Ganges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Gange
Ganges
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Ganges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Ganges
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises
Maire
Mandat
Michel Fratissier
2008-2014
Code postal 34190
Code commune 34111
Démographie
Population
municipale
4 031 hab. (2011)
Densité 563 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 06″ N 3° 42′ 33″ E / 43.935, 3.7092 ()43° 56′ 06″ Nord 3° 42′ 33″ Est / 43.935, 3.7092 ()  
Altitude Min. 138 m – Max. 540 m
Superficie 7,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative d'Hérault
City locator 14.svg
Ganges

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique d'Hérault
City locator 14.svg
Ganges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ganges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ganges
Liens
Site web http://www.ganges.fr

Ganges (en occitan Gange) est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Chef-lieu du Canton de Ganges, la commune est située au confluent de l’Hérault avec le Rieutord. Ses habitants sont appelés les Gangeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune, située au confluent de l'Hérault et du Rieutord, fait 746 hectares et est située à 45 km au Nord de Montpellier, à 60 km au Nord-Ouest de Nîmes, à 50 km au Sud-Est d'Alès, à 108 km à l'Ouest d'Avignon, et à 18 km de la sous-préfecture du Gard, Le Vigan. La ville se trouve dans un bassin entouré par les premiers contreforts des Cévennes (Séranne, …).

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Julien-de-la-Nef Sumène Sumène Rose des vents
Saint-Laurent-le-Minier N Moulès-et-Baucels
O    Ganges    E
S
Cazilhac Cazilhac Laroque

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Ganges est fort ancienne puisqu'elle est mentionnée à l'époque gallo-romaine sous le nom d'Aganticum.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, au moment de la création des départements français en 1790, à la suite de doléances de la part des Gardois, le canton de Ganges fut échangé contre celui d'Aigues-Mortes d'abord héraultais afin que le département du Gard possède un débouché sur la Méditerranée. Si cela n'avait été fait, Ganges serait peut être devenue « sous-préfecture du Gard » à la place du Vigan. Cette affirmation de l'historien Pierre Gorlier est cependant contestée. D'ailleurs, à ce jour, si cette affaire a peut être été évoquée oralement à un moment à l'époque de la création des départements, aucun document officiel dans les archives ne vient appuyer cette hypothèse. Seule une doléance des habitants de Ganges aspirant à être rattachés au Gard pour des raisons « pratiques » apparait dans les années 1820/30 mais elle est refusée. Ganges a de plus toujours fait partie du diocèse de Montpellier sous l'Ancien Régime. Il est cependant évident que les connexions avec le département limitrophe ont toujours été très fortes, notamment au niveau des échanges commerciaux (activité séricicole oblige) et obligatoirement routiers (l'ancienne ligne Nîmes-Le Vigan passe par Ganges[1]).

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire républicaine » en l’an II[2].

La Révolution industrielle s'accompagne de l'essor de l'industrie du fil de soie puis de la bonneterie qui vont marquer durablement la ville au XIXe et au XXe siècle. Un grand nombre d'archives et de bas de haute couture fabriqués par des bonneteries gangeoises sont conservés au Musée cévenol du Vigan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ganges

Les armes de Ganges se blasonnent ainsi : écartelé d'argent et de sable, à quatre lions de l'un en l'autre.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1983 mars 1992 Louis Randon RPR Conseiller général
mars 1992 juillet 2011 Jacques Rigaud PS Conseiller général
juillet 2011 en cours Michel Fratissier DVG[3] puis PS[4] Maître de Conférences à l’IUFM de Montpellier

