Michel Roquejeoffre

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Le général de corps d'armée Roquejoffre, commandant de l'opération Daguet, et le général de brigade Janvier, commandant la 6e division légère blindée, durant la revue de la victoire des forces françaises à As Salman (Irak) le 10 mars 1991.

Michel Roquejoffre, né le 28 novembre 1933 à Paris 15e, est un ancien général d'armée français.

Commandant de la Force d'action rapide (FAR), il a été amené à commander les forces françaises pendant la guerre du Golfe (1990-1991), avec pour adjoint les généraux Janvier et Solanet, lors de l'opération Daguet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de médecin, il entre à l'école militaire de Saint-Cyr en 1952. Il sert ensuite dans le génie parachutiste en Algérie. Il a été chef de corps du 17è Régiment du génie parachutiste à Montauban (Tarn-et-Garonne) de 1978 à 1980. Il a participé à plusieurs missions militaires à l'étranger : Liban, Tchad, Cambodge...

Il vit désormais à Pamiers (Ariège) dont il a été durant 6 ans premier adjoint au maire[1]. Il tient une chronique de géopolitique dans le Nouvel Observateur.

Ses réponses sur le syndrome du Golfe[modifier | modifier le code]

Première cause du syndrome[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre 2000, lors d'une audition à l'Assemblée Nationale par une mission parlementaire d'information présidée par le député (PS) Bernard Cazeneuve, le général d'armée a répondu clairement aux suspicions qui planaient sur la prise d'un médicament responsable du Syndrome de la guerre du Golfe. Michel Roquejoffre a informé que « l'ordre de prendre le prétraitement a été donné le 23 février 1991, à la veille de l'offensive terrestre ». Il a jugé que « c'était une bonne décision ». « Notre devoir était de protéger les troupes contre la menace chimique »[2]. Selon lui, les risques que pouvaient courir les soldats français, en prenant ces comprimés, ne lui avait pas été précisés au préalable. Bien qu'au moment des offensives, les soldats n'ont pas douté, certains d'entre eux se retournent aujourd'hui contre le gouvernement français, via l'association Avigolfe qui œuvre pour la reconnaissance des pathologies de la guerre du Golfe.

Deuxième cause[modifier | modifier le code]

L'autre sujet de la polémique est l'utilisation de munitions à base d'uranium 238. En effet, elles ont été utilisées par l'aviation américaine lors des missions d'appui-feu rapprochées de la division Daguet. Selon le général, « ces appareils tiraient des obus de 30 mm à un ou deux kilomètres devant nos lignes ». L'usage de ces munitions est retenu pour être l'une des causes du Syndrome de la guerre du Golfe. Michel Roquejoffre a répondu n'avoir pas été informé par les américains d'un quelconque danger concernant ces munitions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]