Mirepoix (Ariège)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mirepoix.
Mirepoix
Vue de Mirepoix du clocher de la cathédrale
Vue de Mirepoix du clocher de la cathédrale
Blason de Mirepoix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Mirepoix (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Mirepoix
Maire
Mandat
Nicole Quillien
2014-2020
Code postal 09500
Code commune 09194
Démographie
Gentilé Mirapiciens / Mirapiciennes
Population
municipale
3 127 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Population
aire urbaine
54 409 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 23″ N 1° 52′ 28″ E / 43.0897222222, 1.874444444443° 05′ 23″ Nord 1° 52′ 28″ Est / 43.0897222222, 1.8744444444  
Altitude Min. 276 m – Max. 462 m
Superficie 47,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Mirepoix

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Mirepoix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mirepoix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mirepoix

Mirepoix est une commune française située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Mirapiciens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune limitrophe avec le département de l'Aude située entre piémont pyrénéen et Lauraguais sur l'Hers-Vif entre Carcassonne et Pamiers.

Accès par les anciennes routes nationales RN 119, RN 625, RN 626

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendante du comté de Foix, la ville fut gagnée par le catharisme à la fin du XIIe siècle. Un concile en 1206 y rassembla 600 cathares. La ville fut prise en 1209 par Simon de Montfort qu'il donna à un de ses lieutenants Guy de Lévis, d'où la famille de Lévis-Mirepoix.

La ville, initialement établie près du lit de l'Hers, sur sa rive droite, est inondée par une violente crue (accompagnée de la rupture du verrou du lac de Puivert) en 1289, et non 1279, comme l'erreur ancienne d'un copiste l'a longtemps fait croire.

Totalement détruite, elle est rebâtie immédiatement sur l'autre rive de la rivière, mais cette fois sur une terrasse naturelle surélevée, cédée par le seigneur de Mirepoix.

Mirepoix n'est donc pas à proprement parler une « bastide » (ville nouvelle de repeuplement), mais une ville ancienne reconstruite sur les plans urbanistiques en vigueur à cette époque, et qui sont typiques des bastides.

Mirepoix fut un évêché jusqu'en 1801.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom Mirepoix semble ne pas faire entièrement consensus: la plupart des références (guides touristiques, etc.) mentionnent une origine basée sur l'occitan Mira Peis c’est-à-dire « qui regarde les poissons », ce qui ferait référence au fait que la ville est bâtie à proximité d'un gué sur l'Hers, aux eaux supposées suffisamment claires et limpides en cet endroit pour pouvoir y admirer les poissons.

Mirepoix vue du château de Terride. Au fond le massif de Tabe. Gravure du XIXe siècle

Cette explication est toutefois réfutée par les érudits qui se sont penchés sur la question[2]

Selon ces travaux, l'origine du nom vient du bas latin « Mirum Podium », ce qui signifie : « qui regarde la montagne ». En effet, la ville de Mirepoix fait directement face aux cimes du massif de Tabe qui se dressent en une toile de fond impressionnante (voir gravure ci-contre). Sur le site « histariege », on trouve notamment l'indication suivante : « Le nom primitif était "Mirum Podium" ». L'évolution normale de ce toponyme en occitan devient alors Mira Puèg, une étymologie fautive, assez ancienne, aurait alors transformé ce nom en Mira Peis, phonétiquement voisin.

Blason Mirepox 09.svg

Le blason de la ville, établi plus tardivement (au début du XIXe siècle), - « D'azur, à un poisson (truite) d'argent, posé en fasce, et un chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or », - serait basé sur cette étymologie fautive[3]

L'armorial « De gueules, à un poisson d'or, posé en fasce, et un chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or », date quant à lui de 1697.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1942 1944 Antoine Pierre Marie François Joseph de Lévis Mirepoix[4]    
mars 2001 2008 Jean Cazanave PS  
mars 2008 2014 Nicole Quillien PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 127 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 3 193 3 510 3 657 3 633 4 060 4 160 4 394 4 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 326 4 181 4 187 3 943 4 057 3 942 3 934 3 524 3 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 368 3 314 3 558 3 261 3 341 3 236 3 112 3 030 3 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 078 3 255 3 273 3 139 2 993 3 061 3 060 3 077 3 139
2011 - - - - - - - -
3 127 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et événements[modifier | modifier le code]

