La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries
| La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castries | ||
La rue principale du bourg de la Vacquerie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Lodève | |
| Canton | Lodève | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Lodévois et Larzac | |
| Maire Mandat |
Jean Barral 2008-2014 |
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| Code postal | 34520 | |
| Code commune | 34317 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Vacquerois, Vacqueroises | |
| Population municipale |
152 hab. (2010) | |
| Densité | 3,5 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 573 m — Max. 822 m | |
| Superficie | 43,05 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries (en occitan La Vacariá e Sant Martin de Castrias) est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Elle provient de l'unification des deux anciennes communes de La Vacquerie et de Saint-Martin de Castries en 1832.
Ses habitants sont appelés les Vacquerois[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est située sur le plateau calcaire du Larzac, plus exactement dans l'appendice méridional de ce dernier, entre le Cirque de Navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et Lodève.
Histoire [modifier]
Toponymie [modifier]
Le mot Vacquerie vient de vaccaria : lieu où paissent les vaches, terre inculte livrée au pâturage. Il dérive du latin classique vacca auquel le suffixe -aria a été combiné[2],[3],[4].
Préhistoire et Antiquité [modifier]
De nombreux dolmens, tumulus, menhirs et cavités sépulcrales témoignent d'une démographie particulièrement développée au Néolithique final[5]. L'aven de Saint-Martin d'Azirou présente des restes de construction, du matériel lithique typique du Rodézien ainsi que de la céramique. Dans la grotte sépulcrale de Maurous, explorée par le chanoine Joseph Giry, furent découverts neuf grands vases funéraires datant de l'âge du bronze, exposés aujourd'hui au musée de Lodève. Le grand dolmen de Ferrussac fut aussi utilisé comme sépulture collective.
Des « grottes-citernes » servaient à récupérer l’eau au chalcolithique et à l'âge du bronze. On trouve des traces d'habitat et d'enceintes datant de l'âge du cuivre sur les sites de Saint-Martin d'Azirou, Montsaloux, La Trivalle, Sablières et la Vernède et des vestiges de villas romaines et de trois voies antiques au lieu-dit La Trivalle.
Période historique [modifier]
En 807, le roi Louis le Pieux cède le lieu nommé Castries avec son église Saint Martin (aujourd'hui ruinée) à l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, fondée par Guillaume d'Orange, comte de Toulouse.
À partir du traité de Meaux en 1229, les évêques de Lodève deviennent les seigneurs de leur diocèse. Certains territoires continuent à ne pas dépendre de leur juridiction mais ressortent directement de Saint-Guilhem (une partie du village de la Vacquerie, la partie Nord-Est de la commune, Azirou et Saint-Martin de Castries).
En 1488, le camérier de l´abbaye de Saint-Guilhem cède à la famille de Vissec de Latude le domaine de Saint-Martin de Castries. La famille Vissec de Latude de Fontès possédera la seigneurie de Saint Martin-de-Castries jusqu'au XVIIIe siècle.
Durant les guerres de Religion, le village fut pris par les Catholiques en 1580[6].
Au XIXe siècle, La Vacquerie était idéalement située sur l'ancienne voie allant de Montpellier à Millau. En 1861, le percement de la route du Pas de l'Escalette, jusqu'alors seulement un sentier muletier, signa le déclin de sa population.
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : De gueules à une vache d'argent cornée, colletée, clarinée et sabotée d'azur, au chef cousu de sable chargé de deux croisettes d'argent, et à une crosse d'or posée en pal passant derrière la vache et brochant sur le chef. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 152 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Le village et ses environs [modifier]
Sur la place principale du village, la maison dite « du Bailly » montre une porte sculptée et une galerie du XVIIe siècle.
