Michael Lonsdale

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Michael Lonsdale

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Michael Lonsdale en avril 2013

Nom de naissance Michaël Edward Lonsdale-Crouch
Surnom Alfred de Turris[1]
Michel Lonsdale
Naissance 24 mai 1931 (83 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Films notables La mariée était en noir
India Song
Monsieur Klein
Moonraker
Le Nom de la rose
Nelly et Monsieur Arnaud
La Question humaine
Des hommes et des dieux

Michael[2] Lonsdale est un acteur français né le 24 mai 1931 dans le 16e arrondissement de Paris[3]. Principalement connu pour ses rôles au théâtre et au cinéma, il a également prêté sa voix à divers projets audiovisuels, comme des dramatiques radiodiffusées ou des livres audios.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michaël Edward Lonsdale-Crouch[4] naît à Paris, il est le fils adultérin[5] d'une mère française et d'Edward Lonsdale-Crouch, un père anglais officier de l'armée britannique[6]. Sa grand-mère maternelle était irlandaise[7]. Peu après sa naissance, la famille Lonsdale déménage vers Guernesey puis part à Londres en 1935[6]. En 1939, ils rejoignent le Maroc où son père est devenu négociant en engrais. Prisonnier du gouvernement de Vichy, il est libéré lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, son fils Michael profitant à Casablanca des séances de cinéma américain destiné aux troupes[5].

Il anime des émissions enfantines sur Radio-Maroc dès 1943. Revenu en France en 1947, il rencontre Roger Blin qui lui fait découvrir le théâtre[5]. En 1949, Michael et sa mère s'installent dans un immeuble face aux Invalides, dans l'appartement du grand-père maternel où l'acteur vit toujours[8].

Il suit le cours de théâtre de Tania Balachova[9]. À 22 ans, il demande à être baptisé dans la foi catholique[6]. La francisation de son prénom - en Michel - provient de l'acteur belge Raymond Rouleau qui ne parvenait pas à prononcer correctement Michael[10].

C'est grâce aux deux rôles offerts par François Truffaut dans La Mariée était en noir et Baisers volés qu'il se fait un nom au cinéma[6].

Il a tourné dans des films dits d'avant-garde (films de Marcel Hanoun) comme dans des productions hollywoodiennes (Munich de Steven Spielberg). Sa maîtrise de l'anglais lui a permis d'apparaître dans de nombreux films américains et britanniques.

Dans sa carrière, il a aussi bien joué pour des metteurs en scène comme Orson Welles, François Truffaut, Joseph Losey, Louis Malle, Luis Buñuel, Jean-Pierre Mocky, Jean Eustache ou Jean-Daniel Pollet que joué au théâtre des textes contemporains (Dürrenmatt, Beckett, Duras...) et participé à des films grand public, dont un James Bond, Moonraker en 1979, dans le rôle du méchant ou la comédie Ma vie est un enfer de Josiane Balasko, ainsi qu'à des téléfilms.

Il rencontre Michel Puig et ensemble ils fondent en 1972 le Théâtre musical des Ulis[11], compagnie de théâtre musical subventionnée par le ministère de la Culture.

Michael Lonsdale a également mis en scène de nombreux textes, dont parmi les plus récents Marie Madeleine des frères Martineau et La Nuit de Marina Tsvetaeva de Valeria Moretti en 2001.

Michael Lonsdale a aussi prêté sa voix à la lecture de grands textes de littérature et de philosophie (voir livres audio), ainsi qu'à Erik Satie au sein des Maisons Satie d'Honfleur.

Depuis 2001 il, est président d’honneur du Festival de Silence et l’un des présidents d’honneur du jury du prix Marguerite-Duras, auteur et réalisatrice avec laquelle il a beaucoup tourné. L'année suivante, il fait la mise en scène de la comédie musicale Marie-Madeleine des frères Martineau dans laquelle Nicole Rieu tient le rôle principal.

