Pouzols

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homophones, voir Pouzol, Pouzolles et Pouzzoles.
Pouzols
Anciennes fortifications
Anciennes fortifications
Blason de Pouzols
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Gignac
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Véronique Marié-Neil
2014-2020
Code postal 34230
Code commune 34215
Démographie
Gentilé Pouzolais
Population
municipale
851 hab. (2011)
Densité 288 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 09″ N 3° 30′ 48″ E / 43.6191666667, 3.51333333333 ()43° 37′ 09″ Nord 3° 30′ 48″ Est / 43.6191666667, 3.51333333333 ()  
Altitude Min. 27 m – Max. 100 m
Superficie 2,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pouzols

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pouzols

Pouzols est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Pouzols est une commune de 700 habitants située sur la rive gauche du fleuve Hérault et dans le département du même nom. Elle bénéficie d'une situation exceptionnelle dans le sud de la France à une trentaine de kilomètres de la Mer Méditerranée et une centaine de kilomètres des Cévennes ou du Haut Languedoc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pouzols est située entre mer et montagne au cœur du département. Elle est bâtie sur un plateau dominant la moyenne vallée de l'Hérault.

Son territoire est peu étendu: 290 hectares; il est limité au nord par le fleuve Hérault, au sud par des coteaux couverts d’oliviers et de vignes qui produisaient il y a quelques années de beaux chasselas dorés.

Jusqu’au XIIe siècle Pouzols n’était qu’un château féodal faisant partie de la baronnie du Pouget sur le territoire de la Vicomté d’Aumelas qui appartenait à Jacques Ier roi de Majorque, fils de Pierre d'Aragon et de Marie de Montpellier.

Aujourd’hui encore, trois des quatre tours du château sont bien visibles, ainsi que par endroit, le mur d’enceinte qui les relie. Ce sont les traces de l’origine médiévale du village.

Les habitations anciennes sont groupées autour de l’église Saint-Amans, à l'intérieur des remparts. Elles sont traversées par une seule rue appelée Guillaume d’Hugues (1570-1648), descendant des seigneurs de Pouzols. L’entrée principale de l’enceinte, située sur la place, est aujourd’hui restaurée. Elle est en plein cintre avec trois arceaux superposés et repose sur deux piliers droits solidement construits où l’on distingue l’empreinte des gonds et de la herse. Au-dessus, on peut voir le départ de l’ancien chemin de ronde. À l’intérieur et à droite, adossée au mur, subsiste une vieille fontaine. L’ensemble est surmonté de la petite tour carrée de l’horloge qui aurait été construite après la Révolution française, nécessitant la démolition de la partie supérieure de la tour.

Après la Révolution, le village s’agrandit et des maisons vigneronnes apparaissent en dehors des remparts. De nombreuses villas se construisent peu à peu autour du village ancien.

Le nom du village a varié au cours des siècles :

  • Podols de 1122 à 1153
  • Posols en 1190
  • De Pojolis en 1238
  • De Pozolibus en 1526
  • Pouzols en 1625
  • Pouzolz en 1649
  • Pousols seigneurie de 1529 à 1688
  • Pouzols depuis 1760 (archives départementales)

Bibliographie:

  • Histoire de la Vicomté d’Aumelas (A. Delouvier)
  • Histoire du canton de Gignac (J. Mestre)
  • La féodalité dans la baronnie du Pouget (P. Huppé)
Pouzols.jpg

Les métiers disparus:

Si la viticulture, bien qu’en régression, est toujours présente à Pouzols et dans la région, beaucoup d’autres métiers ont totalement disparu. Il y a encore soixante ou soixante et dix ans, de nombreux commerçants et artisans occupaient de petits ateliers, parcouraient nos rues, ou s’installaient à même le sol sur la place.

C’est ainsi que Pouzols avait son maréchal- ferrant Marcel Gras, dans l’Enclos qui porte encore son nom. Il aiguisait les socs de charrues, ferrait les chevaux, entretenait le matériel agricole.

Ernest Delfau, le laitier, élevait quatre ou cinq vaches. Le soir, avec son pot, chacun allait chercher son lait dans la cuisine même du laitier. De temps à autre, la naissance d’un petit veau faisait l’attraction des enfants.

Le cordonnier, Joseph Connes, avait son échoppe dans la rue Guillaume d’Hugues. Enveloppé dans son grand tablier de cuir, il découpait, clouait, réparait avec minutie et précision. Son atelier sentait bon le cuir et la poix dont il enduisait les semelles.

Le crieur public, Ludovic Lavaysse, muni de sa trompette, était chargé de faire le tour du village pour publier les annonces de la mairie et pour annoncer l’arrivée des marchands ambulants. Tous les enfants qu’il croisait, s’amusaient à souffler dans sa trompette.