  • Premier dimanche de juillet : Salon du livre d'histoire locale de Mirepoix.
  • 3e weekend de juillet : Fêtes Historiques de Mirepoix. 34 ème édition en 2014. Durant 4 jours des animations et spectacles sont proposés de jour et en soirée. Un grand défilé, multi-époques est présenté le dimanche après midi.
  • Premier weekend d'août : Festival MiMa, festival des arts de la marionnette (http://www.mima-festival.com/), 24e édition en 2012. Durant 4 jours, la ville est décorée par un scénographe et de très nombreux spectacles (régionaux, nationaux et internationaux) sont joués dans différents lieux de la bastide.
  • Mirepoix Musique est une association dont le but est de promouvoir la musique classique à Mirepoix et alentour[7].
  • Saison de concerts (de mai à octobre) en la cathédrale par les amis de l'orgue
  • Début de la rentrée scolaire, exposition scientifique organisée par l'association Vive la science

Sport et équipement sportif[modifier | modifier le code]

12e étape du Tour de France 2006

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix
Palais épiscopal et musée
La Maison des Consuls
La place des couverts
Château de Terride
  • Ancienne Cathédrale Saint-Maurice
  • Palais épiscopal[8],[9] Le palais épiscopal, pour la partie située dans le prolongement de la nef de la cathédrale, date du XVe siècle. Il fut bâti, également, par Philippe de Lévis. Il abrite de nos jours le Musée Patrimoine et traditions. Le bâtiment perpendiculaire fut construit au XVIIIe siècle à la demande de l'évêque Jean Boyer.
  • Maison des Consuls

Elle date du XVe siècle : Le 5 janvier 1274, Guy III de Lévis donne aux habitants de la cité le droit d'élire des consuls. Après la crue dévastatrice de l'Hers en juin 1289, il leur fait concession, quelques jours plus tard, de cent sétérées de terre sur la rive gauche de la rivière pour y bâtir la ville nouvelle. En l'année 1500, les consuls se voient octroyer le droit de bâtir leur maison sur le solier de la maison de Justice. Le 14 août 1655, ils achètent une maison pour en faire l'Hôtel de Ville. Elle faisait office de tribunal, de salle de conseil et de prison. La poutre de façade, ou poitrail, est un cœur de chêne d'un seul tenant de près de 12 mètres de long et de plus de 60 cm d'épaisseur. 104 sculptures ornent les extrémités des sommiers (poutres perpendiculaires à la façade) et les piliers de soutènement.

  • La Porte d'Aval

Elle date de 1372. La tour se trouvant à proximité, aujourd'hui propriété privée, est celle de Charles de Montfaucon, seigneur de Rogles (XVIe siècle). Elle servait de poste de guet.

  • Les couverts et maisons à colombages

À l'ouest du Grand Couvert, un écusson porte la date de 1573. Une carte de l'Ariège, œuvre des frères Poulain, est peinte au plafond du Couvert (côté Est de la place).

  • Maisons d'illustres personnages

On notera la maison du Maréchal Bertrand Clauzel et celle de l'astronome Jean-Joseph Vidal, né et mort à Mirepoix (30 mars 1747 - 2 janvier 1819), qui avait installé un observatoire dans sa maison natale pour ses études sur la planète Mercure, en particulier, et qui a laissé des mémoires scientifiques qui font encore autorité. De même, les Hôtels de Montfaucon, des Lévis sont à signaler.

  • L'église Notre-Dame-et-Saint-Michel

Située dans le cimetière, elle présente quatre tableaux dont trois retracent la fondation et l'œuvre des Trinitaires, et un retable du XVIIe siècle. On peut voir dans le cimetière le mausolée du maréchal Clauzel ainsi que les tombeaux du colonel Petitpied, du gouverneur Émile Pinet-Laprade, et de Raymond et Marie-Louise Raymond Escholier.

  • Le pont

D'une longueur de 206 mètres et comportant sept arches, il est l'œuvre de l'architecte Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794), qui fonda avec Daniel-Charles Trudaine l'École nationale des ponts et chaussées, et dont les ouvrages les plus connus sont le pont de la Concorde à Paris (1787-1791) et le pont de Nantes. Sa construction est initiée en 1776. Le chêne vert, proche du pont, est un vénérable arbre de 800 ans.

  • La Fontaine des Cordeliers

Dans la périphérie, la fontaine des Cordeliers date du XVIIe siècle. C'est en 1272 que les franciscains « Cordeliers » s'étaient installés à Mirepoix, à la demande de Guy Ier de Lévis (1216).

