Saint-Jean-de-Fos

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Saint-Jean-de-Fos
Tour de l'église
Tour de l'église
Blason de Saint-Jean-de-Fos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Gignac
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Guy-Charles Aguilar
2014-2020
Code postal 34150
Code commune 34267
Démographie
Population
municipale
1 550 hab. (2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 06″ N 3° 33′ 06″ E / 43.7017, 3.5517 ()43° 42′ 06″ Nord 3° 33′ 06″ Est / 43.7017, 3.5517 ()  
Altitude Min. 30 m – Max. 528 m
Superficie 14,19 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Fos

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Saint-Jean-de-Fos

Saint-Jean-de-Fos est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les "Jeannifossiens".

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint jean de Fos est un village situé à la sortie des Gorges de Hérault, là ou le massif de la Séranne (massif Calcaire) appelé aussi Causses du Larzac, rejoint la plaine de la Vallée de Hérault. Il se trouve sur les bords de l'Hérault là ou le pont du Diable enjambe le fleuve. Un climat méditerranéen, chaud et ensoleillé. Saint Jean de Fos à comme commune voisine, Saint Guilhem le Désert, Aniane, Montpeyroux, Puéchabon, Lagamas. Le village est en circulade et est à ce titre membre de l'association le réseau des Circulades. Aperçu en Image

Voici un aperçu de Saint Jean de Fos

Économie[modifier | modifier le code]

La principale économie du village est la viticulture, l'oléiculture, la production de poterie,(11 ateliers et galeries de potiers) et le tourisme avec les visiteurs du Pont Du Diable et Argileum. De nombreux hébergements touristiques sont proposés. Cinq restaurants dans la commune. L'artisanat y est aussi bien implanté. Chaque année le Marché des Potiers réunis 50 exposants pour le plus grand rassemblement autour de la céramique du département.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

On trouve les premières mentions du lieu en 804 sous le nom "Litenis".

Le village s'est ensuite développé autour de l'église de St-Jean entre 1031 et 1060 suite à la construction du Pont du Diable qui constitue un relais important entre Gellone et Aniane.

La place a été successivement fortifiée au Moyen Âge.

Saint-Jean-de-Fos a connu la renommée grâce à ses potiers du XIVe au XVIe siècle. Cette tradition de poterie, notamment la poterie vernissée verte, s'est perpétuée et est toujours visible dans les rues du village au travers d'éléments de faîtages, de descentes de chenaux et de gouttières par exemple.

Les potiers fabriquaient aussi des petites trompes en terre cuite (troïna ou trumpet) qui furent utilisées de la seconde moitié du XVe siècle jusqu'au début du XXe siècle. Les cloches étant parties à Rome, entre le Jeudi Saint et Pâques, les enfants de chœur, armés de ces petites cornes, trompetaient pour appeler les fidèles à la messe. Le dimanche de Pâques une cérémonie avait lieu sous la croix de la Vierge du Roc Pointu. Il fallait s’emparer de la corne de son voisin et à la briser contre le rocher. Le bas du rocher est encore recouvert des tessons accumulés pendant des années[1].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, créée en mars 1792. Elle est baptisée « société populaire régénérée » en floréal an II. Elle compte 88 membres à cette date[2]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Fort-l’Hérault[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Pierre Espinas    
1989 2008 Pierre Capelli    
mars 2008   Jean-François Ruiz    

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1550 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 232 1 334 1 410 1 423 1 507 1 544 1 518 1 518 1 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 489 1 473 1 450 1 366 1 407 1 367 1 218 1 227 1 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 200 1 177 1 181 1 050 1 046 1 128 1 064 983 913
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
946 939 861 905 1 011 1 160 1 422 1 460 1 550
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans la grotte de Clamouse
  • La Grotte de Clamouse, une des plus belles grottes de France
  • Argileum, le Musée de la Poterie
  • Le Pont du diable sur l'Hérault
  • L'église de Saint-Jean-de-Fos d’architecture romane dont la construction a commencé au XIe siècle, complétée d'une tour au XIIe siècle et agrandie au XVIe siècle
  • L'église Saint-Géniès de Litenis, église romane des XI-XIIe siècles et située à quelques kilomètres au sud du village
  • Nombreuses grottes : grotte des Plaux, du Brunan, des Contrebandiers…
  • Moulins du XIe et XIIe siècle sur l'Hérault

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Godefroy, alias Rivière, né le 4 septembre 1911 à Barbaste (Lot-et-Garonne), décédé le 6 avril 1987 à Saint-Jean de Fos, résistant français de la Seconde Guerre mondiale, Compagnon de la Libération.
  • Peter Lörincz né à Berlin en 1938, il commence à étudier puis il enseigner aux Beaux Arts de Mayence en Allemagne il se définit comme peintre Pararéaliste installé à Saint Jean de Fos depuis 1984 il fait de sa Maison la galerie du Moustique un atelier dans le centre du village, il peindra de nombreux édifice de la région, il s'est éteint le 8 octobre à l'âge de 75 ans, il est inhumé au cimetière communal de Saint Jean de Fos.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Troinas et trumpets de Saint-Jean-de-Fos
  2. a et b Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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