La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries

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La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castries
La rue principale du bourg de la Vacquerie
La rue principale du bourg de la Vacquerie
Blason de La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Lodévois et Larzac
Maire
Mandat
Jean Barral
2014-2020
Code postal 34520
Code commune 34317
Démographie
Gentilé Vacquerois, Vacqueroises
Population
municipale
161 hab. (2011)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 24″ N 3° 27′ 40″ E / 43.79, 3.46111111111 ()43° 47′ 24″ Nord 3° 27′ 40″ Est / 43.79, 3.46111111111 ()  
Altitude Min. 573 m – Max. 822 m
Superficie 43,05 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries (en occitan La Vacariá e Sant Martin de Castrias) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Elle provient de l'unification des deux anciennes communes de La Vacquerie et de Saint-Martin de Castries en 1832.

Ses habitants sont appelés les Vacquerois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est située sur le plateau calcaire du Larzac, plus exactement dans l'appendice méridional de ce dernier, entre le Cirque de Navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et Lodève.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Vacquerie vient de vaccaria : lieu où paissent les vaches, terre inculte livrée au pâturage. Il dérive du latin classique vacca auquel le suffixe -aria a été combiné[2],[3],[4].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreux dolmens, tumulus, menhirs et cavités sépulcrales témoignent d'une démographie particulièrement développée au Néolithique final[5]. L'aven de Saint-Martin d'Azirou présente des restes de construction, du matériel lithique typique du Rodézien ainsi que de la céramique. Dans la grotte sépulcrale de Maurous, explorée par le chanoine Joseph Giry, furent découverts neuf grands vases funéraires datant de l'âge du bronze, exposés aujourd'hui au musée de Lodève. Le grand dolmen de Ferrussac fut aussi utilisé comme sépulture collective.

Des « grottes-citernes » servaient à récupérer l’eau au chalcolithique et à l'âge du bronze. On trouve des traces d'habitat et d'enceintes datant de l'âge du cuivre sur les sites de Saint-Martin d'Azirou, Montsaloux, La Trivalle, Sablières et la Vernède et des vestiges de villas romaines et de trois voies antiques au lieu-dit La Trivalle.

Période historique[modifier | modifier le code]

En 807, le roi Louis le Pieux cède le lieu nommé Castries avec son église Saint Martin (aujourd'hui ruinée) à l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, fondée par Guillaume d'Orange, comte de Toulouse.

À partir du traité de Meaux en 1229, les évêques de Lodève deviennent les seigneurs de leur diocèse. Certains territoires continuent à ne pas dépendre de leur juridiction mais ressortent directement de Saint-Guilhem (une partie du village de la Vacquerie, la partie Nord-Est de la commune, Azirou et Saint-Martin de Castries).

En 1488, le camérier de l´abbaye de Saint-Guilhem cède à la famille de Vissec de Latude le domaine de Saint-Martin de Castries. La famille Vissec de Latude de Fontès possédera la seigneurie de Saint Martin-de-Castries jusqu'au XVIIIe siècle.

Durant les guerres de Religion, le village fut pris par les Catholiques en 1580[6].

Au XIXe siècle, La Vacquerie était idéalement située sur l'ancienne voie allant de Montpellier à Millau. En 1861, le percement de la route du Pas de l'Escalette, jusqu'alors seulement un sentier muletier, signa le déclin de sa population.

Héraldique[modifier | modifier le code]

La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries

Son blasonnement est : De gueules à une vache d'argent cornée, colletée, clarinée et sabotée d'azur, au chef cousu de sable chargé de deux croisettes d'argent, et à une crosse d'or posée en pal passant derrière la vache et brochant sur le chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Maurice Requi    
mars 2008   Jean Barral    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 622 659 559 604 743 685 765 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
717 680 652 619 596 639 605 546 526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522 533 426 335 312 273 228 186 142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
102 109 81 85 103 119 133 135 161
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le village et ses environs[modifier | modifier le code]

Dolmen de Costa Caouda
Grand dolmen de Ferrussac

Sur la place principale du village, la maison dite « du Bailly » montre une porte sculptée et une galerie du XVIIe siècle.