Il y avait aussi dans le village trois ou quatre lavandières. Quand elles avaient lavé le linge dans les maisons, elles allaient le rincer au lavoir du Valat en compagnie des ménagères qui, chaque jour, allaient vider et laver leur seau hygiénique sous le pont…

Régulièrement, Joseph l’étameur venait de Canet sur sa bicyclette. Il s’installait sur la place, à même le sol, pour réparer à l’étain, cruches, pots percés et machines à sulfater.

Le rémouleur, plusieurs fois par an, venait aiguiser couteaux, ciseaux et les sécateurs pour les vendanges. Toute la matinée, il pédalait pour faire tourner sa meule.

L’été, le marchand d’oignons de Lézignan arrivait avec sa marchandise. Il attirait la clientèle en criant : « A la ceba, a la ceba de Lézignan ! Los tres paquets, cinquanta francs. » (anciens !…)

Début octobre, c’était le ramoneur qui venait faire sa tournée. Cette sorte de diable, noir de la tête aux pieds, le dos chargé d’un attirail inquiétant, parcourait les rues du village en criant à tous vents pour appeler les clients.

Venait aussi le « pelharot ». Lui, ne vendait pas. Il achetait les chiffons, les peaux de lapins et les plumes de poules. Un grand sac sur le dos, il faisait le tour du village en criant : « Pelharot, pelharot, pels de lèbres, pels de lapins ! » Les enfants en avaient peur. On leur disait : « Si tu n’est pas sage, le pelharot te prendra dans son sac ».

Et encore la matelassière qui venait de St Bauzille. Elle travaillait dans la remise d’un Pouzolais. Elle démontait les matelas usés. Peignait et démêlait la laine avec sa cardeuse et refaisait les matelas avec une toile neuve.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs (source : archives commune de Pouzols)
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983  ??? Jacques DONNADIEU    
mars 1959 mars 1983 Robert LAUTIER    
mai 1946 mars 1959 Marius JEANJEAN    
mai 1945 mai 1946 Armand BOYER    
décembre 1919 mai 1945 Augustin CALVIE    
mai 1908 décembre1919 Gustave DURAND    
mai 1896 mai 1908 Ferdinand GUICHARD    
mai 1888 mai 1896 Théophile MARIE    
décembre 1887 mai 1888 David GUIROU    
mai 1880 décembre 1887 Justin COURDURIER    
juin 1878 mai 1880 Camille GARRIGUES    
octobre 1837 juin 1878 Jean-Baptiste GARRIGUES    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 851 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
269 272 302 262 340 338 319 324 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
359 352 373 361 407 324 332 424 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458 465 471 512 539 569 475 511 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
441 413 335 368 436 629 788 851 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Amans

Son origine remonte à l'époque féodale. Le chœur de style roman plein cintre constituait à l'origine la chapelle du château qui faisait partie de la Vicomté d'Aumelas. On retrouve sa trace dès 1112 dans les propriétés de l'abbaye d'Aniane; elle était alors dédiée à saint Amand (plus tard Amans).

La nef de style ogival est éclairée par des vitraux peints ainsi que la rosace éclairant la tribune. Elle a été élargie par la chapelle de la Vierge au XVIIe siècle par Guillaume d'HUGUES natif de Pouzols et descendant d'une très ancienne noblesse du Languedoc.

Sur la clé de voûte devant l'autel de la Vierge, sont gravées les armoiries de Guillaume. Elles sont constituées d'un écusson barré de trois bâtons et d'un lion à longue crinière surmonté de trois étoiles. On les retrouve également sur les fonts baptismaux placés dans le chœur qui ont été offerts à la paroisse par Guillaume. La vasque est en marbre.

Sur le pilier jouxtant l'autel on peut voir une trace noire; c'est la litre seigneuriale, bande noire peinte autour de l'église lors du décès du seigneur.

Au XIXe siècle, le bâtiment de culte est trop petit pour une population très pratiquante. Le conseil municipal de l'époque projette l'agrandissement de l'église en prolongeant la chapelle de la Vierge. On peut voir la datation de ces travaux sur la clé de voûte au fond en rentrant à gauche (1839).

Le porche d'entrée et les tribunes sont plus récents; ils datent du début du XXe siècle.

En 1975, l'église a été entièrement restaurée par Adrien Dumas maçon du village. Les diverses couches de badigeons de couleur sombre qui couvraient les murs ont été enlevées laissant apparaître un bel édifice en pierre calcaire que nous pouvons admirer aujourd'hui.

À droite de la nef se trouve l'emplacement de l'ancienne porte d'entrée communiquant autrefois avec le cimetière, appelée alors : la "porte des morts". À cet endroit, on peut voir une pietà soutenant le Christ mort et entourée de saint Jean et Marie Madeleine portant un vase de parfum. Cette statue date du XVe siècle; elle se trouvait scellée sur le mur extérieur avant la restauration ainsi que la statue d'un saint qui se trouve au-dessus du bénitier à l'entrée de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :