Roger-Bernard III de Foix

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Roger-Bernard III
Illustration.
Titre
9e Comte de Foix
12651302
Prédécesseur Roger IV
Successeur Gaston Ier
1er Coprince d'Andorre
12781302
En tandem avec Pere d'Urtx
Guillem de Montcada
Prédécesseur Roger IV (Seigneur d'Andorre)
Successeur Gaston Ier
Vicomte de Béarn
12901302
En tandem avec Marguerite
Prédécesseur Gaston VII
Successeur Gaston Ier
Biographie
Date de décès 1302
Père Roger IV de Foix
Mère Brunissende de Cardona
Conjoint Marguerite de Moncade
Enfant(s) Marguerite
Mathe
Constance
Brunissende
Gaston Ier Red crown.png

Roger-Bernard III de Foix
Comte de Foix

Coprince d'Andorre

Vicomte de Béarn

Roger-Bernard III de Foix († 3 mars 1302[1]), vicomte de Castelbon et seigneur d’Andorre depuis le 25 juillet 1260, il succède à la mort de son père Roger IV de Foix en 1265 comme comte de Foix et vicomte de Cerdagne. En 1278[2], il devient coprince d'Andorre avec l'évêque d'Urgel. Par mariage en 1290, il devient vicomte de Béarn. Il est fils de Roger IV, comte de Foix, et de Brunissende de Cardona.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prise de Foix par Philippe le Hardi

Il succède à son père le 24 février 1265, remet le château de Pamiers au moines de l’abbaye de cette ville et rend hommage à Louis IX, roi de France au mois de juillet ou d’août 1265 à Paris.

Il s’allie avec Géraud VI, comte d’Armagnac pour attaquer Géraud de Casaubon. Ils lui prennent le château de Sompuy et en massacre les défenseurs en 1271. Philippe le Hardi, roi de France, qui ne tolère pas les guerres privées entre ses vassaux, le cite à comparaître, mais il ne se présente pas et le comté est saisi par Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitiers et d’Albi qui le poursuit dans les Pyrénées. Philippe III intervient, prend Foix le 5 juin 1272[3] et l’emprisonne à Carcassonne jusqu’à la fin de l’année 1273. À sa libération, il doit accompagner Eustache de Beaumarchès dans une expédition contre les rois d’Aragon et de Navarre pour récupérer ses fiefs.

En 1278, c’est contre Pere d'Urtx, évêque d’Urgell, qu’il lutte, à propos de la possession de la vicomté de Castelbon. La guerre se conclut par un traité de paréage de la vallée d’Andorre le 8 septembre 1278 qui institue la principauté d’Andorre. La lutte à propos de la même vicomté reprend contre Pierre III, roi d'Aragon. Capturé à Balaguier le 22 juillet 1280, il est emprisonné à Siurana jusqu’en 1284. Libéré, il accompagne Philippe III dans la croisade d'Aragon.

Son beau-père de Gaston VII de Moncade, vicomte de Béarn, meurt le 26 avril 1290. Dans son testament du 21 avril 1290, il lègue toutes ses possessions à sa fille aînée Constance, comtesse de Bigorre et de Marsan, mais cette dernière, sans postérité, teste en faveur de sa sœur Marguerite, mariée à Roger-Bernard. Ce dernier prend possession de la vicomté par la force. Malgré la plainte de l’évêque de Lescar, le roi de France, laisse faire, car il a besoin du soutien du comte de Foix contre les Anglais. Il se contente de confisquer les châteaux de Lordat et de Montréal et l’invite à combattre pendant deux ans en Terre sainte. Mais la prise de Saint-Jean-d’Acre en 1291 met un terme définitif à la présence franque en Palestine.

Bernard VI, comte d’Armagnac, fils de Géraud VI et de Mathe de Béarn, la sœur cadette de Marguerite, lui conteste la possession du Béarn. Cette succession contestée est à l’origine de plus d’un siècle de lutte entre les maisons de Foix-Béarn et d’Armagnac. Roger Bernard participe au siège de Saint-Sever, en avril 1295 et est nommé gouverneur des évêchés d’Auch de Dax et de Bayonne, où il doit faire face à Bernard VI, qui vit dans le voisinage.

En 1296, il érige Pamiers en évêché et entre immédiatement en lutte avec Bernard Saisset, le premier évêque qui refuse d’admettre le droit de paréage du comte et l’excommunie. Cet évêque, prônant un fort sentiment anti-français, entre en lutte avec le roi Philippe le Bel, qui soutient Roger Bernard et entre en lutte contre le pape Boniface VIII. En 1301, il se rend à la cour du roi à Senlis, y négocie le mariage de son fils avec Jeanne d’Artois, princesse capétienne, et meurt à son retour à Tarascon, le 3 mars 1303, possesseur de la vicomté de Béarn, qu'il transmet à son fils Gaston.

Il est également connu comme poète et comme troubadour.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1267[4] Marguerite de Moncade (v. 1245/1250 † ap. 1310), vicomtesse de Béarn et comtesse titulaire de Bigorre, fille de Gaston VII, vicomte de Béarn, et de Mathe de Matha, et eut :

Il est parfois indiqué une première épouse, la « dame de Salenque » qui aurait été répudiée pour stérilité, mais que le comte aurait gardé comme maîtresse et qui aurait donné naissance à Corbeyran, seigneur de Rabat[5]. Mais aucun document ne mentionne ce premier mariage[6] et la seigneurie de Rabat appartient à une branche illégitime issue de Raymond-Roger de Foix, l’arrière-grand-père de Roger-Bernard III. Si un Corbeyran existe bien dans cette branche, il est postérieur d’au moins un demi-siècle de cet hypothétique Corbeyran.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa généalogie sur le site Medieval Lands
  2. Jean-Auguste Brutails, Au sujet de l'Andorre, Bulletin Hispanique, 1918, volume 20, p. 187
  3. Histoire générale de Languedoc, par Claude de Vic, Joseph Vaissete, Alexandre Du Mège Publié par J.B. Paya, 1843
  4. Suite au contrat signé à Layrac le 14 octobre 1252
  5. Biographie médiévale : Roger-Bernard III de Foix.
  6. voir entre autres la Foundation for Medieval Genealogy (section bibliographie)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Roman d'Amat, « Foix (Roger Bernard III) » dans Dictionnaire de Biographie Française, vol. 14, Paris,‎ 1979 [détail des éditions] , col. 189-90.

Articles connexes[modifier | modifier le code]