Il met en scène en 2010 un spectacle sur sœur Emmanuelle, après d'autres spectacles sur Thérèse de Lisieux et François d'Assise[12].

Le 25 février 2011, il remporte le premier César de sa carrière en tant que meilleur second rôle masculin pour Des hommes et des dieux.

En 2011, il est l'invité d'honneur du festival Paris Cinéma. À cette occasion, il donne une leçon de cinéma avec Jean Douchet[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Michael Lonsdale au festival de Cannes 2010 lors de la présentation du film Des hommes et des dieux

Catholique engagé, il participe au mouvement pour le Renouveau charismatique et a cofondé un groupe de prière appelé Magnificat, destiné plus spécialement aux artistes[14]. En 1998, il accepte d'être le parrain d'une promotion de l'Institut catholique d'études supérieures situé à La Roche-sur-Yon et est membre de la section «arts et lettres» de l'Académie catholique de France. En 2014 il accepte de parrainer une jeune troupe de théâtre: la Troupe des Potimarrants.

Il est lecteur récurrent pour le projet Psaume dans la ville[15].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comme comédien[modifier | modifier le code]

Comme metteur en scène[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]


Courts métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage et voix off[modifier | modifier le code]

Films d'animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Voix off[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision

Radio[modifier | modifier le code]

Livres audio[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Match pour l'Atlantique Nord, documentaire aviation de Henri Pasmantier (coproduction ECPAD / Musée de l'air et de l'espace)
  • 2003 : Château de Chenonceau[23] (audioguide)
  • 2014 : L'ombre d'une source, lecture de la poésie de Titi Robin jouant du bouzouq et de la guitare. World Village, 2014.

Écrits[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à ce qui est indiqué sur de nombreux sites internet[pas clair], Alfred de Turris est un pseudonyme utilisé dans ses premiers tournages. Cf. Who's Who.
  2. Écrit sans tréma et prononcé à l'anglaise / maɪkəl /.
  3. Fiche de Michael Lonsdale sur le site Les Gens du Cinéma
  4. Selon le Who's Who.
  5. a, b et c Isabelle Morizet, Interview de Michael Lonsdale dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 14 décembre 2014
  6. a, b, c et d Jean-Marc Lalanne, « Michael Lonsdale », Les Inrockuptibles,‎ 25 août 2004 (lire en ligne)
  7. [1]
  8. René Solis, « Michael Lonsdale, 66 ans, acteur ciné-théâtre chez Duras comme chez James Bond, se glisse dans le dernier « Don Juan » », sur Libération,‎ 19 mars 1998
  9. La même année, le cours était suivi par Delphine Seyrig, Bernard Fresson, Antoine Vitez, Laurent Terzieff, Stéphane Audran et Jean-Louis Trintignant
  10. M. Lonsdale dans l'émission de radio Jeux d'archives sur France Culture, septembre 2007.
  11. Cristal Records, consulté le 30/04/2011
  12. « Association Sœur Emmanuelle » (consulté le 7 décembre 2010)
  13. « La leçon de cinéma de Michael Lonsdale », sur Paris Cinéma,‎ 2011 (consulté le 09/07/2011)
  14. Michael Lonsdale : dans l’esprit de Tibhirine Prier, 10/09/2010
  15. [2]
  16. Bartleby sur ina.fr
  17. La Redevance du fantôme sur ina.fr.
  18. Les Frères Karamazov sur ina.fr.
  19. Jean Sans Terre sur ina.fr.
  20. Un paquebot dans la tête sur ina.fr.
  21. Sketchs de Merci Bernard avec Michael Lonsdale sur ina.fr.
  22. radiofrance.fr
  23. Audioguide sur chenonceau.com
  24. Critique sur le site du Figaro
  25. Annonce sur le site de la Ville de Paris

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Freddy Denaës et Gaël Teicher, Michael Lonsdale/Abécédaire/Des hommes et des mots, Les éditions de l'œil, 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]