  • Le château de Terride

L'ancien château de Mirepoix, dont la première mention remonte à 960, avait été pris (en même temps que la cité, le 22 septembre 1209, jour de la Saint-Maurice), par les croisés de Simon de Montfort. Celui-ci l'avait donné à Guy de Lévis (c'est le 1er décembre 1212 que ce dernier reçoit un domaine d'environ 200 km2, dont Mirepoix est le siège). Le château ne prit le nom de « Terride » qu'au XVIe siècle, en vertu d'une convention conclue entre Jean de Lévis et Catherine-Ursule de Lomagne, qui lui apporta en dot la baronnie de Terride en Gimois (Lot-et-Garonne, commune de La Bourgade, où se trouve le château de Terride).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Poisson ou Peysson, architecte originaire de la ville, il fut appelé en Avignon par Benoît XII pour y édifier une partie du Palais des Papes[10]
  • Jacques Fournier (c.1280-1342), évêque de Mirepoix, inquisiteur. Il a été élu pape sous le nom de Benoît XII en 1342. Il était le troisième Pape d'Avignon.
  • Pierre-Paul Riquet (1609-1680), qui conçut et réalisa presque entièrement le Canal du Midi, vécut à Mirepoix de 1634 à 1646 en tant qu'officier de la chambre à sel. Marié à Catherine de Milhau, il fit baptiser à Mirepoix ses quatre premiers enfants avant d'aller s'installer à Revel.
  • Marie de Calage (1631-1661), poétesse , née à Mirepoix. Plusieurs fois couronnée par l'Académie des Jeux Floraux.
  • Le général d'Empire Bertrand Clauzel (1772-1842), recevra son bâton de maréchal de France sous Louis-Philippe Ier en 1831.
  • Jean-Joseph Vidal (1747-1819), astronome qui a notamment étudié la planète Mercure.
  • J. B. Mercadier (1750-1818), ingénieur de la province du Languedoc. Il supervisa les travaux du pont dont la conception revient à Jean-Rodolphe Perronet.
  • Émile Pinet-Laprade (1822-1869), ancien gouverneur français du Sénégal, est né à Mirepoix. Il y est enterré.
  • Le duc Antoine de Lévis-Mirepoix, académicien, historien et écrivain (1884-1981). Il fut maire de la cité par délégation spéciale durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Raymond Escholier (1882-1971), romancier, journaliste, critique d'art. Auteur, en collaboration avec son épouse, de Cantegril.
  • Marcel Pagnol (1895-1974), romancier, dramaturge et cinéaste, était professeur à l'École Supérieure devenue aujourd'hui Résidence des Trinitaires.
  • Pierre Daboval (1918-), peintre et dessinateur.
  • Terence Macartney-Filgate (1924-), réalisateur britannique-canadien qui habite à Mirepoix. Il a réalisé et écrit une centaine de films dans une carrière de plus de 50 ans.
  • Claude Labatut né le 27 mars 1942 à Mirepoix. Finaliste du championnat de France de rugby en 1969 avec le Stade Toulousain. A joué à Toulouse et Mauvezin. Troisième ligne aile (1 m 76, 84 kg).
  • Pierre Salettes né le 24 novembre 1950 à Mirepoix. Vainqueur du championnat de France de rugby à XV en 1979 avec Narbonne et finaliste en 1974. A joué à Quillan et Narbonne. Talonneur (1 m 80, 90 kg).
  • Pierre-Roger IX de Mirepoix seigneur de Mirepoix vers 1190 à Vers 1210, fils de Pierre-Roger VIII de Mirepoix.
  • Guy Ier de Lévis seigneur de Mirepoix vers 1210, fils de Philippe de Lévis, il est père de Guy II de Lévis.

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. F. Pasquier, Mirepoix et ses environs, Éditions Comité du tourisme, ca 1900 ; réédition en 2002 par les Éditions Lacour-Ollé
  3. F. Taillefer, in Bulletin annuel de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1998
  4. Labrousse, Bruno, Les Politiques Ariégeois
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. http://www.mirepoixmusique.com/index_fr.html
  8. Bruno Tollon - Le palais épiscopal de Mirepoix - pp.381-391, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973
  9. Base Mérimée : Palais épiscopal
  10. Dominique Vingtain, Avignon, Le Palais des Papes, Éditions Zodiaque, 1998, page 93, « Les débuts du chantier et le rôle de Pierre Poisson »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gratien Leblanc - La "bastide" de Mirepoix - pp. 344–366, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973