Sur le territoire de la commune, le site expérimental d'architecture de Cantercel, fondé en 1989, intègre ses bâtiments contemporains à un site paysager. Il a pour vocation d'être un lieu de recherche, de formation et de sensibilisation à l’architecture environnementale.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Castries, qui fut une dépendance de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, date du XIIe siècle. Son église, dont les ruines ont été restaurées en 2005, est la plus ancienne sur le plateau du Larzac. Les fouilles programmées de 2002 à 2006 sur le site ont révélé les vestiges d’un habitat d’époque carolingienne[9],[10].
La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries compte enfin de très nombreux monuments mégalithiques comme le dolmen de Costa Caouda, les deux dolmens de Ferrussac et un des quatre menhirs du Coulet.
Spéléologie [modifier]
En spéléologie, plusieurs avens situés sur la commune sont parmi les plus remarquables du département de l'Hérault :
- l'aven Barnabé a une profondeur de 312 mètres et un développement supérieur à 2 kilomètres.
- La grotte-cave de Vitalis, qui servit de cave à fromages, est la plus belle cavité de cette commune et une des plus réputées du causse du Larzac : elle fait 1,400 kilomètre de développement (accès interdit)[11].
- L'aven du Fonctionnaire, cavité située dans la grande plaine (polje) au nord du village a fait l'objet d'une coloration à la fluorescéine en 1972 (D.Caumont - CLPA) qui est ressortie à la source de la Clamouse quelque 17 kilomètres plus loin dans la vallée de l'Hérault[12]. Cette coloration a démontré l'existence d'un des plus importants réseaux souterrains (en développement et profondeur) entre les Pyrénées et les Alpes. La commune de La Vacquerie est une des communes du département de l'Hérault qui présente le plus important potentiel karstique et de ce fait un avenir spéléologique particulièrement important.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le sculpteur Paul Dardé (1888-1963) tailla dans un bloc toujours visible près du dolmen de Costa Caouda la grossière ébauche de son œuvre L'Homme primitif (1931), destinée au Musée National de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac.
- L'homme d'Église, archéologue et spéléologue Joseph Giry (1905-2002), qui découvrit la nécropole étrusque de Saint-Julien de Pézenas et fouilla l'oppidum d'Ensérune, fut curé de La Vacquerie en 1934.
Bibliographie [modifier]
- Agnès Bergeret (sous la direction de) : Saint-Martin-de-Castries, de l'habitat rural à l'ensemble ecclésial (VIII-XVIIIe siècle), Les Cahiers du Lodévois-Larzac n°30.
- Agnès Bergeret, Le prieuré de Saint-Martin-de-Castries, révélé par l'archéologie.
- Daniel Caumont : Le Larzac Méridional et La Vacquerie. in "La Gazette Economique et Culturelle du Languedoc" -HebdoMag- n°1427. avril 2009. (7 pages).
Notes et références [modifier]
- Ou Vaccastriens sur Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/04/2009.
- Ernout et Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, 1959.
- Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France, 1920-1929.
- Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, p.265.
- Arnal Gaston-Bernard, L'aven de Saint-Martin-D'Azirou : La Vacquerie (Hérault) : Étude préliminaire, dans Archéologie en Languedoc, 1996, vol. 20 (2), pp. 1-14.
- Article La Vacquerie-et-Saint-Martin de Castries sur le Quid « (lien) » (Archive • Wikiwix • Que faire ?)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Article Le prieuré St Martin de Castries sur le site de la communauté de communes Lodévois-Larzac.
- Article St Martin de Castries, révélé par l’archéologie
- En 2009, l'accès à la grotte de Vitalis est interdit par arrêté municipal, les ruines de l'entrée étant instables.
- voir D. Caumont - Le réseau souterrain de la Clamouse. État actuel des Recherches. Travaux du CLPA. Spelunca n° 2, 1978, p. 57-61. et aussi D.Caumont - Le réseau amont de la Clamouse. Approche systémique d'un réseau hypogé. Actes du colloque tenu à Clamouse le 24 juin 1995. p. 57-61.
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
