Jean Brusque PS  
mars 2001 mars 2008 Yvan Ponce UMP  
mars 2008   Anne-Marie Fabre    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 594 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
411 443 485 431 439 410 406 413 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428 443 445 422 452 412 384 352 344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335 365 380 330 345 364 360 339 333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
330 300 259 263 338 361 469 594 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-la-Blaquière, église paroissiale dont le chœur roman (XIIe siècle) et l'abside en cul de four sont inscrits aux Monuments Historiques. Elle remplaçait une ancienne chapelle consacrée, elle aussi, à saint Jean-Baptiste.

Le château de la Blaquière des XIVe et XVIIe siècles, recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

De nombreuses « capitelles » dans les vignes ont été construites avec la technique à pierre sèche. Elles sont rouges car le matériau employé est des « ruffes », roches détritiques (sable, limon et argiles) de la famille des pélites datant du Permien (250 millions d’années).

Des chapelles funéraires des XIXe et XXe siècles.

Un dolmen néolithique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 64.
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011