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 4031 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 500 3 500 3 928 4 029 4 193 4 527 4 564 4 658 4 176
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 665 4 470 4 121 4 349 4 443 4 201 4 369 4 552 4 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 247 4 582 4 575 4 083 4 381 4 445 4 157 4 073 4 262
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 926 4 872 3 858 3 533 3 343 3 502 3 887 3 943 4 031
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les Traverses sont caractéristiques des vieilles villes cévenoles ; le vieux centre historique de Ganges est un dédale de passages voûtés, de ruelles, avec jardins et cours en étage qui composent un véritable labyrinthe[7].
  • Le temple protestant (1851) de forme rare et originale heptagonale possédant un haut et curieux clocher (30 mètres) presque en forme de minaret qui domine toute la ville et qui contient une unique cloche.
  • Le beffroi communal (fin XVIIe siècle) supportant un très gracieux campanile qui abrite une très ancienne cloche du XVIe siècle qui sonne les heures (le tout récemment restauré). Cette horloge domine les anciennes casernes.
  • La vieille ville est entourée d'une agréable petite ceinture de boulevards ombragés de tilleuls.
  • Les Halles métalliques de la fin du XIXe siècle sont malheureusement peu mises en valeur.
  • L'église catholique Saint-Pierre fut construite de 1860 à 1866 dans le style néo-roman par l'architecte Henri Antoine Revoil. Elle possède deux clochers qui supportaient, à l'origine, deux flèches et où l'on trouve trois cloches, servant aux offices et à la sonnerie de l'angélus, baptisées Marie, Jeanne d'Arc, et Thérèse (le bourdon). À l'intérieur de l'édifice se trouvent des mosaïques ainsi qu'un bel orgue installé en 1869 par la Manufacture Théodore Puget Père et Fils de Toulouse et offert par l'impératrice Eugénie sous le Second Empire.
  • Le couvent et maison de retraite des dominicaines, éloignée du centre ville mais dominant les environs du fait de sa position élevée, sur une colline.
  • Le cours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Vissec de La Tude.
  • Charles de Vissec de Latude (1639-1737). Baron des États de Languedoc, gouverneur de Ganges, lieutenant du roi de la Finance du Languedoc, commandant du Fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon. Le roi érige ses terres de Ganges en marquisat en 1666. Il avait épousé l'une des beautés de son temps, Diane de Joannis de Chateaublanc.
  • Diane de Joannis de Chateaublanc dite "la marquise de Ganges" (1635-1667). L'affaire de son assassinat en 1667 par ses deux beaux-frères, l'abbé et le chevalier de Vissec de la Tude, eut un très grand retentissement.
  • Antoine Fabre d'Olivet (Ganges, 8 décembre 1767-Paris, 27 mars 1825). Écrivain, philologue et occultiste français.
  • Jules Émile Planchon (21 mars 1823-1er avril 1888). Botaniste né à Ganges. La rue qui descend du temple jusqu'au pont sur le Rieutord porte son nom.
  • Armand Sabatier (1834-1910). Savant né à Ganges et mort à Montpellier, professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier.
  • Elie Gounelle (1865-1950). Né à Sauve, il est le fils du pasteur méthodiste Gédéon Gounelle. Il devient lui-même pasteur à Alès puis à Roubaix. Elie Gounelle est l'une des principales figures du christianisme social en France et un pionnier du mouvement œcuménique dans l'entre-deux-guerres. Il meurt dans sa maison à Ganges. L'ancienne rue des Écoles porte désormais son nom.
  • Victor Brugairolles, né à Ganges en 1869-1936 et décédé à Paris. Artiste peintre
  • Charles Benoît (1890-1973). Né à Ganges. Co-inventeur en 1949 de la "Mobylette", il fut également un des fondateurs de Motobécane et son PDG de 1958 à 1966 inclus.
  • Stéphan Rossignol (1962). Né à Ganges dont il fut l'élu, il est l'un des principaux leaders de la droite en Languedoc-Roussillon.
  • Christophe Gibelin (1967). Scénariste et coloriste français de bandes dessinées.
  • Jean Caizergues. Cultivateur de salades, tomates en tout genre, oignons de Lézignan, pommes de terre et pêches, il est un grand patriote de développement durable en contribuant fortement à la récupération d'objets anciens ou d'occasion pour les rénover. Certains agriculteurs affirment que sa culture de salades permettrait de nourrir la moitié de la commune de Ganges.


Galerie[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le Rieutord, la rivière traversant Ganges, est la plupart du temps à sec, puisqu'une partie de ses eaux s'écoule de façon souterraine, après qu'elles ont passé Sumène. L'eau redevient visible lors de fortes pluies, ayant lieu en amont, ce qui ne se produit qu'une ou deux fois par an.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année le festival Ganges 1900, une reconstitution historique de la ville dans les années 1900, à lieu début septembre.

Une fête votive est également organisée autour du 14 juillet.

Enfin, le rallye des Cévennes a également lieu début novembre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Si Ganges m'était contée, dépliant patrimoine de l'Office de tourisme Cévennes Méditerranée

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ganges a-t-elle un jour été gardoise ?, Midi libre 5 aout 2009
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  3. Exclu du PS en mars 2010.
  4. Réintégré en décembre 2011.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Les Traverses de Ganges (decouverte34.com)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :