Paray-le-Monial

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Paray-le-Monial
Basilique du Sacré-Cœur
Basilique du Sacré-Cœur
Blason de Paray-le-Monial
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Paray-le-Monial
Maire
Mandat
Jean-Marc Nesme
2014-2020
Code postal 71600
Code commune 71342
Démographie
Population
municipale
9 094 hab. (2011)
Densité 361 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 09″ N 4° 07′ 14″ E / 46.4525, 4.120646° 27′ 09″ Nord 4° 07′ 14″ Est / 46.4525, 4.1206  
Altitude Min. 234 m – Max. 304 m
Superficie 25,20 km2
Localisation

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Paray-le-Monial

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Paray-le-Monial

Cité dite du « Sacré-Cœur », Paray-le-Monial est un chef-lieu de canton du département de Saône-et-Loire (région Bourgogne / France).

Ses habitants sont appelés les Parodiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Bourgogne vers 1830 extraite du tableau de la France en 86 départements.

Paray-le-Monial se situe dans la partie Sud-Ouest de la Saône-et-Loire, au cœur du Charollais, dans une plaine que forment au Nord-Ouest des monts du Brionnais, la Loire, l'Arroux et la Bourbince.

La ville est traversée par la Bourbince et le Canal du centre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vitry-en-Charollais Saint-Léger-lès-Paray Volesvres Rose des vents
N Hautefond
O    Paray-le-Monial    E
S
Saint-Yan Poisson Nochize

Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L’accès se fait :

Le Viaduc de Volesvres emprunté par la RCEA/RN79 franchissant le Canal du Centre se situe à l'est de la commune.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF de Paray-le-Monial est un carrefour ferroviaire secondaire à l'écart de la liaison Lyon-Nantes[1] ; elle est située sur :

  • la ligne TER Lyon - Paray
  • la ligne TER Dijon - Moulins (via Beaune, Montceau-les-Mines, Paray)
  • l'ancienne ligne Roanne - Paray-le-Monial, aujourd'hui deferrée jusqu'à Pouilly-sous-Charlieu.

Autocars[modifier | modifier le code]

Paray-le-Monial est desservi une ligne du réseau Buscéphale[2], sous la responsabilité du conseil général de Saône-et-Loire:

  • La ligne 9 Mâcon- Charolles - Paray - Digoin

On trouve aussi deux lignes de cars TER[3]:

  • Les dessertes complémentaires à la ligne ferroviaire Paray - Lyon
  • La ligne Le Creusot TGV - Paray - Roanne

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Plan du réseau.

Depuis septembre 2008, un service de transports urbains nommé PLM[4] dessert les différents quartiers et pôles d'activité de la ville, à raison d'un bus par heure de 7 h à 19 h.

Transports doux[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Paray-le-Monial en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[5]. C'est la plus célèbre véloroute européenne, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens  : la Loire, le Rhin et le Danube.

Article détaillé : EuroVelo 6.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Selon toute vraisemblance, Paray-le-Monial trouve ses origines dans la construction au sommet d'une colline (l'actuel quartier de Survaux), dans une vallée broussailleuse alors appelée Val d'Or, d'un prieuré et d'une église consacrée en 977. Cette construction avait été envisagée vers 971 par le Comte Lambert, premier comte héréditaire de Châlon-sur-Saône, fils de Robert, Vicomte d'Autun et fidèle du Roi Charles le Simple, en accord avec saint Maïeul, Abbé de Cluny jusqu'en 994, en "reconnaissance des bienfaits de Dieu à son égard".

Son fils Hugues Ier de Chalon, chanoine d'Autun, devenu Comte de Châlon sur Saône en 988, fit don de cette Fondation à l'abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré évêque d'Auxerre.

Par la suite, saint Odilon, qui fut abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église. Son successeur, Hugues de Semur, abbé de Cluny de 1049 à 1109, qui avait fait édifier une nouvelle abbatiale à Cluny (Cluny III), la jugeant alors insuffisante, la fit transformer par les bâtisseurs de Cluny III en une basilique qui est celle que nous pouvons admirer de nos jours.

Il y a fort à parier que les chantiers initiés par les moines à cette époque attirèrent les populations des collines alentour et que le regroupement de ces deux communautés fut à l'origine de l'agglomération parodienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840 1868 Hyacinthe Maublanc de Chiseuil   Officier de cavalerie, député
1971 1989 Marcel Alain Drapier DVD Conseiller Général (1973-2004)
1989 en cours Jean-Marc Nesme UMP Député (1988-1997 et 2002-2012)
Conseiller régional (1986-1992)

Technologie[modifier | modifier le code]

Deuxième en ville en France après Blanquefort à être fonisée. Depuis juin 2007, la ville installe des points Wi-Fi dans les bâtiments municipaux ainsi que les bâtiments partenaires équipés d'une connexion internet. Ce qui permet de se connecter gratuitement à partir d'un ordinateur portable, d'un smartphone ou d'une console de jeux portable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 094 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 635 2 848 2 898 3 090 3 019 3 486 3 384 3 524 3 481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 425 3 396 3 528 3 388 3 627 3 979 4 015 3 855 4 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 362 4 431 4 814 5 302 6 469 7 135 7 794 7 770 8 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
9 557 10 716 11 545 10 639 9 859 9 191 9 066 9 042 9 107
2011 - - - - - - - -
9 094 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Paray-le-Monial est classée ville d'art et d'histoire. C'est aussi une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs.

  • La basilique du Sacré-Cœur, (architecture clunisienne, fin du XIe siècle pour le narthex et XIIe - XIVe pour l'église)
  • L'hôtel de ville (ancienne maison Jaillet), (XVIe siècle)
  • La chapelle de la Visitation
  • La tour Saint-Nicolas (XVIe siècle)
  • Le Musée eucharistique du Hiéron, classé musée de France. Ce musée est le plus ancien musée d'art sacré de France construit en tant que tel. Il a été édifié au XIXe siècle à l'initiative du jésuite Victor Drevon (1820-1880) et du baron Alexis de Sarachaga (1840-1918). Fermé pendant les années 1990, le musée a été entièrement rénové par la municipalité en 2005. Il présente aujourd'hui une riche collection d'œuvres d'art autour du thème de l'eucharistie : tableaux, sculptures, objets liturgiques… Un trésor national est venu enrichir ses collections : la Via Vitae, « Chemin de vie » (1894-1904) de l'orfèvre parisien Joseph Chaumet.
  • Le Musée Paul Charnoz regroupe les vestiges et témoignages sur l'activité de céramique industrielle de Paray-le-Monial.
  • Le marché couvert, monument datant du début du XXe siècle, transformé en Galerie Marchande.
  • Plusieurs couvents: Le Monastère de la Visitation fondé en 1626, le Monastère Sainte Claire fondé en 1878, le Carmel fondé en 1901 et le Monastère du Très-Saint-Rosaire, fondé en 1929, accueillant une communauté de moniales dominicaines affiliée à la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs,
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Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le Christ serait apparu à une religieuse, sainte Marguerite-Marie, née dans un village environnant et religieuse dans le monastère de la Visitation. Au cours de trois grandes apparitions, il lui aurait présenté son cœur « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en échange que des ingratitudes de ceux qui lui sont consacrés ». Très vite, Marguerite-Marie reçut le soutien et les conseils spirituels d'un jésuite saint Claude La Colombière. De Paray-le-Monial, naquit une dévotion gigantesque, appelée le culte du Sacré-Cœur. Des pèlerinages naquirent à Paray-Le-Monial et des sanctuaires furent construits aux quatre coins du monde, le plus célèbre (en France) étant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Aujourd'hui, ce pèlerinage, qui avait semblé tomber dans un relatif oubli, connaît un grand succès. Le renouveau charismatique y fit sa première session en 1975 qui fut poursuivie par de nombreuses rencontres animées par la communauté de l'Emmanuel. Le pape Jean-Paul II y vint en pèlerinage le 5 octobre 1986. Depuis 1986, l'évêque d'Autun a confié l'animation de ce lieu à la Communauté de l'Emmanuel. Le nombre de pèlerins ne cesse de grandir et des rassemblements se succèdent au cours de l'été mais aussi toute l'année.

Paray-le-Monial et la littérature[modifier | modifier le code]

Village natal de Gertrude, cuisinière de madame Moreau, dans la Vie mode d'emploi, de Georges Perec : La cuisinière de madame Moreau, une robuste Bourguignonne native de Paray-le-Monial répondant au prénom de Gertrude, ne se laissa pas prendre à ces grossiers artifices, et prévint tout de suite sa maîtresse qu'elle ne ferait jamais rien cuire dans une cuisine pareille où rien n'était à sa place et où rien ne marchait comme elle savait. (Chapitre LXV.)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saints catholiques
Autres
  • Valentin, François (1796-1849) / Naissance : 1796, Paray-le-Monial (Saône-et-Loire)

Mort : 1849 / Typographe et éditeur et Auteur d'ouvrages pour la jeunesse

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Paray-le-Monial (Saône-et-Loire).svg

Blasonnement : d'or au paon rouant d'azur, l'aigrette de sable, allumé du même, becqué et membré de gueules

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Le réseau ferré en Bourgogne
  2. Buscéphale
  3. TER Bourgogne
  4. Le PLM entre en service
  5. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011