Sur le territoire de la commune, le site expérimental d'architecture de Cantercel, fondé en 1989, intègre ses bâtiments contemporains à un site paysager. Il a pour vocation d'être un lieu de recherche, de formation et de sensibilisation à l’architecture environnementale.

Le prieuré de Saint-Martin-de-Castries, qui fut une dépendance de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, date du XIIe siècle. Son église, dont les ruines ont été restaurées en 2005, est la plus ancienne sur le plateau du Larzac. Les fouilles programmées de 2002 à 2006 sur le site ont révélé les vestiges d’un habitat d’époque carolingienne[9],[10].

La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries compte enfin de très nombreux monuments mégalithiques comme le dolmen de Costa Caouda, les deux dolmens de Ferrussac et un des quatre menhirs du Coulet.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

En spéléologie, plusieurs avens situés sur la commune sont parmi les plus remarquables du département de l'Hérault :

  • l'aven Barnabé a une profondeur de 312 mètres et un développement supérieur à 2 kilomètres.
  • La grotte-cave de Vitalis, qui servit de cave à fromages, est la plus belle cavité de cette commune et une des plus réputées du causse du Larzac : elle fait 1,400 kilomètre de développement (accès interdit)[11].
  • L'aven du Fonctionnaire, cavité située dans la grande plaine (polje) au nord du village a fait l'objet d'une coloration à la fluorescéine en 1972 (D.Caumont - CLPA) qui est ressortie à la source de la Clamouse quelque 17 kilomètres plus loin dans la vallée de l'Hérault[12]. Cette coloration a démontré l'existence d'un des plus importants réseaux souterrains (en développement et profondeur) entre les Pyrénées et les Alpes. La commune de La Vacquerie est une des communes du département de l'Hérault qui présente le plus important potentiel karstique et de ce fait un avenir spéléologique particulièrement important.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le sculpteur Paul Dardé (1888-1963) tailla dans un bloc toujours visible près du dolmen de Costa Caouda la grossière ébauche de son œuvre L'Homme primitif (1931), destinée au Musée National de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac.
  • L'homme d'Église, archéologue et spéléologue Joseph Giry (1905-2002), qui découvrit la nécropole étrusque de Saint-Julien de Pézenas et fouilla l'oppidum d'Ensérune, fut curé de La Vacquerie en 1934.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnès Bergeret (sous la direction de) : Saint-Martin-de-Castries, de l'habitat rural à l'ensemble ecclésial (VIII-XVIIIe siècle), Les Cahiers du Lodévois-Larzac n°30.
  • Agnès Bergeret, Le prieuré de Saint-Martin-de-Castries, révélé par l'archéologie.
  • Daniel Caumont : Le Larzac Méridional et La Vacquerie. in "La Gazette Economique et Culturelle du Languedoc" -HebdoMag- n°1427. avril 2009. (7 pages).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou Vaccastriens sur Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/04/2009.
  2. Ernout et Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, 1959.
  3. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France, 1920-1929.
  4. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, p.265.
  5. Arnal Gaston-Bernard, L'aven de Saint-Martin-D'Azirou : La Vacquerie (Hérault) : Étude préliminaire, dans Archéologie en Languedoc, 1996, vol. 20 (2), pp. 1-14.
  6. Article La Vacquerie-et-Saint-Martin de Castries sur le Quid « (lien) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. Article Le prieuré St Martin de Castries sur le site de la communauté de communes Lodévois-Larzac.
  10. Article St Martin de Castries, révélé par l’archéologie
  11. En 2009, l'accès à la grotte de Vitalis est interdit par arrêté municipal, les ruines de l'entrée étant instables.
  12. voir D. Caumont - Le réseau souterrain de la Clamouse. État actuel des Recherches. Travaux du CLPA. Spelunca n° 2, 1978, p. 57-61. et aussi D.Caumont - Le réseau amont de la Clamouse. Approche systémique d'un réseau hypogé. Actes du colloque tenu à Clamouse le 24 juin 1995. p. 57-61.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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