Cintegabelle

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Cintegabelle
Église Sainte-Vierge-de-la-Nativité
Église Sainte-Vierge-de-la-Nativité
Blason de Cintegabelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Muret
Canton Canton de Cintegabelle (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du district de la Vallée de l'Ariège
Maire
Mandat
Jean-Louis Rémy
2014-2020
Code postal 31550
Code commune 31145
Démographie
Gentilé Cintegabellois, Cintegabelloises
Population
municipale
2 624 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 49″ N 1° 31′ 53″ E / 43.3136111111, 1.53138888889 ()43° 18′ 49″ Nord 1° 31′ 53″ Est / 43.3136111111, 1.53138888889 ()  
Altitude Min. 185 m – Max. 302 m
Superficie 52,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Cintegabelle (occitan : Senta Gabèla) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Cintegabellois.

Le chœur de l'église, avec les tableaux de Jean-Baptiste Despax.
La toile de la Crucifixion.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais à 35  km au sud de Toulouse sur la route nationale 20 au confluent de Hers-Vif et de l'Ariège. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Ariège.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cintegabelle
Auterive Mauvaisin Aignes
Caujac Cintegabelle Calmont
Gaillac-Toulza
Saint-Quirc
(Ariège)
Lissac
Canté
Labatut
Saverdun
(Ariège)

La commune de Cintegabelle comprend aussi en son sein les hameaux de Les Baccarets et de Picarrou, qui possèdent tous les deux le statut de commune associée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'Ariège, à sa confluence avec l'Hers-Vif ainsi que le Ruisseau de Calers et la Jade qui conflue aussi avec l'Ariège sur la commune.

Transport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cintegabelle

Son blasonnement est : D'azur à la gerbe de blé d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles aussi d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1973 Lucien Canals PS  
1973 1988 Jacques Pic PS  
1989 2008 Christian Brunet PS Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Louis Rémy PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 624 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 000 2 984 3 089 3 252 3 738 3 927 4 016 3 971 3 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 142 4 099 4 039 3 712 3 501 2 626 2 584 2 442 2 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 196 2 195 2 109 1 962 1 932 1 876 1 885 1 954 1 964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 796 1 818 1 921 2 061 2 215 2 341 2 483 2 495 2 618
2011 - - - - - - - -
2 624 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Boulbonne[modifier | modifier le code]

Classée Monument Historique en 1981, l'abbaye de Boulbonne date du début du XVIIIe siècle. Elle ne doit pas être confondue avec la première abbaye de Boulbonne, fondée au XIIe siècle et détruite par les Huguenots en 1567. L'Abbaye située sur la commune de Cintegabelle a été vendue à la révolution, ce qui explique qu'une bonne partie du mobilier se retrouve de nos jours en l'église paroissiale. Mais cela est bien peu comparé à toutes les richesse que possédait l'Abbaye, forte des nombreux dons des seigneurs de la région.

L'église de l'abbaye n'est plus, mais il nous reste les façades, la salle capitulaire, le réfectoire, et une partie du cloître. De même, les pigeonniers et les écuries sont toujours là.

Bibliographie:

  • Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.
  • Dictionnaire d'Histoire et de Géographie Ecclesiastique

Église Sainte-Vierge de la Nativité[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Vierge de la Nativité est un édifice en brique foraine toulousaine, imposant, remaniement au XVe siècle d'un édifice plus ancien. De nombreux objets d'Art sont dignes d'intérêts : tout d'abord les toiles de Jean-Baptiste Despax (1709-1773), à qui on doit la décoration de la Chapelle des Carmélites à Toulouse, qui prennent place de part et d'autre d'une crucifixion (1700) de Jean Simon. Ces quatre tableaux, placés dans le chœur pentagonal, sont classés monuments historiques depuis 1906. D'autres toiles de Despax sont visibles : la vision de Saint-Benoît (classé en 1914), La Sainte-Famille (classement en 1908). Ces toiles proviennent de l'Abbaye de Boulbonne, que les révolutionnaires avaient vidé. Provenant du même lieu, la Chaire du XVIIIe siècle, classée en 1931.

Les fonts baptismaux sont d'une grande rareté. Ils sont en plomb et datent du XIIIe siècle, présentant des décors sur chaque face. Ils ont été classés dès 1901.

Une cloche en bronze datant de 1432 a été classée en 1906.

L'orgue[modifier | modifier le code]

Le Buffet de l'orgue.
Les claviers de l'orgue.

L'église de Cintegabelle est surtout connue pour son orgue, dont la construction originelle, en 1742, est attribuée à Christophe Moucherel. Il fut relevé et complètement revu par Jean-François Lépine en 1754. Cet instrument provient lui aussi de l'Abbaye de Boulbonne, et fut acheté en 1798 par le citoyen Jacques Fageadet pour 615 francs. On commença l'installation de l'orgue en tribune de l'église en 1806. Elle ne se termina qu'en 1819. Le buffet en lui-même est un chef-d'œuvre classé en 1906, avec ses angelots musiciens et ses atlantes dorés, imposant dans cet édifice qui ne fut pas à l'origine prévu pour recevoir un instrument de cette taille. La partie instrumentale (qui elle aussi fut classée en 1972) n'en est pas moins remarquable, avec ses 3 claviers et un pédalier « à la française » sur lesquels se répartissent 31 jeux. La dernière restauration (et en grande partie reconstruction, puisqu'il s'est agi de revenir à un orgue de style classique alors que l'orgue de Cintegabelle avait été modifié de multiples fois au fil des ans) date de 1989.

Ces orgues ont déjà fait l'objet d'une discographie conséquente. Le 28 mai 2011, un timbre le représentant est édité.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour l’archéologie concernant Cintegabelle[modifier | modifier le code]

  • Cf. Michel Labrousse dans Gallia T. XXIV, 1966 ; T. XXVI, 1968 ; T. XXVIII, 1970 ; T. XXX, 1972 ; T. XXXII, 1974 ; T. XXXIV, 1976 ; T. XXXVI, 1978.

Depuis le 16 septembre 2012, on peut visiter une salle d'exposition d'archéologie. Elle se situe au premier étage de la mairie (heures d'ouverture). Elle retrace l'histoire des premiers hommes qui ont peuplé la commune, de la préhistoire à l'époque médiévale.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Armengaud, Roger, Ycart, Roger, Cintegabelle, châtellenie royale en pays toulousain, 1983,
  • Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Les Terrasses De Picarrou[modifier | modifier le code]

Depuis 2010 le festival des Terrasses de Picarrou se déroule un mardi sur deux en juin et juillet sur la place Lucien Canals à Picarrou. Chacune des cinq soirées gratuites appelée "Terrasse" aborde une thématique musicale différente en accueillant des artistes régionaux, nationaux et internationaux. Après Kent et les Bombes 2 Bal en 2013, Murray HEAD et et Bijou SVP seront les têtes d'affiche de l'édition 2014.

Terrasses de Picarrou 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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